Bonjour/bonsoir mes chers lecteurs,

Comme à l'accoutumée, je vous remercie infiniment pour votre assiduité dans mes é aussi pour vos commentaires adorables.C'est toujours un véritable bonheur de vous lire.N'hésitez pas à continuer, je vous répondrai avec plaisir. 3
Merci et bienvenue aux nouveaux followers !J'espère que la suite continuera à vous plaire. ;-)

Je vous prie aussi de m'excuser pour le temps entre deux le contexte dans lequel nous nous trouvons, j'ai des difficultés pour trouver l'inspiration et l'envie d'é vous en faîte pas, ce n'est que passager.

Sur ce, prenez soin de vous et excellente lecture à vous !

Des bises


Chapitre 33 :Les affaires reprennent.

Les semaines, puis les mois passèrent, tranquilles, monotones… Seulement et heureusement, troublées par quelques petites enquêtes sans grandes importances, parvenant à peine à tromper l'ennui du génie. L'attrait de la seringue et de sa solution à sept pourcent, se faisait grandement ressentir depuis quelques jours. Mais au regard réprobateur du médecin, Holmes tint bon. Cependant, son humeur noire et arrogante devenait de plus en plus difficile à supporter. La délivrance tant attendue vint au début de l'été, plus précisément le mercredi 4 juillet 1888. Watson, ne supportant plus l'humeur massacrante de son amant, en vint à éplucher les journaux, espérant ainsi capter l'attention de son cher et tendre détective.

– Un funambule tombe et se tue au Cirque Royal italien… On pense à de la malveillance… Qu'en pensez-vous, mon cher ?

Pour toute réponse, le jeune homme soupira dramatiquement, en gardant le silence.

– Nouvelle offensive d'un cambrioleur… Hum, série de vols… Six entre le 2 et le 7 juin… Leeds… « La tiare de Cléopâtre dérobée »… Le voleur cherchait un bijou précis, ne s'intéressant pas aux autres objets de valeurs, les méfaits étant commis durant l'absence des victimes. Vous avez ici, le récit détaillé de l'affaire, si vous voulez le lire.

Le brun râla :

– Ce n'est pas qu'un cambrioleur solitaire… Quand est-ce que nos chers policiers commenceront à comprendre quelque chose sans qu'on leurs mâche le travail ?

Un léger soupir s'échappa de la poitrine de l'ancien militaire. Il poursuivit néanmoins sa lecture.

– Ah ! Voici une affaire mystérieuse... Un fiacre a chargé un client à son stationnement habituel, mais celui-ci poussa un cri quand il s'aperçut qu'il ne suivait pas la bonne direction. N'obtenant pas de réponse… Oh ! Seigneur ! Lorsqu'un policier a réussi à arrêter le véhicule, il s'est aperçu que le cocher était mort, toujours assis droit dans son siège, un couteau planté dans le dos !…

Holmes s'écria en se levant comme un diable, faisant sursauter son partenaire.

– Oh, voilà qui est intéressant ! Donnez-moi le journal, je vous prie.

Un sourire satisfait naquit sur les lèvres de l'ancien militaire et lui tendit la dépêche.

Je le retrouve enfin ! (Il le dévore du regard.) Ce qu'il peut être beau quand il y a cette étincelle d'intérêt dans le regard ! Il est tout simplement fasci…

Sa pensée se perdit lorsque trois coups retentirent à leur porte. Holmes tout à sa lecture, leva la tête et d'un sourire éblouissant s'exclama :

– Entrez, Martha !

Watson sursauta devant une telle inconvenance et se racla la gorge peu élégamment. La porte s'ouvrit sur les joues rougissantes de leur logeuse portant le thé. Le logicien répliqua avec passion :

– Oh ! Veuillez m'excuser pour ma familiarité, Mrs Hudson, mais suite à cette période de vache maigre, nous avons enfin une enquête qui me semble être digne d'intérêt.

Il s'approcha d'elle, presque en sautillant de joie, puis sans prévenir, bifurqua vers son homme pour l'embrasser fougueusement. Laissant celui-ci complètement pantelant.

Devant une telle scène, Mrs Hudson se mit à rire doucement.

– Vous êtes tout pardonné, très cher… Oh ! Merci.

Holmes lui prit des mains le plateau lourdement chargé et le déposa sur la table.

Le blond esquissa un timide sourire, regarda son compagnon qui le fixait sous ses cils, un air taquin sur le visage et invita leur logeuse à les rejoindre.

