Bonjour mes très chers lecteurs,
Merci, merci infiniment pour vos retours plus qu'adorables ! Je suis vraiment très touchée par l'accueil que vous me faites.
Réponse à Guest :
Je te remercie beaucoup pour ton commentaire et suis ravie que mon histoire te plaise. J'espère que cela sera toujours le cas pour les prochains chapitres !
N'hésite pas à me laisser un commentaire pour me dire ce qui t'a plu ou déplu ! Cela me fait toujours plaisir et m'aidera à m'améliorer ! :)
Merci encore et très bonne lecture à toi ! À bientôt !
...
Et non, je ne vous ai pas oubliés ! Voici un nouveau chapitre !
Aujourd'hui, nous faisons un court voyage dans le palais mental de notre Sherlock préféré.
J'ai bien aimé écrire ce chapitre. J'essayerai d'en faire d'autres dans l'avenir.
...
Ensuite, je vous informe que j'ai repris les premiers chapitres de cette fiction.
Dans un premier temps, j'ai passé le texte à la troisième personne du singulier, afin d'enlever de la lourdeur.
Il y a eu aussi quelques remaniements.
J'ai aussi repris la première partie Lemon. Pour qu'elle soit plus sentimentale, bien que toujours coquine.
Je prévois de revoir les chapitres suivants, afin de corriger les fautes qui peuvent persister et certaines tournures de phrase...
Donc, si vous avez envie de redécouvrir le début de cette histoire sous un nouvel œil, n'hésitez pas ! Ainsi que de me dire ce que vous en pensez.
Voilà ! Je vous souhaite une excellente lecture et vous dis à bientôt !
Des bisous et prenez bien soin de vous ! :)
Milie.
Chapitre 39 : Soins
Aux alentours de quatre heures du matin, le docteur Bell* ouvrit la porte de sa maison, pour trouver son ancien collègue passablement essoufflé, se confondant en excuses.
– Je vous prie de bien vouloir m'excuser, mon cher confrère, de vous réveiller en cette heure aussi…Hum... Matinale… Dit le blond en regardant sa montre.
– Watson ? Mais… Que faite-vous ici ? Oh ! À en voir votre visage, quelque chose est arrivé à monsieur Holmes...
– C'est exact. Il est blessé. Par arme blanche.
– Seigneur, c'est sérieux ? Entrez, je vous en prie. Le temps que je m'habille et je vous accompagne.
– Merci, Joseph… Un coup de poignard n'est jamais bénin, il a perdu beaucoup de sang et il a besoin de points de suture. Je n'ai malheureusement pas, ou plutôt, devrais-je dire « plus », le matériel nécessaire pour le soigner. J'aurai donc besoin de votre avis concernant la gravité des blessures, mais aussi pour que m'aidiez à le soigner.
– Pourquoi n'êtes-vous pas allés directement à l'hôpital ?
Le regard complice, bien que gêné, de l'ancien militaire, lui apporta sa réponse. Il sourit.
– Oh ! Je vois. Attendez-moi, ici, John, je n'en ai pas pour longtemps. Dit-il en lui indiquant un sofa dans un bureau avant de monter à l'étage.
– Merci, sourit le blond d'un air contrit.
Les nerfs légèrement à vifs, Watson patienta debout, en regardant distraitement les livres figurant dans la bibliothèque de son ancien collègue, lorsqu'une voix grave et mélodieuse le fit sursauter :
– Bonjour Docteur Watson, je suis Gilbert Noonan… Le compagnon de Joseph. Il m'a averti concernant votre ami, dit-il en lui tendant la main.
– Bonjour monsieur Noonan. Ravi de faire votre connaissance…. Je suis sincèrement désolé pour le dérangement… Je…
– Mais non… C'est tout à fait naturel, sourit-il. Si nous ne pouvons pas prêter main-forte à ceux qui en n'ont besoin, qui sommes nous ! D'autant plus que vous avons de bonnes raisons de se soutenir, n'est-ce pas ?
L'ancien militaire sourit :
– Effectivement. Je me suis douté que vous saviez pour nous, lorsque vous vous êtes présenté. Cela fait maintenant deux fois que nous sollicitons l'aide de Bell… Mais je ne sais pas comment vous remercier, tous les deux.
