Si vous savez comme je suis désolée de publier ce chapitre après une telle attente ! C'était un peu la guerre pendant un mois pour moi, donc je n'avais du tout le temps d'écrire :( Désolée :( J'espère quand même que vous apprécierez ce chapitre, n'hésitez pas à laisser des reviews.

Trigger warning: racisme. Dans ce chapitre, on est du point de vue d'un personnage raciste (désolée aux fans de Jiraiya, je l'aime moi aussi mais dans cette histoire il sera pas cool). Bien sûr, je ne partage absolument pas cet avis, sinon je n'aurais pas fait des Hyuugas des personnages typés d'Asie de l'Est.


Chapitre X : L'Hokage.

Jiraiya se donnait environ deux années avant d'être exécuté pour son échec. Il ne vivrait que pour former son successeur, et le Daimyō lui ordonnerait ensuite de se donner la mort. Quelques décennies plus tôt, il aurait été horrifié à l'idée de recevoir pareil ordre mais aujourd'hui, il était en paix avec son destin. Rares étaient les Kage qui vivaient aussi vieux que lui et il était satisfait de l'existence qu'il avait menée. La Potion Noire jouait sans aucun doute un rôle important dans son état d'esprit, mais il ne trouvait pas en lui un quelconque intérêt pour la question. Il était un Kage, et son rôle était d'obéir, quel que soit l'ordre. La Potion Noire ne faisait que s'en assurer.

Néanmoins, malgré la mort prochaine qui l'attendait, il ne relâcherait pas son attention une seule seconde. Il était toujours au service de la couronne du Royaume du Feu, et il avait toujours un devoir à accomplir. Ce devoir était aujourd'hui représenté par la petite fille qui faisait ses adieux à la famille Hisuna, Hinata Hyūga. Elle était aussi polie et douce qu'à l'accoutumée, surement ignorante du rôle de Rasa dans la mort de son père. Jiraiya se prit à ressentir à de la pitié pour cette enfant, qui désirait ardemment être respectée et se montrer digne de son père. Malheureusement, elle était condamnée à échouer. Seul un destin tragique l'attendait, et il se demanda quelle serait sa réaction quand elle le comprendrait.

Pour l'instant, elle offrait une écharpe de sa confection au plus jeune prince, le jeune mage instable. Jiraiya n'avait pas écouté la conversation qu'elle avait eue avec lui lorsqu'il l'avait visitée par respect pour ses sentiments, mais il n'était pas dupe. Ils s'étaient tous deux fortement attachés l'un à l'autre durant ces quelques jours. Qu'elle rêvât un peu avant d'être confronté à la dure réalité de Konoha n'était probablement si terrible. Cela lui donnerait peut-être la force de réchapper à la cour en meilleur état que certains. De toutes façons, elle serait bien plus heureuse à Perleforêt qu'à Ivoïré. Dans sa région natale, elle serait respectée et aimée, et non regardée de travers en raison de sa peau jaunâtre. Même si elle serait toujours protégée en tant que Grande Dame d'Yggalë, Konoha ne l'aimerait jamais, et sa vie à Ivoïré serait misérable. Mieux valait qu'elle rentrât dans sa région natale le plus tôt possible pour y mener une vie plus agréable.

Lorsque vint le moment de monter dans le carrosse pour quitter les steppes de Suna, Jiraiya sentit un frisson parcourir son échine et jeta un coup d'œil derrière lui. Alors qu'il pensait que l'aura menaçante venait de Baki ou Pakura, il réalisa que celle-ci émanait du petit prince, dont seuls les yeux étaient visibles sous le tissu protégeant sa peau du soleil. Il le regardait froidement, ses orbes bleues braquées sur lui. Jiraiya fronça légèrement les sourcils et déglutit en voyant quelque chose de primal scintiller dans son regard. Soudain, un éclat de voix ricana dans son crâne et Jiraiya saisit immédiatement sa tête, le ventre noué.

Si le moindre malheur arrive à Hinata Hyūga, nous n'étriperons lentement, vieil homme ! Ne crois pouvoir échapper à ma rage !

