Rangeant et rerangeant les coussins installés sur le canapé, je passais mes angoisses comme cela, me retenant de faire les cent pas dans toute la maison, me sermonnant mentalement sur le fait que si je faisais ça, j'allais encore souffrir d'avoir trop marché. Grognant, je maltraitais un de ces pauvres coussins, regardant pour au moins la millième fois de la journée mon téléphone pour voir l'heure. Lisanna devait arriver d'une minute à l'autre et tout le stress que j'avais refoulé jusqu'à l'heure d'arrivée prévue grimpait en flèche. J'avais essayé de ne pas penser à notre prochaine rencontre après avoir convenu de notre rendez-vous, mais je n'y arrivais pas. Mon esprit me ramenait toujours à ce moment et j'étais souvent déconnecté, oubliant les gens autour de moi. J'étais tellement anxieux à l'idée d'avoir cette conversation, que j'avais oublié de répondre à mes amis et à Lucy ce matin, incapable de me concentrer plus de deux secondes sur quelque chose.

Quand j'avais réalisé, je m'étais fustigé mentalement. Bordel ! Autant mes potes je m'en fichais un peu, je savais que ce n'était pas très grave et qu'ils comprendraient que je leur laisse un simple vu, mais alors Lucy. Franchement, j'abusais, d'autant plus que je la trouvais distante depuis hier. Je ne savais pas si c'était à cause de mon rendez-vous prévu avec Lisanna ou si c'était autre chose, Lucy ayant bien plus de préoccupation qu'elle ne le laissait paraitre au premier abord. Et quand bien même je tentais de me rassurer, me disant que Lucy m'avait toujours soutenu dans ma décision, m'encourageant à revoir la blanche, et que par conséquent son silence inhabituel devait avoir un rapport avec un soucis personnel, je ne pouvais m'empêcher de psychoter. Et si finalement elle regrettait de m'avoir encouragé à voir la blanche ? Si elle était plus jalouse qu'elle ne le laisse paraitre ? Des dizaines de question du genre tournaient dans ma tête et j'angoissais encore plus. Car s'il y a bien un truc que je ne voulais pas, c'est que Lucy doute de mes sentiments pour elle. Mon inquiétude était tellement grande, que j'avais insisté pour la voir ce soir après la confrontation avec Lisanna, réussissant à la convaincre de venir alors qu'elle pensait rester chez elle aujourd'hui à cause de ma rencontre avec la blanche.

Etrangement, mon père avait eu la même idée que Lucy. Quand il a su que j'avais rendez-vous avec Lisanna pour discuter de tout ce qu'il s'était passé, il avait fui de la maison direct après le repas du midi, emportant Roméo avec lui, décrétant que ça serait mieux si j'étais seul pour ça. Mais je ne voulais pas être seul moi ! Je voulais que quelqu'un vienne m'enlever et annule ce rendez-vous avant que je ne meure d'une crise cardiaque. D'ailleurs, c'était un miracle que je réussisse à tenir le coup et à pas annuler cette maudite rencontre. Quelle idée à la con j'avais eu encore moi.

Retenant un cri de désespoir, luttant contre mes démons intérieurs toujours prêt à ressurgir, je continuais à me battre avec mes coussins quand j'entendis la sonnette d'entrée sonner, me faisant sursauter et manquer un arrêt cardiaque. Tremblant, je me relevais doucement, m'avançant lentement vers la porte d'entrée, essayant de contrôler ma respiration sifflante, me concentrant au maximum sur mes pas. La distance entre le salon et cette porte, ne m'avait jamais paru aussi longue, j'eu l'impression de ne jamais arriver devant et une fois que j'y étais, j'eu l'impression d'y être arrivé beaucoup trop vite. Sérieusement, mon cerveau partait totalement en vrille. Figé devant l'entrée, je prenais une immense inspiration, avant d'ouvrir la porte dans un souffle rapide, mon regard croisant instantanément celui de Lisanna qui semblait aussi à l'aise que moi à l'idée de cette rencontre. Bizarrement, ça me rassurait de voir qu'elle était aussi anxieuse que moi.