– Veuillez prendre place, très chère, dit-il en lui présentant une chaise auprès du feu.

– Merci, jeune homme.

Secrètement ravie de l'affection du logicien, la vieille femme s'installa et commença le service. Celui-ci prit des mains le quotidien et se cala dans son fauteuil.

– De quoi parle donc cette enquête qui vous rend aussi heureux, M. Holmes ?

En entendant son nom, le génie leva la tête de son journal en haussant un sourcil.

– Plaît-il ?

– L'enquête… M. Holmes, vous avez dit que vous en aviez une qui vous intéressait…

– Oh ! Oui… John a eu l'amabilité de me lire quelques faits divers tirés du journal dans l'espoir de trouver de quoi tromper mon ennui et pour une fois, cela s'est avéré payant. Voici l'article en question qui a suscité mon intérêt :

«

UN COCHER POIGNARDÉ EN PLEINE COURSE

Hier, mardi 3 juillet 1888, aux alentours de dix-huit heures, un client commanda un fiacre à son emplacement habituel sur Marylebone Road afin de se rendre dans le quartier sud-ouest de la capitale. Durant le trajet, il remarqua qu'il ne suivait pas la bonne direction et avertit le cocher en criant. Sans réponse.

L'agent Maud, un policier en patrouille dans le secteur, parvint à arrêter la voiture lancée à vive allure, au niveau de High Holborn après l'avoir poursuivie le long de New Oxford Street.

Le cocher fut retrouvé droit sur son siège, mort, un couteau planté dans le dos et une bourse contenant une pièce étrangère en argent, accrochée au cou. Scotland Yard est sur l'affaire.

»

– C'est peu commun, en effet, argumenta-t-elle. Que comptez-vous faire, maintenant ?

– Une fois cet excellent thé bu, nous irons à Scotland Yard, obtenir plus d'informations auprès de Lestrade mais pour l'instant, je vais chercher dans mes archives, voir si je ne trouve pas une affaire similaire et une signification sur un rituel en rapport avec une pièce de monnaie...

Il se leva avant avoir achevé sa phrase et se dirigea vers ses bibliothèques où il feuilleta rapidement plusieurs ouvrages avant dans sélectionner quelques-uns, qu'il posa en équilibre instable sur un coin de la table. Dans un premier temps, ses deux compagnons le regardèrent se caler dans son fauteuil et installer une encyclopédie sur ses genoux. Puis ils reprirent à voix basse leur conversation.

Une petite heure plus tard, Holmes releva la tête de ses livres, un mince sourire aux lèvres.

– Avez-vous trouvé quelque chose d'intéressant ? Demanda Watson.

– Peu de choses, mon ami... Trop peu de choses… J'ai des pistes, des idées… Mais elles sont minces et peu fiables pour le moment. Êtes-vous prêt pour m'accompagner à Scotland Yard, voir ce cher Lestrade ?

– Toujours ! Répondit-il, en souriant. Mrs Hudson, je suis navré, mais le devoir nous appelle…

– Oh ! Mais il n'y a pas de problème, mes chers. Un repas froid vous attendra sur votre table pour votre retour. Soyez prudents !

Emmenant le plateau avec elle, elle descendit les escaliers, rapidement suivit par les deux détectives.

Peu de temps après, ils pénétrèrent avec une joie non feinte, l'enceinte relativement fraîche de Scotland Yard. Laissant derrière eux la moiteur écrasante de Londres en proie à la canicule.

Ils frappèrent et entrèrent, dégoulinant de sueur, dans le bureau de l'inspecteur.

– Bonjour messieurs, les accueillit le policier en leur présentant des chaises. Que puis-je faire pour vous ?

Holmes le salua d'un hochement de la tête et s'installa.

– Nous venons vous proposer nos services concernant l'affaire du cocher poignardé. Elle ne manque pas d'intérêt.

– Il est vrai, ma foi que ce meurtre est peu commun… Je m'attendais à vous voir débarquer à son sujet, justement. Je sais combien ce genre d'enquête vous passionne. Cela tombe bien. Je manque d'effectif, vous pouvez donc vous en charger.

– Fort bien ! Répondit le détective en se frottant les mains. L'agent Maud, est-il ici ?

– Il est en repos aujourd'hui, mais voici son adresse personnelle. Il sera ravi de répondre à vos questions.

Il nota rapidement les coordonnées sur une feuille qu'il tendit au logicien.

– Je suppose que le corps a été autopsié par Meeks ?

Le policier sortit d'une armoire un bac contenant une minuscule bourse en cuir confectionnée par un excellent artisan, un couteau tâché, un petit carnet et un portefeuille.

