Hello ça faisait un petit moment ici.
Faut dire que j'ai plein de projet en cours donc ça prend du temps. Aussi je suis rentrée dans une phase de l'histoire où je sais où je vais, je sais où je veux aller mais j'ai un peu de mal à l'amener. Vous savez c'est ce moment transitoire chiant que vous savez jamais comment amener et combien de temps le faire durer.
Je vous présente donc mon chapitre transitoire, en espérant qu'il vous plaira malgré tout !
Assis sur le canapé je ne cessais de penser à Lucy. Après m'être endormi en sa compagnie chez elle, on s'était réveillé quelques heures plus tard et mon père était venu me chercher dans la foulée, on n'avait donc pas pu reparler de ce qui la préoccupait, et de toute façon quelque chose me disait qu'elle aurait refusée de m'en parler. La voir aussi bouleversé m'ennuyé, surtout que je ne voyais pas comment l'aider. La pauvre semble s'être mit une énorme pression toute seule et je me voyais mal débarquer et lui lancer à la figure que son obsession était ridicule. Qui étais-je pour faire ça ? Son copain certes. Mais j'étais aussi un type qui avait toujours ses deux parents en vie, malgré que l'un soit totalement défaillant selon moi, alors lui dire de tout laisser tomber comme ça risquait de mal passer. Pour autant rester là sans rien faire et la voir se détruire de l'intérieur très peu pour moi. Lucy m'avait toujours aidé, soutenue quand j'étais au plus mal et je savais qu'elle continuerait, désormais c'était à mon tour de l'aider à prendre conscience des choses et à se libérer. Mais comment ? J'avais l'impression d'être seul face à un dilemme, et j'avouais partir battu d'avance. Je me disais que si sa propre famille n'avait pas réussi à lui faire entendre raison, il y avait peu de chance pour que je réussisse. Pourtant je me devais au moins d'essayer, c'était de son avenir et de son bonheur dont il était question.
Soupirant pour la énième fois, je voyais mon père me jeter de drôle de regard depuis le salon, se demandant surement ce que j'avais. Je pariais qu'il voulait intervenir en me demandant ce qui n'allait pas mais n'osait pas. Il fallait dire que malgré que nos rapports se soient pas mal améliorés depuis qu'on avait mit ce système de carnet d'échange en place, il n'en restait pas moins qu'on était toujours gauche ensemble et qu'on communiquait mieux via le carnet quand réel. Cependant, peut être pourrait-il m'apporter son aide, après tout c'était un adulte avec une certaine expérience de la vie, un certain vécu et en plus il était avocat, il était donc habitué aux situations délicates. Et puis ça me permettrait de faire un pas de plus vers lui aussi, ce n'était pas plus mal.
- Papa est ce que je peux te poser une question ? Relevais-je la tête vers lui, le surprenant.
- Bien sûr fils, dit moi ce qui te tracasse. Me souriait-il tendrement, ses yeux brillants de bonheur de me voir lui adresser la parole.
- En fait, c'est par rapport à Lucy. Marmonnais-je, mal à l'aise de lui en parler. Ça restait la vie privée de ma copine quand même.
- Oh… C'est donc elle qui te tracasse… Tout se passe bien entre vous ? Questionnait-il en venant se positionner à côté de moi.
- Quoi ? Oui… Oui bien sûr… Nous ça va nickel… C'est juste elle qui… Disons qu'elle se met la pression toute seule pour quelque chose et que je ne sais pas quoi faire pour l'aider. Comment tu dirais à quelqu'un de faire ce qu'il a envie de faire sans qu'il ne le prenne mal ? Demandais-je, essayant de rester le plus flou possible.
- Hum… Hé bien ça dépend pourquoi cette personne refuse de faire quelque chose qui lui plairait. Est-ce par obligation personnel, ou est-ce par incapacité ? M'interrogeait-il.