- Euh… Salut Lisanna, vas-y rentre… L'invitais-je à rentrer en m'écartant légèrement, avalant difficilement au passage.

- Salut Natsu… Merci… Euh… Je m'installe où ? Demandait Lisanna, ses yeux parcourant ma maison dans tous les sens, comme si elle était à la recherche d'une issue de secours.

- Euh… La cuisine, sur l'ilot central, c'est juste à ta gauche. Indiquais-je, la suivant lentement, mes jambes pesant encore plus lourdes que d'habitude.

S'installant prudemment sur l'un des tabourets entourant l'ilot, la blanche mettait immédiatement ses mains sur ses genoux, son regard se posant sur celles-ci. Tétanisée dans cette position, elle refusait de me regarder, même lorsque je viens m'assoir en face d'elle. On aurait dit une enfant qui venait de faire une bêtise et qui attendait sa punition. Tout aussi tendu qu'elle, je restais muet, incapable de trouver quoi dire pour lancer la conversation. Un silence pesant s'installait donc, rendant l'atmosphère lourde, gênant de plus en plus Lisanna qui se mit à se tortiller sur place.

- Alors euh… Tu voulais me voir pour me parler. Craquait-elle, me soulageant aussi.

- Hé bien… Je voulais savoir pourquoi tu prends ma défense tout d'un coup auprès de Luxus, alors que tu t'en fichais bien de moi avant. Demandais-je enfin, osant formuler la question qui me brulait les lèvres depuis peu.

- Je m'en fichais ? Natsu qu'est ce que tu racontes, je ne m'en suis jamais foutue de ce qu'il t'arrivait. Affirmait-elle, choquée par mes propos, m'arrachant un rire jaune.

- Tu te fou de moi ? Après mon accident je ne t'ai pas vu une seule fois à l'hôpital et quand je suis revenu en cours tu m'as ignoré, te pavanant au cou de Luxus, comme si tu étais fier d'avoir réussi à pécho le capitaine de l'équipe de hand peu importe qui il était. L'accusais-je, la colère montant petit à petit.

- Je suis désolée… Marmonnait-elle.

- C'est trop tard pour les excuses. Grondais-je.

- Je sais mais… Mais… Balbutiait-elle, incapable de dire quoique ce soit de plus.

- Mais quoi Lisanna ? Criais-je.

- Je ne pouvais pas ! Hurlait-elle à son tour, sa soudaine explosion me stupéfiant. Je… Je ne pouvais pas te regarder en face d'accord ? J'étais incapable de le faire et je le suis toujours… Bon dieu Natsu… Tu as risqué ta vie pour moi et je n'y arrive pas… Je sais que c'est pitoyable et minable mais je suis incapable de te regarder. Commençait-elle à trembler, sa voix se remplissant de trémolo, me calmant aussitôt.

- Pourquoi ? Questionnais-je.

- Parce que dès que je te regarde je vois tout ce que tu as perdu par ma faute. Je sais à quel point tu adorais jouer et tu peux à peine marcher maintenant. Avant tu riais tout le temps, croquais la vie à pleine dent et maintenant tes yeux sont vides de vie la moitié du temps. Et tout ça c'est ma faute. Pleurait-elle.

- Lisanna… Tentais-je, mais elle me coupait la parole.

