Bonjour tout le monde ! Merci d'avoir lu le début de La Neigenée, j'espère que le chapitre deux vous plaira ! Je réponds à la review, et le chapitre est à vous !

Lys Winter : Bonjour ! Je suis contente que mon premier chapitre t'ait plu, j'espère que ce sera le cas pour celui-ci également ! Merci beaucoup pour ta review !

Chapitre II : Le tournoi.

Le festin était splendide et Hiashi se prit à sourire et rire naturellement plusieurs fois. Cela ne lui était pas arrivé depuis bien longtemps ; Konoha était une ville de mensonges et de manipulation, et il avait dû contrôler chacune de ses expressions faciales durant les neuf années passées là-bas. Même s'il y était doué, il n'appréciait pas être malhonnête. La Mère de Tous demandait que l'on soit honnête, mais il avait dû y renoncer là-bas. Être Daimyō était non seulement un immense honneur, c'était aussi la meilleure façon d'étendre l'influence de son clan et d'assurer un futur prospère aux siens. Pour les Hyūgas, il serait prêt à défier la Mère de Tous ou Celui de la Rage en personne.

Il secoua légèrement la tête et but une gorgée de vin. Les prochains jours seraient des jours de célébration, et il n'avait pas à penser à Konoha avant quelques années ; quelques années durant lesquelles il pourrait profiter de sa région natale et des siens. En particulier de sa femme et de sa fille. Ses yeux se baladèrent sur les membres de son clan et ses vassaux qui avaient abandonné leurs bancs pour danser au rythme des musiques performées par les bardes qu'il avait engagés pour les prochains jours. Non pas que ce fût difficile ; les musiciens vivaient de banquets et de fêtes, et ils avaient été nombreux à répondre à l'appel du Haut Seigneur d'Yggalë.

Hinata dansait avec le fils de Tsume tandis que Neiji dansait avec la fille d'Inoichi. Un sourire naquit sur ses lèvres alors qu'il repensait à la première danse qu'il avait partagé avec Cho. Hinata avait le même sourire radieux que sa femme arborait ce jour-là, et Hiashi soupira, nostalgique. Que n'aurait-il pas donné pour être présent pour les premiers pas, les premiers mots, les premiers sourires d'Hinata ? Sa naissance semblait dater d'hier, lorsqu'elle n'était rien d'autre qu'un bébé gazouillant dans ses bras, lorsqu'il l'avait nommée Hinata, un prénom en l'honneur du soleil, pour la protéger du surnom donné par le peuple, la Neigenée. La neige était si rare à Yggalë qu'il était évident que le peuple donnât un surnom de la sorte à une enfant née un solstice d'hiver neigeux, mais, dès lors, il lui fallait un prénom en l'honneur du soleil pour rappeler à tous d'où elle venait.

Il avait été arraché à l'enfance de sa fille par la Sélection, et il aurait tout donné pour emporter sa femme et sa fille avec lui, mais cela été impossible. Hinata était la future Grande Dame d'Yggalë, elle devait passer ses premières années sur la terre qui serait sienne, et non pas ailleurs. Yggalë ne pouvait pas étrangère à sa future Grande Dame, ou ses vassaux ne l'aimeraient pas ils ne voulaient pas être dirigés par quelqu'un n'ayant jamais admiré la beauté des forêts d'émeraude de leur région.

– Tu penses trop, très cher.

La voix douce de sa femme le ramena à la réalité et il se tourna vers elle. Elle avait un sourire amusé, et une petite lueur d'humour brillait dans ses yeux splendides.

– Je sais à quoi tu penses ; ne t'en fais pas. Tu pourras construire des souvenirs avec Hinata, elle en sera plus que ravie. Viens donc danser avec moi ! conclut-elle en lui tendant la main.

– Tu as raison, ma chère, répondit-il en prenant sa main.

– Comme toujours, Hiashi comme toujours, rit-elle.

