Bonjour à vous, mes chers lecteurs,
Un simple petit message pour remercier tous ceux et celles qui me suivent, me laissent de supers commentaires et les petits ninjas qui préfèrent rester dans l'ombre. Merci infiniment pour votre assiduité et votre soutien. Grâce à vous tous, ma motivation reste intacte.
Vous êtes merveilleux.

J'ose un petit avertissement pour ceux qui ne connaissent pas encore le Canon et qui souhaitent le lire. Je vais, dans quelques chapitres, grandement m'inspirer de la nouvelle suivante : "L'Aventure du Détective Agonisant" ("

The Adventure of the Dying Detective" dans la langue originale). Pour ne pas trop vous ôter le plaisir de la découverte de l'œuvre originale, je vous conseille de la lire ! ;-)
Rassurez-vous, cela ne se reproduira sûrement pas, mais c'est nécessaire pour clore cette enquête. Je vous expliquerai pourquoi.

Sur ce, bonne lecture !

À très bientôt !

Milie.


Chapitre 27 : Peterborough

Lorsque le docteur Watson déposa le pied sur le quai de la gare de Peterborough un peu avant seize heures, il s'avança vers un adolescent attendant auprès d'un petit attelage, attendant qu'un voyageur demande ses services.

– Bonjour, j'aurai besoin d'aller au 85 Eastfield Road, pourriez-vous m'y emmener ?

– Bien sûr, M'sieur. Venez et couvrez-vous bien, il fait froid aujourd'hui, dit-il en lui donnant une couverture.

Une fois confortablement assis, le praticien le regarda ensuite s'occuper de sa valise et monter avec adresse sur son siège. Puis la carriole s'engagea sur la route. Après une petite quinzaine de minute, ils s'arrêtèrent devant la façade d'une maison blanche de style victorien, agrémentée d'un magnifique bow-window. Il paya la course et frappa doucement à la petite porte en bois avant de l'ouvrir et d'y entrer.

Une femme, les traits tirés vint à lui et le reconnaissant, se mit à pleurer de soulagement.

– Oh ! John. Merci d'être venu aussi vite ! Dit-elle en lui prenant les mains. Venez, elles sont dans la chambre du fond !

Un sourire attendri naquit sur les lèvres de l'ancien militaire lorsqu'il entendit sa vieille nourrice lui parler comme lorsqu'il était un enfant.

– Je vous suis, Hannah.

Lorsqu'il entra dans la chambre, deux faibles sourires l'accueillirent. Après avoir recouvert son nez et sa bouche par un foulard, il s'approcha des malades, chacune occupant un petit lit de part et d'autre du passage central. Un sourire atteignit ses yeux lorsqu'il s'assit à leurs chevets et, posant doucement ses mains sur les leurs dans le but de les apaiser, il regarda sa nourrice et lui demanda :

– Hannah, quelles sont les précautions que vous avez prises pour vous protéger ?

–J'ai suivi les conseils du Docteur Mason : j'ai utilisé un foulard comme vous, que j'ai changé et lavé régulièrement à l'eau bouillante. Ensuite, j'ai maintenu la porte de la chambre fermée et je l'ai aéré pendant un moment pour renouveler l'air… bien que je trouve qu'en hiver ce ne soit pas très judicieux…

– Le Docteur Mason vous a très bien conseillé, renouveler régulièrement l'air est très important, Hannah, surtout quand celui-ci est vicié. Vous n'avez pas eu de toux, ni de fièvre depuis le début de la maladie ?

– Non, pas pour l'instant.

– Bien. C'est rassurant. Pourriez-vous rassembler du papier à lettre et de l'encre pour moi ? J'aurai un message à envoyer pour Londres. J'arrive dans quelques minutes.

La vieille femme hocha la tête et ferma la porte derrière elle. Watson se tourna vers sa mère lorsqu'il l'entendit :

– John ! Mon enfant… je suis si heureuse… de vous voir…

Sa voix haletante fut brutalement coupée par une violente quinte. Il se pencha sur elle, pour l'aider à respirer. Une fois qu'elle put reprendre difficilement sa respiration, il la coucha et la borda.

