Dans la nuit de dimanche à lundi, c'est enfin la pleine lune du mois d'octobre. Vers minuit, Severus voit Ariel et Harry se lever doucement et sortir, tout habillés, de la chambre. Severus se demande si Ariel ne va pas voir un amant quelconque. Depuis quelques jours, les jumeaux sont relativement tactiles avec lui, surtout Ariel. Elle trouvait toujours le moyen de poser sa main sur son épaule, dans son dos ou lui caresser le bras quand elle lui disait quelque chose et qu'elle voulait attirer son attention en douceur. Il doit s'avouer qu'il trouve cette fille fascinante. Elle est autant puissante que fragile. Une vraie contradiction sur deux jambes. Ils débattent parfois de potions alors que Harry les ignore royalement en reluquant Black à l'autre bout de la Grande Salle. La jeune fille et son jumeau ne faisaient jamais étalage de leurs connaissances en cours, mais ils étaient vraiment intelligents. C'est de cette façon qu'ils ont commencé à se faire des connaissances à Serdaigle et Poufsouffle. Leur intelligence impressionnait les Serdaigle et les jumeaux n'ont jamais refusés d'aider ceux qui le leur demandaient. Severus avait même vue le regard de Lily s'éclairer un moment en posant son regard sur Harry. Ce dernier lui avait rendu son sourire et avait commencé à draguer un gars derrière eux. Sev savait que Jedusor n'en avait rien à faire de ce gars, mais Evans avait vite compris qu'elle n'avait aucune chance avec ce Serpentard là.
Sev se décide donc à les suivre pour voir ce qu'ils vont faire en dehors de leur chambre. Ariel avait définitivement élu domicile dans la chambre de son frère, Sev avait accepté quand Harry lui avait demandé. Et les jumeaux n'étaient jamais sortis en pleine nuit avant. Il voit donc les Jedusor sortir un parchemin, l'observer un moment et partir vers les grandes portes pour sortir du château.
-Mais ils sont complètement malades! Sortir une nuit de pleine lune, se dit Severus en les suivant.
Ariel et Harry restent debout près de la Forêt Interdite et semblent attendre quelque chose ou quelqu'un. Le cœur de Sev se sert un peu dans sa poitrine à l'idée que la jeune fille y attende vraiment un amant.
Dans la Cabane Hurlante, Lunard jouait avec ses amis animaux depuis presque 3 heures quand il sent quelque chose au fond de lui qui se décrit en un mot, « meute ». Il sait bien que ce chien, ce rat et ce cerf sont ses amis. Mais l'appelle de la meute est bien plus forte et le loup-garou sort de la Cabane Hurlante et s'élance dans le parc de Poudlard sans que ni Patmol, Cornedrue ou Queuedever ne puissent faire quoi que ce soit.
Severus a l'impression de faire une crise cardiaque quand il voit l'immense loup courir vers les jumeaux. Quand les deux adolescents se tournent vers le loup, Harry prend la main de sa sœur et ils se mettent à courir vers le Lac Noir. Le rire cristallin de Ariel résonne dans le parc pendant que Harry l'entraine vers le point d'eau. Un peu avant le saule pleureur près du lac, le loup les rattrape enfin et leur saute dessus. Ariel et Harry savent que rien de fâcheux ne leur arrivera. Lunard les a déjà intégré à sa meute dans leur passé et ils savent que ce Lunard les reconnaitra.
Le loup-garou leur saute donc dessus et se met à leur lécher le visage avec enthousiasme. Lunard a sentit la présence du 3e humain. Mais comme il est recouvert de l'odeur de son louveteau femelle, il ne lui fera rien. Il ne veut pas faire de peine à son louveteau en s'en prenant à son compagnon. Harry et sa sœur jouent donc un long moment avec le loup-garou avant de s'écrouler au sol, morts de fatigue. Harry est donc appuyé contre le tronc d'un arbre et caresse la fourrure de Lunard de sa main gauche tout en aillant sa jumelle, endormit contre lui, de son côté droit. Harry voit un grand chien noir s'approcher furtivement d'eux et un fin sourire se dessine sur ses lèvres. Lunard sent le chien plus qu'il ne le voit et grogne doucement pour le prévenir de ne pas approcher de ses louveteaux.
-Doucement, mon loup, dit doucement Harry en continuant de caresser Lunard. Le chien veut juste venir nous voir. Il ne nous fera aucun mal. N'est-ce pas, le chien?