La voix était assourdissante et Jiraiya crut pendant un instant qu'il allait perdre l'ouïe mais elle disparut aussi soudainement qu'elle était arrivée, et le prince s'éleva aisément dans le ciel, porté par le don de lévitation de sa famille, pour regagner ce que Jiraiya devina comme étant son balcon. Il fronça les sourcils. Cet enfant n'était pas un mage, mais une prison vivante. Une prison vivante condamnée à la folie et éprise d'une petite fille plus douce qu'un agneau. Il retint un rire amusé. Seule une Yggalënne pouvait s'attacher à un monstre pareil, ils n'avaient après tout aucune honte.

Il s'installa dans le carrosse et allait s'intéresser à un livre lorsqu'une source d'énergie émanant d'Hinata Hyūga attira son attention. Il leva les yeux et chercha du regard l'origine de ce pouvoir. Il la trouva aisément, puisque l'Yggalënne jouait avec il s'agissait d'un médaillon en forme de fiole contenant une brume noire que Jiraiya reconnût immédiatement comme l'ombre ensorcelée de Gaara Hisuna. Pourquoi l'avait-elle autour du cou ? Était-il si épris de la demoiselle qu'il lui aurait confié une partie de son pouvoir ? Cela n'avait aucun sens.

– Mademoiselle Hinata, m'autoriseriez-vous à examiner votre médaillon s'il-vous-plaît ? demanda-t-il alors que le carrosse s'ébranlait et partait.

Elle releva aussitôt ses yeux gris pâle vers lui, dubitative.

– Pourquoi donc, monseigneur ?

– Il est ensorcelé, et j'aimerais m'assurer qu'il ne vous blessera pas.

– Inutile de vous inquiéter, monseigneur, répondit-elle avec un sourire doux. Le prince ne me veut aucun mal il m'a sauvée.

– Je n'en doute pas un instant, mademoiselle. Mais la magie peut parfois être décrite comme vivante, et il n'est pas impossible pour un sort d'être détourné de son but initial, expliqua-t-il.

La demoiselle sembla réfléchir à ses mots. Pourquoi ne pouvait-elle pas se contenter de l'écouter ? La plus âgée de ses cousines lui prit la main et lui offrit un sourire tendre.

– Vous n'êtes pas obligée, ma dame. Mais ne vous en faîtes pas, je suis sûre que le prince Gaara contrôle son sortilège et que le seigneur Jiraiya n'abîmera pas le médaillon. Après tout, c'est un cadeau royal !

Elle était plus intelligente qu'elle en avait l'air. Détruire un cadeau du prince serait effectivement mal-vu et il espérait pour les relations entre les deux Royaumes – qui seraient déjà extrêmement tendues – que le sort était en effet sous contrôle. Heureusement, Hinata lui tendit le médaillon et Jiraiya put se concentrer.

La brume enfermée dans la fiole était en effet sauvage et presque incontrôlable, mais son intention était limpide. Protéger Hinata Hyūga. La brume, pour l'instant endormie, ne serait réveillée que par l'ouverture de la fiole. C'était un sortilège basique, mais fonctionnel. Il n'était pas complexe et dès lors passerait aisément l'épreuve du temps. Le prince avait surement mûrement réfléchi à ce sort et y avait sans aucun doute mis beaucoup d'énergie. L'ombre contenu pouvait agir indépendamment pendant une bonne dizaine de minutes, ce qui permettrait à Hinata Hyūga de réchapper de nombreuses attaques. Le seul défaut était son usage unique, mais il pouvait laisser la demoiselle la garder.

– Les intentions du prince sont louables, quel jeune homme dévoué, dit-il en lui rendant le médaillon. J'espère néanmoins que vous n'aurez jamais à recourir à ce présent, ajouta-t-il.

– Je l'espère aussi. Mais qui peut prétendre connaître les intentions de la Mère de Tous ? répondit-elle de sa voix douce.


