Bonjour à tous, mes très chers lecteurs !
Juste un petit mot pour vous dire que je suis profondément désolée de ne pas pouvoir publier aussi régulièrement que je le souhaiterais... j'ai quelques soucis informatiques mais j'ai bon espoir que cela s'arrange dans les prochains jours.
J'espère cependant que ce nouveau chapitre vous plaira.
Pour finir, je vous remercie tous très chaleureusement pour votre assiduité, mais aussi tous vos précieux messages. Vous êtes fantastiques.
Sur ce, je vous laisse à votre lecture. Prenez soin de vous et à bientôt !
Milie.
Chapitre 25 : East-End
La porte du 221B Baker Street se referma sur Holmes qui monta rapidement à l'étage. En s'efforçant de ne pas trop penser à son homme, sans perdre de temps, il se dirigea vers sa chambre et en ressortit grimé en marin trapu. Il s'approcha du secrétaire et prit son Remington qu'il cacha sous son pull élimé.
– Bien. Allons voir ce qui se trame dans l'East End.
Connaissant son Londres sur les bouts des doigts, passant par des ruelles inconnues, empruntant à deux occasions les égouts, ne se privant pas de couper par des propriétés privées, en très peu de temps, il arriva à la Tour de Londres menant sur les premiers docks. Naturellement, il commença par entrer dans une taverne miteuse, sentant le mauvais alcool, le tabac et la sueur. Il s'installa au comptoir et commanda un whisky. Laissant trainer une oreille au pilier de bar, et autres marins venu dépenser leur salaire dans la boisson et les femmes de joie.
– … T'as entendu, y a des gens qui sont malades dans le quartier… juste au-dessus des nouveaux docks !... C'est des marins, je crois…
Holmes fut très surpris de voir un marin salement amoché par l'alcool, bavant sur sa table, parler d'une voix pâteuse à la chaise vide se trouvant en face de lui :
– … T'sais ?... La fiiille d'l'autre jour, elle a dit que Tao Liiin… qu'tu m'as parléééé y a deux… jours, eh ben… il est malaaade…
Un homme plutôt présentable pour le quartier glissa d'une voix qui se voulait basse à son voisin :
– … J'ai entendu dire qu'il y a plusieurs morts qui sont dans le bâtiment au coin de King David Lane et Hight Street…
– … C'est qu'ils ont l'air d'avoir mal, en plus, balbutia un homme à une femme dénudée sur ses genoux. J'aimerais pas trop les approcher.
– Vous faites bien… pensa Holmes derrière son verre avant de se lever et de sortir après avoir laissé les cinq pence demandés.
De retour dans le froid londonien, il se dirigea sans perdre de temps aux nouveaux docks et regarda, appuyé contre un mur dans l'ombre d'un porche de New Gavel Lane, la vie se déroulant devant ses yeux. Puis il se dirigea vers un petit bateau de pêche et sortant le grand jeu comme à son habitude, interpella d'une voix méconnaissable un des matelots :
– Eh ! T'sais où j'peux trouver Tao Lin ? J'le cherche partout d'puis c'matin.
– Tao Lin… Tao Lin… hum… j'l'ai pô vu d'puis hier matin. Il cherchait d'boulot pour nourrir s'famille.
– T'sais où il crèche ?
– À Low Shadwen, l'maison du bout à droit'. Y avait pas l'air bien. Y était très blanc.
– M'rci ! J'vais l'chercher. L'patron est pas content.
Il se rendit à l'adresse donnée, une rue surpeuplée, crasseuse et bruyante. Les maisons pratiquement en ruine semblaient vomir par vague des hommes, des femmes et des enfants recouverts de crasse. Profitant de l'avantage donné par ce flux incessant des résidents pour passer inaperçu, il avança jusqu'à la dernière porte à droite, étonnamment silencieuse. Afin d'éviter tous soupçons, il y entra sans frapper.
