Hello!

Bon vous connaissez ce fanart où on voit Breda qui regarde d'un air abasourdi Roy et Riza (un peu flous) en train de s'embrasser? Et bien voici ce que ça m'a inspiré! C'est très court!

Rating: T

Genres : Romance


Breda entra d'un pas nonchalant dans le bureau de Mustang, un dossier à la main.

— Gén… commença-t-il.

Le reste s'étrangla dans sa gorge et il se figea. Il écarquilla les yeux, tentant d'intégrer la scène qui se déroulait devant lui.

Roy Mustang et Riza Hawkeye s'embrassaient. Ce n'était pas un bisou sur la joue, innocent et amical ou familial, mais un baiser comme des amoureux en échangeaient. Le général tenait une des mains de Hawkeye, et leurs lèvres étaient scellées ensemble. Leurs yeux étaient fermés et ils semblaient profiter de cet instant.

Le soupir de Mustang et le discret gémissement du commandant firent revenir Breda à lui. Sentant le rouge lui monter aux joues, il tourna les talons et retourna dans la pièce à côté, fermant soigneusement la porte. Havoc et Fuery levèrent la tête à son arrivée, mais il ne leur adressa pas un mot, avant de s'asseoir sur sa chaise, encore tout retourné par ce qu'il venait de voir.

Au bout de quelques minutes, il finit par reprendre ses esprits et sortit une enveloppe de son bureau. Il écrivit rapidement « Capitaine Vato Falman, Forteresse de Briggs » dessus avant d'y placer deux billets et un petit mot. « Bien vu ! ».

Il prit deux autres billets et se leva.

— Fuery, on avait bien dit 2000 cenz, c'est ça ?

— Pour quoi ? demanda l'adjudant-chef.

— Pour eux, répondit Breda en désignant la porte du bureau de Mustang. Havoc, tu dois payer aussi.

Havoc fronça les sourcils, se demandant où son collègue voulait en venir. Puis il réalisa. Il se leva brusquement et poussa un cri de joie.

— Enfin !

Riza agrippa le dos de l'uniforme de Roy, ses genoux soudain faibles. La sensation de ses lèvres sur les siennes, à la fois douces et voraces, était addictive. Elle se rapprocha davantage de lui, si c'était possible, humant son odeur de sueur et de feu qu'elle adorait. Sa bouche s'ouvrit sous les assauts de sa langue, la laissant pénétrer dedans. Riza gémit sous l'ardeur de son baiser.

Une partie minoritaire de son esprit lui hurlait que ce n'était pas le lieu ou le moment, mais le reste avait cédé, rempli uniquement de ce que Roy lui faisait vivre. Elle laissa échapper un nouveau gémissement, plus langoureux que les précédents, et sentit une chaleur agréable l'envahir, surtout au niveau du bas-ventre.

La dernière pensée cohérente qu'elle eut la poussait à tout arrêter. Ils ne devaient pas faire ça. Pas ici. Mais Roy était doué, et sa raison faiblit sous les caresses qu'il lui donnait, dans son dos, sur ses fesses, sous son T-shirt.

— Roy, soupira-t-elle au moment ou ses lèvres quittèrent sa bouche pour s'attaquer à sa mâchoire et sa gorge, provoquant de délicieux frisson dans son corps.

Il la rendait folle, et elle savait qu'elle n'y pouvait rien. Quand il avait le contrôle, il la faisait se sentir si bien qu'elle n'avait pas envie de l'arrêter.

Le cri de joie de Havoc mit cependant un terme à leur étreinte sulfureuse.

— Il n'y a pas quelqu'un qui est rentré dans le bureau ? demanda Roy d'une voix retenue.

— Je crois que c'était Breda, murmura Riza, pantelante.

— Et bien on peut dire qu'on nous a surpris la main dans le sac.

Ils échangèrent un regard avant de sourire. La tendresse de Roy fit fondre Riza, qui s'éloigna de lui à regret. Mais il prit sa main et posa un baiser au creux de son poignet, ne quittant pas ses yeux des siens, assombris de désir.

— Ce n'est que partie remise, Riza.

Elle frissonna devant sa voix pleine de promesses.

— En attendant, il va falloir leur dire, et faire comme si nous n'étions pas sur le point…

— De céder à la tentation ?

Elle lui adressa une grimace amusée avant d'ajuster son uniforme. Il fit de même en soupirant, arrangea ses cheveux, qu'elle avait décoiffés, et ils quittèrent le bureau, prêts à répondre aux questions de leurs subordonnés.