Le retour au lycée fut particulièrement douloureux le lendemain. En effet, je redoutais d'affronter le regard des autres, craignant déjà les remarques acerbes, les yeux remplis de moquerie et de pitié des autres. Connaissant Luxus, je savais que ma crise d'angoisse d'hier soir était déjà connu de tous et je maugréais en me levant, priant pour que la terre s'ouvre sous mes pieds. Je ne voulais pas les voir, je ne voulais pas subir et faire comme si de rien ne m'atteignait encore et encore, acceptant avec nonchalance que tout le monde se moque de moi, sans comprendre. Comme le disait si bien mes amis et ma psy, c'était facile pour eux de juger quand ils ne savaient pas, quand ils n'avaient pas à vivre ce que je vivais.

Me roulant en boule sous ma couette, je restais ainsi pendant plusieurs secondes, avant d'entamer ma descente du lit, laissant mes jambes pendre en premier du lieu si confortable et sécurisant. Me forçant à me lever, je fus surpris en voyant mon père rentrer dans ma chambre, toquant brièvement avant de s'inviter, me demandant avec toute la gentille qu'il possédait si je souhaitais rester à la maison aujourd'hui. Sa proposition alléchante, m'arrachait un regard surpris, me permettant de réaliser une fois de plus combien mon père s'inquiétait pour moi et notamment mon état mental. Il ne cessait de me voir faire des up et des down en ce moment niveau moral et il devait avoir peur que me ramener au lycée directement après ma crise ne provoque un énième down énorme, et qui sait peut-être même une autre crise d'angoisse.

Je restais donc assis sur mon lit, réfléchissant sérieusement à sa proposition, sachant très bien que ses inquiétudes étaient fondées et qu'il y avait une chance pour qu'elles se réalisent. Rester ici une journée de plus, me permettrait de me remettre entièrement de ma crise, je pourrais me reposer, profiter simplement de mon lit et je me disais que c'était une bonne raison de rester. Mais je savais que c'était une mauvaise raison, car c'était un mensonge. Je n'avais pas besoin de me remettre physiquement de ma crise d'angoisse, la fatigue s'étant envolée après une bonne nuit de sommeil. Non. Ce que je voulais éviter c'était le regard des autres, je voulais fuir. Fuir, au moins une fois dans ma vie et ne pas affronter encore et encore mon entourage depuis l'accident. Mais bien que je sois devenu sacrément faible, je refusais de lâcher le peu de courage qu'il me restait. Je poussais donc un grand soupir, me redressant, planter mes pupilles onyx dans celle de mon père, lui disant que je voulais retourner en classe. Tant pis pour les quand dira-t-on, de toute façon il était grand temps que j'apprenne à faire avec, ma vie en serait remplie à tout jamais désormais, surement l'était-elle-même déjà avant, mais que je ne le remarquais pas ou m'en fichais. Et dans ce cas de figure, il n'y avait donc aucune raison pour que je change ma façon de penser, je n'avais juste qu'à redevenir ce type joyeux qui se fichait de tout, tant qu'il était entouré de ses amis. Comme disait si bien Aquarius « dans le fond il est toujours là, tu l'as juste abandonné ».

Cependant, bien que résolu à affronter de nouveau le monde avec un regard un peu plus je m'en foutiste, assumant ce que j'étais devenu, je réalisais que malgré toutes mes bonnes intentions et l'aide de ma psy, ainsi que des mes amis cela allait être plus compliqué que prévu. Les craintes que j'avais ressenti en me levant et que j'avais décidé de repousser tout au fond de mon esprit, m'occupant du mieux que je pouvais la tête en allant au lycée refessaient brutalement surface en voyant tous les regards curieux, inquiets, inquisiteurs des autres élèves. Avalant bruyamment ma salive, je me dépêchais de rejoindre mon groupe de pote qui m'attendait devant le portail, leur offrant une grimace en guise de sourire.

- Natsu comment tu vas ? Dis-moi que tu vas bien, que tu ne vas pas mourir ! Se jetait à mon cou Loki, pleurant presque à chaude larme, m'étouffant au passage.

- Lo… Loki… Peut plus… Respirer… Me débattais-je, agitant mes bras dans tous les sens dans l'espoir de lui faire comprendre, sous les rires des autres.

- Oups… Pardon ! S'excusait le roux en souriant.

- Si tu veux ma mort dit le. Reprenais-je mon souffle, le faisant rire.

