Hello!

Ce OS a été écrit durant la 143ème Nuit du FoF sur le thème "Oui". J'ai voulu écrire plusieurs moments de la relation entre Roy et Riza où elle affirme sa détermination, son désir de soutenir Roy dans bien des aspects de leur vie.

C'est devenu une sorte de 5+1, mais j'ai décidé de séparer ce +1 dont le rating est plus élevé pour que tout le monde puisse lire au moins ces 5 moments. Le +1 est dans le recueil "Nuits brûlantes en Amestris". Temporellement parlant, il est soit entre le 3 et le 4, soit entre le 4 et le 5.

Rating T
Relation: Royai
Genres: Angst, Fluff, Romance

Sur ce, bonne lecture!


— Tu es sûre ? Demanda Roy, toujours incertain.

Riza hocha la tête. Elle ne se retourna pas, sachant qu'elle rencontrerait le regard perdu de l'ancien disciple de son père. Elle était certaine de son choix. C'était à lui qu'elle donnerait le secret de l'alchimie de flammes.

— Oui, déclara-t-elle d'une voix ferme.

Et elle laissa glisser le manteau que Roy avait placé sur ses épaules lorsqu'elle s'était déshabillée devant lui quelques instants plus tôt.


Le matelas s'affaissa lorsque le commandant s'assit derrière elle, face à son dos nu qui portait la marque de leurs fautes à tous les deux. Riza resserra ses bras contre sa poitrine, appréhendant déjà la morsure des flammes de l'alchimiste sur sa peau.

C'était elle qui lui avait demandé. Elle irait jusqu'au bout. Pour être libre. Pour éviter qu'un nouvel alchimiste de flammes ne naisse. Pour repartir sur une base nouvelle, avec l'objectif de réparer ce qu'ils avaient détruit. Ils étaient coupables, et rien n'effacerait cela. Mais c'était à eux de travailler pour que cela n'arrive plus jamais.

— Prête ?

La voix de Mustang était basse, douce, pleine de chagrin. Riza savait à quel point il détestait ce qu'il allait faire, même s'il le fallait.

— Oui.

Sa voix à elle était un simple murmure, même si elle avait tenté d'y mettre toute sa conviction.

Elle plaça le bout de cuir entre ses dents et attendit le claquement de doigts.


Leur baiser fut doux, bien plus que ce à quoi Riza s'attendait. Ce fut un frôlement de lèvres, un papillonnement de peau contre peau, deux souffles qui se mêlaient, une chaleur partagée, un instant flottant.

Riza s'éloigna de Roy, un léger sourire aux lèvres, et plongea dans son regard sombre qui reflétait la faible lumière qui entrait dans le bureau obscur. Il la regardait sans un mot, toujours abasourdi par son assurance lorsqu'elle s'était penchée sur sa chaise pour l'embrasser.

C'était lui qui lui avait demandé un baiser, sur le ton de la plaisanterie, mais il ne s'était certainement pas attendu à ce qu'elle réponde par l'affirmative et éteigne la lumière du bureau pour goûter ses lèvres pour la première fois.

Elle avait désiré ce moment, en sachant qu'il risquait de ne jamais arriver. Et pourtant, il était là. Elle avait franchi le pas.

Un pincement d'incertitude saisit son estomac alors que le colonel restait immobile. Était-elle allée trop loin ? L'avait-elle pris au sérieux alors qu'il plaisantait ?

La main qui se posa sur sa joue coupa court à ses inquiétudes. Le regard intense que Roy plongea dans ses yeux la fit frissonner.

— Lieu… Riza. Est-ce que je peux ?

Riza cligna des yeux avec un nouveau sourire.

— Oui, murmura-t-elle.

Roy l'attira à lui pour un autre baiser, plus appuyé, plus intense, mais toujours aussi tendre.


— Lieutenant, comment vont vos blessures ?

Oh, pourquoi devait-il toujours s'inquiéter pour elle ? Riza était touchée par le souci de Roy, mais il y avait bien plus important.

— Ce n'est pas important ! Faites plutôt attention à vous ! Vos yeux…

Elle tendit la main vers lui. Elle s'était tant angoissée lorsqu'il avait disparut après que Pride et Wrath l'avaient forcé à ouvrir la Porte ! Et maintenant qu'il était là, elle voulait simplement… le toucher, se prouver qu'il était bien présent, lui montrer qu'elle n'était pas loin non plus. Mais il la coupa.

— Lieutenant, pouvez-vous encore vous battre ?

Riza se figea. Il comptait encore sur elle. Il avait l'intention de continuer à se battre. Et pour cela il avait besoin d'elle. Et elle pouvait lui apporter son aide. Elle pouvait être ses yeux.

Elle se redressa, et d'une voix pleine de détermination, déclara son engagement.

— Bien sûr que oui !

Riza réalisa alors qu'elle indiquait à Roy où diriger ses flammes que leur soutien était mutuel. Sa perte de sang lui donnait des vertiges, mais Roy était présent, stable, et le simple fait de poser une main sur son torse et l'autre dans son dos lui donna la force de tenir.


— Général ? Vous m'avez fait demander ?

Le général de brigade leva les yeux et son visage s'éclaircit lorsqu'il vit Riza à la porte de son bureau.

— Ah, capitaine ! Entrez et fermez la porte.

Riza obéit et se posta devant le bureau de Mustang, mains derrière le dos, attendant qu'il parle.

— J'ai reçu un télégramme du généralissime, et j'aimerais que vous le lisiez, Hawkeye.

Il lui tendit le papier bleu et Riza parcourut les quelques mots qui le couvraient.

Amendements de la loi faits – stop – vous pouvez faire d'elle la future première dame – stop – tous mes vœux – stop

Riza se figea alors que les mots de son grand-père prenaient sens dans son esprit. Lorsqu'elle baissa le papier pour parler à Roy, il s'était déplacé. Il se tenait devant elle, un genou à terre, un écrin dans les mains.

— Je t'ai dit un jour que j'avais bien d'autres questions à te poser, et celle-ci est l'une des plus importantes. Je n'avais jamais imaginé que ce jour vienne si tôt, mais je veux saisir l'instant. Riza Hawkeye, me feras-tu l'honneur de faire de moi ton époux, pour que je puisse t'aimer et te respecter dans tous les aspects de notre vie, jusqu'à ce que la mort nous sépare ou nous emporte tous deux ?

Riza savait ce que Roy voulait depuis si longtemps. Ils en avaient discuté régulièrement, mais jamais ils n'avaient pu accomplir cet objectif. Mais aujourd'hui, c'était différent.

« Notre vie ». Depuis que Riza était entrée sous les ordres du jeune lieutenant-colonel Mustang presque dix ans auparavant, elle n'avait jamais dissocié leurs deux vies. Où Roy allait, elle allait, même jusqu'en Enfer, d'où elle le ramènerait à chaque fois. Cela avait été sa décision. Apparemment, c'était aussi ce que pensait Roy.

Riza sourit avec tendresse.

— Roy, tu sais que tu connais déjà la réponse à cette question.

— Et moi je t'ai dit que je voulais l'entendre, mon amour.

Le cœur de Riza frémit de bonheur à ce nom. Cela leur arrivait si rarement de pouvoir s'adresser ainsi à l'autre !

— Oui, Roy, je veux de toi comme époux, murmura-t-elle.

Elle jeta un coup d'œil rapide à la bague qu'il lui passa au doigt – un éclat doré et blanc, une pierre modeste – et savoura le baiser qu'ils échangèrent, doux, délicieux, chaud. Leur premier baiser légal, pensa Riza avec un sourire alors que Roy l'enlaçait.