- Non attend, tu voulais l'entendre pas vrai ? C'est pour ça que tu m'as fait venir. Alors s'il te plait laisse moi finir tant que j'en ai l'occasion. Je… Je suis désolée d'accord ? Désolée pour tout, pour l'accident, pour ne pas être venue à l'hôpital, pour ne pas t'avoir dit merci… Mais je n'y arrivais pas, dès que je pensais à toi la culpabilité me rongeait et j'étais incapable ne serait-ce que de faire un pas vers toi. L'hôpital je ne pouvais pas y aller car je me sentais illégitime, tu étais là-bas par ma faute. Jamais tu n'aurais dû y aller, saurait dû être moi. Et au début, je me suis dit que je viendrais te voir quand tu reviendrais en cours mais quand je t'ai vu revenir, je n'ai pas pu. Ta démarche, ton regard, tout me criait coupable et je n'y arrivais pas. Alors oui j'ai fait semblant, oui je t'ai ignoré en espérant oublier, croyant que ma culpabilité allait passer. Je sais que c'est lâche, mais…

- Ce n'est pas ta faute ! La coupais-je à mon tour, toute ma haine s'envolant en l'entendant s'expliquer en pleur. Bon Dieu, Aquarius avait tellement raison.

- Mais je… Relevait-elle la tête, osant enfin me regarder en face.

- Lisanna, cet accident ce n'est pas toi qui la produit. Ce n'est pas toi qui étais au volant de cette voiture. Oui saurait dû être toi, mais non je ne le regrette pas de t'avoir sauvé la vie, je sais que je m'en serais voulu toute ma vie de n'avoir rien pu faire. La réconfortais-je.

- Mais tes jambes, ta carrière… Commençait-elle.

- Ça oui je le regrette, et je le regretterais surement toute ma vie d'avoir perdu ça mais… Je travail à aller mieux, je vais déjà mieux. Me voulais-je rassurant, lui offrant un pâle sourire.

- Je suis tellement désolée… Si tu savais… Je ne pensais pas que mon attitude te blessait autant, je pensais que tu me détestais. Soupirait-elle.

- Je ne vais pas te mentir, j'ai commencé à ne pas te porter dans mon cœur en voyant ton ignorance. Je pensais te dégouter, ne plus rien valoir en tant que personne vu que je ne jouais plus… Soufflais-je.

- Tu ne me dégoute pas Natsu… Et tu vaux toujours autant crois moi…

- Pourtant tu t'es mise direct avec Luxus après mon accident. Tu sais, je pensais vraiment t'intéresser à l'époque, j'ai même cru à un moment donné qu'on pourrait recommencer, au début que j'étais à l'hôpital. Sifflais-je.

- En ce qui concerne Luxus quand il a su pour l'accident, il s'est mit à me tourner autour, j'ai d'abord refusé ses avances, avant de les accepter. Il se montrait prévenant, bienveillant… Oui je sais ça parait étrange… Il était là quand j'en avais besoin et c'est tout ce qui comptait à ce moment-là. Je sais que tout le monde me pense intéressée, et je lui suis-je l'avoue, mais pas autant que je ne le parais. J'ai juste besoin d'exister aux yeux du monde et de quelqu'un. Expliquait-elle, ses yeux dérivant à nouveau tout autour d'elle.

- Et si Luxus n'avait pas été là est ce que tu aurais pu recommencer avec moi ? Insistais-je, sans savoir réellement pourquoi. Mais j'avais besoin d'entendre sa réponse.

- Honnêtement ? Je ne crois pas… Je culpabilise beaucoup trop pour t'offrir ce dont tu as besoin et puis… J'étais attirée par le joueur de hand, par l'homme toujours souriant et jovial. Je ne pense pas que j'aurais pu, que je pourrais t'aider à aller mieux, je n'ai pas les épaules pour ça. Traite-moi de faible si tu le souhaite, je comprendrais. S'excusait-elle presque une nouvelle fois.

- Non… C'est bon… Je peux comprendre… Enfin je crois…

- Puis pourquoi me poses tu la question n'es-tu pas en couple ? Se questionnait-elle, s'étonnant de mon insistance.

- Si… Et elle est fabuleuse, je l'aime et jamais je ne la laisserai partir, mais… Je ne sais pas, j'avais besoin de savoir. J'ai un sérieux soucis d'image de moi depuis l'accident et… Savoir ce que tu penses réellement de tout ça m'aide à avancer, à mieux comprendre que peut être je suis plus qu'un joueur foutu. Tentais-je, d'expliquer maladroitement mes pensées.

