- Black! Il faut qu'on parle! Dit Harry en plein milieu d'un couloir bondé où Sirius se trouvait avec les 3 autres Maraudeurs.

- Je reviens les gars, dit ce dernier à son groupe avant de se diriger vers le Serpentard aux yeux verts.

- Ça risque d'être long, l'avertit Harry avant de l'entrainer vers la Salle sur Demande.

Une fois qu'ils sont installés dans un petit salon confortable, Harry prend la parole.

- Je t'ai promis de t'expliquer pourquoi Lunard ne nous a pas attaqué, Ariel et moi et c'est ce que je vais faire, maintenant.

Harry est satisfait de voir Sirius se redresser un peu plus sur son siège et lui accorder toute sa concentration, ce qui est un exploit. Harry prend une bonne inspiration et se lance dans les explications. Son autre vie, dans un autre temps. Il a grandi dans une famille Moldue dans le Surrey, chez sa tante, la sœur de sa mère, qui est Né-Moldu alors que son père était un Sang-Pur. Il découvre qu'il est un sorcier quand Hagrid vient le chercher le jour de son 11e anniversaire. Ses épreuves à chaque année à Poudlard, orchestrées par Dumbledore lui-même pour le préparer tel un porc destiné à l'abattoir, comme l'avait si justement dit son ancien prof de potion. Son lien particulier avec Ariel, qui était la fille de son parrain dans une autre vie. Ce parrain, qui était le meilleur ami de Remus John Lupin, qui les avait intégré à sa meute pendant leurs vacances entre leur 4e et leur 5e année. La mort de la seule personne qui ne leur avait jamais rien caché, après plus de 20 ans d'espionnage pour le côté de la lumière, alors que ce côté ne lui a jamais rien donné de bon. La traitrise finale de Dumbledore pour s'approprier la fortune des Black et des Potter.

- Minute! S'exclame Sirius en se levant. C'est quoi le rapport avec les Potter et les Black?

- De là où nous venons, Ariel était la dernière des Black et moi… le dernier des Potter. Dumbledore était notre tuteur magique à tout les deux. On ne le savait pas avant nos 16 ans.

- Ça veut dire que… tu étais le fils de James, demande Sirius en faisant les 100 pas en se passant une main nerveuse dans les cheveux.

- Et Ariel était ta fille à toi, dit lentement Harry. Quand on a atterris ici, c'est comme si la magie nous avait mise une existence prouvable en place. Notre père actuel se rappelle de notre mère, nous avons des papiers d'identité valides et on lui ressemble énormément. On a des dons que seul les membres de sa famille ont.

- Prouve le! Exige Sirius.

- Pourquoi crois-tu que mon Patronus est Cornedrue et que celui de Ariel est ta forme Animagus! Désolé, se reprend Harry. Je sais que c'est complètement dingue et que tu as besoin de preuves. Tu connais la Legilimancie?

Sirius approuve et ancre son regard dans celui de son vis-à-vis. Il est alors aspiré dans l'esprit de Harry et voit le garçon en face de lui, il n'a pas plus de 12 ou 13 ans. Il sort en trombe d'une maison où les autres demeures sont toutes pareilles. Mais celui-ci ressemble énormément à James, mais avec les yeux aussi verts que le Harry physique en face de son corps. Le jeune Harry entend un grondement sourd et Sirius a la surprise de voir son animagus. Mais ce dernier a une taille adulte. Le chien semble avoir vue ce qu'il voulait voir et retourne dans l'ombre quand un immense bus violet à 3 étages apparait. C'est ensuite un autre souvenir, un homme d'une très haute stature, aux cheveux gras et au nez tordu, se met entre trois étudiants de Gryffondor de 13 ou 14 ans et un loup-garou. Sirius voit alors une version de lui très sale avec des vêtements de prisonnier se transformer en chien et attirer le loup-garou loin des enfants et de l'homme qui semble être un enseignant. Un autre souvenir, il voit sa version adulte monter sur un hypogriphe après avoir dit au revoir à Harry et une jeune fille aux longs cheveux noirs et aux yeux aussi gris que les siens.

- Je t'ai toujours aimé, mon bébé, dit sa version adulte à la jeune fille avant de s'envoler dans le ciel noir d'encre du parc de Poudlard.

- Moi aussi… papa, murmure la fillette en question en regardant le point blanc rétrécir et disparaître dans le ciel alors qu'une fille au cheveux ébouriffé les tire par la manche pour qu'ils retournent tous les 3 à l'infirmerie.

Il voit les retrouvailles entre Harry, Ariel et lui dans le 12 Square Grimmaurd. Et finalement, la trahison de Kreattur qui lui coûte la vie au Ministère dans le Département des Mystères. Le réveil brutal de Harry quand Ariel le secoue comme un prunier pour lui dire qu'ils doivent partir immédiatement pour ne pas se faire arrêter par les Aurors que Dumbledore guide vers eux, alors qu'il est supposé être mort depuis presque un an. Leur course folle dans le château pour trouver une issue, le choix de la Salle sur Demande et leur arrivée dans cette époque.

- Tu es la seule personne qui sait, à part Ariel et moi, lui dit Harry après avoir mis fin à leur connexion mentale.

- L'homme en noir qui se met entre Rem et vous, c'est Servilus, pas vrai?

