Bonjour, mes chers lecteurs,
Voici un petit message pour vous remercier pour votre assiduité dans votre lecture. Je suis très touchée.
J'espère que la suite de mon histoire continuera à vous plaire. La partie "mise en place du couple" est presque finie. Les enquêtes arrivent !
Bonne lecture et encore merci !
Prenez soin de vous.
Milie.
*** Réponse à Katymyny ***
Bonjour à toi et merci beaucoup pour tous tes commentaires et ton suivi ! Je vais tâcher de te répondre au mieux !:D
Merci beaucoup pour ton retour sur tes propres impressions. J'apprécie beaucoup.
Effectivement, il est possible que tu ne reconnaisses pas la personnalité des personnages de la série Sherlock BBC, justement parce que je m'inspire plus des personnages canoniques, directement issus de la plume de notre incroyable Sir Arthur Conan Doyle.
Par contre pour ce qui est du « visuel », c'est plutôt un joli mélange (fouillis ?) de Sherlock BBC pour les personnages, des films de Ritchie, des illustrations en tous genres (spécialement celles de Sidney Paget et de Signé Nériac) et de ma propre imagination et documentations pour tout le reste.
Pour ce qui est du problème du passage entre les différents points de vue, j'ai repris les premiers chapitres de façon à ce qu'ils soient écrit à la troisième personne du singulier. J'espère que tu apprécieras le changement.
Concernant le côté que je juge aussi très (trop) « gnan-gnan » du commencement de l'histoire, j'ai préféré mettre en place leur couple de façon à ce qu'ils soient tous deux totalement opérationnels pour leurs futures enquêtes. Et ne t'inquiète pas sur ce point, ma fanfiction porte bien son nom. Il y aura des enquêtes. (Pour information, je suis actuellement en train de réfléchir à la quatrième. :p )
Et merci pour Mrs Hudson ! J'aime beaucoup la personnalité que la BBC a donné à cette femme. Je tente donc de m'en servir un peu... Par contre, je la trouve trop effacée dans le Canon et les films de Ritchie (c'est malheureusement l'époque qui veut ça.) !
En tout cas, merci à nouveau pour tes commentaires et j'espère que tu suivras la suite !
*** fin de la réponse ***
Edit :
Je tiens à vous signaler que les premiers chapitres de ma fiction sont en cours de mise à jour... Je suis en train de les remanier de façon à ce qu'ils soient écrit à la troisième personne du singulier. Je pense que la lecture et la compréhension du texte en sera grandement facilité. N'hésitez pas à m'en faire un retour !
Merci pour votre compréhension et prenez soin de vous !
Chapitre 9 : Soutien « maternel »
Le 221B Baker Street ne se cantonnant pas uniquement à l'appartement des deux colocataires, Mrs Hudson profita, elle aussi, de l'état d'âme du détective. Face à autant de tourments, celle-ci s'inquiéta pour celui qu'elle considérait comme un de ses fils.
– Sherlock… Se dit-elle, je vois que vous avez enfin réalisé les sentiments que vous portez à votre docteur… Et que manifestement vous n'avez pas encore tout déduit…
Bien qu'ébranlée par la tristesse du détective, la vieille femme s'activa. Une petite heure s'écoula, lorsque le détective entendit frapper à la porte. Il hésita entre ouvrir et rester prostré dans son fauteuil. Le stradivarius, à présent silencieux, reposant dans son étui resté ouvert.
Suite à un nouveau martèlement, il se résigna à se lever et fit entrer sa logeuse portant un plateau où se reposait une théière en argent parfaitement lustrée, deux tasses de fine porcelaine et une assiette débordante de scones tout juste sortis du four.
Le jeune homme retourna dans son fauteuil, sans avoir ouvert la bouche. Son regard gris regardant le vide, comme éteint. Une tasse fumante atterrit dans ses mains et l'assiette sur ses genoux. Il observa la vieille femme, totalement déconfit, les épaules basses et les yeux légèrement rouges. Celle-ci lui souriait, s'installa sur une chaise sans y être invitée et décida comme à l'accoutumé d'entrer dans le vif du sujet.
– Monsieur Holmes… Je vous félicite des progrès que vous avez accomplis ces derniers temps et tout particulièrement ces dernières heures. N'imaginez pas que j'ignore ce que vous avez sur le cœur, et qui vous avez en tête en ce moment-même.