- Tu es plus que ça Natsu, crois-moi. C'est moi qui ne suis pas à la hauteur. Se flagellait-elle.

- Non Lisanna, c'est nous deux… Jusqu'il y a peu te voir, faisait remonter les souvenirs de l'accident alors bon… Riais-je jaune.

- Ouai… On est bien foutu tous les deux à des niveaux différents. Riait-elle avec moi.

Et pour la première fois depuis longtemps, l'ambiance était détendue. Plus aucune gêne, aucun non-dit ne subsistaient dans l'atmosphère. On était enfin de nouveau capable de se regarder dans les yeux : elle sans détournait le regard et moi sans être assailli par les images de l'accident. Un léger sourire, flottait même sur nos visages. Je sentais qu'on était enfin en paix tous les deux avec ça, chacun de nous ayant pu parler librement, se rendant compte mutuellement qu'on avait cru savoir ce que pensait avec certitude l'autre, tout en étant totalement à côté de la plaque. Reconnaissant, sentant un poids énorme - dont je ne connaissais même pas l'existence – être retiré de mes épaules, j'osais me pencher légèrement au-dessus de l'ilot central, saisissant ses mains des miennes.

- Merci Lisanna, merci d'avoir accepté de me parler. Dis-je sincèrement.

- Merci à toi Natsu. Resserrait-elle sa prise sur mes mains, me communiquant son soulagement, avant de brusquement se renfermer.

- Qu'est-ce qu'il y a ? M'inquiétais-je, me demandant si elle avait autre chose à me dire.

- Rien… J'espère juste que Luxus ne sera pas au courant de cette entrevu. Je ne voudrais pas qu'il t'embête encore plus. Je ne sais pas ce qu'il a avec toi vraiment… Mais on dirait qu'il est obsédé par l'idée de faire mieux que toi tout le temp… Parfois, j'en viens même à me demander pourquoi il sort avec moi. Soupirait-elle.

- Si tu veux mon avis, il ne te mérite pas, il ne mérite personne même. Me moquais-je, retirant mes mains des siennes.

- Ahah… Peut-être… Soupirait-elle de nouveau. Dit moi Natsu… Commençait Lisanna, avant d'être brusquement interrompue par la sonnette.

Surpris, d'entendre sonner à cette heure-ci, n'ayant eu aucune nouvelle de personne, je me redressais, jetant un coup d'œil à Lisanna, savoir si elle avait une idée de qui ça pourrait être. Après tout, elle aurait très bien pu demander à sa sœur ou son frère de venir la chercher. Mais elle semblait tout aussi surprise que moi, je criais donc d'entrer à la personne étant dehors, la porte étant restée déverrouillée après le passage de Lisanna. Quelle ne fut pas ma surprise en voyant ma copine rentrer, les cheveux en batailles, les yeux rouges et gonflés comme si elle venait de se vider de toute l'eau de son corps, des cernes de trois pieds de long et une mine cadavérique.

- Luce ? M'écriais-je, alarmé de la voir débarquer ici sans prévenir et dans cet état.

- Natsu je… Oh merde pardon, vous étiez en pleine discussion. Je savais que j'aurais dû t'appeler avant de venir, mais comme je n'étais pas loin, je me suis dit que j'allais passer et je… Rah, je m'en vais, je repasse dans quelques minutes voire heure si vous avez besoin. Commençait-elle à déblatérer.

- Quoi non ? Reste ici, ne t'en vas. La suppliais-je presque, me dépêchant de la rejoindre le plus vite possible, l'enserrant dans mes bras.

- Mais tu… Essayait-elle de contester, sa voix commençant à craquer, signe qu'elle se retenait de pleurer tant bien que mal.

- Hé… Lucy c'est ça ? Ne t'en fais pas on avait fini, j'allais partir de toute façon. Je voulais juste demander un truc à Natsu mais ça attendra bien lundi au lycée. Ce n'était rien d'important ne t'en fais pas. Se précipitait Lisanna vers Lucy, visiblement mal à l'aise.