Hiashi ne put s'empêcher de rire également, et il suivit sa femme au centre de la grande pièce. Alors qu'ils dansaient ensembles, Hiashi oublia le reste du monde autour d'eux et se concentra uniquement sur sa femme, qui semblait devenir de plus en plus en belle alors que les jours passer. Ses mains étaient douces comme de la soie et chaleureuse comme un feu de cheminée contre lui, et il avait l'impression de redevenir l'adolescent qu'il avait été vingt ans plus tôt, lorsqu'il était tombé irrémédiablement amoureux d'elle. Cho tournoya dans ses bras et approcha son visage de son oreille.

– Danse avec Hinata, très cher. Je vais aller prendre des nouvelles de Inoichi.

– Tu as raison ; encourage-le à danser avec Tsume, si tu le peux. Elle seule n'est plus mariée et n'a pas peur de ses cicatrices.

– J'aurais plus de chances de réussir à le convaincre de danser avec ton frère ! rit-elle doucement, et Hiashi secoua doucement sa tête, amusé, alors que Cho le quittait pour s'approcher gracieusement d'Inoichi, sa robe traînant derrière elle.

Il se tourna vers Hinata, qui riait et dansait toujours avec le fils de Tsume. Kiba, s'il se souvenait bien. Il hésita un instant à l'approcher, ne voulant pas l'empêcher pas de se faire des amis, lorsque les bardes entonnèrent une chanson qu'il n'avait pas entendu depuis longtemps, les Enfants d'Yggalë. Aussitôt, Hinata battit des mains, un immense sourire sur son visage et Hiashi la laissa danser avec le jeune Inuzuka, préférant chantonner à voix basse sur les côtés.

Les serpents aux Hyūga,

Les roses aux Yamanaka,

Les loups aux Inuzuka,

Celui des Bois donna.

Il avait oublié les autres paroles, n'ayant pas pu l'écouter pendant presque une décennie, et chantonna plutôt l'air. Ses yeux restèrent posés sur Hinata pendant la chanson elle semblait si heureuse qu'il n'arrivait pas à décrocher son regard d'elle. Elle était aussi mignonne qu'il l'avait imaginée lorsqu'il était à Konoha. De fins yeux ronds, de longs cheveux noirs et une peau de sable dorée. S'il s'agissait des traits partagés par tous les membres de son clan, Hinata semblait mieux les porter pour une raison qu'il ne pouvait expliquer. Tous les pères voyaient-ils leurs enfants comme ça ?

L'arrachant à sa contemplation, une domestique lui proposa un verre de vin qu'il prit et remercia la jeune femme qui repartit en secouant légèrement la tête au rythme de la musique. Lorsque la chanson prit fin, Hiashi remarqua qu'Hinata s'approchait de lui, la fatigue visible sur son visage.

– Je voulais vous souhaiter une bonne nuit, père. Je vais aller me coucher pour pouvoir assister au tournoi demain.

– Dors bien, ma fille. As-tu aimé le banquet ?

– Beaucoup, père, c'était merveilleux ! répondit-elle, radieuse. Il me tarde de voir le tournoi demain matin !

Hiashi hocha la tête et regarda sa fille partir avec Neiji, Kiba, Inojin et Ino, vers les chambres. Elle était aimable et douce, et il n'avait aucun doute qu'elle s'était lié d'amitié avec les autres enfants présents. Il chercha ensuite Cho du regard, et la rejoignit à une table pour profiter de sa compagnie pour le reste de la soirée il avait passé trop de temps loin d'elle.


Le tournoi commença aux alentours de dix heures du matin et serait pour le premier jour une joute entre cavaliers. Quelques cavaliers itinérants s'étaient joints au tournoi, mais ils n'iraient sûrement pas très loin. S'ils avaient une chance de s'en tirer pour la joute, la mêlée les verraient défaits en quelques minutes. Ils n'avaient simplement aucune chance contre les Hyūgas, qui étaient tous aussi rapides que des serpents.

Un cavalier indépendant participait justement au premier tour de la joute. Il avait une peau d'acajou et Hiashi reconnut sur son bouclier le symbole du vent. 'Un étranger du Royaume du Vent ? Surprenant. Il doit être mercenaire', pensa distraitement le Haut Seigneur. Il prit une gorgée de vin et jeta un coup d'œil à l'autre cavalier. Il s'agissait d'un chevalier du clan Yamanaka, qui portait, contrairement à l'étranger, une armure lourde. 'Hum, ils ont tous les deux un style différent, ce sera intéressant.' L'arbitre souffla sur son cor, et les deux cavaliers chargèrent. La lance du Yamanaka frappa le bouclier de l'étranger, qui explosa sous l'impact, mais aucun des deux ne tomba.

