Hello!
Je sais, ce n'est pas le dernier chapitre des Cheveux de Riza, mais une minuscule histoire écrite en quelques minutes après avoir vu un headcanon Royai sur tumblr, qui vient s'ajouter à mon recueil de ficlets vieux comme le monde (oui, bon j'exagère un peu, mais 2012 c'est loin quand même).
J'espère cependant qu'il vous plaira, et n'hésitez pas à laisser une review s'il vous a plu.
Le colonel Roy Mustang signa un énième dossier avec un soupir las. Cette journée était interminable, et rien ne semblait faire avancer l'aiguille de l'horloge plus rapidement. Il s'était résolu à s'occuper de la paperasse qui s'accumulait, puisque le lieutenant Hawkeye insistait là-dessus depuis déjà quelques jours. Observant ses subordonnés, il remarqua le même air d'ennui sur leur visage. Cette journée était trop longue, et les rares pauses qu'ils s'étaient accordées étaient passées beaucoup trop vite. Même Hawkeye semblait fatiguée. Vraiment, Roy était prêt à donner beaucoup pour une mission sur le terrain, ou au moins une diversion de ces dossiers barbants.
Une idée lui vint soudainement. Il prit un papier, son stylo, et traça quelques traits avec précision. Dessiner des ronds n'était pas compliqué pour un alchimiste capable d'en faire quels que soient la main, le support ou le type d'écriture. Il plaça ensuite le papier dans l'un des dossiers puis s'adressa à sa subordonnée.
— Lieutenant Hawkeye, pouvez-vous vous occuper de ces dossiers ? Je les ai terminés.
La jeune femme se leva et prit les documents qu'il lui tendait. Elle se rassit ensuite à son bureau il commença à les examiner. Roy vit soudain ses gestes se figer, et elle se tourna vers lui une question dans le regard. Elle tenait entre ses mains le petit papier qu'il avait placé dans le son dernier dossier.
— Colonel, qu'est-ce que ça signifie ?
Roy lui adressa un sourire avant de déclarer :
— Lieutenant, voulez-vous m'épouser ?
Un épais silence s'installa dans le bureau, Et les quatre autres subordonnés se tournèrent vers le colonel les yeux écarquillés, la bouche ouverte sur le coup de la surprise, incapables de formuler leurs pensées. Ils ne furent cependant pas au bout de leur surprise puisque Riza répondit, avec un regard affectueux et un sourire tendre :
— Oui, colonel.
Fuery laissa échapper un petit cri, Falman laissa tomber son stylo au sol, Breda s'étouffa dans son café et Havoc écrasa la cigarette qu'il avait sortie en prévision de sa prochaine pause.
— Ah, colonel, ajouta Riza. Vous avez fait une faute sur cette page.
Elle quitta son bureau pour rendre le papier incriminé à Roy. Celui-ci le prit.
— Le professionnalisme est une seconde nature chez vous, n'est-ce pas ? demanda-t-il en lui lançant une œillade amusée.
— Il faut bien que quelqu'un vérifie que vous ne faites pas de bêtise, répliqua-t-elle en retournant à sa place.
Avec la feuille Roy trouva son dessin de bague, avec un petit mot de la main de Riza. Ce soir, 20h chez moi. Ils échangèrent un regard, et Roy fut certain que son sourire béat se reflétait dans l'air radieux qu'elle afficha soudain.
Il avisa ensuite le reste de l'équipe, toujours figée, et frappa dans ses mains.
— Allons, ce n'est pas le moment de bayer aux corneilles ! Au boulot tout le monde !
Un regain d'énergie l'envahit. Il devait être prêt pour ce soir, et cela passait par le sérieux au travail. Aussi se jeta-t-il à corps perdu dans ses dossiers restants, sous le regard aimant de Riza.