Une puanteur équivalente à celle du Matilda-Briggs lui prit la gorge et lui brûla les yeux. Il avança dans un couloir sombre, au fond duquel il entendit des gémissements. En se raclant la gorge bruyamment, et faisant du bruit avec application, il frappa à la porte en disant :
– Il y a quelqu'un ? Excusez-moi de rentrer sans permission, mais…
La porte s'ouvrit sur une femme asiatique, enceinte jusqu'au cou, autour de laquelle deux enfants de deux et trois ans le regardaient timidement, cachés derrière les pans de sa robe. D'une voix faible, mais en colère, les mains posées sur ses hanches, elle s'écria :
– Comment osez-vous rentrer dans ma maison ! Je vous prierais de sortir sur-le-champ !
– Oh seigneur ! Des enfants… dont un a naître… s'attrista Holmes.
Préférant jouer franc-jeu, il s'inclina respectueusement et décida de dire la vérité :
– Veuillez m'excuser madame Lin, je suis détective et je viens pour m'entretenir au sujet de votre mari.
– Comment savez-vous pour mon…
– Je sais qu'il est souffrant, madame. Si vous pouviez me laisser entrer, je vous expliquerais.
– Pourquoi, vous laisserai-je entrer ? Vous ne ressemblez pas à un détective… dit-elle, méfiante.
– J'ai été sollicité par Scotland Yard pour enquêter sur ce qui s'est passé sur le Matilda-Briggs…
– Laisse-le entrer, Mei… fit une voix souffrante en provenance de la pièce.
Après avoir regardé son époux, elle s'effaça afin de le laisser passer.
– Merci à vous.
– Nous vous écoutons, mais faites vite. Mon mari souffre et a besoin de repos.
Holmes regarda les deux enfants puis les parents et demanda :
– Il y aurait-il d'autres personnes sous ce toit ?
Mei, préférant que son époux se repose, prit les directives de la conversation.
– Il y a ma mère, nos pères, et nos frères et sœurs, nous sommes dix-huit en tout, pour l'instant. Ils sont tous regroupés dans la pièce d'en haut, sauf mes deux frères qui sont absents depuis deux semaines. Ils rentrent à la fin du mois. Pourquoi ?
– Ont-il eu des contacts avec vous depuis le retour de votre mari ?
– Oui, tous les jours, nous prenons les repas ensemble. Mais pourriez-vous répondre aussi à mes questions, monsieur ?
Le logicien pâlit intensément, un frisson lui parcourut l'échine. Il déglutit.
– Oh ! Mon Watson ! J'aurai tant besoin de vous en ce moment ! Comment faire pour leur annoncer pareille nouvelle ! (Il soupira.)J'y répondrai, madame, mais je pense qu'il serait préférable que tout le monde soit rassemblé pour cela. Ce que je m'apprête à vous dire est délicat.
Holmes adressa un regard douloureux à l'homme agonisant dans son lit. Celui-ci comprit et acquiesça.
– Chérie, va les chercher.
La jeune femme disparut avec ses enfants, on entendit les marches en bois de l'escalier, puis le plancher grincer. Tandis que les deux hommes se fixaient du regard, en silence seulement perturbé par des gargouillis s'échappant de la poitrine du malade suite à une quinte de toux. De nombreux piétinements se firent entendre puis la famille au grand complet pénétra dans la chambre.
– Il ne lui reste que quelques heures, tout au plus, soupira le détective.
– Nous voici au grand complet comme vous nous l'avez demandé, annonça la jeune mère. Mais avant que vous ne commenciez à nous expliquer ce qui vous amène, pourrions-nous savoir qui vous êtes vraiment ?
– Je m'appelle Sherlock Holmes.
– C'est vous ? Celui dont les récits apparaissent dans le Strand ? Celui dont le docteur Watson raconte les aventures ? Demanda une jeune fille de quinze ans, les yeux brillants. Je ne vous pensais pas aussi vieux !
– Yuan ! Glapit le mourant, le souffle saccadé.
