Comme prévu mon père vient me chercher entre minuit et une heure du matin. Je l'entendis se faire accueillir bruyamment par Lucky et Anna, passant quelques minutes à parler avec elles. Je ne savais pas de quoi ils parlaient exactement, ne pouvant les entendre correctement depuis le salon avec le film en marche. Mais je me doutais qu'ils devaient parler de moi à un moment donné car Anna, lui disait de ne pas hésiter à l'appeler s'il avait besoin de conseil, qu'il savait par quoi il passait, qu'elles aussi elles avaient dû gérer Lucy à la mort de ses parents. Ces messes basses à mon sujet, ne me plaisait pas vraiment, mais je me disais dans le fond que si ça pouvait aider mon père à mieux me comprendre, ça ne pouvait pas être si mal. Même si cela me gênait fortement de rappeler à Anna le décès de sa sœur jumelle indirectement. Je n'osais imaginer la douleur qu'elle et son frère Weisslogia, le père de Sting et Rufus, avaient ressentis en apprenant le décès brutal de leur sœur.
Ne souhaitant pas faire attendre mon père, je soupirais ennuyé, bien conscient au fond de moi que j'avais de la chance qu'il ait accepté de venir me chercher aussi tard, alors qu'il manquait clairement de sommeil. Me relevant en douceur, je dégageais Lucy de mon corps qu'elle prenait pour une peluche géante, le plus délicatement espérant ne pas la réveiller au passage. Malheureusement cette fille semblait avoir le sommeil léger, à peine la déplaçais-je qu'elle papillonnait des yeux.
- Qu'est-ce que tu fais ? Murmurait-elle encore groggy.
- Mon père est là, je dois y aller. Murmurais-je à mon tour ne souhaitant pas déranger ses cousins et son amie qui avait fini par s'endormir aussi à peine le deuxième film commençait.
- Oh… J'espère que tu as passé une bonne soirée ? S'enquit-elle.
- Oui…Et Lucy j'aimerai qu'on parle de ça un jour. Lui dis-je en touchant ses scarifications, lui arrachant un frisson.
- Je te dirais tout ce que tu veux savoir ainsi que sur Cobra si ça peut t'empêcher de commettre les mêmes erreurs que moi. Me confiait-elle.
- Comment ? M'étonnais-je.
- J'ai entendu la fin de votre conversation tout à l'heure. Me sourit-elle.
- Pourquoi tu n'as rien dit ?
- Ce n'était pas le bon moment pour en parler. Et puis j'aurais perdu tout l'effet de surprise auprès de Sting le lendemain quand j'essaierai de le tuer. Devenait-elle menaçante.
- Ahahah, ne l'abime pas trop quand même, il est cool. Ris-je, doucement.
- Je suis contente que vous vous soyez aussi bien entendu Natsu. Me souriait-elle, prenant ma main toujours sur son poignet dans la sienne.
- Merci de m'avoir invité. La remerciais-je sincèrement, déposant un baiser sur son front avant de m'enfuir.
Je venais encore de faire un geste totalement irréfléchi à son encontre et étonnamment intime, mais je ne le regrettais pas. A vrai dire, je n'ai pas vraiment réalisé ce que je faisais, je crois. Avec Lucy tout était instinctif, je remarquais. Depuis qu'on se rapprochait et notamment depuis notre discussion dans les toilettes de mon école lors du match, on se montrait extrêmement spontané l'un envers l'autre. N'hésitant pas à être tactile entre nous sans que ne sois présent aucune gêne. Hormis quand on s'endormait l'un sur l'autre évidemment mais bon, nous savions tous les deux que c'était fait sans arrière-pensée malsaine. Alors même si j'avais bien conscience que ça pouvait paraitre bizarre comme comportement, je ne m'y attardais pas plus que cela. Je me sentais juste bien avec elle.
En arrivant dans la cuisine, je retrouvais mon père assis autour de la table en compagnie des tutrices de Lucy. Leur offrant un petit sourire, on se fixait pendant quelques secondes qui me parurent durer une éternité avec mon père, sous le regard scrutateur des deux femmes.