- Plutôt par obligation personnel. Elle… Elle se met la pression toute seule pour quelque chose que personne ne lui a jamais demandé, mais ça la rend malheureuse. Expliquais-je.
- Je vois… Dans ce cas, si tu sens que la personne est fermée à la discussion, le plus important et surtout de ne pas la forcer à t'en parler. Ça ne servirait à rien et ça ne ferait que la braquer encore plus. Il faut que tu attentes que la personne te laisser l'occasion de lui en parler, je sais ça peut être long. Mais dit toi que pendant ce temps tu peux essayer de trouver des arguments, des indices, des témoignages qui viendront t'aider à appuyer ton propos. Tu sais il y a rarement pire personne à convaincre que celle qui se fait du mal toute seule. M'expliquait mon père, m'apportant plein de conseil.
- Merci papa. Lui souriais-je, lui offrant une accolade.
- De rien mon fils. Sinon dit moi, j'ai la flemme de cuisiner ce soir et ton frère va rentrer assez tard de son entrainement, alors que dirais-tu que je commande des pizzas ? Me souriait mon père, tout content d'avoir pu m'être utile, me prenant brièvement dans ses bras.
- Tu sais bien que je ne dis jamais non à de la pizza. Riais-je.
- Ahaha ça marche, j'appel la pizzeria. En attendant lance ton jeu-là, je veux ma revanche. Se décollait-il de moi, me surprenant au passage par son invitation.
- Sérieusement ? Tu vas encore te prendre la raclé du siècle. Le charrias-je.
- Tais-toi et lance cette foutue console. Râlait-il, me faisant rire.
Pouffant un bon coup, je faisais ce qu'il m'ordonnait un immense sourire venant orner mes lèvres. En plus de m'avoir aidé pour mon problème avec Lucy, même si sa solution n'était pas immédiate, ce qui m'ennuyait mais bon tant pis - je ne voyais pas de meilleure alternative pour l'instant - mon père se proposait de jouer à Mario Kart avec moi. Mon père n'avait jamais joué aux jeux vidéo de sa vie, disant que cela n'était pas de son époque, ni de son âge. Mais ça c'était jusqu'à ce qu'il ait une conversation avec Aquarius et qu'un jour il nous demande à Roméo et moi s'il pouvait essayer un de nos jeux avec nous. Au début surpris par sa proposition, on avait accepté avec mon frère, lui proposant de tester Mario Kart, après tout c'était le jeu le plus simple du monde… Enfin… Sauf pour mon père. Je ne sais pas comment il faisait mais il possédait un don pour sortir du circuit à chaque fois, où se prendre toutes les capaces et les peaux de banane. Non sérieusement, il était surement le pire joueur que je n'ai jamais vu de ma vie et en plus de cela il ne faisait que râler après le jeu. Mais bon dieu que c'était drôle et bon dieu que ça faisait du bien de partager un instant avec lui. J'étais pratiquement sûr que cette initiative lui avait été soufflé par Aquarius. Elle avait dû lui dire « faite quelque chose avec votre fils que lui aime pour renouer le dialogue », j'en étais persuadé. Mais je la remerciais, car grâce à elle je retrouvais un peu de ma relation avec mon père. Tout du moins, je la retrouvais encore plus. Je lançais donc le jeu, riant déjà de sa future défaite.
Le lendemain lorsque je retournais en cours, je fus submergeais par mes amis qui me demandait comment s'était passé mon rendez-vous avec Lucy. J'esquivais alors maladroitement leur question, leur disant qu'on avait juste passé du temps ensemble normalement, mais cela ne semblait pas leur convenir. Depuis qu'ils étaient au courant pour nous deux, ils me harcelaient dès qu'ils savaient que j'allais la voir, leur curiosité vis-à-vis d'elle ne cessant de grandir. Enfin sauf pour Grey évidemment. Cette nouvelle passion pour ma copine bien que lourde par moment, était surtout très touchante pour moi. Ça voulait dire qu'ils étaient heureux pour moi et voulaient apprendre à connaitre celle qui me faisait du bien. Il allait vraiment falloir que je résolve ce problème et leur présente. Je devrais en parler à Lucy, peut être que rencontrer mes amis lui permettrait de se changer les idées. Après tout cela avait plutôt bien marché quand elle m'avait présenté les siens. Et puis j'étais sûr qu'elle était au moins aussi curieuse à leur sujet, qu'eux sur le siens, c'est juste qu'elle n'en parlait pas. Il faut dire que Lucy était du genre patiente contrairement à mes amis.