– Ne forcez pas, mère… gardez vos forces. Je m'occupe de vous.

Il se tourna vers sa belle-sœur et vit qu'elle pleurait.

– Moi aussi, cher beau-frère, je suis heureuse que vous soyez là…

Un sourire atteignit les yeux du médecin.

– Reposez-vous, Lucy. Je suis content de vous voir toutes les deux, bien que cela aurait été mieux dans d'autres circonstances…

Un rire épuisé déclencha une petite toux à la jeune femme. Il la regarda avec un air désolé, mais elle lui sourit faiblement. Silencieusement, il leur apporta les soins permettant de faire baisser leur fièvre et d'améliorer leur confort. Puis il remonta leurs couvertures jusqu'au menton et ouvrit la fenêtre en grand.

– Surtout ne vous découvrez pas, je vais demander à Hannah de refermer la fenêtre dans une dizaine de minutes et de rajouter une bûche dans le poêle à bois, une fois que cela sera fait. Quant à moi, je reviens dans une vingtaine de minutes, le temps d'écrire ma lettre et de prendre des remèdes chez le pharmacien. En attendant, essayez de vous reposer.

Les deux femmes acquiescèrent faiblement et se blottirent dans leur lit.

Après avoir écrit le court message à son détective et passé les consignes à sa nourrice, Watson se rendit au bureau télégraphique le plus proche puis chez le pharmacien. Une fois de retour, il conseilla à sa nourrice d'aller se reposer, lui disant qu'il s'occuperait seul de ses malades. Elle obéit seulement après l'avoir fait promettre de venir la chercher en cas de soucis.

Il prépara ensuite une tisane apaisante qu'il apporta aux deux femmes, avec les médicaments et du potage. Celles-ci, bien qu'ayant peu d'appétit, se forcèrent à suivre les recommandations et les encouragements de l'homme de la famille. Puis il les veilla jusqu'à ce qu'elles s'endorment.

Une fois seul, de retour dans le salon, à bout de nerfs, il se mit à pleurer, laissant la tension et les craintes accumulées durant la journée se dissiper. Il s'installa ensuite dans un sofa, près de la cheminée et se mit à penser à son amour avant de s'assoupir…

Trois coups retentirent, le faisant sursauter. Il ouvrit et récupéra la réponse de son amant. Les nouvelles qu'il lut ne le rassurèrent pas, cependant, savoir que le détective était sain et sauf et qu'il pensait à lui, lui mit un peu de baume au cœur. Il soupira et glissa le billet dans la poche de son veston.

Prenant toujours les précautions requises afin de protéger sa propre santé, il ouvrit silencieusement la porte de la chambre des malades et s'y introduisit pour les habituels soins. Veillant à ce qu'elles dorment le plus possible et que leur fièvre baisse.

Au bout d'une petite heure de soins, il s'éclipsa dans le salon, lava les deux foulards utilisés qu'il étendit devant le feu et s'installa dans son sofa où, épuisé, il s'endormit immédiatement.

Le lendemain, réveillé par la toux grasse de sa mère, Watson arracha un foulard de sa chaise et se rendit immédiatement auprès d'elle. La vieille femme, recouverte de sueur, peinait à respirer, la main crispée sur sa poitrine. Des larmes de douleur laissant deux sillons sur ses joues. Il la prit instantanément dans ses bras et l'aida à se calmer en lui caressant le dos et lui parlant doucement.

– Détendez-vous, maman. Je suis là… Oh ! Elle est si maigre ! Elle a la peau sur les os ! Seigneur ! Aidez-moi ! Implora-t-il en refoulant ses larmes.