- On te préfère vivant la salamandre. Me souriait Gadjeel, continuant à m'appeler par mon surnom de joueur.

- Combien de fois je dois te dire de ne plus m'appeler comme cela ? Grimaçais-je, détestant désormais ce surnom que j'adorais par le passé.

- Désolé mec, mais il n'y aura jamais qu'une seule salamandre du lycée Fairy Tail et ça serra toi, donc jamais je ne cesserais. Se moquait-il, me donnant une légère accolade.

- Sinon comment Luxus a annoncé la nouvelle aux autres ? Demandais-je, indiquant les autres élèves d'un signe de tête, souhaitant détourner la conversation.

- Comme Luxus ! Soupirait Grey, visiblement en colère.

- En m'humiliant publiquement donc ? Bien, je ne m'attendais pas à mieux de lui. Grimaçais-je à nouveau, imaginant parfaitement le grand blond, se moquer de moi, disant à qui veut bien l'entendre à quel point j'étais une merde.

- Ouai… Mais Lisanna l'a très vite arrêté en lui disant, qu'il ne pouvait pas savoir ce que tu vivais et avais vécu. M'annonçait Jellal.

- Pardon ? M'écriais-je, n'en revenant pas, croyant presque avoir atterri dans une dimension parallèle.

- Ouai… Je sais que ça parait bizarre et ça a paru bizarre à tout le monde, mais ça a permis aux gens de ne pas vraiment se moquer. Bien sûr il y a toujours des connards qui suivent Luxus aveuglement mais la plupart t'ont pris en peine.

- Génial… J'ai donc le choix soit entre les regards de pitié que je déteste ou les moqueries… Bien… J'aurais dû accepter la proposition de mon père de rester couché. Soupirais-je, déjà fatigué d'avance face à cette journée.

- Ouai mais tu ne l'as pas fait, ça veut donc dire que tu peux encaisser. M'encourager mon meilleur ami, passant son bras par-dessus mes épaules, m'entrainant avec lui et les autres direction notre salle de classe.

Se déplaçant en groupe, mes potes adoptaient une position de défense, marchant un peu comme des racailles, me faisant rire. Aussi, ridicule puissent-ils être à se mouvoir comme cela, je savais que c'était leur façon à eux de me protéger et de dire aux autres de me laisser tranquille. « Si tu veux chercher des noises à Natsu, tu auras affaire à nous » c'est exactement ce que leur position voulait dire et je souriais bêtement en les voyant faire, sentant mon cœur se réchauffer de l'intérieur. On était redevenu une vraie belle bande de pote, toujours là les uns pour les autres et notre distance de la rentrée me semblait désormais bien loin. Pourtant, je n'étais toujours pas redevenu un super joueur de hand et je ne le redeviendrai jamais. Décidemment, je devrais vraiment plus écouter ma psy quand elle me dit que les gens qui m'aiment sont là pour moi et pas pour le joueur, après tout cela semblait plutôt vrai, la preuve avec Lucy.

En parlant, d'elle j'avais tellement hâte de la voir ce soir, on avait prévu de se retrouver juste après les cours et d'aller se balader un peu en ville, Sting nous rejoignant peut-être à un moment donné, profitant simplement l'un de l'autre. Malheureusement, je devais affronter cette journée de merde avant et quand je disais journée de merde, ce n'était pas un euphémisme, à peine arrivais-je en cours d'histoire, que notre professeur me demandait comment j'allais, m'affichant devant toute la classe et je le maudissais intérieurement, en lui répondant un maigre ça va, plus grogné que parlé. Et ce fut comme ça pendant tout le reste de la journée. Sans parler, des commères qui venaient me voir juste pour prendre des nouvelles afin de baver par derrière ou encore des cons qui me criaient des fillettes, faiblard ou que sais-je d'autre en la présence de Luxus, celui-ci riant à gorge déployée à chaque fois, ne manquant pas d'en rajouter une couche.