Néanmoins, savoir comment s'était passé mon après midi en compagnie de Lucy n'était pas la seule chose qu'ils souhaitaient me demander. Toutefois, cela semblait être un sujet sensible car je les voyais se dandiner plus ou moins, chacun se lançant des regards inquiets. Suspicieux je fronçais les sourcils, une poussée d'angoisse commençant à monter, mes vieux démons menaçant de refaire surface. Mes amis avaient-ils finalement un problème avec moi ? Etais-je finalement aussi minable que je le pensais encore la moitié du temps voir même plus ? Non. Aquarius me l'avait dit, je devais cesser de penser comme cela, je devais cesser de présumer de ce que les gens pensaient de moi, peu importe combien c'était dur parfois, je me devais de poursuivre ce travail. J'avais fait trop de progrès dernièrement pour régresser au moindre doute. Je devais être plus fort que ça, j'étais plus fort que ça. Si je n'étais pas capable d'être suffisamment fort pour continuer à aller mieux, comment allais-je aider Lucy ?
Je pris donc sur moi, leur laissant le temps de trouver le courage de me demander ce qu'ils voulaient. Réfrénant mon envie subite de leur crier au visage pour exiger qu'ils crachent le morceau. Malheureusement, plus je me contenais, plus l'angoisse montait et j'avais peur de jusqu'où elle irait, le stress prenant peu à peu possession de moi. Heureusement, Grey semblait remarquer mon état d'anxiété et se dévouait pour parler en comprenant que mes vieilles peurs stupides commençaient à reprendre le dessus. Merci mon meilleur ami de me comprendre mieux que moi et de saisir même les choses que je ne t'avais jamais dite.
- Avec les gars on a organisé une soirée samedi soir. Il s'agit d'une petite soirée banale, tu sais le genre film d'horreur, popcorn et jeux d'alcool débile. Commençait à m'expliquer Grey.
- Hum… Lâchais-je juste, attendant de savoir le mais, car il y avait forcément un mais pour qu'ils réagissent tous comme ça à la simple idée de me parler d'une soirée.
- Et on voulait t'inviter Natsu. Lançait Gadjeel.
- Mais ? Commençais-je, voyant qu'ils n'y arrivaient pas.
- Hé bien… C'est que… Ca fait longtemps qu'on a pas eu de soirée réunis avec les filles et tu vois ça nous manque à Erza et moi. M'avouait Jellal.
- Ouai… Et puis faire une soirée avec elles me permettrait de me rapprocher de Levy, et tu sais que je l'aime bien alors… Tentait d'expliquer Gadjeel.
- En fait, vous voulez savoir si leur présence me dérange ou non et si c'est le cas je ne viens pas c'est ça ? Demandais-je.
- Ouai… Quoi ? Non. Si tu ne veux pas les voir, on comprendrait hein, on sait que tu as du mal avec elles depuis l'accident, donc s'il faut on annule leur venue, c'est juste que… Disons que vu que ta discussion avec Lisanna c'est bien passé, on s'est dit que peut être… En plus tu te doutes bien qu'on n'a pas invité Luxus hein. S'embourbait Loki dans ses explications.
- C'est bon les gars, vous avez le droit de vouloir les voir et de passer du temps avec elles, je comprends. Dis-je.