Il regarda sa belle-sœur. Cette dernière, pâle, le visage contracté par la peur et l'angoisse, se mordait la lèvre inférieure avec l'espoir dérisoire de ne pas pleurer. L'ex militaire lui fit un regard qu'il espérait rassurant et s'étonnant lui-même, lui dit d'une voix calme :

– Rallongez-vous, Lucy. Ne vous inquiétez pas. Je m'occupe de tout…

Elle obéit docilement, mais sa détresse se lisait clairement sur son visage horrifié. Elle tourna la tête vers son beau-frère et sa belle-mère et, avec fascination, regarda celui-ci exercer son métier. La porte s'ouvrit doucement et le visage d'Hannah apparut, caché derrière son foulard, attirant l'attention du médecin.

– Oh ! Hannah ! Vous arrivez au bon moment. J'aurai besoin de votre aide. Pourriez-vous, changer les vêtements de ma mère pendant que j'ausculte ma belle-sœur ?

– Bien sûr, je reviens. Dois-je prévoir des vêtements pour changer Miss Lucy aussi ?

– Oui, elles ont en grand besoin toutes les deux. (Il se tourne vers la jeune femme tout en continuant les soins sur sa mère.) Lucy, comment vous sentez-vous par rapport à hier ?

– Je ne pense pas plus mal, mais pas mieux non plus, répondit-elle dans un souffle. J'ai juste du mal à respirer et j'ai alternativement trop chaud ou trop froid.

– Merci, les variations de température sont dues à votre fièvre. Quant au reste, si vous ressentez un quelconque changement, bon ou mauvais, dites le moi. D'accord ?

La jeune femme acquiesça bravement et contempla le plafond en frissonnant.

La porte se rouvrit sur la vieille femme chargée de linges propres qu'elle disposa sur un guéridon à l'entrée. Puis elle attendit que Watson se tourne vers sa belle-sœur pour changer les habits trempés de sueur de la mère.

La jeune femme dit alors dans un chuchotement à peine perceptible, se permettant pour la première fois d'employer le prénom de son beau-frère :

– Dites-moi, John… sans détour, ni artifice. Nous allons mourir, n'est-ce pas ?

Le médecin tressaillit et la regarda gravement avant de répondre :

– Je n'en sais rien, Lucy. Mais sachez que dans tous les cas, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que cela n'arrive pas.

Il resta silencieux, le temps de lui prendre le pouls et examiner ses voies respiratoires. Puis il la regarda dans les yeux.

– Lorsque vous serez changée, vous reprendrez vos médicaments et essayerez de dormir le maximum possible. Seul le repos le plus complet pourra vous aider à guérir.

– Bien docteur, dit-elle avec un petit sourire. Je vous fais confiance, John.

Le sourire de Watson atteignit ses yeux et il lui serra la main.

– Soyez forte, Lucy. (Il s'adressa à son aide-soignante improvisée, sans se retourner afin de respecter la pudeur de sa mère.) Hannah, avez-vous terminé ?

– À l'instant, docteur.

Il retourna auprès d'elle et adressa un signe de tête à sa nourrice pour qu'elle s'occupe à présent de la jeune femme.

La vieille femme, exténuée par la violente quinte dont elle a été sujette peu avant, regardait son fils d'un regard vitreux et bienveillant. Une larme s'échappa lorsqu'elle sentit la main de ce dernier lui caresser doucement les cheveux.

– John… dit-elle d'une voix éteinte, occupez-vous de Lucy et sauvez-la. Nous savons tous deux que…

– Taisez-vous, mère, la coupa-t-il dans un souffle avec beaucoup de tendresse. Je vous interdis d'en dire plus. Oui, je ferai tout pour vous sauver toutes les deux, je vous en fais la promesse. Mais ne baissez pas les bras. Je vous en supplie.

La malade lui sourit tristement et lui caressa la main avec amour.

– Je vous promets d'essayer, répondit-elle.

Le blond déglutit, la gorge nouée et silencieusement afin de ne pas trahir sa tristesse, il s'occupa à faire baisser sa fièvre. Puis Hannah sortit de la pièce emportant avec elle le linge sale. Watson leur donna, avec peine, un peu de bouillon, puis leurs traitements. Comme la veille, il les veilla jusqu'à ce qu'elles s'endorment puis il quitta la pièce.