– Vous supposez bien et tenez, avant que vous me le demandiez, voici les pièces à conviction.

– Oh ! Merci. Autant de prévenance de sa part… Voilà qui est particulièrement plaisant…

Devant le visage agréablement surpris du limier, Lestrade sourit, content de lui.

– Est-ce tout ? Demanda le médecin, sortant ainsi de son mutisme.

– Ma foi, oui. Le pauvre homme n'avait que cela sur lui et le couteau nous a été renvoyé par Meeks, une fois retiré du corps.

Le brun regarda minutieusement le portefeuille à la lumière d'un rayon de soleil et ajouta :

– Tenez ! Regardez, Watson. Il n'y a pas de papier justifiant son identité, mais notre homme était un cocher du Dépôt Central des voitures. Nous n'aurons aucun mal à découvrir son nom. Certains papiers me semblent aussi intéressants… Oui, c'est peu, mais j'ai connu pire quant aux indices… Le carnet lui servait de registre personnel. Sa dernière course a débuté à dix-huit heures et cinq minutes. Il a pris un client au niveau du 38 Marylebone Road pour se rendre au Carlton House, Eaton Place. En prenant compte la circulation, nous pouvons donc en déduire l'itinéraire approximatif de notre cab, avant que le cheval n'ait décidé de rentrer au Dépôt.

Il observa rapidement le couteau, fronçant les sourcils, le soupesant. À un moment, il sortit sa loupe et se concentra sur la bague argentée. Puis, l'examen achevé, il s'empara de la bourse et en sortit une pièce en argent qu'il examina attentivement, avec révérence.

– Il s'agit d'un denier romain, communément appelé le denarius. Pour de la monnaie datant environ du deuxième siècle avant Jésus-Christ, elle est particulièrement bien conservée… Regardez, elle est à peine endommagée sur les bords.

– Seigneur ! Mais d'où provient-elle et pourquoi mettre un objet d'une telle valeur autour du cou d'un homme fraîchement assassiné ?

– Elle est issue sûrement d'une collection personnelle ou d'un musée et quant à savoir la raison de sa présence sur les lieux du crime, j'opterais pour une sorte de signature.

– Pensez-vous qu'il y aura d'autres actes du même acabit ?

– Je n'en serais pas étonné… Mais seul l'avenir nous ne dira.

Lestrade soupira :

– J'espère que cela ne sera pas le cas.

Holmes haussa les épaules en remettant la pièce antique dans la bourse, qu'il reposa dans le bac à côté du portefeuille.

– Puis-je voir la voiture ?

– Heu… Oui, mais je doute que vous y trouviez quoi que ce soit, le crime a été particulièrement propre. Elle est dans les locaux attenants à Scotland Yard.

– Merci Inspecteur. Deux paires d'yeux supplémentaires peuvent peut-être trouver quelques indices supplémentaires, ne pensez-vous pas ?

Lestrade renifla en haussant les épaules et se leva pour les guider :

– Comme il vous plaira.

Oh ! Ne vous dérangez pas. Nous trouverons le chemin. Vous aurez le dénouement ce notre enquête, une fois que tout ceci sera démêlé.

– Entendu. Merci messieurs, répondit le policier en se rasseyant.

Les deux détectives saluèrent de la tête le policier avant de sortir affronter la météo, étonnement peu clémente, de l'été londonien. Ils ouvrirent la porte de l'entrepôt et s'y engouffrèrent. Les locaux étant maintenus dans l'obscurité, ils se munirent de lanternes sourdes et avancèrent vers le véhicule. Holmes focalisa son attention essentiellement sur l'extérieur.

– Il y a peu de sang au niveau du siège de notre victime, dit-il en pointant du doigt quelques tâches maculant le bois vernis, l'agresseur a donc frappé qu'une seule fois. Oh ! Regardez ! Il y a quelques égratignures sur le toit, sûrement provoquées lors de son arrivée. Pouvez-vous, s'il vous plaît, maintenir la lampe de façon à bien les éclairer ?

Il se pencha d'avantage et regarda les rayures à la loupe, le nez presque collé au bois et un sourire passionné accroché aux lèvres.

– Elles sont peu profonde, mais semblent être provoquées par quelque chose de rugueux… Sûrement des chaussures en caoutchouc sous lesquelles il restait des restes secs de boue sablonneuse. Ah ! Oui ! Là, sur le rebord… En voilà la preuve !

