Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout appartient à George Martin, aux showrunners et aux fans pour les théories ^^
Note d'Auteur : Retour sur Port-Réal et sur Cersei, qui ne voit pas encore tout les ennemis qu'elle a, pour changer ceci dit. J'espère qu'il vous plaira et bonne lecture !
Chapitre 10 : La cour de Cersei Lannister
Après la mort de son père et le départ de Jaime pour Dorne, accompagné de son mercenaire, Cersei avait mis en place son propre conseil restreint, sa propre cour, qui lui serait fidèle à elle et à personne d'autre. Elle avait commencé par y faire entrer Qyburn, en remplacement de Varys, et pour satisfaire l'appétit sans fin de Lord Tyrell elle lui avait offert le poste de grand argentier en plus de celui de maître des navires, et celui de maître des lois à Lord Orton Merryweather, le mari de sa dame de compagnie, Taena.
- Lord Tyrell, vous partirez avec Ser Meryn pour Braavos, afin de négocier un ajournement de nos remboursements à la banque de fer et un nouveau prêt.
- Ils refuseront, votre Majesté, lui dit-il, la banque de fer n'est pas …
- Vous êtes le grand argentier du roi Tommen, coupa-t-elle, montrez-vous à la hauteur de la tâche qui vous incombe.
Le gros seigneur se tut alors, plus elle le voyait plus il la dégoûtait. Même Robert n'avait jamais eu un ventre aussi visible. Si elle le pouvait, elle se débarasserait de sa fille, son petit Tommen méritait une autre femme que cette dévergondée manipulatrice.
- Et concernant la menace que représente Stannis Baratheon ? demanda Lord Orton
- D'après les rapports que nous a envoyé Janos Slynt avant sa mort, le Lord commandant et lui se seraient tout deux acoquinés avec des sauvageons.
- Des misérables vêtus de peaux de bêtes ? s'exclama le maître des lois, Stannis Baratheon aura vite fait de se mettre à dos l'ensemble du Nord avec pareil mésalliance.
- Tant mieux, le roi, mon fils, n'a nul besoin de contestataires à son pouvoir.
Elle souriait, le règne des lions, la sécurité des siens, ne serait jamais menacée. Et elle ferait en sorte que cela n'arrive jamais, elle avait une cour qui lui était loyale à elle, sa cour, et le contrôle sur le clergé grâce au grand septon.
Elle resta seule quelques instants à sa place, celle où s'était assis son père avant elle.
- Le conseil restreint se restreint de plus en plus.
Elle l'avait oublié, lui. Le vieil homme était d'une incroyable lenteur pour se déplacer, et d'un ennui sans nom.
- Pas encore assez, lui dit-elle en se levant à son tour.
Elle ne leur faisait aucune confiance.