Prenant sur moi, je faisais de mon mieux pour ne pas répondre et faire comme si rien de tout cela ne m'atteignait, après tout c'était ma toute nouvelle résolution. Mais les mots agissaient sur moi comme des poignards et je devais serrer les dents, espérant devenir sourd aux bruits alentours. Hors de question de les laisser m'atteindre et de provoquer une nouvelle crise d'angoisse en leur présence, ça serait exactement leur donné ce qu'ils voulaient. Pourtant leurs insultes, me plongeait de nouveau dans la noirceur de mon esprit et je pouvais sentir mes pensées suicidaires tenter de pointer leur nez à la surface, mes souvenirs de moi courant heureux m'envahissant petit à petit. Heureusement, que mes amis étaient là pour m'aider, pour répondre et surtout pour me soutenir. Sans eux je savais que j'aurais déjà craqué, priant pour que mon père vienne me chercher en urgence. Alors quand la journée touchée enfin à sa fin et que je dû me rendre vers la sortie du lycée tout seul, j'avalais difficilement ma salive, en voyant le groupe des filles devant le portail en compagnie de Luxus. Merde, il ne devrait pas déjà être sur le terrain ? Mes potes étaient déjà là-bas pour s'entrainer, alors qu'est ce qu'il foutait là avec elle ?

En me rapprochant d'eux, mes jambes refusant d'avancer encore plus que d'habitude, je comprenais rapidement qu'il trainait avec elles au lieu d'aller rejoindre Gildratz et les autres à l'heure car il se disputait avec Lisanna. Apparemment, ils avaient un gros désaccord et en entendant Luxus, gronder qu'il ne comprenait pas pourquoi elle prenait la défense d'une « merde pareille dernièrement » je sus que j'étais le sujet de leur dispute. Manquant d'avaler de travers ma salive, je me figeais. Aujourd'hui Lisanna avait tenté dès qu'elle le pouvait de s'interposer dans les blagues discriminantes de Luxus à ma plus grande surprise, elle qui c'était toujours montré insensible à mon sort depuis l'accident, semblait tout à coup très investi et je n'arrivais pas à comprendre. Bien sûr, je me sentais reconnaissant qu'elle prenne peut-être enfin conscience des choses, mais je n'arrivais pas à comprendre pourquoi maintenant, il y avait forcément quelque chose qui m'échappait. J'allais vraiment devoir songer à aller lui parler, comme me le conseillait mes amis.

Mais pas ce soir, non ce soir j'étais définitivement de trop et je voyais bien qu'Erza, Juvia, Mira et Levy se retenait tant bien que mal d'intervenir, songeant très certainement que c'était leur problème de couple. Mais je voyais bien la rousse, bouillir sur place et je ne pus empêcher un petit sourire de fendre mon visage, en la voyant serrer les poings. Toutefois, mon geste, ainsi que ma présence ne semblaient pas passer inaperçu et Luxus m'interpellait, en m'insultant.

- Hé le raté qu'est-ce que tu fou ? S'avançait-il menaçant vers moi. Tu sais que à cause de toi des gens m'ont répondu aujourd'hui ? Même ma meuf ! S'écriait-il visiblement très en colère que sa majesté soit remise en question.

Les poings serrés, il s'avançait rapidement vers moi et semblait près à me passer à tabac, ses yeux se portant méchamment sur mes jambes. Anxieux, je savais d'avance où il souhaitait frapper et je me tendais comme un arc. Je pourrais répondre un minimum avec mes poings, mais si jamais il s'en prenait à mes jambes s'en était fini, elles étaient déjà particulièrement fragiles et il faudrait d'un rien pour qu'elles ne se brisent complètement. La peur me saisissait alors immédiatement et je me tétanisais sur place, observant avec angoisse ce taré s'approcher de moi, les filles et notamment Erza tentant tant bien que mal de le retenir en voyant très bien ses intentions.

- Hé l'abrutis je peux savoir ce que tu comptes faire là ? S'écriait soudain une voix derrière moi, nous surprenant tous et stoppant Luxus dans sa course.

- Sting… Sting Eucliff de Seberthoot ? Qu'est ce que tu fou là ? S'écriait Luxus, choqué par la présence de l'autre capitaine. Tu viens nous espionner ? C'est bas comme technique ! Affirmait le blond tout d'un coup, fier de sa supposition.

- Vous espionner ? Non désolé mais j'ai mieux à faire que ça, de plus depuis que tu es passé capitaine ton équipe n'est absolument plus une menace pour la mienne. J'aurais intérêt à vous espionner si c'était encore Natsu qui dirigeait. Lançait Sting ses paroles agissant comme du poison, faisant reculer Luxus de stupéfaction.

- Comment… Commençait à siffler Luxus.