- Ça va ? S'enquit maladroitement mon père la voix tremblante.
- Oui ne t'en fais. J'ai vraiment passé une bonne soirée. Le rassurais-je, m'en voulant de le faire se sentir aussi mal en présence d'inconnu, lui qui était toujours si sûr de lui. Encore merci de m'avoir accueilli. Remerciais-je Anna et sa compagne, en tournant mon regard vers elles.
- Ce fut avec joie, tu reviens quand tu veux Natsu. Me sourit tendrement Anna pour la première fois.
- J'espère que ces quatre garnements ne t'ont pas trop maltraité. Tentait avec une pointe d'humour Lucky.
- Ahaha non ça va ! Par contre je crois que vous pouvez aller leur dire d'aller se coucher, j'étais le seul encore réveiller il y a quelques instants. Les informais-je.
- Hé voilà ! Ça fait les fier mais ça ne tient même pas jusqu'à plus de minuit. C'est lamentable pour des jeunes. Se moquait Lucky, arrachant un léger rire à Anna et mon père.
- Encore merci d'avoir accueilli mon fils et euh… Pour tout le reste. On va y aller et vous laisser tranquille. Les saluait chaleureusement Ignir.
- Ne vous en faite pas c'est avec plaisir. Semblait l'encourager Anna.
Décidément, j'aurais vraiment aimé savoir ce qu'ils avaient bien pu se dire. Mais bien que ma curiosité soit piquée à vif, je ne posais aucune question à mon père. Il régnait dans l'habitacle de la voiture un calme serein et je ne voulais pas le perturber avec mes interrogations auxquelles il ne voudrait surement pas répondre. Je décidais donc de laisser couler, admirant seulement la ville de nuit à travers la vitre. Me dirigeant directement vers ma chambre une fois arrivé à la maison. Cependant alors que j'allais pénétrer dans mon antre, je fus pris de remord. Je ne pouvais pas aller me coucher en restant sur ce silence entre mon père et moi. Bien qu'il soit reposant, je savais qu'il masquait une tonne de non-dit et d'incompréhension. Alors même si je lui en voulais toujours pour la dernière fois, je décidais de faire un pas vers lui, car je ne pouvais m'empêcher de me sentir coupable de son état lamentable.
- Merci de m'avoir laissé aller à cette soirée papa, je sais que tu n'étais pas chaud au départ. Me figeais-je, la main sur la poignée de ma porte.
- Je suis content que tu es passé une bonne soirée Natsu. Je sais que ce n'est pas facile pour toi et que tu as du mal avec le fait que je te surprotège par moment depuis ton accident mais sache que je fais ça parce que je t'aime de tout mon cœur, et que j'ai peur de te perdre. Se confiait-il.
- Je sais… Me détournais-je de lui, ouvrant la porte de ma chambre avant de m'y enfermer.
Une fois la porte refermée, je m'appuyais dessus, écoutant les pas de mon père se diriger vers sa chambre. Poussant un profond soupir, je ne cessais de me dire que j'aurais dû dire autre chose. Lui montrer que malgré ma colère sous-jacente, je le comprenais. Mais je n'avais pas réussi, encore une fois. Pourtant saurait été le moment idéal pour avoir une vraie conversation, mais je m'étais défilé tel un lâche. Epuisé de toute cette situation, je me déshabillais, espérant que ça irait mieux au réveil. Mais comme à chaque fois rien n'aurait changé et je retrouverais ce silence pesant, ainsi que mes noires pensées.
J'attaquais la semaine suivante, avec qu'une seule idée en tête. Plus qu'une semaine après celle-ci et je serais coincé chez moi. Stressé d'avance par cette situation, je me perdais souvent dans mes pensées, ignorant la moitié du temps mes amis involontairement. Heureusement pour moi, ils semblaient comprendre mon trouble et ne m'en tenait pas rigueur. J'avais vraiment des amis en or quand j'y pensais. Néanmoins, si l'angoisse de me retrouver coincé pendant deux semaines non-stop avec ma famille occupait une grande partie de ma tête, je ne cessais également de penser à l'histoire de Lucy. On ne s'était pas revu depuis sa soirée chez elle samedi soir et bien qu'elle avait promis de me parler de son passé, aucun de nous ne semblait vouloir aborder le sujet par téléphone. Il faut dire que ce n'était pas vraiment le genre de conversation qu'on pouvait avoir par message, il valait mieux se retrouver en face. J'attendais donc mardi soir avec impatiente.