– C'est bien moi, répondit-il en gardant son sérieux. Jeune fille, dans ma profession, il est parfois nécessaire de se déguiser pour ne pas être reconnu et c'est le cas en ce moment.
La gamine rougit de gêne.
– Si vous me le permettez, je vais vous expliquer les raisons de ma venue. Oh ! Seigneur, qui peut rester insensible lorsqu'on s'apprête à briser une famille ! (La bouche éperdument sèche, il avala difficilement sa salive.) Je vous prie de m'excuser, je ne vais pas y aller par quatre-chemins mais j'ai conscience que ce que je m'apprête à dire risque de vous choquer… je vous conseille de vous asseoir.
Le génie regarda le malade dans les yeux et lui annonça :
– Monsieur Lin, à votre regard, je vois que vous vous rappelez ce qui s'est passé dans la salle des machines du Matilda-Briggs… pour vous éviter de vous épuiser en parlant, je vais relater l'affaire pour que votre famille soit au courant. (Il respira, extrêmement angoissé.)
» Deux jours, avant d'arriver à Londres, alors que vous étiez occupé dans la salle des machines à alimenter les chaudières avec vos collègues, vous avez été attaqués. L'un d'entre vous a été sérieusement blessé à la main. Cette attaque a été perpétrée par un rat géant. Ce rat était une expérience de deux de vos passagers. Des scientifiques. Ils s'étaient installés dans la calle numéro deux. Leurs expérimentations consistaient à injecter un produit de leur confection dans les muscles du rongeur, dans le but de le faire grossir. Cela a fonctionné, mais cela l'a aussi rendu agressif. (Il soupira.) Son agressivité était un effet secondaire du produit utilisé. Celui étant malheureusement un poison extrêmement contagieux et transmissible à l'homme par la salive, la sueur, le sang et tous autres fluides corporels. La contagion une fois enclenchée ne peut pas être soignée. Chaque personne infectée est aussi extrêmement contagieuse. Je pense que vous avez compris monsieur Lin que lorsque vous avez porté secours à votre collègue blessé à la main, vous vous êtes infecté, tout comme vos autres collègues. C'est de cela dont vous souffrez actuellement.
– Et si j'ai bien compris, je suis aussi contagieux… s'étrangla le mourant. Donc ma famille…
– Oui. Malheureusement. Vous êtes tous contaminés. Je suis désolé, confirma-t-il, en baissant la tête, le cœur au bord des lèvres.
– Même les enfants ? Demanda la mère en tremblant et serrant ses deux bambins. Même mon bébé ?
À cours de mot, la gorge nouée, le détective hocha de la tête, le visage grave, déclenchant le désespoir de celle-ci et du mari. Tandis que le reste de la famille, réalisait à peine la terrible nouvelle.
En quelques secondes, le logicien se retrouva seul et impuissant pour aider cette famille condamnée. Il attendit donc patiemment, la poitrine oppressée. Puis se reprenant, le mari aux portes de la mort s'enquit :
– Vous êtes venu parmi nous pour nous annoncer cela au péril de votre vie, pourquoi ?
– Tant que je ne vous touche pas… je ne risque pas grand-chose, répondit le détective. Cependant, bien que je comprenne combien cette nouvelle vous bouleverse, j'ai besoin de savoir combien vous étiez dans cette calle et aussi les adresses de vos collègues. Si je veux éviter que la maladie se propage, il faut que j'agisse et vite !
– Nous étions quatre, il y avait un père et son fils, c'est le fils qui a été attaqué et un autre homme, un mécanicien.
Holmes nota sur son carnet les deux adresses et en renouvelant ses excuses, s'éclipsa en leur intimant de ne pas sortir afin de protéger leurs voisins et qu'il se chargerait de laisser un message aux deux frères afin de les avertir de la tragédie touchant leur famille.
