Le lendemain, Bilbon fut le dernier levé. Il rejoint le reste de la compagnie qui s'étaient réuni derrière la fenêtre. Ils regardaient tous Beorn coupant du bois pendant que Gandalf expliqué son plan. Kaela et Lalaith essayèrent de parler mais le magicien ne les laissa pas faire. Elles se regardèrent et sous le regard surpris des nains, du magicien et de Bilbon sortirent. Gandalf leur cria de revenir mais elles l'ignorèrent. A ce moment-là Beorn se retourna vers elles et leur sourit. Il pris Kaela dans ses bras avant de faire de même avec Lalaith. La compagnie fut choqué mais Bilbon ne put s'empêcher de sourire:

-Je pense que les filles essayaient de vous dire qu'elles le connaissaient Gandalf, rigola-t-il

-Mais elles connaissent toute la terre du milieu ces filles, s'écria Bofur

Les filles revinrent en compagnie de Beorn, les nains se tinrent sur leurs gardes près à dégainer s'il le fallait.

-Ne vous inquiété pas, il est vrai que je n'aime pas les nains mais je peux faire faire un effort pour les amis de ma petite louve.

-Petite louve ? questionna Fili

-C'est rien répondit Kaela le rouge au joue pendant que Lalaith et Beorn se mirent à rire

-Allez, on veut savoir questionna Kili soutenue par toute la compagnie

-Mais bien sûr, ce serai mal poli de refuser de répondre à une question de mes invités sourit malicieusement Beorn

A ce moment-là, Kaela se leva et sortit dehors, Bilbon voulut la suivre mais Beorn l'en empêcha:

-Non laissez-là semi-homme, elle a parfois besoin de solitude. Ce surnom elle le déteste, mais ce n'est pas pour être méchant que je la nomme ainsi. C'est pour lui rappeler qu'elle est une survivante et qu'elle n'a jamais baissé les bras. Elle est aussi protectrice qu'une louve avec ceux qu'elle aime. Et l'a première fois que je l'ai rencontré c'est peu de temps après qu'elle ait été libéré. Elle ressemblait à une louve effrayé difficile à apprivoiser.

-C'est un surnom magnifique et puissant répondit Balin

La compagnie avaient les larmes aux yeux en imaginant ce qu'elle avait du enduré, le récit de Thrain leurs revient en mémoire. La fin du repas se termina dans une ambiance calme. Dwalin et Thorin s'échangèrent un regard et Thorin fit un signe de tête positif à Dwalin qui se leva et quitta la table. Il sortit. Il se chercha Kaela et l'a repéra assise près des chevaux. Il se dirigea vers elle et s'assit à ses côtés.

-Il vous a raconté ?

-Oui, tu n'as pas à avoir honte de ce surnom

-Mais je n'ai pas honte de ce surnom

-Alors pourquoi tu ne l'aime pas ?

-J'ai pas envie d'en parler

-Tu devrais ça te soulagerait peut-être, tu veux que j'aille chercher Kili peut-être ou Lalaith. Tu te confie à eux

-Non, ne t'inquiète pas. Lalaith ne sait même pas pourquoi je n'aime pas ce surnom, elle ne comprendrait pas. Personne ne peut comprendre

-Essaye au moins, je n'en parlerais pas aux autres si tu ne le souhaite pas

-Ce n'est pas que j'aime pas ce surnom, c'est qu'il me rappelle à quel point j'étais faible. Il me rappelle que je n'ai pas su résister. Pour tout le monde je suis une survivante mais c'est faut. J'ai baissé les bras là-bas. Lorsqu'ils sont partis, j'ai combattu comme j'ai pu mais la fatigue commencé à se faire sentir et j'ai baissé les bras. Ils m'encerclaient, étaient de plus en plus nombreux et c'est là qu'Azog est apparut. J'ai sentit pour la première fois, une peur intense pénétré mon âme. Je me suis retrouvé paralysé par la peur et lorsqu'Azog c'est approché de moi, je n'ai rien fait. Je l'ai laissé m'assommer. Alors non, je ne suis pas une survivante, une louve. Rien de tout ça ne serait arrivé si je n'avais pas baisser les bras. Je n'aurais pas vécu ces mois d'horreur, je n'aurais pas eu la honte de cacher chaque cicatrices de mon corps qui me rappelle à quel point, j'ai été faible raconta Kaela en fondant en larme