Dans le salon, il trouva Hannah, occupée à laver le linge, en pleurant. Il s'approcha d'elle et lui posa une main sur l'épaule afin de la retourner et de la prendre dans ses bras.

– Venez-là, nounou ! Dit-il affectueusement.

La « nounou » en question, émue par cet homme qu'elle avait vu grandir, écarquilla les yeux de surprise et serra le corps massif contre elle. Trouvant un peu d'apaisement dans ses bras accueillant. Peu à peu, ses pleurs se tarirent et elle se détacha de lui en lui souriant :

– Merci, John… je… je suis désolée.

– C'est à moi de vous remercier, Hannah. Pour avoir fait votre possible pour nos malades, mais aussi pour votre aide. (Il sourit.) Mais surtout ne vous excusez pas, car il n'y a rien à excuser. Dans de telles circonstances, nous savons tous deux que la situation est grave, donc il est normal de pleurer et de chercher du réconfort là où il se trouve.

À court de mots, elle lui sourit avec tendresse, puis retourna à sa lessive. Watson quant à lui s'installa à table pour écrire à son homme puis il s'absenta pour envoyer son message. À son retour, en s'installant sur son sofa, il trouva une assiette de sandwiches et une théière fumante. Se rendant compte qu'il n'avait rien mangé depuis son trajet en train, il regarda sa nourrice et la remercia du regard. Il mangea donc un peu et s'allongea pour se reposer quelques heures.

Un peu avant vingt heures, un coursier frappa à la porte, tirant de son sommeil le médecin, étonné d'avoir autant dormi, bien que le repos fût peu réparateur. Celui-ci se dépêcha d'ouvrir la porte afin que le calme de la maisonnée ne soit pas perturbé. Il récupéra le message et rejoignit son sofa où il le décacheta et le lut à la faible lumière du début de journée.

«

Cher Watson,

Rassurez-vous, je n'ai pris aucun risque durant mon enquête. Je vais bien.

Je suis navré d'apprendre la dégradation si rapide de l'état de santé de votre mère. Si je peux vous être utile en quoi que ce soit, vous savez où me contacter.

Tenez-moi au courant de l'évolution des choses ainsi que de votre choix concernant le sanatorium.

Bien à vous,

JVA

Holmes.

»

Un sourire attendri atteignit le visage du blond tandis qu'il plia et rangea la missive avec les autres.

Oh Holmes… comme vous me manquez ! Songea t'il en posant sa main sur son cœur.

Il soupira et se recoucha. La fatigue accumulée durant ces deux jours l'emporta rapidement. Il sombra dans un sommeil profond et réparateur.

Cinq bonnes heures passèrent, lorsqu'il se réveilla, dérangé par une longue plainte, se finissant dans un râle. Le médecin se précipita dans la chambre des malades, attrapant machinalement au passage un foulard propre se trouvant devant la cheminée. Il y découvrit sa mère en pleine détresse respiratoire. La pauvre avait essayé d'étouffer ses quintes dans son oreiller. Il s'épouvanta lorsqu'il vit que celui-ci était recouvert de sang.

Seigneur ! Tout ce sang ! Je ne peux plus rien faire ! Je suis arrivé trop tard !

Lorsque le jeune homme s'installa au chevet de la mourante, il lui prit les mains. Mrs Watson recouverte d'une couche de sueur froide, tremblait de tout son corps. Le visage livide, les mains crispées dans celle de son fils, elle l'implora du regard de retourner auprès de Lucy et de la laisser. Il refusa en niant de la tête.

Une larme coula, se perdant dans ses cheveux argentés. Watson, la gorge nouée, se pencha à l'oreille de sa mère et lui dit avant de déposer un baiser sur son front moite, à travers son foulard.

– Je vous aime, mère, soyez bénie et partez en paix. Je m'occupe de Lucy.