- Vous êtes sûr ? Nous questionnait-elle.

- Oui ! Nous écriâmes en cœur.

- Puis comme si j'allais te laisser repartir alors que tu es dans cet état. La grondais-je, la faisant enfin enrouler ses bras autour de mon dos.

La sentant tremblante, je resserrais ma prise sur elle, faisant un signe de tête à Lisanna, qui comprit immédiatement le message et s'enfuyait, jetant un bref coup d'œil à ma copine qui commençait à pleurer à chaude larme tout contre moi. Inquiet, ne sachant pas ce qui avait pu la mettre dans un tel état, je nous dirigeais maladroitement vers mon salon, nous allongeant sur le canapé, Lucy se blottissant contre moi. Impatient de savoir ce qui lui arrivait, je la laissais pourtant pleurer en silence, sachant très bien qu'elle en avait besoin. Lucy était une fille forte, jamais elle ne craquerait comme ça sans raison et surement sans accumulation. Je savais donc qu'il valait mieux la laisser pleurer avant de tenter de lui sous tirer quoique ce soit comme information. Ce n'est que quand ses pleurs se tarir quelques minutes plus tard que je tentais d'en apprendre plus.

- Luce qu'est ce qui t'arrives ? Demandais-je doucement, essayant de choper son regard, mais ses yeux restaient déterminés à fixer le vide.

- Rien, c'est juste que…

- Lucy arrête ! Tu n'es pas du genre à pleurer comme ça pour rien, alors dit moi. Est-ce que c'est parce que j'ai vu Lisanna seul ? Questionnais-je, mes doutes revenant au grand galop.

- Quoi ? Non… Je te fais confiance… Je sais que tu m'aimes… C'est vrai que ça a pu m'angoisser un peu, mais surtout vis-à-vis de ce que tu pouvais ressentir. Me rassurait-elle sur ce point-là.

- Alors qu'est ce qui t'arrives ? Arrivais-je enfin à saisir son regard.

Quand mes yeux tombaient dans les siens, j'y voyais une immense tristesse, comme si elle portait tout le poids du monde sur ses épaules et cela me coupait le souffle. Jamais, je n'avais vu Lucy si désorientée, si triste, voir même paniquée et ça me tordait les entrailles. C'était la première fois que je la voyais comme ça et je sus que je le détesterais toute ma vie. Lucy était faite pour être solaire et refléter la bonne humeur, pas pour être triste. Peu importe ce qui la mettait dans cet état, je ferais tout pour l'aider à aller mieux. Après tout, je lui devais bien ça pour tout ce qu'elle faisait pour moi, et tout simplement parce que je l'aimais et refusais de la voir souffrir.

- Luce… Soufflais-je, ne sachant pas quelles questions autre lui poser, priant juste pour que ce ne soit pas quelqu'un de sa famille qui ait des ennuis, elle avait déjà bien trop perdu.

- Mercredi ! M'interrompait-elle.

- Quoi ? M'écriais-je, ne comprenant pas.

- Mercredi est ce que je peux venir te chercher après ton rendez-vous chez la psy et est-ce que tu pourrais m'accompagner quelque part ? Me demandait-elle, ses yeux me suppliant d'accepter.

- Bien sûr, je me débrouillerais avec mon père. Mais Lucy je t'en prie dit moi ce qu'il t'arrive, quelqu'un de ta famille a des soucis ? Osais-je demander.

- Non… C'est juste… Mercredi ! J'aurais la réponse officielle mercredi, d'ici là je ne préfère pas en parler d'accord ? J'ai peur de véritablement me porter la poisse. Riait-elle jaune, ses larmes revenant au coin des yeux.

- D'accord. Mais mercredi tu as intérêt à tout me dire. Soupirais-je, la ramenant de nouveau tout contre moi, l'encerclant de mes bras et de mes jambes.

- Promis. Murmurait-elle, s'accrochant à moi comme si sa vie en dépendait.