Sur ce, Patmol s'approche doucement, les oreilles basses et la queue entre les pattes. Il s'installe à côté de Ariel et Harry se met à le caresser aussi en se disant qu'il aimerait bien le refaire quand Patmol aura son apparence humaine. Vers 2h00 du matin, Harry réveille Ariel et les jumeaux retournent à leur chambre. Severus y était déjà quand ils vont se changer et se coucher dans le lit à côté du futur Maître des Potions.
Pendant ce temps, dans le Manoir Jedusor, Bellatrix hurle de douleur sous la baguette de son Maître en ne comprenant toujours pas ce qu'elle avait fait de mal.
-Pourquoi tu t'en ais pris à cette fille? Lui demande son Maître en levant le sort de douleur.
-Quelle fille, Maître?
-LA MIENNE! Lui crie le Seigneur des Ténèbres en lui lançant un sort de découpe. Qui es-tu pour t'en prendre à MES enfants?!
-Je… Je ne savais pas, Maître, dit Bella en pleurant toutes les larmes de son corps dans les cachots du Manoir.
-Et depuis quand je vous demande de vous en prendre aux enfants? Sorciers de surcroit?
-Ja… Jamais, Maître, halète la Mangemort sous un autre assaut de Doloris.
-Alors pourquoi tu l'as fait?
-Ils… ils nous neutralisaient, Maître. Ils ont stupéfixés 11 de vos servants, Maître.
-Et un Doloris est égal à un Stupéfix? Ils sont brillants et puissants et tout ce que tu as trouvé à faire, au lieu de me les amener pour que nous puissions les convertir à notre cause, c'est de torturer cette pauvre jeune fille, qui a peut-être un sang plus pur que le tien?! Ton mariage avec Rodolfus te rend stupide, Bellatrix! Tu étais plus intelligente que ça, avant ton union avec cet abrutit! Lucius!
Le jeune homme dans la début vingtaine arrive immédiatement et s'incline devant l'homme en face de lui. Il lui dit de s'arranger pour enlever les 2 adolescents à la prochaine sortie à Pré-au-Lard et de les amener ici.
-Si tu touches à un seul de leurs cheveux, Lucius, je te jure sur ma magie que ça sera la dernière chose que tu feras de ta vie. Je me suis bien fait comprendre?
-Tout à fait, Maître, dit le jeune homme blond avant de s'éclipser comme il était venu.
Le lendemain matin, Ariel s'étire comme un chat entre les bras de Harry. Elle ouvre doucement les yeux et regarde le plancher de la chambre de son frère et Sev avec un léger sourire.
-Bonjour, lui murmure Harry en déposant un baiser sur son crâne.
-Bonjour, lui répond Ariel sur le même ton. Je vois que les Serpentard puristes et racistes ont enfin compris que venir ici la nuit était une perte de temps. Regarde, il n'y a personne au sol se matin.
-J'ai toujours cru que les Serpentard étaient intelligents, dit Harry. Il faut bien admettre que les 17 qui sont venus ici la nuit de la rentrée ne l'étaient pas particulièrement. On a quoi comme cours aujourd'hui, ma puce?
-Mmmmm, potions, métamorphose, moi j'ai arithmomancie et toi soin aux créatures magiques.
-Génial! Slughorn va encore nous regarder comme si on était des cocottes minutes sur le point d'exploser.
-Harry, soupire Ariel, tu sais pourquoi il nous regarde de cette façon.
-Et si… et si on lui retirait ce souvenir? Propose Harry. Ça pourrait être un cadeau intéressant quand la Grande Rencontre aura lieu.
-Ça me va. En même temps, ses regards en coin commencent franchement à me foutre la chaire de poule. Déjà que Dumbledore nous a dans son viseur pour son organisation à la con! Jamais de la vie je ne ferai partie de nouveau de l'Ordre du Pigeon Calciné! Il nous a trahis si souvent, avant…
-Chuuuuuuuuuut, tout va bien ma puce. Je suis là, dit Harry en la prenant dans ses bras, alors que Sev dormait encore.
Ils avaient pris soin de mettre un sort de silence sur le lit de Harry avant de discuter. Ariel prend ses affaires et va prendre une douche dans la petite salle de bain avenante de leur chambre. Dès qu'elle est prête et en sort, c'est Harry qui y va.
-Sev, murmure la jeune fille à l'oreille de Severus. Sev, c'est l'heure de se lever. Ah!