Un sanglot s'immisça dans la toux grasse de la femme, les larmes coulant, à présent, en continue. Dans un souffle douloureusement haletant, elle eut la force de répondre :

– Pardonnez-moi, John… je n'ai pas réussi à tenir ma promesse. Je vous aime aussi. Soyez heureux mon fils !

– Mais maman… je n'ai rien à vous pardonner ! Vous êtes une mère formidable, jamais enfant n'a été plus heureux que moi.

Il lui caressa tendrement les cheveux, jusqu'à ce qu'elle rendre son dernier soupir. Puis, le cœur en morceaux, se recueillit durant un moment.

Il se retourna ensuite vers sa belle-sœur. Celle-ci le regardait en pleurant silencieusement. Il s'approcha d'elle et la gorgée serrée, lui dit :

– Veuillez m'excuser de vous avoir négligé, ma chère Lucy. Je…

– Non, John… non. Vous n'avez rien à vous reprocher. Vous avez accompli votre rôle de fils… à votre place, j'aurais agi de la même manière.

De fines gouttes argentées glissèrent et furent absorbées par le foulard en soie. Il s'agenouilla auprès d'elle et entreprit de lui éponger le visage.

– Merci, dit-il, vous êtes un ange.

Elle sourit tristement et laissa échapper une toux grasse.

– Je vais envoyer une lettre à mon confrère du sanatorium de Liverpool afin de vous y transférer. C'est la meilleure option qu'on ait pour vous guérir. En attendant, si vous me le permettez, je vais réveiller Hannah pour que vous puissiez changer de chambre et de lit.

– Je vous remercie. Allez-y. En attendant, je vais prier pour votre mère.

Watson lui sourit et partit rejoindre sa nourrice. Devant la porte de sa chambre, il l'entendit sangloter. Il toqua et attendit qu'elle lui ouvre.

– Je vous ai entendu… je sais pour Madame… je suis désolée… dit-elle entre ses larmes.

Le médecin la prit à nouveau dans ses bras, donnant autant que recevant le réconfort en cette triste nuit. Ils préparèrent ensemble, une nouvelle chambre, ajoutant des couvertures au lit et allumant le feu. Lucy fut transférée avec autant de douceur que possible. Pour la transporter, le médecin la prit dans ses bras, s'alarmant au passage du faible poids de celle-ci. Il se mordit la lèvre et la déposa dans ses draps propres. Discutant de temps en temps pour meubler le silence pesant, il prépara les remèdes qu'il lui donna ensuite. Puis ne voulant pas laisser sa patiente seule après l'épreuve dont elle a été le premier témoin, il demanda à Hannah de la veiller et de lui tenir compagnie durant le reste de la nuit.

À nouveau dans le salon, il s'installa à son secrétaire et écrivit deux lettres. La première étant adressée au Docteur Brown, son confrère du sanatorium de Liverpool, lui demandant l'admission express de sa jeune belle-sœur. Pour finir, épuisé tant moralement que physiquement, le cœur au bord des lèvres, il rédigea un court message à son tendre amour :

«

Très cher Holmes,

Je vous envoie cette missive pour vous annoncer le décès de ma mère. Elle est morte aux alentours de trois heures du matin, ce fut une épreuve pour nous tous. Lucy est très secouée.

Je m'occupe des démarches à faire pour l'envoyer au sanatorium de Liverpool. Nous partirons après que l'enterrement ait eu lieu. Bien sûr, je vous tiendrais au courant de notre départ.

Pas d'imprudence, s'il vous plaît !

JVA.

Watson.

»

Cinq heures quarante-cinq sonnaient à l'église du quartier, lorsque les missives furent achevées. Le jeune homme, soupira :

Il est encore trop tôt pour aller au presbytère, envoyons déjà ces deux lettres et j'irai voir l'abbé en milieu de matinée.

Il se calfeutra dans son manteau, vissa son chapeau sur sa tête et avertit Hannah qu'il s'absentait quelques minutes le temps d'aller jusqu'au bureau du télégraphe.