On offrit un autre bouclier à l'étranger, mais il refusa et relança son cheval au galop dès que le cor fut sonné. Hiashi se pencha légèrement en avant, intéressé. Le cavalier étranger était soudainement bien plus sérieux, semblait-il. Les deux cavaliers se croisèrent, et tout fut fini en un instant. Alors que le chevalier Yamanaka allait frapper l'étranger, ce dernier se pencha en arrière, évitant la lance, puis se redressa pour frapper son adversaire qui, sous le coup de la surprise, ne résista pas au choc et tomba dans le sable. Toute la foule émit un hoquet de surprise, et l'étranger retira son casque, révélant un visage des plus beaux malgré la cicatrice qui traversait une de ses joues, et de longs cheveux noirs tressés. Il trotta jusqu'à l'estrade où Hiashi était installé et inclina sa tête respectueusement.

– Je te félicite pour cette victoire, cavalier. Quel est ton nom ?

– Ryn, du Royaume du Vent, monseigneur.

– Va te reposer dans la tente des vainqueurs, Ryn du Royaume du Vent. Du vin et une collation te seront bientôt apportés.

– Merci, monseigneur.

Le tournoi continua ainsi toute la journée, et Hiashi dût admettre que cet étranger était bien meilleur qu'il ne le pensait, puisqu'il finit par remporter la joute et les cinq cents pièces d'or du vainqueur. Hinata semblait charmée par l'étranger, et Hiashi la surveilla discrètement alors qu'elle questionnait l'homme sur ses voyages et son pays d'origine, les traditions et la mode de là-bas, inquiet. Elle faisait trop aisément confiance aux autres, et cela pourrait lui porter préjudice à Konoha.

Trop de gens prendraient avantage d'elle. Il fallait qu'il lui enseignât à mentir ou au moins à se méfier. Yggalë était une région paisible et riche personne n'oserait la manipuler sans craindre la vengeance du reste du clan. Elle jouissait d'une sécurité qu'elle n'aurait pas à Konoha, même lorsqu'il serait Daimyō. Un léger soupir lui échappa il avait quelques années devant lui, et il ne servait à rien de gâcher le plaisir de sa fille maintenant. Il voulait qu'elle puisse profiter de son premier tournoi. Il chargea Kō de la surveiller, et le chevalier obéit, autorisant Hiashi à se détendre durant le reste du tournoi. Kō était le meilleur combattant du clan, honorable et loyal, et Hinata ne pouvait avoir un meilleur protecteur.


Le tournoi fut une réussite, et Hiashi fut ravi de constater que ses vassaux Inoichi et Tsume n'avait pas tant changé que ça lorsqu'ils quittèrent Perleforêt pour joindre Forthurlant, le siège des Inuzuka, et Vertchâteau, celui des Yamanaka. Sa femme enlaça Tsume, et Hinata fit de même avec les trois enfants de son âge, caressant le loup du jeune Kiba sur la tête. La routine qu'il avait perdu dix ans plus tôt allait enfin reprendre, et ses yeux se posèrent sur Neiji et Hinata, qui discutaient avec excitation du tournoi qu'ils venaient de voir. Ses yeux trouvèrent ensuite Cho, qui parlait avec le maître d'arme d'un sujet qu'il ne pouvait pas entendre.

Enfin, il vit Hizashi qui rentraient d'un pas vif et décisif dans le château, et Hiashi fronça les sourcils. Quelque chose n'allait pas avec son frère, et il était temps de découvrir quoi. Il entreprit de le suivre jusqu'aux jardins, où il vit son jumeau ordonner sèchement du vin à une domestique qui passait par là. Hiashi regarda la jeune femme partir d'un pas rapide pour servir son frère avant de le rejoindre et s'assoir face à lui. Hizashi sourit aussitôt, mais Hiashi savait parfaitement que c'était faux.