Ariel s'exclame de surprise quand elle sent les bras fins mais forts de Sev enrouler sa taille pour qu'elle le rejoigne dans le lit. Elle se retrouve donc couchée à côté de lui et elle se tourne dans ses bras pour le regarder. Il dort encore et n'a aucune idée de ce qu'il fait. Ariel sent son souffle se bloquer dans sa gorge quand les mains du futur Maître des Potions se baladent doucement dans son dos.
-Severus, il faut que tu te réveilles, dit doucement Ariel avec une légère caresse sur sa joue.
-Ariel, laisse moi dormir, bougonne le concerné en enfouissant son visage dans le cou de la jeune fille qui ne sait pas quoi faire.
-Sev, si tu ne te lèves pas, on sera en retard en potions et Slug va baisser ta moyenne… et la mienne. Et ça, il n'en est pas question. Allez la marmotte, debout!
Severus ouvre enfin les yeux et tombe sur le regard émeraude de Ariel. Il fronce des sourcils sans comprendre ce qu'elle fait là. La jeune fille lui explique donc ce qui s'est passé et le jeune homme devient d'un rouge soutenu en se confondant en excuses.
-Tu n'as pas besoin de t'excuser, dit Ariel en le regardant de ses grands yeux verts si semblable à ceux de Lily. Moi, j'ai beaucoup apprécier. Mais il faut se lever maintenant.
Elle s'approche pour déposer un léger baiser sur sa joue, mais Sev bouge un peu et leurs lèvres se collent les une aux autres. Sans hériter, Sev entraine la jeune fille dans un baiser de plus en plus passionné en la serrant encore plus étroitement dans ses bras. Ariel passe donc ses bras fins autour du cou de Severus et suit le mouvement. Quand Harry sort de la salle de bain, un fin sourire se dessine sur ses lèvres et il se prépare le plus silencieusement du monde et sort à pas de loup de la chambre pour ne pas les déranger dans ce premier baiser que sa sœur attend depuis des lustres.
-Sev, il faut se lever, réussie à dire Ariel entre deux baisers de Severus.
-Pas envie, murmure Sev en reprenant possession de la bouche de la jeune fille.
-Moi non plus, mais on ne fait pas toujours de que l'on veut, Sev, soupir Ariel quand le Sev en question se met à l'embrasser dans le cou. S'il te plait. Je te promets qu'on pourra reprendre où on en était se soir.
-Dans ce cas…
Sev se positionne alors au dessus d'elle, l'embrasse une dernière fois avant de se lever, prendre ses affaires et s'enfermer dans la salle de bain. C'est plus que déboussolée que Ariel prend son sac déjà prêt pour la journée et rejoint Harry dans la salle commune des Serpentard.
-Alors, comment c'était? Demande son jumeau en levant un sourcil avec un sourire amusé.
-Wow! Soupir sa sœur en se passant une main tremblante dans les cheveux.
-Tant que ça?
-On en reparlera quand tu auras mis le grappin sur Black, dit Ariel en riant.
-Et… ça ne te dérange pas? Demande Harry, incertain.
-Harry, si il te devient aussi fidèle qu'il l'est et le restera envers ses amis, je ne peux que te souhaiter que ça fonctionne.
-Je te souhaite la même chose avec Sev, ma puce, dit doucement son jumeau en la prenant dans ses bras. Tu le sais autant que moi, personne en ce monde n'est aussi stable dans ses sentiments que lui. Alors si il t'aime autant que toi, tu l'aimes. Je sais qu'il te suivra au bout du monde. Comme je sais que tu le ferais pour lui.
Les jumeaux se perdent dans une étreinte rassurante et son interrompu par Severus qui arrivait enfin.
-Dépêchez-vous un peu, on va être en retard à cause de vous, dit-il en levant un sourcil avec un fin sourire.
-Mais oui, bien sûr! Soupir Ariel en levant les yeux au ciel en prenant le bras de Harry à sa droite et celui de Sev à sa gauche pour se rendre dans la Grande Salle pour le petit déjeuner.
Une fois assis à la table des Serpentard, un gars de 7e année dit que Regulus Black ne pourra pas assurer son rôle d'attrapeur de leur équipe à cause d'une blessure qui a mal guérit pendant l'été. Ariel et Harry se regardent d'un air entendu. Les parents Black ont probablement torturer leur fils quand Sirius a quitté le domicile familiale pour se réfugier chez les Potter. Ariel donne donc un coup de coude à son frère pour qu'il se propose pour le remplacer.
-Viens sur le terrain de Quidditch après les cours se soir, dit Montague, le capitaine de l'équipe. On verra ce que tu vaux sur un balais, Jedusor.