Le voyage fut calme et dénué d'incident. La Daimyō de l'eau et mademoiselle Hinata discutaient lorsque le convoi s'arrêtait pour la nuit de sujets divers et variés, mais Jiraiya n'y prêtait pas attention la politique n'était pas son domaine, et il ne doutait pas que Mei Terumi se contentait d'entretenir des conversations avec la demoiselle par simple politesse et non un intérêt sincère. Après tout, Hinata Hyūga n'était qu'une petite fille. Intelligente pour son âge, certes, mais une piètre menteuse à qui le trône de feu n'était pas destiné. Elle était peut-être héritière légalement, mais cela ne saurait durer.

Jiraiya savait parfaitement que Son Altesse Hiruzen organiserait une nouvelle sélection en utilisant un quelconque prétexte pour se justifier, même si tout le monde connaîtrait la véritable raison. Il ne laisserait jamais une femme, Yggalënne de surcroît, monter sur le trône. Hinata Hyūga recevrait tous les égards dignes d'une Grande Dame mais ne serait jamais considérée comme une héritière par quiconque. Après tout, son père n'avait été choisi que par défaut. Kushina Uzumaki était une femme et Fugaku Uchiha un tyran en devenir. Son Altesse Hiruzen n'aurait jamais laissé la Grande Dame de Laguloé ou le seigneur de Pràyol s'asseoir sur le trône à moins de désirer détruire tout ce qu'il avait bâti pendant son règne.

Ce fut durant une de ces inintéressantes soirées de discussion que Jiraiya remarqua qu'une des cousines de Hinata Hyūga l'observait. Il s'agissait de la plus jeune des deux, mais il n'avait pas pris la peine de retenir son nom. Même si elle possédait la même vitesse que les autres membres de son clan, elle n'était pas une menace, et dès lors, il n'avait pas vu l'intérêt de se rappeler qui elle était précisément. La plus âgée était légèrement moins inintéressante car déjà splendide et douée pour charmer les hommes. Il l'avait vue remercier le chevalier du Royaume du Vent qui s'était occupé des assassins qui les avaient toutes deux attaqués, et il ne doutait pas que ce chevalier rêvait à présent de lui déclarer sa flamme. Sa beauté exotique charmerait surement quelques hommes et elle pourrait aisément gagner sa vie en tant que courtisane.

La jeune cousine de Hinata Hyūga chuchota quelque chose à sa sœur qui lui jeta un coup d'œil avant de lever les yeux vers Jiraiya. Elle soupira et se leva avant de se diriger vers lui, un sourire poli aux lèvres. Essayerait-elle de le duper grâce à ses charmes ? Il aimerait la voir s'humilier de la sorte il n'avait jamais aimé qu'une seule femme, et elle était bien plus belle qu'une Yggalënne à la peau jaunâtre. Sa beauté fonctionnerait sans doute sur des nobles aux désirs douteux et des hommes de guerre, mais il n'en faisait pas partie. Néanmoins, il était intrigué de savoir ce qu'elle pouvait bien attendre de lui.

– Seigneur Jiraiya, pourrions-nous discuter ? Ma sœur craint de vous offenser, les politesses n'ont jamais été sa force, dit-elle.

– Bien sûr. En quoi puis-je vous aider ?

– C'est au sujet des assassins envoyés après ma dame. Avez-vous la moindre idée de qui ils sont ? Ou plutôt de qui les a mandatés ? demanda-t-elle.

– Hélas, je n'ai aucune preuve, répondit-il sans nommer qui que ce soit l'incident diplomatique devrait attendre qu'ils soient tous en sécurité à Konoha.

– Je ne vous demande pas une preuve, monseigneur, mais un nom.

Jiraiya étudia la jeune femme quelques secondes. Elle avait raison de vouloir connaître l'homme derrière l'assassinat de son seigneur. Elle pourrait mieux protéger mademoiselle Hinata et défendre l'honneur de sa région natale. Les Yggalëns avaient des mœurs dépravées, mais ils aimaient leur terre plus que tout leur loyauté à leur région ne saurait être remise en question. Il pesa rapidement le pour et le contre le Mizukage et Mei Terumi était déjà au courant, garder le secret serait donc inutile.