– Hiashi, tu m'as surpris ! Qu'est-ce qui t'amène ?

– Toi. Je m'inquiète, tu sembles amer depuis quelques jours. T'est-il arrivé quelque malheur ?

– Oh non, rien. Je suis simplement fatigué. Je n'avais pas remarqué que ça se voyait. J'espère que Neiji n'a rien vu, il s'inquiète facilement.

– Je ne pense pas qu'il ait remarqué quoi que ce soit, car je ne pense pas que tu sois malade. Cesse de me mentir, Hizashi, et dis-moi ce qui te trouble.

Hizashi le regarda droit dans les yeux et Hiashi faillit céder, s'excuser et partir. Mais il ne pouvait se le permettre il devait savoir quel malheur accablait son frère. Autrement, ils ne pourraient régner efficacement sur Yggalë, et la région entière en pâtirait. Mais, Hizashi ne prononça pas un mot, et Hiashi sentit sa bouche s'assécher et sa gorge se serrer. Que se passait-il ? Pourquoi Hizashi ne parlait-il pas ?

Mais il n'eût pas l'occasion de se poser plus longtemps la question car il entendit les bruits de pas précipités d'un enfant qui court, et Neiji apparût dans son champ de vision, riant joyeusement alors qu'il se retournait pour encourager Hinata à le suivre. Lorsqu'il les remarqua, le garçon s'arrêta et leur sourit.

– Oncle Hiashi, père ! Hinata, dame Cho, sire Kō et moi allons aux sources, vous voulez venir ? demanda-t-il et, avant que Hiashi ne puisse refuser pour interroger son frère, ce dernier se leva, un grand sourire sur son visage.

– Bien sûr, ce serait avec plaisir ! Hiashi, qu'en dis-tu ?

– Je n'ai aucune raison de refuser, répondit-il, refusant de mêler les enfants et Cho à cette situation.

Hinata arriva alors, essoufflée, sa robe volant derrière elle. Elle s'arrêta au niveau de son cousin, pantelante mais souriante, tandis que sire Kō et dame Cho les rejoignaient. Après quelques politesses, Hiashi se vit obligé de les suivre jusqu'aux sources d'eau chaude abritées par Perleforêt. Alors qu'ils marchaient, Hiashi sentit son frère poser une main sur son épaule et se tourna vers lui. Le regard d'Hizashi avait changé, et était bien plus sérieux qu'il ne l'était auparavant.

– Cela fera bientôt dix ans qu'Halya m'a quittée, dit-il. Je ne voulais pas t'accabler car tu viens de retrouver ta famille, mais je ne peux m'empêcher de penser à elle quand cette date arrive je m'excuse de t'avoir inquiété, confessa son frère.

Aussitôt, Hiashi se sentit idiot d'avoir oublié la date. La prochaine lune marquerait les dix ans du décès d'Halya, morte huit mois après avoir donné naissance à Neiji. Comment avait-il pu oublier ? Il faisait un frère indigne il avait été si concentré sur son propre bonheur qu'il n'avait pu se souvenir de la douleur de son frère jumeau ! Il posa une main sur celle de Hizashi.

– Mon frère, c'est moi qui te dois des excuses.

– Non tu as passé presque dix ans à Konoha, loin de ta famille, entouré de serpents et de vautours. Mettons cela derrière nous et profitons de nos enfants. Qu'en dis-tu ?

– Si cela te plaît, oui, faisons ainsi.

Ils échangèrent un sourire, puis rejoignirent les leurs. Mais Hiashi, malgré ses efforts, ne put faire taire le doute sur la sincérité de son frère. S'il ne doutait pas qu'Halya manquait plus que tout à Hizashi, il était sûr que son frère lui cachait quelque chose. Malheureusement, il était évident que Hizashi ne lui révélerait rien de lui-même, et Hiashi soupira, comprenant qu'il devrait sans aucun doute faire surveiller son frère et ses agissements. Hizashi l'avait dit lui-même, il avait passé presque dix ans à Konoha. Il savait lorsqu'on ne lui disait pas toute la vérité.

