Bonjour/bonsoir à vous, Chers Lecteurs.
Dans un premier temps, je voudrais m'excuser pour le temps que je mets entre chaque publication. En cette période de confinement, il serait normal que je sois plus présente sur fanfiction... Cependant, j'ai eu des soucis d'autre personnel dûs au Covid-19. J'ai eu quelques décès dans mon entourage, qui m'ont amenée à avoir quelques soucis d'inspiration.
J'espère que vous comprendrez.
Néanmoins, je n'oublie pas l'essentiel : Je vous remercie pour votre assiduité dans votre lecture. Merci aussi pour vos commentaires, et bienvenue aux nouveaux followers. Je suis vraiment très touchée.
J'espère de tout cœur que la suite continuera à vous plaire.
N'hésitez pas à me laisser des commentaires... Des critiques constructives (bonnes et mauvaises) sont appréciées, tant qu'elles sont courtoises.
Voilà ! Encore merci pour tout.
Prenez soin de vous et restez chez vous !
Amicalement,
Milie.
Chapitre 32 : Visite
Le soir même de cette sortie, alors que le détective et son docteur discutaient sur des sujets variés, les pieds devant le feu, ils reçurent un billet en provenance de l'ainé Holmes. Le limier en fit la lecture :
«
Petit frère,
À ce que je vois, tu n'as pas changé… Au fil du temps, ton sens de l'humour ne s'est pas arrangé…
Je serai ravi de venir vous rendre visite, samedi, à l'heure convenue.
À très vite,
Mycroft.
»
Le brun émit une sorte de reniflement entre l'amusement et le dédain.
– Eh bien mon cher ami, rassurez-vous, car je trouve votre humour charmant… Dit le blond en lui baisant la tempe. Il ne faudra pas oublier de demander à Mrs Hudson qu'elle nous fasse un gâteau.
Un sourire chaleureux lui fut adressé en guise de remerciement.
…
Le temps était aux giboulées lorsque le détective, occupé à jouer du violon face à la fenêtre, vit son frère, à l'abri sous son parapluie, traverser la rue pour frapper à leur porte.
– Il semblerait que Mycroft ait suivi votre conseil, John… Dit-il en posant son instrument dans son étui.
Le blond leva la tête en arquant un sourcil.
– Quel conseil ?
– Celui de venir ici, à pied, répondit-il dans un petit rire.
– Oh !
Un regard amusé fut échangé et tous deux accueillirent l'aîné Holmes dans leur salon.
– Bonjour Mycroft ! Dit le plus jeune en lui prenant son manteau qu'il plia soigneusement et déposa sur le dossier d'une chaise.
– Bienvenue, ajouta le médecin en lui serrant la main.
– Bonjour Sherlock, John, répondit-il dans un sourire.
Le violoniste tira un fauteuil auprès du feu et l'invita à s'y installer. Celui-ci ne se fit pas prier.
– Je vous présente mes condoléances pour votre mère, docteur.
– Merci Mycroft, c'est gentil, répondit le blond, la gorge un peu contractée.
Ressentant le léger malaise, Holmes sourit néanmoins à son frère et glissant sa main dans celle de son compagnon, le guida jusqu'au sofa.
– Je tiens à vous féliciter pour l'enquête concernant M. Culverton. Cette affaire traînait depuis bien trop longtemps. Je vous informe d'ailleurs qu'il a été jugé ce matin et qu'il sera prochainement mené à la potence.
– Je suppose que tu es au courant de la totalité de l'affaire, la vraie… Pas celle qui a été donnée à la Presse…
– Effectivement. L'inspecteur Lestrade m'a fait parvenir le dossier de votre déposition. Je l'ai lu avant de l'enfermer dans un coffre-fort du Club Diogène… Cette histoire du rat est terrifiante. Vous avez pris beaucoup de risque durant cette enquête et je suis heureux que vous vous en soyez tous deux sortis. J'imagine que tu as surveillé l'East-End depuis…
– Oui et il n'y a pas de changement. La contagion est miraculeusement restée cantonnée chez les principaux sujets concernés…
– Vous êtes intervenu très rapidement, Holmes… À quelques jours, voire heures près, le constat aurait pu être alarmant.
Leur invité approuva de la tête tandis que Holmes, les sourcils froncés se mordait la lèvre.
– Je regrette seulement de ne pas avoir été plus réactif… La famille Lin a été décimée…
Son amant posa sa main sur la sienne et la lui serra. Un sourire triste lui apprit qu'il comprenait son ressenti. Le limier soupira et porta sa main à ses lèvres pour y déposer un baiser.
Mycroft, attendrit par cette scène, les regardait sans mot-dire, avec un léger sourire. Puis subitement, se leva et ouvrit la porte, laissant passer une Mrs Hudson totalement stupéfaite, les mains chargées d'un lourd plateau.
– Merci, Monsieur Holmes.
Le politicien tressaillit, interrogeant son frère du regard. Celui-ci lui sourit en niant de la tête. L'échange silencieux n'échappa pas au regard observateur de la vieille femme.
– Lorsque je vous ai ouvert la porte, tout à l'heure, et que vous avez mentionné les noms de mes locataires, je n'ai pas eu besoin de savoir qui vous étiez vraiment pour vous laisser entrer. Je le savais déjà ; votre jeune frère vous ressemble beaucoup, Monsieur Holmes. Surtout vos yeux… Vous partagez la même couleur et ils brillent d'une belle intelligence.
Le cadet se mit à rire devant l'air interloqué de son aîné.
– Mycroft, je vous présente Mrs Hudson, notre merveilleuse logeuse.
– Enchanté Madame, dit-il en s'inclinant.