– Le Daimyō du Vent est mon principal suspect, ainsi que son Kazekage.

Elle n'avait pas besoin d'entendre parler d'Orochimaru. Elle ne sembla pas surprise, et se contenta de hocher la tête pensivement.

– Je pensais la même chose. Il aurait mieux fait de prévenir le prince Gaara, son plan aurait peut-être pu réussir, dit-elle en réajustant machinalement une de ses bagues. Qu'allez-vous faire à propos de cela ? Une guerre sera-t-elle déclarée ? Le Daimyō a fait assassiner le seigneur Hiashi.

– Nous n'avons aucune preuve. Son Altesse m'ordonnera peut-être d'occire le Daimyō du Vent, mais je ne peux rien affirmer, répondit Jiraiya.

Le Daimyō ne ferait rien, utilisant son âge comme excuse. Il ne lancerait pas son armée pour venger Hiashi Hyūga, qui n'avait même pas été couronné. De plus, Fugaku Uchiha serait ravi du chaos causé par une guerre et risquerait de s'en servir pour renforcer son influence ou même prendre le trône de force. Et s'il faisait cela, la guerre civile détruirait le royaume. Le Daimyō ne pouvait pas prendre un tel risque à cause Yggalë. Dame Cho serait en plein deuil, et la survie de sa fille aînée suffirait surement à taire sa colère. De plus, les Yggalëns n'étaient pas connus pour leurs prouesses au combat. Quelques-uns sortaient du lot, mais c'était plutôt rare. Leurs corps étaient trop fragiles.

– Rien ne sera fait, n'est-ce pas ? De la même façon que vous ne nous rendrez jamais les os du seigneur Hiashi, ou que dame Hinata ne sera jamais faite Daimyō, décréta la Hyūga face à lui, ne prenant la peine de cacher son agacement.

Elle pouvait être aussi furieuse qu'elle le désirait, elle devait connaître les réponses à ses interrogations avant même de les poser. Yggalë ne faisait pas partie du royaume depuis assez longtemps pour être une vraie région digne de confiance. L'arrière-grand-père de Hiashi Hyūga, Mélyo Hyūga, avait été dernier le souverain d'Yggalë. L'annexion était trop récente Yggalë devait d'abord apprendre l'humilité ou ses habitants tenteraient bientôt de réclamer leur précieuse indépendance et priverait le reste du royaume de leurs ressources.

– Pourquoi venir me questionner si vous connaissez déjà les réponses à vos questions ? soupira-t-il.

– Je ne voulais fonder mes avis sur de simples suspicions. Je vous remercie, monseigneur, pour m'avoir prouvé que vous et Son Altesse êtes exactement comme je l'imaginais.

Sur ces mots, l'Yggalënne tourna les talons et retourna s'assoir auprès de sa cousine et de sa sœur. Jiraiya l'observa murmurer quelques mots à l'oreille de Hinata Hyūga, qui lui prit la main et répondit quelque chose en souriant tendrement. Quelques minutes plus tard, les Yggalënnes s'excusèrent auprès de la Daimyō de l'Eau et du Mizukage et se retirèrent dans leur tente.

Jiraiya décrocha de sa ceinture une de ses nombreuses fioles, celle contenant une potion qui lui permettrait de rester éveillé toute la nuit et de conserver ses forces. La chance pour que des assassins les aient suivis étaient trop élevées pour qu'il prît le risque de dormir. Il se devait de protéger la demoiselle Yggalënne s'il échouait encore, les Yggalëns seraient plus que furieux et dame Chō Hyūga n'hésiterait pas une seconde à lancer son clan et ses vassaux dans une guerre sans merci contre la couronne. Les Yggalëns perdraient, bien sûr, mais ils feraient des dégâts importants et le royaume mettrait énormément de temps à s'en remettre. De plus, la perte d'un clan puissant comme celui des Hyūga ainsi que tous leurs vassaux les laisserait faibles économiquement et ouverts à une attaque d'un autre royaume.