Il lui faudrait sûrement du temps, néanmoins. Hizashi était son frère et il ne voulait pas avoir recours aux techniques utilisées à Konoha, dont la cruauté pouvait parfois rivaliser celle du Royaume de l'Eau. De plus, il ne voulait pas voir les enfants ou la région tiraillés entre eux il voulait que sa région fût remplie d'enfants rieurs, et de familles heureuses. Il ne voulait pas qu'une dispute entre deux frères ruinât tout.

Assis au bord des sources, il regarda Neiji retirer sa chemise et ses bottes pour plonger dans l'eau tandis que Hinata réajustait sa robe lavande brodée d'argent avant de prendre sa harpe et entonner une chanson. Elle chantait et harpait les yeux fermés, profitant de sa propre musique, sa voix douce comme de la soie semblant les enchanter tous et Hiashi se perdit dans la contemplation de sa fille unique qui, encore innocente et pure, aimait la vie, oubliant ses propres pensées négatives. Il ferma les yeux et profita du vent et de l'ombre sur son visage, la voix d'Hinata dansant autour de lui. Aujourd'hui serait une belle journée.

J'aime une demoiselle,

J'aime un chevalier,

D'entres toutes la plus belles,

Qui tous les dangers a bravé,

Ni la mort ni Celui de la Rage,

Ne saurait me faire oublier ce visage.

Je la ferai reine,

Je le ferai roi,

Et la garderai de la peine,

Et le prendrai dans mes bras,

Ni la mort ni Celui de la Rage

Ne saurait me faire oublier ce visage.

La chanson fut soudainement coupée par un cri de surprise d'Hinata et un rire amusé de la part de Neiji. Hiashi ouvrit les yeux et vit sa fille se lever d'un bond, contemplant sa robe trempée.

– Neiji ! C'est ma robe préférée ! s'écria-t-elle.

– Ce n'est que de l'eau, viens donc te baigner ! rétorqua-t-il.

Cho éclata de son rire cristallin et aida Hinata à détacher la robe et la déposa au sol, révélant la sous-robe de leur fille, faite de satin d'argent. Cette dernière retira ensuite ses bottes, ses bas, et s'élança dans un courant d'air vers la source d'eau chaude. Elle bondit aisément au-dessus de Neiji et atterrit derrière lui dans un grand bruit d'éclaboussure. Hiashi rit lorsqu'elle sortit sa tête de l'eau et éclaboussa son cousin. La situation évolua rapidement en bataille amicale entre les deux enfants, qui finirent par sortir de l'eau et se poursuivre, un coup de vent trempé après l'autre, sur les rives, retombant occasionnellement dans l'eau. Ils s'arrêtèrent finalement pantelant mais souriant.

Une fois de retour au château, Hiashi marcha avec Cho dans les jardins tandis que les enfants étaient partis se laver et se changer avant le dîner. Lorsqu'ils arrivèrent devant le vieux chêne au centre des jardins, Cho s'arrêta et se tourna vers lui.

– J'ai une merveilleuse nouvelle à t'annoncer. Te souviens-tu de la dernière fois où nous étions devant ce chêne ?

– Bien sûr. Le jour où tu m'as annoncée ta grossesse… répondit-il mais, alors qu'il parlait, Hiashi comprit aussitôt ce qu'elle allait annoncer. Par les Neuf ! Un bébé !

– Oui, mon amour. Je l'ai appris ce matin, et cherché le meilleur moment pour te l'annoncer. Nous allons avoir un deuxième enfant, très cher, dit-elle, souriante.

– Un bébé ! répéta Hiashi, la joie faisant battre son cœur à toute allure, et posa sa main sur le ventre de sa femme. Oh, Cho, quelle merveilleuse nouvelle ! Hinata sera extatique, n'est-ce pas ?

– Oui, pouffa Cho, aussi souriante que lui. Elle a toujours voulu un petit frère ou une petite sœur. Elle risque d'en être plus ravie que nous !

– J'en doute… Oh, je t'aime, Cho, tellement.

– Moi aussi, très cher.

Aujourd'hui était une journée splendide.