De gêne, le blond massa sa nuque. Et lorsqu'il entendit le rire de Bell, à la porte, il se retourna.
– Il n'est pas impossible qu'un jour, nous ayons besoin aussi de votre aide, à vous, mais aussi à votre partenaire. Demain est un autre jour… Et croyez-moi, cela me fait plaisir que vous veniez me voir.
Un franc sourire s'épanouit sur le visage du praticien tandis que son compère ajouta :
– Je suis prêt, Watson. Ne faisons pas plus attendre votre homme.
– Merci beaucoup, monsieur Noonan. N'hésitez pas, également, en cas de problème.
– Avec plaisir… Je m'en souviendrai ! Au revoir, docteur.
En peu de temps, ils arrivèrent à Baker Street et rejoignirent le blessé. Celui-ci toujours allongé sur le sofa, pâle et en sueur, semblait assoupi. Le blond se précipita à son chevet et lui prit la main afin de mesurer son pouls, lorsque Holmes se réveilla en sursaut.
– Ah ! Watson… Vous m'avez fait peur…
– Vous aussi, Amour, en vous voyant ainsi… J'ai cru que… Je suppose que vous étiez plongé dans votre palais…
– Vous supposez bien. C'est un moyen efficace pour ne pas trop souffrir.
Le détective tourna la tête vers le nouveau venu et sourit.
– Veuillez m'excuser, docteur, si je ne me lève pas pour vous saluer et aussi pour le dérangement.
Le médecin, le sourire aux lèvres, soupira en secouant la tête.
– Bonjour monsieur Holmes, il n'y a pas de quoi. Restez allongé et laissez-nous vous ausculter.
Docile, le limier s'allongea un peu plus confortablement et attendit que les deux médecins se lavent les mains avant de rassembler tout le matériel nécessaire à l'intervention. Ôtant délicatement le vêtement souillé par le sang dorénavant sec, ainsi que le coussin de compression de fortune, ils avisèrent la plaie qui s'était à nouveau mise à saigner abondamment. Celle-ci était nette et profonde.
– Il semblerait que rien de vital n'ait été endommagé, mais de nombreux vaisseaux sanguins ont été sectionnés. Nous ne pouvons pas vous suturer avec une telle hémorragie… Il va falloir cautériser pour la stopper.
Le blond soupira tout en maintenant la pression :
– C'est ce que je craignais…
Holmes, le sourire crispé par la douleur, prit le bras de son amant et le serra.
– Eh bien, allons-y, puisque nous n'avons pas le choix.
– Cela va être épouvantable, mon ami. D'autant plus, qu'avec votre passif, l'anesthésie et la morphine, ne pourront pas être aussi efficaceset que vous risquez d'y replonger.
– J'en ai conscience… Soupira-t-il, résigné, saisissant le sous-entendu. Je tenterai de minimiser cela en « m'évadant »… Si je peux.
Watson le regarda, soucieux.
– J'espère que vous y parviendrez.
– Moi aussi, sourit-il, en lui caressant la pommette de sa main. Une main que le médecin embrassa furtivement.
Puis il se tourna vers Bell, qui les regardait avec une pointe de tendresse et d'incompréhension.
– Ils sont adorables et vont vraiment bien ensemble.
Le blond lui sourit, les joues un peu plus rosées et expliqua :
– Hum… Il est tout à fait normal que vous ne compreniez pas de quoi nous parlons, Joseph. Pour vous expliquer sommairement, mon ami ne peut pas tolérer une médication anesthésiante, mais il a la faculté de se plonger dans sa tête, dans ce qu'il appelle « un palais-mental ». Ne me demandez pas ce que c'est, je serais incapable de vous l'expliquer, tout ce que je sais, c'est que c'est un moyen d'organiser ses connaissances de manière très efficace et peut-être même avoir la gestion de certaines émotions. Il compte s'y rendre durant l'opération, pour se couper du monde qui l'entoure et tenter de maîtriser la douleur.
– Je ne sais absolument pas si cela va fonctionner, ni si je vais y parvenir… Ajouta Holmes, d'une voix blanche.