Et quand mardi soir arrivait enfin, je trépignais de la voir finir sa séance de révision avec Roméo, mes séances avec Scorpio se finissant toujours avant les siennes. Je patientais donc sagement dans ma chambre attendant qu'elle me rejoigne. Je savais qu'elle viendrait car elle me l'avait promis en arrivant tout à l'heure. Je fixais donc l'horloge, me languissant que les minutes passent et quand enfin la porte de ma chambre s'ouvrait sur elle, je me retournais vivement vers elle, près à lui poser toutes les questions me hantant. Mais ma voix mourrait dans ma gorge. Comment pouvait-on aborder un tel passé sans être blessant ? Ça me paraissait impossible. Mon impatiente, se muait rapidement en hésitation et je ne savais quoi dire ou faire désormais qu'elle était là assise sur mon lit me fixant installer à mon bureau.
- Je croyais que tu voulais qu'on parle de mes scarifications et de tout le reste ? Se moquait-elle, en me voyant aussi mué qu'une carpe.
- Oui… Mais… Comment tu veux que j'aborde un tel sujet ? Grognais-je frustré.
- Pose-moi tes questions. Me sourit-elle.
- Facile à dire, je n'ai pas envie de te blesser non plus en assouvissant ma curiosité maladive. Expliquais-je. Tu n'as qu'à tout me raconter depuis le début en passant sous silence les parties dont tu ne veux pas parler. Finis-je par trouver comme alternative.
- D'accord… Alors par quoi commençait… Réfléchissait-elle un moment. Déjà tu sais que mes parents sont morts à mes 14 ans.
Voyant que parler du sujet la troublait plus qu'elle ne voulait l'admettre, je me contentais d'hocher la tête. Je ne voulais pas la brusquer dans ses explications. Je lui laisserais tout le temps dont elle avait besoin, quitte à reporter cette conversation à plus tard. Néanmoins, ne pouvant me résoudre à la laisser seul affronter cela, je me levais de ma chaise pour la rejoindre sur le lit. Je m'assis en face d'elle, saisissant ses mains entre les miennes, lui offrant un pâle sourire d'encouragement.
- Au début tout le monde à beaucoup pleuré, Anna, Weisslogia, mes cousins et puis un jour ils ont cessé, comme s'ils n'étaient plus tristes. Je me souviens qu'ils avaient organisé l'anniversaire de mes 15 ans comme si de rien n'était, seulement deux mois après la mort de mes parents. Et moi… Moi je ne comprenais pas pourquoi ils semblaient si heureux alors que moi j'étais encore si triste à l'intérieur. Je me sentais toujours aussi vide que lorsque la police était venue nous annoncer la nouvelle, pleurant tous les soirs dans ma chambre et eux ils étaient là fêtant un anniversaire dont je ne voulais pas. Je voulais juste rentrer chez moi, retrouver ma maison et revoir mes parents. Je voulais qu'ils soient là pour mon anniversaire et un anniversaire sans eux n'avait aucun sens pour moi. Je crois que c'est à partir de là que je me suis réellement renfermée sur moi-même et que je me suis mise à les haïr. Je ne comprenais pas pourquoi je devais être la seule à souffrir, pourquoi eux ils ne ressentaient plus rien, comme si les événements n'avaient jamais eu lieu. Comme si mes parents n'avaient jamais existé. Commençait-elle son récit, les larmes aux bords des yeux.
Touché de la voir comme cela, je ne pus résister à l'envie de la prendre dans mes bras. Je n'aimais pas la voir aussi mal, je n'aimais pas devoir lui rappeler tous ces moments de vie. Je m'en voulais terriblement de lui faire revivre tout ça, alors la moindre des choses que je pouvais faire pour elle s'était d'être présent. S'accrochant à moi, calant sa tête sur mon torse juste en dessous de mon cou, je l'entendis renifler bruyamment.