Lorsqu'il fut de retour dans la rue, complètement bouleversé, il se dirigea directement vers la capitainerie de la compagnie de navigation d'Aberdeen afin s'acquitter des démarches pour les deux rescapés. Puis, il se dirigea vers le croisement de King David Lane et Hight Street. L'adresse relevée à la taverne, s'avérant être celle du père et de son fils blessé. En arrivant sur les lieux, il frappa à la porte d'une maison délabrée et noircit par la fumée de la ville. À travers la porte, une voix grinçante d'une vieille femme se fit entendre.
– Allez-vous-en ! Je n'ai plus rien à vous dire ! Qu'on les laisse tranquille !
Holmes frappa à nouveau et répondit :
– Je ne veux pas vous embêter outre mesure, madame, mais j'ai besoin de vous parler. Vous pourriez être en danger.
Le jeune homme sous son costume de vieux perçut avec un soulagement le bruit d'un verrou qu'on déplace. Puis, la porte s'entrouvrit de quelques pouces, laissant passer le visage marqué par la tristesse et la vieillesse, d'une femme aux cheveux grisonnants.
– Bonjour madame, je suis désolé de vous importuner, je ne vous veux aucun mal, au contraire. Pourriez-vous, s'il vous plaît me laisser entrer ? J'aurai quelques questions à vous poser au sujet de vos locataires. Malgré mon apparence trompeuse, je travaille avec Scotland Yard.
Combattant son hésitation, elle finit par consentir à le laisser entrer, mais ils restèrent dans l'entrée.
– Merci beaucoup, madame.
– Vous n'êtes pas du quartier, je me trompe ?
– Absolument pas. Je suis un détective sous-couverture et j'enquête sur la tragédie qui s'est produite sur le Matilda-Briggs dans lequel je suppose que vos deux locataires décédés travaillaient. Je me trompe ?
– C'est exact. Cependant, je ne vois pas en quoi votre enquête est liée à leur mort.
– Elle est pourtant intimement liée et je ne peux malheureusement pas vous en parler, secret professionnel. Cependant, comme je vous l'ai dit à travers la porte, j'aurai des questions à vous poser pour savoir si vous avez fait quelque chose qui pourrait porter atteinte à votre santé. Vous me le permettez ? Cela ne sera pas long.
La vieille femme croisa les bras et soupira :
– Faites donc.
– Merci. Elle est trop sur la défensive. Je vous prierais de me répondre en toute honnêteté. Il en va de votre vie. Avez-vous été en contact ou touché un de vos locataires avant et après leur décès ? Ou changer leurs draps, laver leur linge ?
– Je ne suis rentrée que ce matin de chez ma nièce et lorsque j'ai ouvert leur appartement pour leur monter leur repas du midi, je les ai vu tous deux à terre. Ils ne bougeaient pas, pas même leur poitrine. J'ai pris peur et je suis sortie sans aller plus loin. J'ai appelé mon médecin pour qu'il puisse les ausculter, il devrait venir dans la soirée. Je n'ai pas eu le temps de m'occuper de leur linge et les draps ont été changés durant leur absence.
– Bien. Personne d'autre n'aurait pu les toucher ?
– Non. Je vis seule et ai refusé quiconque voulait entrer pour les voir, sauf vous. L'information s'est répandue comme une traînée de poudre lorsque j'ai télégraphié à mon médecin.
– Parfait ! Vous pouvez vous rassurer. Tant que vous ne les touchez pas, vous ne courez aucun risque. Lorsque je serai parti, envoyez un télégramme à votre docteur pour lui dire que l'hôpital Saint Barthelemy s'est chargé de transporter les corps. Quant à moi, je vais récupérer leur linge pour que vous ne couriez aucun risque. Je me chargerai ensuite de faire les démarches auprès de l'hôpital. Si vous entendez quelqu'un au nom de Meeks, vous pourrez lui ouvrir. C'est un médecin légiste et il saura quoi faire… En attendant, envoyez le télégramme et ensuite restez dans votre appartement.
– D'accord, je ferai comme vous me l'avez dit… Cependant, puis-je, à mon tour, vous poser une question ?