Il récupéra de la pointe de son canif, un peu de terre et la mit dans une enveloppe.

– Je regarderai cela lorsque nous serons de retour à la maison.

– Pourquoi de telles traces à cet endroit ? Demanda le médecin.

– Je suppose qu'elles ont été faites durant la fuite de notre assassin… Son pied a dû riper dans sa précipitation, vu qu'il n'a pas eu beaucoup de temps pour commettre son forfait, répondit le brun.

– En effet, cela semble logique. Mais… Comment s'y est-il pris pour grimper sur le toit du véhicule ?

– Voyons, mon ami… Il a dû tout simplement se laisser glisser d'un pont ou d'un quelconque endroit surélevé, dit-il en regardant l'arrière du fiacre.

» Je pense même, Watson, que notre suspect est quelqu'un d'agile et de relativement léger. Commettre un crime sur un véhicule en mouvement et s'approcher silencieusement de sa victime, me le laisse à supposer...Venez ! Allons à notre prochaine étape.

De sa souplesse toute féline, le brun sauta du toit et rejoignit son homme.

– Et où allons-nous, mon cher ? Demanda l'ancien militaire.

– Au Dépôt Central des voitures… Nous pourrons comme cela fournir le nom de la victime à Meeks, lorsque nous irons le voir juste après. Il sera ravi de pouvoir compléter son rapport d'autopsie.

Le blond hocha la tête et le suivit. Le logicien ralentit quelques peu son allure afin de lui enlacer les doigts.

– Je vous trouve bien tactile, mon cher… Surtout durant une enquête… Remarqua l'ex-militaire avec une moue taquine.

– Nous sommes seuls dans un endroit sombre, où la fraîcheur est notable et en dehors de chez nous… Chose qui est assez rare pour être soulignée, j'en profite donc un peu. Et puis... Enquête ou pas, l'un n'empêche pas l'autre, n'est-ce pas ?… D'ailleurs, je crois bien que je vais vous embrasser, sans tarder.

Mêlant l'action à ses paroles, le détective attira son amant dans ses bras pour lui ravir les lèvres. Un soupir d'aise s'échappa. Leurs corps se collèrent, fermement maintenus par Holmes, une main au creux des reins.

– Je vous aime, mon Ange, chuchota-t-il en lui effleurant la joue du bout des doigts.

– Je vous aime aussi, Sherlock, lui répondit le blond dans un dernier baiser chaste.

Puis ils sortirent de l'entrepôt, hélèrent un cab et se dirigèrent avec le Dépôt Central des voitures de Londres.

Durant le trajet les menant à leur destination, Holmes enlaça de nouveau ses doigts à ceux de son amant, regardant par la fenêtre les rues défiler sous ses yeux.

– Vous semblez heureux, mon cher ami, dit-il en lui caressant les phalanges…

– Je le suis, Watson. Je le suis... J'ai la conviction que cette enquête est bien plus complexe qu'elle n'y paraît.

– À cause de la pièce romaine ?

– Entre autre… Celle-ci, associée à la position de la victime, ainsi que des circonstances de sa mort et de l'arme du crime. Cette affaire est loin d'être commune. Je le sens !

Il s'arrêta, regardant tendrement son partenaire et ajouta en lui adressant un clin d'œil :

– C'est sans compter que je suis aussi très heureux de pouvoir partager cela avec mon hagiographe préféré.

Le médecin lui sourit, le teint légèrement plus rosé.

– Vous parlez de l'arme du crime… Tout à l'heure, vous n'avez pas dit un seul mot durant votre expertise…

– Ce couteau a appartenu à un membre d'un gang. Je précise même que c'est un gang italien.

– Comment pouvez-vous affirmer de tels propos ?

– À cause de sa forme, des matériaux et de l'époque à laquelle il a été confectionné cette arme a un manche en bois d'olivier et a été fabriquée, à la fin du siècle dernier, dans une ancienne coutellerie du nord de l'Italie. Oh, Watson… Ne me regardez pas comme cela… Je le sais grâce à la présence d'une gravure presque effacée au niveau de la bague.

» Concernant le fait qu'il y aurait un lien avec un gang, je m'avance peut-être un peu, mais j'ai cette intuition… Simplement parce que cette arme est particulièrement utilisée dans des crimes et des agressions, depuis une bonne quarantaine d'années, majoritairement dans les grandes villes telles que Londres, Paris et Rome.

– Vous me fascinez toujours autant, Holmes…

Un sourire attendri naquit sur les lèvres du détective.

– Une fascination réciproque, mon cher.