Bonjour mes très chers lecteurs !

Pour commencer, merci infiniment pour vos retours et votre assiduité. Merci aussi à mes nouveaux followers ! Bienvenue à eux ! :)

ATTENTION ! Petit rappel concernant ce chapitre…

Il contient une partie lemon, mais pour ceux qui ne sont pas amateurs de ce type de lecture, vous pouvez le lire sans crainte jusqu'à la ligne et la suite sera pour le prochain chapitre. ;)

Bonne lecture à tous !

Milie.


Chapitre 30 : Retrouvailles

La déposition à Scotland Yard dura plusieurs heures, Holmes contrairement à son habitude, ne cacha rien à Lestrade et en fit un rapport très détaillé que l'inspecteur mit sous scellés. Cependant, afin que les Londoniens ne soient pas ébranlés par le fait qu'un rat géant et mortel eut existé, ils confectionnèrent une histoire qu'ils envoyèrent à la presse, la jugeant valable aux yeux des citoyens ; La famille Lin aurait été contaminée par le père de famille, lui –même infecté par Victor Savage alors qu'ils voyageaient à bord du Matilda-Briggs. Ce dernier ayant attrapé une maladie asiatique extrêmement contagieuse parmi les coolies de Sumatra. Assurant qu'il n'y avait maintenant plus aucun risque. Ils ne parlèrent pas du rôle qu'avait tenu Culverton.

Watson garda le silence, découvrant l'ampleur de l'affaire en même temps que le policier. Plusieurs fois, il pâlit et se mordit la lèvre en constatant que son détective avait pris des risques importants qui auraient pu réellement le tuer. La comédie que celui-ci aurait pu être tout à fait vraie.

J'aurai vraiment pu le perdre à jamais, se dit-il.

La nuit était bien avancée lorsqu'ils sortirent au terme de cet interrogatoire. Les deux amants marchèrent, épuisés, vers le restaurant. Lorsque Watson prit subitement le bras de son compagnon et l'attira dans une ruelle sombre, à l'abri des regards. Le brun, surpris dans un premier temps, fut acculé violemment contre un mur et sentit une bouche s'écraser sans pitié contre ses lèvres. La conscience de l'ancien militaire valsait entre le soulagement, la peur et la colère, mais il préféra exprimer son amour, même de façon brutale, pour éviter de laisser échapper des mots qu'il regretterait plus tard.

Le génie comprit le combat interne que menait son docteur, passa ses bras autour de ce corps robuste si ardemment aimé et répondit au baiser avec une pointe de tendresse. Un gémissement s'échappa de sa poitrine. Frissonnant sous le déferlement d'émotion de son partenaire. Tout l'effroi du praticien passa durant ce baiser… Progressivement, la fureur initiale laissa sa place à l'apaisement et enfin à la vénération. Les mains s'égarèrent sous leurs vêtements en contact direct avec la peau. Enfin, les deux hommes, à présent collés l'un contre l'autre, désunirent leurs lèvres et se regardèrent intensément, le souffle court. Le blond prit la parole d'une voix un peu plus sèche qu'à l'accoutumé, se refusant de cacher sa colère et sa détresse ;

– Holmes, ne me faites plus jamais subir cela. Plus jamais ! Avez-vous compris ? Je sais que vous avez fait ce choix en toute connaissance de cause. Mais après le décès de ma mère, j'ai vraiment cru que j'allais vous perdre aussi. Je… Je ne l'aurai pas supporté.

Le logicien regarda tendrement son amant et passa les doigts avec une grande douceur dans ses cheveux. Des larmes glissèrent sur les joues du médecin que le brun s'empressa de cueillir sous ses baisers.

– Je suis désolé, John… Si j'avais pu vous épargner cette épreuve, croyez-moi, mon cher amour, que je l'aurais fait. Vous voir souffrir de la sorte m'a profondément brisé le cœur. Je ne pouvais résolument pas vous dire que tout ceci n'était qu'un rôle, une mascarade… Même si mon âme me criait de le faire. Je devais absolument recevoir les aveux de Culverton, pour qu'il soit jugé, puis condamné. Et malheureusement, c'était le seul moyen d'y parvenir.

Watson frissonna.

– Je le sais bien. J'ai vu la cruauté dans les yeux que cet ignoble personnage. Il était prêt à tout pour vous anéantir… Et il l'a prouvé avec la boite. Si vous n'aviez pas ce réflexe d'analyser votre courrier, je vous aurais perdu...

Un nouveau sanglot le secoua, le brun le serra contre lui et plongeant son visage dans son cou, respira son parfum avant de dire d'une voix étouffée :

– Cela n'est pas le cas, mon Ange… Rassurez-vous sur ce point et puis… Je crois bien vous avoir promis, lorsque vous êtes parti pour Peterborough, que je ferai attention, non ? Répondit-il en le regardant dans les yeux, dans petit sourire contrit.

L'ancien militaire rit doucement et souffla, la gorge serrée, en séchant ses dernières larmes :

– Embrassez-moi, Amour et allons dîner... Vous avez besoin de manger.