- Comment quoi ? Tu as un problème avec la vérité ? C'est pour ça que tu t'en prends à lui ? Sérieusement tu es encore plus pathétique que je le pensais. Que ce soit bien clair Luxus, si je te prends encore une fois à le menacer je ferais en sorte que tu ne joues plus jamais, nulle part, tu sais que j'ai les connaissances pour. Le menaçait Sting, ses yeux jetant des éclairs, si un regard pouvait tuer, Luxus serait déjà six pieds sous terre.

L'intervention inattendue de Sting, laissait tout le monde sur le cul moi y compris et la menace claire du blond, suffisait à faire reculer Luxus, les filles elles le regardant comme le Messie, et surement que moi aussi. D'autant plus que la menace de Sting, n'était vraiment pas à prendre à la légère, son père Weisslogia possédait une énorme entreprise de vêtement de sport et avait des contacts de partout dans le milieu, il serait donc bien capable de ruiner la réputation d'un joueur en un claquement de doigt.

- Sting qu'est-ce que tu fou ici ? M'exclamais-je enfin, retrouvant ma voix.

- Bah on est venu te voir pardi ! On a fini plutôt donc on s'est dit qu'on pouvait venir directement au lycée te chercher. Me souriait le blond, changeant totalement d'humeur, surprenant notre public qui ne semblait pas comprendre d'où on se connaissait.

- On ? Demandais-je, faisant fit du regard interrogateur des autres, trop préoccupé par qui pouvait être ce on, ayant déjà une petite idée en tête.

- Natsu ! Entendis-je, hurler au loin.

Je me retournais alors pour voir une furie blonde, me foncer dessus, se stoppant juste à temps avant de me renverser, ses bras s'enroulant malgré tout autour de mon corps dans un étau serré. Visiblement en colère et folle d'inquiétude, Lucy ne semblait pas prompte à me lâcher et je mentirais en disant que cela me dérangeait. Trop heureux de la voir, j'enroulais à mon tour mes bras autour de sa taille, posant ma tête sur son crâne respirant à plein poumon son odeur réconfortante. J'étais sûr qu'elle était la deuxième personne dont Sting parlait. Ravi de la voir, je fus stupéfait quand elle distendait un peu notre étreinte pour venir m'embrasser, ses mains agrippants ferment ma chemise. Surpris par son action soudaine, je ne refusais pas pour autant le baiser, trop heureux d'y répondre, glissant mes mains dans ses cheveux. J'aurais tout le temps de lui demander plus tard où était passé sa pudeur vis-à-vis des gestes d'affection en public.

Son baiser, étant brutal, exigeant et je ne sus quand y répondant pourquoi elle m'embrassait, elle avait surement vu Luxus s'approcher au loin et avait paniqué. C'était un baiser pour se rassurer, un baiser pour me dire « je suis heureuse que tu sois toujours là, que tu ailles bien, j'ai eu si peur », je lui répondais alors un peu plus calmement, souhaitant l'apaiser.

- Tu peux m'expliquer pourquoi tu m'as jeté ton sac à la figure avant de t'enfuir tel un super héros ? Moi aussi je voulais intervenir, à cause de toi j'ai pris du retard ? Accusait-elle Sting, une fois notre baiser terminé, ses bras s'enroulant à nouveau autour de moi dans un geste protecteur.

- Quoi ? Mon sac me retardait dans ma mission de sauvetage ! Sérieusement Lucy tu devrais me remercier j'ai sauvé la vie de ton petit copain ! S'écriait outrer Sting.

- Mais bien sûr, donc tu vas le sauver mais moi tu m'assommes ? Je suis quoi ? Un dommage collatéral ? S'énervait-elle en retour.

- Exactement petite cousine ! Répondait-il sur le même ton.

- Je ne suis pas petite ! On a le même âge je te rappel crétin. Criait-elle, en retour, leur dispute n'ayant ni queue, ni tête au fur et à mesure du temps et je ne pus retenir un énorme fou rire qui les stoppaient net, les yeux des autres s'agrandissant de stupeur. Les filles et Luxus ne m'ayant plus jamais vu rire comme ça depuis l'accident.

- Natsu… Commençait Erza, avant d'être interrompue par Luxus, visiblement il avait fini de se taire.

- Bordel tu es qui toi ? Demandait-il brutalement à Lucy, mes bras se resserrant automatiquement autour d'elle en signe de protection.

- Moi ? Lucy Heartfillia étudiante au lycée de Saberthoot, cousine de Sting Euclif et petite amie de Natsu Dragneel. Affirmait-elle, sa voix ne tremblant pas d'une octave face au mastodonte blond.