Devant la brusque franchise de sa logeuse, le violoniste faillit lâcher sa tasse. Bien qu'étonnamment, aucune crainte ne vienne le troubler, il pâlit excessivement et rassemblant sa volonté, il répondit :
– Pouvez-vous me préciser le fond de votre pensée, très chère Mrs Hudson ?
Elle sourit et le regarda dans les yeux, lui renvoyant toute son affection.
– Vous êtes profondément amoureux du docteur Watson et ce depuis longtemps, très cher... Mais vous ne le réalisez que maintenant. De ce fait, cela vous a aidé à le cacher à la plupart d'entre nous.
Avisant le visage contrarié du détective, elle poursuivit :
– Mais ne vous inquiétez surtout pas ! Hormis ma sœur et moi qui le suspections, personne d'autre n'est au courant. Et naturellement, vous savez que vous ne craignez rien venant de notre part.
– Vous pouvez rajouter le docteur Bell, ajouta d'une voix morne le détective. Et depuis que je vous ai rencontré, je sais que je peux vous faire confiance.
La vieille femme sourit, touchée par ces simples mots.
– Je ne suis pas étonnée qu'il l'ait découvert, vu qu'il est dans la même situation que vous… Et vous concernant cela se voit comme le nez au milieu de la figure, surtout ces derniers temps. Ce qui est totalement normal au vu des circonstances. Mais il faut vite arranger ce problème.
Le limier regarda avec étonnement sa logeuse.
– Ma parole, cette femme est plus que perspicace ! Elle est limite un détecteur d'invertis !
Elle sourit intérieurement, ne doutant nullement des réflexions de son locataire et continua :
– Qu'en est-il du docteur Watson ?
– Je n'en sais-rien, soupira-t-il. Je pense qu'il a pris conscience de certaines choses… Mais de là à avoir compris mes sentiments… J'espère que non.
Dépitée, la vieille femme soupira en levant les yeux au ciel, intrigant le jeune homme.
– Je m'en doutais… Je vous conseille d'ouvrir les yeux, jeune détective… Sourit-elle. Vous êtes peut-être doué pour vos enquêtes sur des scènes de crimes, mais concernant les affaires de cœur, vous avez encore beaucoup de chemin à faire.
– Je ne comprends pas…
– Je vois ça, mais je ne peux faire le travail à votre place, M. Holmes, il va falloir que vous fassiez vos propres conclusions par vous-même. En tout cas, une chose est certaine, c'est que notre docteur a un peu d'avance sur vous.
Elle désigna le violon du menton avec un sourire :
– Vous savez extrêmement bien exprimer vos émotions avec votre instrument. Il n'y a aucune chance pour qu'il n'ait pas ressenti ce qui vous habite en ce moment. Reste à savoir s'il a bien compris vers qui se tourne votre cœur.
Imperturbable, la logeuse porta sa tasse de thé tiède à ses lèvres et en bu une gorgée, les yeux toujours posés sur le visage du violoniste. Quant à lui, il se contenta de regarder le breuvage laiteux d'un air absent. Puis, quelques minutes plus tard, il leva la tête et interrogea la vieille femme.
– Mrs Hudson, comment puis-je retrouver le contrôle de mon visage à défaut de mon cœur ? Je suis d'accord avec vous concernant mes lacunes concernant l'amour en général. Mais je ne peux résolument pas rester dans cette situation. Je risque de rendre mal à l'aise Watson et je n'en ai nullement l'envie !
– Ai-je dit de vous barricader émotionnellement ? Vous éprouvez le sentiment le plus noble qui soit. Au contraire, je ne peux que vous encourager à le laisser s'épanouir. Essayez de vous détendre en sa présence. Restez vous-même : un homme sûr de lui. Le travail que vous devez faire est propre à chacun et malheureusement, je n'ai pas de remède miracle pour vous aider. Il faut que vous trouviez seul, la solution à votre problème pour qu'il soit efficace.
Le jeune homme soupira, découragé.
– Je comprends.
– Je suis désolée de ne pas pouvoir vous aider d'avantage… Cependant, vous avez trouvé une épaule sur laquelle vous pouvez vous appuyer. Ma porte vous est ouverte, jeune détective.
Elle se leva et posa sa main sur le bras du limier.
– Je dois vous laisser maintenant. Il est bientôt l'heure du dîner.
Holmes la remercia de la tête, le visage empli d'émotions et la regarda s'éloigner avec le plateau.
