Hello!

Ce one-shot a été écrit pour la 149ème nuit du FoF, sur le thème "Colonel"

Avec un thème comme celui-ci, de qui d'autre que Roy Mustang puis-je parler?

Un peu de angst et de fluff pour ce 5 plus 1! Ce ne sont que des drabbles, donc 6 fois 100 mots!

Enjoy!


— Félicitations colonel, déclare Riza alors que Mustang entre dans le bureau, une étoile supplémentaire sur ses épaulettes. C'est un pas de plus vers votre objectif.

Le cœur de Riza tressaille au sourire de Mustang.

— Félicitations à vous aussi lieutenant. Cette promotion vous permet de continuer à m'aider, aussi je compte sur votre soutien indéfectible.

Riza sait ce que ses mots impliquent, qu'elle sera toujours présente à ses côtés pour le guider sur la bonne voie, pour éviter qu'il s'égare.

Elle souhaiterait plus, mais pour l'instant elle se contentera de ce qu'ils ont, de cette confiance absolue qu'ils ont pour l'autre.


Riza s'assoit sur la chaise à côté du lit où repose Mustang, fraîchement sorti de la salle d'opération. Elle l'observe, voit ses traits tirés, la transpiration sur son front, les cernes noirs sous ses yeux, et son cœur la pince encore une fois.

Son nom est soudain sur ses lèvres, et elle se les mord pour l'empêcher de sortir.

Elle ne peut pas le dire. Sinon, elle s'effondrera de nouveau en larmes, comme dans les souterrains du labo face à Lust.

Alors elle prend sa main et la serre tendrement.

— Colonel… murmure-t-elle, émue.

Elle le supplie silencieusement. «Revenez à moi.»


La fatigue a envahi Riza, et la lassitude l'a prise depuis que les hommes du bureau des affectations sont passées.

Le colonel n'est plus son supérieur. Cela signifie qu'il a échoué. Que le complot qu'il a cherché à découvrir est bien plus important que ce qu'il imaginait.

Riza accepte, soulagée, l'aide du Commandant Armstrong. Elle tente de mettre de l'ordre dans ses idées en mouillant son visage. Le colonel n'est pas mort, il va revenir, se convainc-t-elle. Mais cela n'empêche pas la tempête dans son esprit.

— Colonel! S'exclame-t-elle en le voyant.

Il semble exténué, mais il est là. Riza respire.


L'étreinte de la chimère gorille empêche Riza de courir vers Mustang, mais elle voit clairement Bradley planter ses lames dans les paumes du colonel. Son hurlement de douleur lui déchire le cœur. Elle ne peut que crier sa détresse et assister, impuissante, à son immobilisation.

Lorsque le cercle de transmutation humaine s'active, son «COLONEL!» n'est qu'un faible écho du rugissement qu'il pousse avant de disparaître.

Ne pas savoir ce que devient son supérieur est l'un des pires sentiments que Riza a jamais éprouvés, et elle pensait en avoir fini avec celui-là après Lust, après cette nuit d'angoisse passée à l'attendre.


Mustang entre en souriant et invite Riza à le suivre dans son bureau. Lorsqu'elle entre, il est déjà sur le canapé en train de masser ses mains, habitude prise durant sa rééducation. Par habitude aussi, Riza s'assoit à coté de lui et prend le relais sur sa main.

— Colonel ? Qu'a donné la réunion avec Grumman ?

Mustang se tourne vers elle, et Riza se perd dans son regard.

— Profitez du «Colonel» tant qu'il dure, lieutenant. Bientôt cela sera «Général».

Le souffle de Riza se coupe lorsqu'il caresse son poignet de sa main libre.

— Et je vais devoir m'habituer à «Capitaine», murmure-t-il.


— Alors, c'est fait?

Riza acquiesce. Elle ôte sa veste, ôte tous les insignes de sa précédente fonction. Elle n'est désormais plus militaire. Maintenant, il ne reste plus d'obstacle entre elle et Roy. La veste tombe au sol.

Riza contourne le bureau et lui fait face.

— Roy… souffle-t-elle.

Il sourit, et un poids s'envole de sa poitrine, un sourire fleurit sur ses lèvres. Soudain, elle se retrouve entre ses bras, et la chaleur de son étreinte lui rappelle celles qu'ils ont échangées durant le Jour Promis.

Cela lui manquait tellement…

— Riza… murmure Roy dans son oreille.

Riza frissonne, s'abandonne à lui.