– À vos ordres, Capitaine ! Dit-il en s'accaparant voracement des lèvres de son amant.

Puis il lui glissa à l'oreille de toute la profondeur de sa voix de baryton :

– J'ai déjà hâte d'être au dessert…

Le blond frémit lorsque son amant lui mordilla le lobe et se détacha de lui avec un sourire mutin.

Oh ! Seigneur… s'il n'avait pas besoin de manger… Pensa le docteur en passant sa langue sur ses lèvres.

Holmes avec gourmandise, suivit du regard ce petit bout de chair rose et soupira.

Tel est pris, qui croyait prendre… Oh ! Je l'aime tellement.

Se dévorant mutuellement des yeux, ils arrangèrent leurs tenues et après un dernier baiser, rejoignirent rapidement le restaurant.

Ils arrivèrent devant la devanture d'un petit restaurant aux spécialités écossaises, portant fièrement le nom de « Chez Simson ». Ils s'installèrent à leur table habituelle et commandèrent rapidement. L'atmosphère tiède et apaisante de la salle, acheva de les détendre. Durant le repas, Holmes sentit un pied déchaussé, frôler le sien, puis remonter sensiblement le long de ses jambes… La nappe atteignant le sol, Watson en profita pour prendre sa revanche, trompant les apparences en maintenant la conversation de manière posée, seulement troublée par un léger sourire amusé. Les caresses toujours plus osées continuaient leur ascension, mais sans jamais parvenir complètement à l'entrejambe, faisant régulièrement déglutir et rougir légèrement le détective de plus en plus frustré. Ce délicieux supplice s'arrêta au moment même où le dernier morceau de gâteau fut avalé par le plus jeune. Celui-ci se leva en tremblant légèrement et, bénissant la providence d'avoir pris son long manteau, s'en vêtit rapidement, imité par son amant. En passant auprès de lui, profitant que personne ne les regarde, Holmes lui toucha « négligemment » la cuisse du bout des doigts et s'attarda, un court instant, sur ses fesses qu'il pinça doucement. Puis, avec son flegme légendaire, se dirigea vers le régent afin de régler l'addition.


À peine eurent-ils le temps de fermer la porte de leur appartement, que le brun se jeta sur son homme, le plaquant contre la porte, dans un baiser brûlant. Le manteau du médecin glissa, tombant à ses pieds, suivit de près par celui du détective. Le violoniste s'occupa rapidement de la jaquette et de la chemise de son amant et caressa la peau hâlée qui s'offrait à lui.

– Tu es démoniaque, John ! Grogna Holmes, d'une voix rauque, la tête plongée dans son cou. Tu vas me rendre fou.

Un rire lui répondit et le médecin prit lui le visage en coupe, son regard incandescent perçant celui de son comparse.

– Vous ne valez pas mieux que moi à ce sujet, vous savez ?

Il l'embrassa sauvagement, lâchant ses mâchoires pour lui saisir les fesses et le plaquer contre lui, les faisant gémir à l'unisson. Une lèvre fut mordillée et l'autre sucée. La chemise de l'ancien militaire finit sa course au sol. La paume droite du brun glissa jusqu'à la cuisse de son vis-à-vis et la remonta jusqu'à sa hanche. Leurs sexes à l'étroit dans leurs pantalons, roulèrent l'un contre l'autre.

– Sherlock… Couina le blond contre les lèvres de son amant.

Un ronronnement lui répondit. La langue du génie traça ensuite un sillon luisant le long de sa mâchoire et descendit vers sa clavicule qu'il mordilla doucement. Watson, la tête en arrière, haletait, s'accrochant aux épaules musclées qui le soutenaient à moitié. Trouvant le détective bien trop habillé, il déboutonna sa chemise et la fit glisser le long de ses bras. Obligeant le brun à libérer sa jambe. Ayant ainsi retrouvé son équilibre, le blond pivota sur lui-même, inversant ainsi leurs positions. Amusé, le limier lui sourit avec amour et enfoui ses mains fines dans la tignasse dorée. Pendant ce temps, la bouche de son amant amorçait sa descente… Traçant à coups de langue, mordillages et baisers, un chemin bien précis de son oreille à son nombril.

Le praticien entreprit de déboucler adroitement la ceinture de son homme, en embrassant la fine ligne de poils s'échappant du pantalon. Puis, ses doigts défirent le bouton de celui-ci et abaissèrent la fermeture éclair. Tout en faufilant ses mains sous le tissu, il le descendit avec une lenteur désespérante sur les hanches de son compagnon. Un gémissement lui parvint le faisant sourire à travers ses baisers. Il leva les yeux et vit Holmes le regarder ardemment. Les pupilles dilatées au maximum, le cadet se mordit la lèvre inférieure en ondulant les hanches, faisant chuter son pantalon. Un sourire coquin s'installa sur son faciès et il se pencha vers son amant pour le relever. Watson accéda à sa requête et vint se coller à son torse. Leurs bouches se retrouvèrent avides l'une de l'autre.

