Disclaimer : Magnificent Century Kösem est l'oeuvre de Yılmaz Şahin .
Résumé : L'attaque de Safiye sur le palais a laissé un impact sur la psyché d'Ahmed. [Magnificent Century : Kösem]
Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre de l'atelier d'écriture du Discord «Défis Galactiques» du 14/08/2022. 30 minutes. Atelier Prompts et Images. N°2 : Prompt facultatif : Prompt facultatif : écrire sur un ange gardien ou sur un perso hanté par les morts
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de personnages historiques (15/50) + Titre du 09/01/2022 : Une nuit hantée
Une nuit hantée
Il est là, à déambuler dans cette morgue improvisée suite à l'attaque de Safiye sur le palais. Sa grand-mère, n'acceptant pas de perdre le pouvoir et d'être battue à son propre jeu, s'est rebellée, a lancé un assaut sur Topkapi et est responsable de ce bain de sang. Il soulève les draps, le cœur battant, à la recherche de Kösem, de sa mère, d'Osman et de Mehmed.
Le premier visage à se révéler est celui de Mahfiruze. Ahmed sent ses entrailles se serrer. Il l'a aimée, d'une certaine manière, assez pour avoir un enfant avec elle, mais il ne l'a pas traitée comme il l'aurait dû, elle qui a pourtant fait de lui un père. Il lui baise la tempe, lui jure de veilleur sur Osman, lui souhaite de reposer en paix.
Mais alors qu'il s'approche d'un autre monticule, le sultan sent une pierre tomber dans son estomac. Cette odeur de fleur d'oranger... et sous le linceul, sa mère, au corps poignardé... et soudain, un hurlement déchire le silence de la salle. Contre la sultane validé, le petit corps sans vie de Mehmed, qu'elle a cherché à protéger, en vain. Un seul trait rouge orne son cou, sur une peau trop pâle. Le père tombe à genoux, embrasse la main de l'autrice de ses jours, serre contre lui son bébé, avant de sentir son âme se détruire un peu plus quand un parfum de jasmin arrive à ses narines... Non loin d'Handan, le corps de Kösem repose, avec les lèvres de ceux morts noyés dans le Bosphore... et à ses côtés, Osman, un an, ne se réveillera jamais plus. L'homme se rapproche comme il le peut, prend contre lui son fils aîné, reste aux côtés des femmes de sa vie alors que ses cordes vocales saignent tant il crie la douleur qui le brûle de la tête aux pieds...
-Ahmed ! Ahmed, réveille-toi !
Voilà qu'il devient fou, il entend des voix ! Mais une main se pose sur son épaule. Douce, aux doigts délicats et blancs. Les cadavres disparaissent, ses bras s'allègent, et son corps réalise la chaleur des draps, le froid de la sueur qui coule le long de son dos. Kösem, son amour, sa vie, se tient près de lui, soulagée de le voir enfin revenu à lui.
-Ahmed...
Le padichah se redresse et l'embrasse aussitôt avec fougue, comme pour se convaincre qu'elle est là. A leurs côtés, dans leurs berceaux respectifs, leurs sehzades dorment à poings fermés.
-Tu faisais un horrible cauchemar, Ahmed.
-Vous étiez tous là... vos corps... Ma mère, Osman, Mehmed, toi...
La favorite lui caresse la joue avant de l'enlacer. Hélas, Mahfiruze n'a pas pu être sauvée. Et elle, on a dit à son royal amant qu'elle avait été exécutée. Tout cela, c'était la veille...
-Nous sommes là, Ahmed. Notre sultane validé se repose dans ses appartements. Nos petits prince sont avec nous. Je suis là. Et Mahfiruze, à travers notre Osman, sera toujours parmi nous. Les traîtres ont été punis, Allah nous a réunis. Repose-toi. Tout va bien désormais.
Comme un écho pour approuver sa mère, Mehmed ronfle. Osman, lui, gémit un peu, semblant rêver de quelque chose de plus doux, tout du moins, ils l'espèrent. Kösem ne se rendort qu'une fois qu'Ahmed se retrouve de nouveau bercé par les bras de Morphée.
FIN