- Alors c'est bon pour toi ? Questionnait Jellal.
- Je n'en sais rien. Ecouter je vais y réfléchir d'accord ? Au pire des cas si je ne me sens pas de les voir, faite la soirée sans moi, changer pas vos plans. Je n'ai pas participé à plusieurs sorties depuis le début de l'année, ce n'est pas en manquer une de plus qui va me tuer. Dis-je, sans aucune mauvaise arrière-pensée et pourtant je voyais bien que mes mots les peinés immédiatement.
- Natsu… Commençait Gadjeel.
- C'est bon je vous dis, aller venez sinon on va être en retard. Fuyais-je leurs paroles réconfortantes totalement inutile, me dirigeant le plus rapidement possible avec mes pauvres jambes vers notre salle de mathématique.
Faisant fit de leurs regards anxieux, je me concentrais uniquement sur mes pas, me demandant intérieurement si j'avais la force d'aller à cette soirée, si j'en avais l'envie. En réalité, la proposition de mes amis ne m'étonnait guère. Je savais que ça allait arriver, je l'avais vu venir, je n'étais pas aveugle, je voyais bien que depuis ma discussion avec Lisanna l'idée les titillaient. Mais je ne pensais pas que ça allait arriver aussi vite. Je pensais avoir plus de temps pour y penser. La vérité c'est que je ne savais pas trop quoi penser de cette situation. Bien sûr, j'avais perdu toute considération pour les filles depuis mon accident, leur soudain désintérêt pour moi, si ce n'est leur regard immonde rempli de pitié m'avait profondément peiné, dégouté et ensuite énervé à tel point que je ne voulais plus vraiment avoir à faire à elles. Néanmoins, s'il y avait bien un truc que j'avais retenu de ma discussion avec Lisanna, c'est que parfois on croyait savoir les choses, mais en réalité on était totalement à côté de la plaque. Alors peut être était-ce le cas aussi pour les filles ? Et puis, je ne voulais pas obliger mes amis à choisir entre elles et moi, ils avaient déjà dû le faire pendant bien trop longtemps. Je comprenais leur désir de renouer avec elles comme avant. Alors peut être pouvais-je faire un effort, après tout personne ne m'obligeait à être autre chose que poli en leur présence, je n'étais pas obligé de leur parler si je me décidais à aller à cette soirée.
Non. En réalité ce qui me faisait le plus peur, c'était leur regard. Toujours et encore ce même regard rempli de pitié. Une pitié dont je ne voulais pas. Je savais qu'elles ne le faisaient surement pas exprès, mais leurs yeux transpiraient la pitié à plein nez quand elles me regardaient et je ne savais pas si j'avais la force de supporter ça. Je ne savais pas si j'étais encore assez fort, pour supporter des regards qui me rappelait encore et toujours ce que j'avais perdu bien malgré moi. Alors certes, il y aurait mes amis pour me soutenir, mais serait-ce suffisant ? Je n'en savais rien. Peut être pourrais-je demander à quelqu'un d'autre de venir me soutenir. Peut être pouvais-je faire d'une pierre, deux coups ?
« - Dit moi mes amis organisent une soirée samedi soir, ça te dirait de venir avec moi ? Tu pourrais enfin les rencontrer. Envoyais-je à Lucy par message.
- OUI ! Enfin je pourrais voir les autres et ne pas connaitre que Grey. Me répondait presque aussitôt Lucy. Décidemment je n'étais pas le seul à me faire chier en cours pensais-je en souriant.
- Par contre, il y aura aussi les filles ça ne te dérange pas ? Questionnais-je.
- Non pas du tout, au contraire c'est cool de pouvoir rencontrer encore plus d'ami à toi. Me rassurait Lucy, quand bien même je doutais du choix du mot ami qu'elle venait d'employer. »
Il ne me restait donc plus qu'à faire part de ma décision aux gars après les cours, et leur demander s'ils acceptaient une personne de plus.