- Petite amie ? Sérieusement, il te paye combien pour que tu sortes avec lui ? Riait Luxus.

- Pardon ? S'écriait Lucy, scandalisée.

- Oh aller arrête, tu ne vas pas me faire croire qu'une fille comme toi veut d'un mec comme lui, c'est un handicapé… Commençait à se moquer Luxus.

- Premièrement, tu ne me connais pas alors tes jugements de valeurs sur moi tu peux te les garder. Deuxièmement, Natsu n'est pas handicapé il a juste des difficultés à marcher. Troisièmement, je suis avec Natsu car j'ai des sentiments pour lui, que c'est un type génial qui a énormément à offrir et qui vaux mille fois mieux qu'un sale type dans ton genre. Quatrièmement, ta bite est petite jusqu'à qu'elle point pour que tu te sentes obligé de compenser ta pseudo virilité par de la méchanceté gratuite ? Le coupait Lucy, le soufflant littéralement, l'humiliant comme on ne l'avait jamais humilié.

Choqué, je restais sans voix en voyant ce petit bout de femme mettre à terre le grand Luxus en seulement un discours, le rabaissant plus bas que terre, le traitant comme la merde qu'il était. Le pire, c'est qu'elle venait de faire tout ceci avec une assurance démesurée, aucun atome de son corps ne tremblait face au blond et elle restait parfaitement droite dans ses bottes, sa stature imposant le respect, ses yeux lançant des couteaux. Bordel jusqu'à quel point cette famille avait-elle du charisme ?

Même Luxus, semblait ne pas s'en remettre et fermait, ouvrait la bouche tel un poisson rouge. Incapable de trouver ses mots, il finit par partir furax, le visage rouge de colère en voyant Guildratz venir le chercher, fou de rage de voir son capitaine en retard à l'entrainement. Il se détournait donc de nous en nous snobant et je savais déjà que j'allais en entendre parler dès le retour en classe de lundi, voir même dès ce soir avec mes potes.

- Luce, tu es décidemment incroyable. Lui dis-je admiratif.

- Je sais ! Se vantait-elle, avant de rire, m'entrainant avec elle tout son corps se relâchant dans mes bras qu'elle n'avait jamais quitté un instant.

- Wouah s'était sacrément impressionnant, je crois que je n'ai jamais vu quelqu'un parler comme cela à Luxus. Merci de l'avoir mouché comme cela, on ne savait plus quoi faire pour le calmer. S'exclamait soudain Erza, étant la première des filles à sortir de son état de stupeur, s'avançant poliment vers Lucy, sa main tendue en signe de bienvenu.

- Oh ce n'était rien, dans la famille on a de l'entrainement. La saluait Lucy, se détachant de moi. Tu t'appels comment ? Lui souriait ma blonde préférée visiblement ravi de faire de nouvelle rencontre.

- Erza ! Et voici Juvia, Mira, Levy et Lisanna. Se présentait Erza, ainsi que le reste des filles.

- Enchantée ! S'exclamait Lucy, son regard s'attardant pendant quelques secondes sur Lisanna, la blanche baisant la tête pour je ne sais quelle raison.

- Bien… Ce n'est pas que je suis contre faire de nouvelles connaissances, mais j'ai faim et avec Natsu on n'est pas près de manger donc faudrait qu'on bouge. Se manifestait de nouveau Sting, râlant en se tenant le bide en une fausse douleur.

- Mes jambes t'emmerdent, cordialement ! Sifflais-je à moitié mort de rire, sous le regard estomaqué de mes anciennes amies.

- Moi aussi je t'emmerde tête rose, avec mes sincères salutations. Riait Sting en retour, nos bras s'emmêlant en mode bras dessus, bras dessous.

On prenait la sortie du lycée en se chamaillant tous les deux, sous le soupir lasse de Lucy qui était déjà fatiguée d'avance par toutes nos bêtises, nous rejoignant en trottinant, une de ses mains venant saisir celle de libre que je possédais encore, un léger sourire ornant ses lèvres. Je me retournais alors pour dire au revoir malgré tout aux filles, me disant que je leur devais bien ça pour avoir tenté de retenir Luxus et par politesse tout simplement. Je fus étonnée, de voir leurs yeux pétiller de joie en me voyant partir en compagnie des cousins, le regard perdu de Lisanna s'accrochant au miens une fraction de seconde avant que je ne me retourne. Ouai… il allait définitivement falloir qu'on ait une conversation tous les deux.