Dwalin s'approcha pour la prendre dans ses bras mais elle eut un mouvement de recul inconscient qui ne lui fit pas abandonner.

-Vient là, je ne te ferai jamais de mal. Toute cette compagnie t'aimes et te protégeras.

Kaela finit par se caler dans ses bras et pour la première fois se sentit en sécurité.

-Personne ne te voit comme quelqu'un de faible. J'ai vu Azog et j'ai pu comprendre que tu as eu peur. C'est normal, n'importe qui dans le même cas de figure aurait eu peur. Avoir peur ne veut pas dire que tu es faible. Tu as été très courageuse de rester en arrière pour leur permettre de fuir, tu as sauvé la vie de Thrain. Tu as réussi à combattre des centaines d'orcs même si tu n'aurais pas eu peur, tu n'aurais pas pu fuir. Tu l'as dis toi-même, ils étaient trop nombreux. Ces cicatrices tu n'as pas à les camoufler, elles ne montrent pas à quel point tu es faible mais elles montrent que tu à su survivre à une terrible épreuve. Tu as été torturé et violé mais jamais tu n'as avoué à ce monstre où Thrain se trouvait. C'est une preuve que tu es tout sauf faible lui dit-il en lui caressant doucement les cheveux.

-Merci

Ce fut tout ce qu'elle réussit à dire entre ses sanglots. Ils restèrent pendant un long moment ainsi. Kaela finit par se retirer à regrets de ses bras, calmé.

-Comment tu as su pour le viol ? Personne n'est au courant à par Lalaith

-Désolé, je ne voulais pas être indiscret. Mais ce n'était pas difficile à comprendre, tu es sur tes gardes et recule dès qu'un homme t'approches. C'est une réaction normal pour quelqu'un qui à souffert de se méfier.

-Tout le monde est au courant ?

-Oui mais ne t'inquiète pas, ils n'en parlerons pas

-Je ne m'inquiète pas j'ai confiance en vous lui sourit-elle

Dwalin sentit son coeur se gonfler de joie devant ce sourire.

-Je vais rentrer, merci beaucoup de m'avoir écouté

-C'est normal si tu as besoin, je serai toujours là

Elle se leva et rentra. En rentrant, elle rejoignit Lalaith et Bilbon assit dans un coin. Elle remarqua le sourire de ses deux amis.

-Qu'est-ce que vous avez ?

-Rien sourit Lalaith. Comment c'est passé ta discussion avec Dwalin ?

Kaela vira au rouge et partit s'asseoir près de la cheminée sous les rires de Lalaith et Bilbon. C'est alors que Thorin vint s'asseoir à ses côtés.

-Je n'ai pas eu l'occasion de te remercier de m'avoir sauvé alors merci

-De rien c'est normal, tu es le chef de cette compagnie c'est normal de te protéger

-Kaela, on pourrait parler s'il te plaît, je sais que tu es pas prête à me pardonner mais accepte s'il te plaît de m'écouter au moins

Kaela se leva sous le regard déçu de Thorin avant de se retourner vers Thorin:

-Je veux bien t'écouter mais pas ici, il y a trop de monde. Tu veux bien sortir deux minutes avec moi ?

-Avec plaisir sourit-il ravit de ce pas en avant

Ils sortirent tout deux et s'assirent à même le sol assez loin de la maison.