– Vous venez de le faire mais vous pouvez recommencer, dit-il avec un petit sourire.
La vieille femme se mit à rire doucement.
– Est-ce M. Sherlock Holmes à qui je m'adresse en ce moment ?
Le limier écarquilla les yeux et sourit.
– Quels sont les indices qui vous incitent à penser cela de moi ?
– Vous parlez avec l'aisance du beau monde, vous êtes détective et semblez connaître parfaitement le métier, vous travaillez avec Scotland Yard et avez des contacts avec un médecin légiste. Surement habitué à en côtoyer un autre…
Depuis le début de son enquête dans l'East End, le détective se mit à rire ouvertement, la tension nerveuse qu'il avait emmagasinée pendant sa visite chez les Lin, sembla nettement plus légère. La vieille femme, charmée par le timbre profond du rire de son vis-à-vis, se mit à sourire.
– Vous avez une très bonne logique et je dois l'avouer, vous m'avez surpris. Oui, je suis bien Sherlock Holmes.
– Les nouvelles du Docteur Watson, vous décrivent à merveille, Monsieur Holmes. Depuis « Une Étude en Rouge », je ne loupe aucune de vos aventures, car elle redonne quelques couleurs à mon existence. Pourriez-vous remercier votre ami de ma part ?
– Bien entendu, je n'y manquerai pas. Watson, voici deux fois en une demi-journée que l'on cite vos écrits… j'aurai aimé que vous entendiez cela. Cependant, avant que je ne parte, veuillez bien respecter les consignes que je vous ai données et puis-je récupérer le linge ?
Elle le guida à l'étage, lui fournit de quoi transporter le linge sale des deux victimes en toute sécurité et au moment de partir, le logicien se tourna vers la logeuse et lui demanda :
– S'il vous plaît… Pour le bon déroulement de mon enquête, pourriez-vous garder secret ma présence dans l'East End ?
– Comptez sur moi.
Un merci muet atteignit les yeux du génie puis il sortit et s'orienta vers la dernière adresse. Lorsqu'il y frappa, un jeune homme châtain d'à peine trente ans lui ouvrit. Un rapide coup d'œil lui donna les renseignements qui lui manquaient.
– Je m'en doutais, le mécanicien se porte à merveille physiquement, il a été bien payé pour que Savage et Culverton puissent continuer leurs recherches. Il a accepté l'argent malgré les risques de perdre son emploi. Sûrement, parce qu'il veut épouser la fille de la boulangère. Cependant, il ignorait le but des recherches des deux biologistes. Il a eu la peur de sa vie lors de l'attaque du rat. Il s'est enfuit et est sûrement resté enfermer dans sa cabine pour le reste du trajet. Se sauvant ainsi la vie. Bien qu'il soit impliqué indirectement dans la mort de plusieurs personnes, il n'est pas un meurtrier. Laissons-le tranquille, je pense que les troubles psychologiques qu'il a depuis cet incident sont une assez bonne punition.
Holmes renifla et fit un pas en arrière, singeant une perte partielle de son équilibre.
– B'jour, j'peux voir m'sieur Glenn, s'vous plaît ? Dit-il d'une voix vaseuse.
– Je suis désolé, mais il n'y a pas de monsieur portant ce nom, ici.
– Oh ? Pardon. Mais j'vais fair' quoi pour l'trouver, s'il m'a dit qu'il vit ici… râla-t-il en partant en zigzaguant, ignorant totalement le mécanicien qui le suivait d'un regard ahuri.
» Il ne me reste plus qu'à surveiller pendant quelques jours si l'évolution dans l'East End continue à se dégrader…
Il se glissa subitement dans une sombre ruelle pour regarder l'heure sur sa montre à gousset cabossée : dix-huit heures trente passées. Sans perdre du temps, il se rendit à pied au bureau du télégraphe pour envoyer les informations nécessaires à Meeks avant de revenir à Baker Street.