- Tu n'es pas obligé de continuer… Lui murmurais-je.
- Non c'est bon ça. Sanglotait-elle doucement.
- Luce… Soufflais-je.
- C'est à partir de là que je me suis fait mes premières scarifications. Me coupait-elle poursuivant son récit. Je… Je me sentais tellement mal que je crois que je voulais me faire souffrir autrement pour atténuer ma peine. Alors je me suis d'abord tailladé la peau dans ce seul but, puis très vite j'ai commencé à penser que je serais mieux auprès de mes parents. Des pensées suicidaires prenaient de plus en plus de place dans ma tête et je ne voyais pas ce qu'il y avait de mal à ça. Après tout ça soulagerait ma peine et vu que j'étais la seule à souffrir, ça ne ferait surement de mal à personne si je partais. J'ai alors fait une première tentative ratée. J'ai réussi je ne sais comment à faire croire à Anna que s'était un accident. En réalité avec le recul je me dis que ce n'était pas tant mon talent de menteuse qui l'a empêché de voir la réalité, mais le déni. Elle venait de perdre sa sœur jumelle, elle ne pouvait s'imaginer me perdre moi. Alors suite à cela j'ai attendu quelques semaines avant de réitérer mon geste, en m'y prenant autrement cette fois et j'ai failli réussir. Si Lucky ne m'avait pas trouvé à temps, je ne serais surement plus là aujourd'hui. Anna a bien été obligé de voir la réalité en face et m'a envoyé en hôpital pédopsychiatrique en pensant que ça me ferait du bien… Pourtant quand je suis ressorti ça n'allait pas mieux. Se remémorait-elle.
- C'est à partir de là que tu as commencé à te droguer n'est-ce pas ? Osais-je, après un silence de quelques minutes.
- Oui… Je ne me sentais plus la force de faire une tentative de suicide après mon séjour à l'hôpital mais je ne me sentais toujours pas mieux. A vrai dire la colère prenait le pas sur la tristesse désormais et j'en voulais à la terre entière pour la mort de mes parents. S'étaient des parents géniaux ils ne méritaient pas ça. Mais surtout j'en voulais à ma famille de ne pas être triste comme moi. J'étais tellement rempli de rage, que j'en étais devenu un élément perturbateur au sein de mon école. C'est comme cela que Cobra m'a remarqué. Il faisait parti de la bande à problème du lycée, jamais je ne me serais intéressée à lui avant mais là il avait quelque chose à me proposer. Quelque chose qui pourrait me soulager et qu'il pouvait se procurer via son grand frère qui dealer. Je me suis donc mise à me droguer, de l'herbe juste, je ne suis jamais allée plus loin bien qu'une fois qu'on ce soit mit en couple il m'ait proposé des choses plus fortes.
- C'est déjà ça… Relevais-je, essayant de détendre l'atmosphère pesante.
- Tu sais ce que c'était le pire ? C'est que ça ne me faisait pas me sentir mieux. Au début oui, mais dès que je redescendais c'était encore pire et je me sentais minable. Le seul truc qui réussissait réellement à me faire oublier mon malheur pendant quelques minutes s'était de coucher avec lui. Avouait-elle hésitante, comme si elle redoutait ma réaction.
- Comment tu as réussi à te sortir de tout ça ? Demandais-je.
- C'est Anna qui s'en est rendu compte. Elle m'a envoyé en camps de désintoxication de force et m'a obligé à couper les ponts avec Cobra. Je me souviens que le jour où je suis parti une énorme dispute à éclater entre nous. Pour la première fois depuis des mois, voire des années vues que j'approchais de mes 16 ans j'ai dit ce que j'avais sur le cœur. Elle s'est effondrée en apprenant ce à quoi je pensais. Et moi je réalisais que trop tard que si Anna ne montrait rien ça ne voulait pas dire qu'elle n'était pas triste, juste qu'elle se devait de rester forte pour moi. Alors je suis parti et quand je suis revenu j'ai repris ma vie en main… Et me voilà aujourd'hui. J'ai même réussi à valider tous mes examens en étant hospitalisé si ce n'est pas beau. Tentait-elle un trait d'humour, surement pour se détendre en même temps qu'elle resserrait sa prise sur moi, essayant de calmer ses larmes.