La vieille dame lui adressa un sourire et regarda tendrement le cadet, celui-ci la considérait avec une affection évidente.
– Sherlock… Pensa-t-elle, émue.
Le docteur, tout en ne perdant pas une miette de la conversation, dégagea la table des multiples objets et journaux qui l'encombraient, afin que l'homme politique puisse y déposer le plateau, qu'il avait naturellement pris des mains de la gouvernante. Celle-ci leur sourit et après quelques échanges cordiaux, finit par se retirer :
– Bon appétit, gentlemen.
Tous trois la remercièrent et se réinstallèrent dans leurs fauteuils. Le thé et le gâteau furent servis et la conversation reprit.
– Avant que tu ne nous poses la question, la réponse est « oui », dit subitement le détective, en regardant son frère.
Celui-ci l'interrogea en levant un sourcil.
– Oui. Mrs Hudson est au courant de l'évolution de notre relation et elle nous protège.
Mycroft acquiesça :
– J'en suis très heureux, car avec de tels dons d'observation, elle aurait été un sérieux problème.
Le couple approuva puis ils savourèrent un moment leur thé, le silence seulement perturbé par le crépitement des flammes dansantes dans la cheminée et le martèlement de la pluie londonienne contre les vitres.
Enfin, l'aîné reprit la parole :
– Oh ! Sherlock, avant que je n'oublie…
– Tu n'es pas de ceux qui oublient quoi que ce soit, mon cher frère.
Le politicien émit un petit rire.
– Non, en effet… Tiens voilà pour toi, elle est adressée à ton nom. (Il lui tendit une enveloppe.) Je l'ai reçue hier par la Poste.
Holmes examina instinctivement l'enveloppe.
– Papier de qualité légèrement supérieure à la normale…. Cachet en provenance de l'Écosse… Envoyée il y a cinq jours…
– Écriture féminine, soignée… Ajouta Mycroft avec un regard joueur.
Les prunelles du détective se posèrent sur son aîné avec complicité.
– Soignée Myc', mais un peu tremblante… Sourit-il. Voici une lettre de Mrs Savage.
Le médecin, amusé par le petit jeu des frères Holmes, se mit à rire silencieusement en lui tendant un coupe-papier. Son amant lui décrocha un clin d'œil en s'en saisissant, puis entreprit d'ouvrir le courrier d'où il en sortit une courte lettre. Il la parcourut rapidement.
– Elle vous est aussi adressée, mon cher Watson.
Sous le regard interrogateur du médecin, il lui tendit la missive qu'il lut à son tour à voix haute :
«
Chers Monsieur Holmes et Docteur Watson,
Je vous adresse ce message pour vous remercier de l'aide que vous m'avez apportée durant mon épreuve suite au décès de mon époux. Je vous remercie d'avoir tenu votre promesse en me sortant de la situation dans laquelle je me trouvais et en me rendant mes enfants. J'ai retrouvé ma famille à Aberdeen et je peux maintenant reconstruire ma vie, mais surtout donner un avenir à mes fils. Je n'osais pas espérer un tel dénouement.
J'ai eu la surprise de recevoir un télégramme de la part de votre frère, Monsieur Holmes, que je remercie profondément. Dans ce billet, il m'annonçait que vous aviez fait arrêter le meurtrier de mon mari. Je ne sais pas s'il sera condamné, mais je suis déjà heureuse de savoir que mon cher Victor a été vengé.
Encore merci infiniment pour tout. Si vous avez besoin d'une quelconque aide au cours des années à venir, je me ferais une joie de vous l'apporter.
Vous avez, Monsieur Holmes, Docteur Watson, mon éternelle gratitude.
Mrs Savage.
»
– Recevoir de tels retours sur notre travail, vaut beaucoup plus que la reconnaissance de tous les Londoniens réunis, laissa échapper Holmes avec émotion.
– Oh mon Amour… Voilà cette humanité que vous tentez désespérément de cacher, mais qui a fait chavirée mon cœur ! Pensa le médecin en repliant la feuille, les yeux légèrement humides.
– Je ne te reconnais plus, mon frère... Songea Mycroft avec tendresse, un sourire neutre cachant ses sentiments.
Connaissant parfaitement ses deux compagnons, le logicien comprit d'un seul coup d'œil leur état d'esprit.
– Nous voici donc tous les trois, totalement décontenancés par une lettre… Nous sommes de vrais cœurs d'artichauts… Pensa-t-il avant de pouffer de rire.
L'aîné comprit aussitôt les réflexions menant à l'hilarité de son frère et cacha sa gêne derrière sa tasse de thé. Watson, quant à lui, les regardait avec tendresse, saisissant naturellement le contexte de leurs comportements. Ce moment silencieux dura quelques minutes et progressivement, l'atmosphère redevint à ce qu'elle était. Les discussions reprirent et s'étalèrent sur différents sujets plus légers. Puis se fût l'heure du départ de leur invité.
– Merci à vous, pour votre accueil. J'ai passé une excellente fin de journée, dit-il en serrant chaleureusement les mains du blond et en embrassant son jeune frère.
– Il faudra renouveler cela plus régulièrement, Myc', promit Holmes sur le seuil de la porte.
– À bientôt au Club Diogène, Sherlock. Docteur Watson… Dit-il en les saluant de son chapeau.
– Tu as un cab qui t'attend plus loin, Mycroft. Je te l'ai commandé avant ton arrivée. Il se fait tard et les nuits sont encore froides !
– Merci de prendre soin de ton vieux frère, Sherly… (Il rit.) Bonne soirée !
Ils fermèrent leur porte et montèrent à l'étage se mettre au coin du feu, lovés l'un contre l'autre sur leur sofa.
