En ce début de janvier et ma petite pause durant les fêtes, je suis de retour pour vous souhaiter une excellente année 2020 et tout ce qui va bien avec.
J'espère que la continuité des aventures de nos deux héros continuera à vous plaire !
N'hésitez pas de me laisser des commentaires!
Merci infiniment à celles qui le font déjà : Mundanchee et Mudomo, HopelesslyJohnlocked, geliahs et Lilie58 ! Vous êtes adorables !
Bonne lecture à tous !
Milie.
Chapitre 24 - Mauvaise nouvelle.
À peine le cadet finissait sa phrase qu'ils entendirent des coups frappés à la porte d'entrée.
– Un membre de votre famille a besoin de vous, mon ami et cela doit être urgent.
– Mais…
Peu de temps s'écoula lorsque Mrs Hudson ouvrit la porte après y avoir frappé.
– Docteur Watson… vous avez reçu un câble express…
Le médecin s'approcha de leur gouvernante et lui prit des mains.
– Le coursier demande s'il y a une réponse.
Le praticien lut rapidement le message et pâlit instantanément.
– Mère, Lucy… oui, veuillez attendre, s'il vous plaît.
Il griffonna à la hâte quelques mots sur un papier, qu'il donna à sa logeuse avec deux guinées.
– Dites-lui de le faire partir en express.
La femme acquiesça et descendit. Puis le médecin se retourna vers le brun, le visage alarmé.
– Comment avez-vous su ?
Holmes se leva et voyant l'inquiétude sur le visage du médecin, le serra dans ses bras, l'attirant tendrement contre son torse puis vers une chaise sur laquelle il le fit s'assoir.
– Wiggins. J'ai vu par la fenêtre Wiggins courir jusqu'ici, un message en main. C'est un des coursiers les plus rapides de Londres. Que se passe-t-il ?
– Ma mère et ma belle-sœur sont atteintes de tuberculose, répondit l'ancien militaire d'une voix blanche, les yeux rivés sur ses chaussures.
La main du violoniste se crispa sur celle de son partenaire puis il se mit à genoux auprès de lui.
– Vous devriez vous dépêcher de vous préparer pour aller les rejoindre, dit-il en lui caressant doucement la joue.
– Je sais mais… vous… commença le médecin.
Holmes lui sourit avec amour :
– Mon cher et tendre Watson… ne vous inquiétez pas pour moi… (Il lui sourit en lui caressant la courbe de la mâchoire.) Je vous promets que je ferai attention lors de mon enquête. (Il l'embrasse tendrement à nouveau et enfouit son visage dans son cou.) Allez rejoindre votre famille, mon ange.
Watson déglutit face à cette tendresse si longtemps cachée et se noya dans les deux lacs argentés qui lui souriaient d'affection. Il se pencha vers ses lèvres carmin et glissa sa main derrière sa nuque pour approfondir leur baiser. Face au regard toujours incertain de son compagnon, le génie lui dit :
– Vous ne me perdrez pas alors que l'on vient à peine de se trouver. Je vous le promets. Allez rejoindre votre famille, John. (Il essuya de ses pouces les yeux humides de son homme.) Plus vite vous serez parti, plus vite vous me reviendrez. Seigneur, ce qu'il va me manquer.
– D'accord, soupira-t-il en embrassant le front du logicien. Je vous fais confiance. Mais s'il y a quoi que ce soit qui arrive, promettez-moi de m'avertir.
– Promis, répondit son vis-à-vis avec le regard brillant d'émotion.
Il respira profondément, tentant de maîtriser l'angoisse naissante dans sa poitrine et se leva.
– Je vais faire appeler un fiacre pour vous emmener à la gare de Waterloo. Je pense que vous pourrez prendre le train de onze heures quarante-sept dit Holmes en lui frôlant la main.
Le détective descendit rapidement les dix-sept marches de leur appartement et se couvrant sommairement d'un manteau, sortit rejoindre un de ses Irréguliers pour lui demander d'accéder à sa requête. En retournant au chaud, il fit un léger détour vers l'appartement de Mrs Hudson.
– Vous semblez bouleversé, mon cher, qu'y a-t-il ? Est-ce à cause du télégramme de tout à l'heure ?
