Bonjour, bonsoir mes très chers lecteurs,
Merci, merci infiniment pour tous vos commentaires et votre gentillesse. Vous êtes absolument adorables. Merci beaucoup à mes nouveaux followers.
Je suis toujours très touchée par l'engouement que vous portez à mes écrits.
Concernant les publications à venir, il se peut qu'elles soient vraiment plus aléatoires qu'elle le sont aujourd'hui... (Déjà que ce n'est pas très régulier... ^^')
Pour raconter un peu ma vie, je reprends les études après plus de treize ans d'arrêt. Je risque donc d'avoir peu de temps devant moi, si je veux réussir mon diplôme.
Mais sachez toutefois que je ne compte pas arrêter cette histoire.
Voilà...
Pour finir, je vous souhaite de merveilleuses fêtes de fin d'année. Attention aux chocolats ! ;-)
On se retrouvera, courant 2021.
Bonne lecture ! N'hésitez pas à me laisser des commentaires ! Je vous répondrai, je vous le promets !
À très bientôt.
Milie.
Chapitre 40 : Une matinée spéciale
Lorsque Watson revint au salon, il trouva Holmes sommairement assis dans le sofa, le dos appuyé contre une multitude de coussins.
– Holmes… Vous n'êtes pas sérieux… Vos points sont à peine faits que vous forcez déjà dessus...
– Ne vous inquiétez pas, mon ami… Je ne fais pas d'imprudence… Venez vous asseoir auprès de moi…
Le blond s'installa prudemment sur le canapé, et doucement, le détective s'allongea, posant sa tête sur ses cuisses. Aussitôt, le médecin glissa ses doigts dans ses boucles, un soupir d'aise en résultat.
– Amour, pourriez-vous m'expliquer ce que vous avez ressenti pendant que nous nous sommes occupés de vous ? Cela m'intéresse médicalement parlant... Et puis… J'aimerais comprendre le sens de votre phrase, concernant les paliers et mes agissements.
Un sourire étira les lèvres du limier.
– Mon ami… Il faut que vous sachiez que dans ma mansarde, il y a un endroit où je me réfugie lorsque je me sens mal ou que j'ai besoin de calme. Cette pièce, elle vous est totalement consacrée. Depuis le jour de notre rencontre, j'y ai rassemblé de nombreuses données vous concernant…
– Oh !
– Vous pensiez donc que je n'avais rien rassemblé sur vous ? Demanda le brun en le regardant intensément. Ce lieu est même l'endroit dans lequel je me rends le plus fréquemment. J'ai tendance à rapidement cerner les personnes que je côtoie. Mais, malgré toutes ses années, jamais je n'ai pu arriver à compléter entièrement le dossier vous concernant. Vous êtes une énigme, mon Ange… Mon plus beau mystère.
– Holmes… Souffla l'aîné, ébranlé.
Imperturbable, le logicien continua :
– Lorsque tout à l'heure je suis allé dans mon palais, je me suis directement rendu dans cette salle, en espérant que votre « présence » bienfaisante confinée dans ce lieu, me permettrait d'enrayer la douleur que je m'apprêtais à subir… Je pense que vous avez remarqué que le début a été quelque peu difficile. Je ne vous cache pas que la douleur était atroce, mais progressivement, j'ai su trouver dans le soutien et les sensations que vous me procurez tous les jours, la force de combattre ces stimulis douloureux. D'autant plus que ces sensations sont nettement plus fortes, depuis que nous avons décidé de nous unir.
– Donc, vous avez combattu votre souffrance avec uniquement le souvenir de mon affection ?
– Il y a un peu de cela, mais pas tout à fait… Le « souvenir de votre affection » comme vous dites, a eu une part considérable dans le processus, mais c'est l'amour que je vous porte qui a fait le reste. Le bonheur que vous me donnez quotidiennement est sûrement ma plus grande force. J'en ai pris pleinement conscience aujourd'hui.
Bouleversé par les profonds sentiments de son amant, Watson prit sa main et la porta à ses lèvres.
– Oh ! Mon amour… Je… Je ne sais pas quoi dire… Je…
– Alors ne dites rien, mon ange… Vos yeux le font pour vous… Sourit le cadet en caressant tendrement sa joue.
– Dommage que votre tête soit sur mes genoux… Car je meurs d'envie de vous embrasser.
Un petit rire ravi lui parvint :
– Envie totalement partagée, très cher…
Un silence apaisant s'installa. Ils se regardèrent tendrement durant de longues minutes, Watson passant négligemment des doigts dans les cheveux bouclés. Holmes ronronnant de bien-être, les doigts étroitement enlacés avec ceux de son amant.
– Après cette nuit blanche, n'êtes-vous pas fatigué ? Demanda subitement le blessé, en avisant la lumière matinale s'infiltrant aux travers de leurs rideaux.
– Un peu, mais cela ira… Et vous ?
– Je pense pouvoir tenir jusqu'à ce soir… Nous nous approchons des sept heures du matin, j'ai quelque chose d'urgent à faire… Commença Holmes en se redressant.
– Rien qui ne puisse se faire ici… Interrompit le médecin. Vous ne devez pas forcer au moins jusqu'à demain.