S'arrachant, à grand regret des lèvres gonflées de désir de son conjoint, le détective inversa à nouveau leur position avec une douceur sans précédent. Le détective suivit le même parcours que son amant avait opéré sur lui, se délectant de son odeur et de sa saveur. Puis longeant les jambes en une caresse par-dessus l'étoffe en coton, il le déchaussa et sans cérémonie, envoya valser les chaussures dans un coin de la pièce. Il en profita, dans un sourire quelque peu espiègle, pour retirer les siennes ainsi que son pantalon qui lui entravait les jambes. S'agenouillant à nouveau, les yeux toujours encrés dans ceux de son compagnon, il lui dénuda à son tour les jambes.

Il laissa échapper un grognement appréciateur en passant doucement sa main sur le témoignage très explicite du désir de son compagnon. Puis il posa sa bouche, embrassant, léchant à travers le coton l'excroissance palpitante. Arrachant un petit cri de surprise à son homme, celui-ci enfouit ses doigts dans les boucles ébène de son merveilleux tortionnaire et tira légèrement dessus, en fermant les yeux. L'excitation était à son comble, le limier retira la dernière barrière le séparant de l'érection humide de sa victime et sans hésitation le prit en bouche. Durant un moment, il s'employa avec passion à effectuer de longs va et vient, flattant intensément ses points sensibles. Le blond, au bord de la jouissance, vacilla et s'appuya contre le chambranle de la porte afin de ne pas glisser. Un petit rire satisfait lui parvint.

– Holmes, arrêtez, s'il vous plaît, je vais… Avertit-il d'une voix rauque.

Écoutant son alerte, le brun cessa son supplice, se releva et maintenant fermement son docteur haletant contre lui, il lui ravit la bouche dans un rapide et intense baiser.

Lui laissant un peu de temps pour reprendre son souffle, il le regardait intensément, en souriant et lui cajolant de la main sa nuque humide de sueur. Lorsque sans crier gare, une main baladeuse et experte vint s'immiscer dans son caleçon, prenant sans ménagement sa hampe demandeuse. Le jeune homme frissonna en lui mordillant la clavicule.

– Ah ! John ! Miaula-t-il.

Un sourire malicieux éclaira le visage du médecin, et il lui souffla dans l'oreille :

– Plaît-il ? Avez-vous un problème, mon ami ?

Le regardant intensément dans les yeux, Watson lui transmit un message plus que clair :

– Laissez-moi m'occuper de vous, Sherlock… Laissez-moi vous faire l'amour en adorant votre corps avec le mien.

Le logicien, attendrit, lui sourit et l'embrassa passionnément accédant ainsi à sa demande.

Un sourire éblouissant lui répondit et le front appuyé sur son épaule, ses bras enroulés autour de son cou. À nouveau, la situation s'inversa. Holmes se retrouva plaqué contre la porte dans un petit cri. Puis sans attendre, l'ancien soldat s'accroupit, enlevant au passage le dernier vêtement. Il embrassa, picora l'extrémité sensible, recueillant du bout de la langue le liquide séminal. Massant délicatement les testicules, il engloutit le sexe de son amant, faisant chavirer celui-ci. L'instant délicieux se prolongea un long moment. Puis délaissant le pénis du brun, il enduisit ses doigts de salive pour le préparer avec application et tendresse.

Leurs excitations étant au paroxysme, Watson souleva son amant en dessous de ses cuisses et le cala contre ses hanches, le maintenant contre le bois de la porte. Enfin, il le pénétra avec précaution. Il le maintint ainsi sans bouger, le laissant s'accoutumer à sa présence, échangeant tendrement de longs baisers. Puis avec lenteur, le blond commença à bouger. Le détective, accroché à lui comme un désespéré, gémit de plaisir, se contrôlant difficilement pour ne pas faire trop de bruit, tant cette nouvelle position sollicitait sa prostate. Leurs regards se croisèrent, un flot de sentiment fut échangé sans retenu, leurs lèvres se rejoignirent à nouveau. Leurs ébats durèrent pendant de longues minutes. Puis, sans prévenir, les deux hommes furent foudroyés simultanément par un profond orgasme. Le médecin maintenant toujours son amour par les cuisses, trembla, manquant de s'écrouler… Mais il parvint à se stabiliser, en s'appuyant contre son détective. Puis, il se retira, le déposant lentement au sol. Celui-ci, à demi-conscient l'attira contre lui et ensemble, ils se laissèrent glisser sur le tapis. Une fois allongés, la tête du blond au creux de l'épaule du génie, frissonnants des suites de leur fulgurante jouissance, ils reprirent leur souffles désordonnés en se câlinant.

Holmes arrangea délicatement les cheveux du blond cotés par la sueur, caressa au retour sa joue, puis attarda sur sa pulpe de ses lèvres rougies par leurs baisers.

– Venez, mon cher Ange, rafraîchissons-nous et allons au lit… Nous y serons mieux et plus au chaud.

Il lui tendit sa main que l'autre saisit, liant leurs doigts et tous deux rejoignirent la salle de bain faire un brin de toilette, puis leurs draps, où ils s'endormirent, profondément heureux.