Le médecin acquiesça, pleinement conscient que certains non-dits propres au couple resteraient non divulgués. Il regarda son confrère :
– Watson… Je vais vous relayer pour contenir le saignement pendant que vous rassemblez ce qu'il faut pour la cautérisation. J'ai tout ce qu'il faut pour les sutures dans ma sacoche, servez-vous.
– Entendu.
La manœuvre se fit rapidement L'ex-capitaine approcha un bec Bunsen, qu'il brancha au gaz de la lumière et l'alluma. Puis, il rassembla tout le matériel nécessaire et disposa des bougies supplémentaires afin qu'ils soient bien éclairés. Une fois prêt, il s'installa auprès de son amant.
– Nous sommes prêts. C'est à vous de jouer, Sherlock.
Le détective, de plus en plus affaibli par la douleur et la perte de sang, sourit à son homme et murmura, un petit sourire aux lèvres :
– Je pense qu'un baiser, m'aiderait grandement dans ma tâche…
Watson rougit intensément et se pencha pour l'embrasser tendrement.
– Je vous aime, Amour.
– Moi aussi, John, plus que vous ne l'imaginez.
Ils se sourirent.
– Quand vous serez prêt, nous commencerons.
– J'ai confiance en vous. À tout à l'heure, répondit-il avec un clin d'œil.
Il ferma les yeux et ouvrit les portes de son palais-mental. En pénétrant dans sa mansarde, il se dirigea immédiatement vers sa pièce de prédilection et s'y enferma à double tour. Aussitôt, une atmosphère bienfaisante l'enveloppa. Des odeurs, des sons, des images et des informations, l'isolèrent du reste du monde. Tous ces éléments constituaient un univers qu'il appelait « La chambre de John ». Dans cet endroit, se trouvait la principale force de sa vie et la source de tous ses espoirs.
De leur côté, les deux médecins attendirent quelque temps avant de commencer leur travail, que le détective se détende un peu.
– Watson, vous devriez reprendre votre place initiale. Je m'occuperais de la cautérisation.
Devant le regard circonspect de son collègue, il précisa :
– Nous ne savons pas s'il va réussir à contrôler sa douleur. Je ne pense pas vous soyez apte à continuer votre tâche, s'il s'avère qu'il n'arrive pas à gérer sa souffrance... Et ce, malgré le fait que vous soyez un excellent médecin. Dans ces conditions, il est préférable que quelqu'un de moins engagé sentimentalement, prenne en main les soins.
Contrarié, le blond se mordit la lèvre inférieure et acquiesça en soupirant :
– J'imagine que vous avez raison… Souffla le blond.
Le docteur Bell chauffa à blanc la lame d'un couteau de chirurgie à la flamme du bec Bunsen. Puis il s'approcha de la plaie tandis que Watson affermit la pression.
Dans son cocon dédié au docteur, le brun entendit clairement, mais de manière feutrée, les deux médecins parler. Conscient que l'acte n'allait pas tarder, il se prépara mentalement. Toutefois, lorsqu'une vive douleur le transperça, il ne put s'empêcher de sursauter en serrant les dents, des larmes réflexes naquirent au coin de ses paupières. Il réagit instinctivement et se concentra sur la sensation fictive des bras de son amour autour de son corps, le cajolant, tout en prononçant des paroles apaisantes…
Lorsque le détective tressaillit lors de la première apposition de la lame brûlante, Bell s'arrêta un court instant et troublé, souffla :
– Oh ! Seigneur… Je suis tellement désolé.
Le regard triste et les dents tout aussi serrées que celle du blessé, il approcha à nouveau la lame qu'il avait remis dans la flamme et, jetant un regard sur le visage bouleversé de son compagnon de soin, il l'apposa à nouveau.
Holmes, toujours concentré sur ses méthodes mentales apaisantes, sentit progressivement la douleur de moins en moins intense et au bout d'un moment celle-ci devint supportable. Il sourit.
Au fur et à mesure que l'opération se déroula, Watson gardant un œil constamment fixé sur le visage et la poitrine de son homme, se mit d'un seul coup à parler, la voix tremblante :
– Oh ! Joseph ! Regardez...
Jetant un regard sur le logicien, celui-ci fut stupéfait :
– C'est incroyable ! Il… Il sourit !
– Oui… Je pense qu'il a réussi à vaincre sa douleur et qu'il est content de lui, dit le blond en souriqnt.