– En effet, Mrs Hudson… Watson doit prendre le train pour Peterborough aux alentours de midi moins le quart, pourriez-vous lui préparer un repas froid pour son voyage ?
– Bien-entendu. Un souci avec sa famille ?
– Oui. La tuberculose s'y est invitée.
La vieille femme pâlit intensément et posa sa main sur le bras du jeune homme.
– Oh non ! Allez retrouver votre homme, je m'en occupe.
– Merci, dit-il en courant dans les escaliers.
Il retrouva son homme dans leur chambre, occupé à faire ses bagages. Une fois que ceux-ci, ainsi que la trousse de médecin bouclés, ils les entreposèrent dans un coin du salon puis s'installèrent un moment sur le sofa où ils se câlinèrent. Prenant leur dose d'affection pour quelques jours.
– Je m'occuperai d'avertir l'hôpital pour leur annoncer votre absence en informant le docteur Bell, dit le brun, le nez enfouit dans les cheveux blonds. Il se chargera mieux que moi de l'administratif.
– Entendu. Dites-lui que je ne pourrais pas reprendre avant un long moment. Même après mon retour…
Il se leva, prit une feuille, un stylo plume et un encrier qu'il posa sur la table basse et revient s'installer auprès de lui.
– À vrai dire, continua-t-il en écrivant, j'y pense depuis un moment déjà et je vais donner ma démission. Je règlerai officiellement les détails et la finalisation de ma démarche quand je reviendrai sur Londres.
– Mais pourquoi faites-vous…
– Je souhaiterais être disponible à cent pour cent pour vous et vos enquêtes, Sherlock, dit-il avec sérieux. Peut-être que plus tard, je reprendrai du service avec mon propre cabinet, mais pour l'instant, cela n'est pas à l'ordre du jour. Je me sens vivant à vos côtés, heureux et épanoui. Alors… si vous voulez de moi…
– Bien sûr que je vous veux auprès de moi, John ! S'exclama le génie avec ardeur. Je n'osais pas vous le proposer car vous aimez tellement votre travail !
– Oui c'est vrai, je l'aime plus que tout, mais il me manque deux choses pour être comblé : l'adrénaline et vous ! Affirma le blond en achevant et cachetant sa lettre.
Un sourire radieux naquit sur le faciès du détective. Une tendre vénération illuminait son regard et n'y tenant plus, pris le col de la veste de son homme et l'attira à lui pour l'embrasser ardemment. Le serrant contre son torse, passant ses mains sous sa chemise afin de lui caresser le dos à même la peau, humant avec application le parfum de son eau de Cologne. De furieuses rougeurs s'installèrent sur les joues de l'ex-capitaine lorsque la voix étouffée du génie se fit entendre, légèrement tremblante de désir et d'amour mêlée à une forte angoisse.
– Oh ! John… je vous ai promis de faire attention mais promettez-le-moi vous aussi ! La tuberculose… vous sommes tous deux sur des cas de contagions extrêmement sérieuses ! Ne commettez pas d'imprudence… Je vous en supplie !
– Je vous le promets, Amour.
Un sourire paradoxalement heureux et triste atteignit leurs regards quelques secondes avant que leurs lèvres ne se retrouvent liées dans un autre baiser. Malheureusement, ils furent contraints de se séparer par l'ingratitude de l'heure annonçant le départ. À contrecœur, ils se levèrent et rectifièrent leurs tenues. Puis dans un sourire et derniers baisers déchirants d'amertume, ils descendirent avec les bagages. Mrs Hudson les rejoignit avec un papier en osier rempli de victuailles.
– J'aimerais pouvoir faire plus, docteur… si vous avez besoin de quoi que ce soit de Londres, télégraphiez-moi et je vous l'enverrai.
– Merci infiniment, Mrs Hudson, répondit le blond, en lui prenant le panier pour le donner à son détective. Je n'y manquerai pas. Vous aussi tenez-moi au courant…
La dernière pensée fut interceptée et consentie discrètement par la logeuse. Watson lui sourit en lui serrant doucement les mains avant de s'habiller chaudement et de s'installer dans le cab. Dès que celui-ci commença à partir, il se tourna vers son homme et tous deux, dans un regard, silencieusement, ils s'échangèrent mutuellement un seul et même mot :
– Promis.