On restait ainsi je ne sais combien de temps, avant que ses pleures ne se tarissent. Relevant son visage vers moi, j'essuyais ses dernières larmes de mes pouces. M'offrant un pâle sourire elle vient poser une de ses mains sur ma joue avant de la remonter dans mes cheveux. Savourant sa douce caresse, je fermais les yeux. Je ne les réouvris même pas quand je la sentis poser son front contre le miens, la laissant se détendre, évacuant toute la tristesse. Perdu dans notre bulle, j'avais l'impression qu'on aurait pu rester ainsi pendant des jours, mais malheureusement Lucy y mit un terme en se décollant légèrement de moi, sans jamais quitter mes bras.
- Promets-moi de ne pas faire les mêmes conneries que moi Natsu. Crois-moi ça ne t'apportera que du malheur en plus. S'inquiétait-elle.
- Je peux te promettre d'essayer. Susurrais-je.
- Tu y penses encore parfois ? Demandait-elle, comprenant directement ce à quoi je faisais référence.
- Oui… J'essai de m'enlever cette idée de la tête mais parfois ça revient me hanter et je n'arrive plus à penser à autre chose. Décidais-je d'être honnête avec elle.
- Si jamais tu le souhaite Lucky est psychologue, elle pourrait te conseiller un de ses confrères. Je sais ce que tu dois penser des psys mais si jamais ça peut t'aider…
- Je te demanderai si je décide d'y aller. Lui souris-je. Merci de t'être confié à moi. Tu n'étais pas obligée.
- Ça m'a fait du bien d'en parler. Surtout que je n'ai pas sentis une seule seconde que tu me jugeais.
- Je serais très mal placé pour le faire. Ris-je doucement. Dis-moi tu vois toujours ce Cobra ? M'inquiétais-je.
- Non… A vrai dire j'ai un peu honte de ce que j'ai fait avec lui. Baissait-elle la tête honteuse.
- Pourquoi ? C'est vrai qu'il avait une mauvaise influence sur toi et qu'il a surement profité de ta faiblesse pour se rapprocher de toi mais… Est-ce que tu dis ça parce qu'il t'a forcé à faire des choses que tu ne voulais pas ?
- Quoi ? Non, jamais. Ce n'était pas un type fréquentable mais il ne m'a jamais fait de mal. Ce que je regrette c'est de m'être laissé avoir par ce qu'il m'offrait et d'avoir gâché ma première fois avec lui.
- C'est vrai qu'il correspond à une période sombre de ta vie mais si tu l'as fait en étant parfaitement consentante et si tu l'aimais tu ne dois pas en avoir honte. Dis-toi que même si c'était un mec toxique il t'a aidé d'une certaine manière dans ta guérison. Qui sait peut-être que sans cette période tu serais toujours la fille paumée au fond de son trou. Essayais-je de voir le bon côté des choses.
- Merci Natsu… Me serait-elle contre elle à nouveau, touchée parce que je venais de lui dire.
- Après qu'on s'entende tu mérites mille fois mieux que ce pauvre type hein. M'exclamais-je, lui arrachant un rire.
- Ahaha tu as bien raison ! Au faite tu m'as appelé Luce tout à l'heure ? Relevait-elle intriguée.
- Euh… Oui… Ca m'est venu comme ça. C'est un surnom tu n'aimes pas ? Paniquais-je presque.
- Si si au contraire. Me sourit-elle affectueusement.
On aurait surement pu continuer à parler encore longtemps tout en restant dans cette position, si mon frère n'était pas venu nous déranger. D'abord surpris de nous voir aussi proche, le visage rouge de gêne, il fini par se reprendre en demandant s'il pouvait parler à Lucy en privé. Etonné par sa demande, on se regardait brièvement avec Luce avant d'hausser les épaules et qu'elle n'accepte de le suivre, se détachant de moi. Surement venait-il de réaliser qu'il y avait un truc qu'il n'avait pas bien compris tout à l'heure.