Le détective soupira.
– Laissez à Scotland Yard, la recherche de Martoni… Poursuivit le blond. Vous devez reprendre des forces après une telle blessure. J'entends Mrs Hudson dans l'entrée. Je vais lui demander de nous apporter un petit-déjeuner léger et j'enverrai un télégramme à Lestrade pour que vous puissiez lui parler directement d'ici.
Nouveau soupir. Étrangement obéissant, le limier se réinstalla dans ses coussins, libérant ainsi son compagnon. Ce dernier se leva et tendrement, déposa ses lèvres sur celle de son homme. Un gémissement approbateur s'échappa et des bras vigoureux se glissèrent autour de son cou, l'attirant vers lui. Le médecin s'agenouilla auprès de lui en riant doucement et approfondit le baiser.
– Ne bougez pas, mon cœur. Je reviens vite. En attendant, voici de quoi écrire… J'enverrai votre télégramme juste après notre repas.
Un rapide frottement de nez affectueux, et le praticien descendit voir leur gouvernante pour revenir tous les deux, les bras chargés de deux plateaux.
– Vous vous êtes encore mis en danger, jeune homme… Gronda-t-elle en déposant son chargement sur la table basse. Heureusement que vous avez votre homme ! Sans lui, cela ferait longtemps que vous ne serez plus de ce monde !
– Bonjour Mrs Hudson. Je suis ravi de vous voir de si bonne humeur, en cette belle journée ensoleillée, répondit le brun, tout sourire.
Face à l'inquiétude évidente de la vieille femme et au regard désapprobateur de Watson, il se reprit :
– Vous avez raison… Je… Oui, j'ai de la chance d'être aussi bien entouré. Je…
– Oh ! Assez ! Je ne suis pas furieuse, monsieur Holmes… Je suis simplement horrifiée à l'idée qu'un jour, on m'annonce votre mort.
Le blessé tenta un sourire sincèrement repenti.
– Mrs Hudson… Tenta Watson, pour apaiser la vieille femme.
– J'ai aussi peur pour vous, docteur, interrompit-elle en se retournant vers lui, les yeux brillants de larmes. Avoir une telle annonce au réveil… Imaginez...
Elle les regarda alternativement et rétorqua dans un sanglot, en se tamponnant les yeux avec un mouchoir en soie :
– Pardonnez mon audace, messieurs, mais… Je… Je n'ai malheureusement jamais eu d'enfant et vous considère comme mes fils. Je… Je ne supporterais pas de vous perdre… Alors, s'il vous plaît, faites en sorte que cela ne se reproduise pas. (Elle soupira, comme si elle s'était libérée d'un poids.) Voilà… Je l'ai enfin dit...
Les deux hommes déglutirent, totalement pris au dépourvu. Ils se regardèrent et suite à un assentiment de la part de Holmes, Watson prit la main de leur logeuse quelque peu vacillante, pour l'inviter à s'asseoir dans un fauteuil.
Le brun, la voix légèrement tremblante, le cœur battant à vive allure, prit la parole :
– Heu… Mrs Hudson… Hum… Nous sommes extrêmement touchés par une telle confession.
» Hum… Puisqu'il semblerait que cette matinée soit vouée aux confidences, sachez que pour ma part, je n'ai jamais connu ma mère, celle-ci étant décédée lorsqu'elle m'a mis au monde… Et bien que nous ayons jamais manqué de quoi que ce soit, mon père n'était pas un homme très aimant. Donc, en dehors de John et de mon frère – c'est lui qui, malgré son jeune âge, m'a élevé – , je n'ai eu que peu d'affection.
» Je ne sais donc pas comment réagir à une telle situation.
Le jeune homme sourit, penaud, tandis que le silence régnant dans la pièce s'étira, face à ces révélations inattendues. Un raclement de gorge peu élégant brisa cette atmosphère étrange :
– Mrs Hudson, Sherlock, je prends maintenant conscience que mes soucis familiaux sont moindres par rapport aux vôtres et que j'ai été plutôt privilégié par la vie… Toutefois, vos aveux m'ébranlent au plus au point. Je comprends dorénavant pourquoi vous avez ces qualités extraordinaires qui me fascinent depuis le premier jour et qui font que je vous considère depuis longtemps comme les membres les plus importants de ma famille. Merci. Vraiment.
Nouveau silence. Les trois personnes présentes dans ce salon, se regardèrent tour à tour, un sourire affectueux flottant sur leurs visages.
– Cette matinée est définitivement spéciale ! Rétorqua subitement Holmes, en riant à gorge déployée, la main crispée sur sa blessure. Une hilarité communicative, puisse que les deux autres le suivirent. Les tensions nerveuses s'atténuèrent progressivement jusqu'à disparaître totalement, laissant leur place à une ambiance détendue et complice.
Les deux détectives échangèrent un regard et le plus jeune demanda :
– Nous serons vraiment ravis que vous partagiez le petit-déjeuner avec nous, Mrs Hudson. Vous nous avez fait un festin et il y en a bien assez pour trois. Voulez-vous nous tenir compagnie ?
– Avec plaisir, mes chers. Je vous remercie.