Alors qu'il montait la garde, il laissa son esprit vagabonder vers une période plus simple, lorsqu'il était plus jeune, avant la trahison d'Orochimaru. Il soupira en repensant à son enfance passé à Ivoïré, lorsqu'il était entraîné par le vieux Sen, béni par Celle des Brasiers. L'ancien Hokage les avait pris tous les deux sous son aile, lui béni par Celui de l'Honneur, Orochimaru par Celui des Bois. Le Royaume du Feu semblait prêt à devenir plus puissant qu'il ne l'avait jamais été, avec deux Kage. Mais Orochimaru avait été aveuglé par la soif de pouvoir une fois la Potion Noire consommée. Peut-être cette soif de pouvoir avait-elle toujours été présente, mais auparavant contrôlée par ses sentiments ?

Jiraiya l'ignorait. Orochimaru avait fui Konoha à l'âge de dix-sept ans, se tournant vers le crime et se fixant le but de détruire les cinq royaumes. Et aujourd'hui, il refaisait surface. Pourquoi maintenant ? Quel était son rôle dans l'assassinat de Hiashi Hyūga ? Avait-il simplement servi d'alibi au Daimyō du Vent ? Quel intérêt Rasa trouvait-il dans une alliance avec Orochimaru ? Il avait pourtant travaillé pour améliorer les relations entre Konoha et Suna. Que pouvait-il bien gagner en empoisonnant le futur Daimyō de Feu et tenter d'assassiner son héritière ? Désirait-il affaiblir Yggalë pour l'utiliser comme porte d'entrée pour une invasion prochaine ?


Lorsqu'ils atteignirent Ivoïré, ils furent accueillis par Son Altesse en personne, qui les attendait dans la cour. Tous les Hyūgas présents à Konoha étaient également là, attendant sans aucun doute leur Grande Dame. Jiraiya reconnut parmi eux Kō, le seul Hyūga dont il avait retenu le nom. L'oiseau portant la nouvelle de l'attaque avait dû arriver quelques jours avant eux. Dès que mademoiselle Hinata descendit du carrosse avec ses cousines, l'écuyer de Kō – qui était également le cousin fort protecteur de la demoiselle – s'élança vers elle et elle se réfugia aussitôt dans ses bras. Quelle impolitesse elle devrait être inclinée devant Son Altesse, pas dans les bras de son cousin ! Il la pensait mieux élevée, mais il aurait dû s'attendre à ce genre de comportement de la part d'une Yggalënne.

Jiraiya s'inclina devant Son Altesse, qui lui fit rapidement signe de se redresser. Hiruzen Sarutobi était vêtu de noir en l'honneur du chef de clan décédé, mais l'Hokage savait que le Daimyō était plus agacé qu'attristé par la situation. Il le vit s'apprêter à réprimander mademoiselle Hinata pour son comportement déplacé lorsque la Daimyō de l'Eau, qui avait insisté pour les escorter jusqu'à Konoha, fit son entrée. Elle était aussi belle et gracieuse qu'à l'accoutumée malgré les jours de voyage hautement inconfortable.

– Daimyō Hiruzen, quelle honneur d'enfin vous voir ! s'écria-t-elle en s'approchant, Yagura sur ses talons.

– Daimyō Mei, vous êtes toujours aussi belle, répondit Son Altesse presque amèrement. J'ai fait préparer des chambres pour votre suite en apprenant que vous aviez eu la bonté d'escorter mademoiselle Hinata jusqu'à Konoha. Je vous suis pour toujours endetté.

– C'était un plaisir, sourit-elle. La compagnie de dame Hinata est des plus agréables, ajouta-t-elle en insistant sur dame.

Jiraiya faillit rouler des yeux. Mademoiselle Hinata n'avait pas encore quatorze ans il ne l'appellerait pas dame avant qu'elle eût au moins seize ans, et si tout se déroulait comme prévu, elle aurait quitté Ivoïré à ce moment. Le plus important pour l'instant étaient les funérailles de Hiashi Hyūga mais aussi que Son Altesse ait une discussion avec mademoiselle Hinata.