Se penchant à nouveau sur la plaie quasiment soignée, sur laquelle il effectuait à présent les points de suture, Bell répliqua :
– Il a de quoi être fier de soi… C'est impensable. Ce mental qu'il a…
À l'admiration présente dans la voix du chirurgien, le sourire de Watson s'élargit.
– Je le suis tout autant que lui. C'est une des raisons qui me fait l'aimer autant.
Les sutures à présent achevées, Bell se redressa et regarda son ami.
– Vous formez un couple magnifique, Watson. Vous deux, nous êtes incroyables. Je vous admire.
Le praticien resta sans voix face à de telles paroles, profondément ému.
– Hum… Merci, Bell. Je suis touché… Cependant, vous pouvez appliquer vos propres mots à votre personne. Secourir un ancien collègue à deux reprises, sans poser de question et à n'importe quelle heure, tout le monde ne le ferait pas… Même certains médecins réputés pour leur empathie. Votre admiration est donc totalement partagée. Et je parle aussi au nom de Holmes… Je suis certain qu'il pense exactement la même chose que moi…
Un sourire attendrit sur le visage, Bell se leva sans un mot, pour se laver les mains. L'ancien capitaine suivit son exemple et s'installa au chevet de son homme afin d'achever de laver son abdomen et de le bander. Lorsque subitement une voix faiblarde, mais profonde, s'éleva :
– Je confirme… Docteur Bell, je ne pourrais jamais oublier que vous avez sauvé la vie de l'homme que j'aime...
Les deux médecins restèrent sans voix face au détective souriant et pleinement conscient.
– Je n'avais jamais eu l'occasion de vous remercier correctement et de vive voix, voilà chose faite. Mon amitié vous est acquise, docteur.
– Hum… Merci, monsieur Holmes. Hum… Que d'émotions ! Rit-il en sentant la tension de la matinée s'apaiser radicalement. Comment vous sentez-vous ?
– Je ne peux pas dire que je me sente merveilleusement bien, au vu des circonstances, mais je suis tout même assez surpris de ma forme actuelle.
Il regarda son homme et lui adressa un sourire chaleureux, immédiatement rendu par celui-ci.
– Je suis heureux que vous soyez aussi rapidement de retour parmi nous, mon cher ami, répondit le blond en lui prenant la main. Comment s'est passé la gestion de la douleur ?
– Par paliers et avec votre aide, mon ange.
Watson leva un sourcil, interrogateur.
– Hum… Mes chers amis, interrompit Bell en regardant l'heure, si vous me le permettez, je vais à présent aller retrouver mon compagnon… Je suis sincèrement heureux, Holmes, que l'opération se soit relativement bien passée. Sachez que je suis très intéressé par ce que vous appelez « palais-mental », cela a l'air diablement efficace !
Les deux médecins se mirent à rire tandis que Holmes se contenta de sourire afin de ménager sa plaie.
– Croyez-moi si je vous dis que malgré toutes les années que j'ai passées à le construire et à le peaufiner, j'en trouve encore des particularités insoupçonnées, comme cela a été le cas aujourd'hui, sourit le génie. Si vous voulez, nous en parlerons, lorsque vous viendrez boire le thé avec votre ami !
– Merci encore pour tout, Joseph, ajouta le praticien en lui serrant la main. Venez, je vous raccompagne.
Je vous remets ici, un petit moment historique que j'ai glissé lorsque j'ai repris le chapitre 4. Pour celles et ceux qui n'ont pas envie de le relire. :p
* Le docteur Bell a réellement existé. Il était un docteur et professeur dans le domaine de la médecine dans une université d'Edinburgh. Il a donné des cours à Sir Arthur Conan Doyle et avait des capacités d'observation et d'analyse qui lui permettait de déduire une multitude de choses d'une personne, sans que celle-ci ne lui parle.
Vous comprenez donc de qui, Sir Arthur Conan Doyle s'est inspiré pour créer notre détective préféré. Donc, en donnant le nom de Bell à ce personnage, j'ai voulu lui rendre un petit hommage.
Petit clin d'œil supplémentaire, le véritable docteur Bell portait un grand intérêt pour son alter ego et a même préfacé un des livres de Sherlock Holmes.