-Je voulais avant tout m'excuser d'avoir abandonné ta mère, de t'avoir abandonné mais je voudrais essayer d'expliquer pourquoi je ne t'ai pas cherché. Lorsque j'ai vu ta mère s'enfuir en courant en larmes peu de temps après qu'elle m'a dit que tu étais enceinte, j'ai sentit mon coeur se briser. Je me suis comporté comme un monstre avec elle. J'ai été ignoble avec elle, je n'arrivais plus à me regarder dans un miroir quand je me suis rendu compte que j'avais traité si mal ta mère. Je me suis sentit coupable tout les jours depuis, je me disais qu'elle mérité mieux que moi. Que tu me méritais pas, je ne pensais pas pouvoir être un bon père si je n'étais même pas capable de rendre ta mère heureuse. Je l'ai fait souffrir et je m'en veux terriblement, je n'imagine pas ce qu'elle a vécu, ce que tu as vécu. J'aurais du être là pour vous protéger et j'aimerais te protéger maintenant que je t'ai rencontré. Mais je comprends que tu ne veuilles pas, que tu ne puisses pas me pardonner. Mais je veux que tu saches que j'aime ta mère et que dès la fin de cette quête je compte me faire pardonner et la récupérer si elle m'aime toujours. Au cours de ces années, j'ai découvert que je ne pouvais pas vivre sans elle. Mais j'étais trop fière pour ça. J'espère qu'une seule chose, que tu me pardonnes et me laisse être ton père.

-Tu aimes sincèrement ma mère ?

-Bien sûr, n'en doute jamais. Je l'aime plus que ma propre vie

Kaela resta un moment dans ses pensées et Thorin resta assis à côté d'elle, patient. Elle finit par se tourner vers lui et pour la première fois s'ouvrit à lui.

-Tu sais je ne t'en veux plus. Inconsciemment j'ai cessé de t'en vouloirs durant notre séjours à Fondcombe, quand j'ai appris à connaître le vrai toi. J'ai vu ta vrai facette lorsque tu n'as pas ton masque. Mais je ne pouvais pas l'avouer à voix haute. A chaque fois que je te vois, je vois le visage d'Azog me dirent que quoique je fasse la lignée de Durin mourra. Il ne savait pas qui j'étais et moi non plus. Mais j'ai vu une telle haine dans ce regard quand il a dit ça. Et lorsqu'on l'a vu après l'attaque des gobelins, tu as faillit mourir. Alors je me suis dis, qu'il était plus simple de te détester. J'ai peur de m'attacher au gens de peur qu'Azog se servent d'eux pour m'atteindre. Je vis dans la peur depuis les événements de la forteresse. C'était plus simple de me dire que je devais te détester mais j'y arrives plus, j'ai tellement peur depuis qu'Azog m'a retrouvé éclata-t-elle en sanglot. Je n'arrêtes pas de pleurer en ce moment, je suis pitoyable.

Elle se replia sur elle-même et posa sa tête sur ces genoux le corps secoué de sanglots.

-Non, tu es tout sauf pitoyable. Tu es une battante, tu as vécu des choses horribles. Mais je ne laisserais plus jamais Azog te faire du mal, je vais le tuer. Je te promet qu'il mourra. Plus jamais, il ne s'approchera de toi. Tu n'as pas besoin de vivre dans la peur, laisse nous nous occuper de toi. Toute la compagnie veille sur toi, tu n'es pas seule. Nous te protégerons tous d'Azog. Il faut seulement que tu lâche prise.

Kaela releva la tête et le regarda droit dans les yeux. Et à la surprise de Thorin, le prit dans ses bras:

-Merci beaucoup mais t'attendent pas à ce que je t'appelle papa du jour au lendemain

-C'est pas grave sourit Thorin, merci à toi de me pardonner

Le reste de la journée se déroula calmement, la compagnie s'entraîna tout le reste de la journée. Dans une ambiance bon enfant. La compagnie s'endormit paisiblement, toute dispute et toute peur passablement envolé.