- C'est SEVERUS, le corrige Harry, en effet. Il n'avait même pas sa baguette et il nous a protégé quand même. Même si j'étais le fils de James Potter, même si j'étais un Gryffondor et même si j'ai toujours été une vraie calamité dans ses cours de potions.

- Et il sort avec MA fille!

- Elle ne l'est plus, Sirius. De plus, je ne pourrais souhaiter meilleur compagnon pour ma sœur, soutient Harry.

Sirius se met donc à cogiter en faisant les 100 pas sur le tapis gris de la salle que Harry avait demandée. Harry lui faisait du rentre dedans depuis le début de l'année scolaire en sachant exactement qui il était et ce qu'il allait devenir. Il connaissait ses problèmes avec sa famille. Son sentiment d'imposture d'être à Gryffondor alors il faisait de son mieux pour être le plus téméraire possible pour prouver à tous qu'il y méritait sa place. Son besoin de reconnaissance, son sentiment d'insécurité, ses doutes et ses envies. Et il semblait être attiré par lui tout en connaissant ses côtés les plus sombres et inavouables. Même avec ses amis, Sirius portait toujours un masque pour être accepté. Mais depuis Harry, il avait l'impression d'avoir enfin trouvé une personne avec qui il pouvait être lui-même. Il comprend maintenant pourquoi. Harry le connait par cœur, plus qu'il ne se connait lui-même. Le Gryffondor s'arrête dans son vas-et-viens et regarde le Serpentard dans les yeux avant de prendre la parole dans se silence qui est étrangement confortable.

- Est-ce que tu m'aimes? Demande Sirius, sans prendre de gants blancs.

- En effet, répond simplement Harry sans aucune gène, ce qui surprend Sirius.

- Pourquoi? Demande Black en fronçant des sourcils. Tu me connais mieux que n'importe qui. Ce qui donnerait envie à tout le monde de partir en courant.

- Je n'ai jamais été ce qu'on peut appeler « sain d'esprit », dit Harry avec un sourire en coin en se levant de son fauteuil. J'ai appris à apprécier et aimer mon parrain comme un père. Mais quand je suis arrivé ici, je t'ai vue sous un autre angle que j'ai encore plus aimé. Je me rappelle de qui tu étais, d'où je viens. Mais je suis tombé sous le charme de ce Sirius là, celui qui est devant moi. Encore plein de doutes, celui qui a encore une partie de son insouciance, qui ne vie pas dans le passé et qui est d'une loyauté à toute épreuve quand il en juge une personne digne. Je ne te demande pas de me retourner mes sentiments, Sirius. Mais juste… de ne pas t'en moquer, s'il te plait.

Harry est donc plus que surpris quand il voit Sirius s'approcher de lui à grands pas, poser sa main gauche sur sa hanche et sa main droite sur sa nuque pour l'entrainer dans un baiser désespéré. Quand leurs lèvres se séparent par le manque d'air, Sirius regarde Harry dans les yeux un long moment avant de dire quelque chose.

- Je n'ai jamais eu l'intention de me moquer de toi, dit-il, ses lèvres à quelques millimètres de celles de Harry. Je ne partage pas vraiment tes sentiments, mais j'ai envie d'essayer. De vraiment essayer. Je ne me suis jamais sentit aussi compris qu'avec toi, Harry. Et j'aimerais garder cette sensation le plus longtemps possible.

- Sirius, soupir Harry en fermant les yeux. Je suis amoureux de toi. Mais je n'ai pas envie d'être une bouée de sauvetage, je n'ai pas envie de n'être qu'un outil à ton bien être. Ça ne marche jamais, ça. Je ne prétends pas avoir la science infuse, Sirius. Mais j'ai vécu des choses… beaucoup de choses. Et crois moi, les illusions sont beaucoup plus douloureuses que le réconfort qu'elles peuvent nous apporter. Si… si éventuellement, tu as vraiment envie d'être avec moi, pour qui je suis, et non pour ce que je peux t'apporter, j'en serai très heureux. Mais en attendant, si un jour ça arrive, je pense que tu dois vraiment réfléchir à ce que tu souhaites. Je serais honoré de te rendre heureux, Siri. Mais pas pour les mauvaises raisons. Bonne nuit, Sirius.

Sur ce, Harry retourne dans la salle commune des Serpentard le cœur lourd et Sirius fait pareil vers celle de sa maison dans un état pas mieux que celui du garçon qu'il a embrassé il y a moins de 15 minutes.

Sirius s'étonne lui-même de n'avoir encore rien dit aux autres Maraudeurs de la conversation qu'il a eu avec Harry. Ça faisait maintenant trois jours que cette conversation avait eu lieux et Harry faisait comme si rien ne s'était passé. Il ne l'ignore pas pour autant, mais il ne lui accorde pas plus d'attention que d'habitude. Harry suivait le conseille de Ariel à la lettre. Ce qui marche avec Sirius, peut importe son âge et ses expérience, c'est de se faire désirer. Il veut ce qu'il ne peut pas avoir et il fera tout pour arriver à ses fins. Donc, Harry a décidé de faire comme d'habitude. Il se languit autant du magnifique Gryffondor rebelle, mais il lui laisse son espace pour qu'il réfléchisse à ce qu'il veut. Ariel, de son côté, continuait son histoire d'amour avec Severus. Leur relation était étonnement simple, ce qui réjouissait les deux concernés. La jeune fille espérait que la plus ou moins distance que mettait Harry entre Sirius et lui allait aider son ancien père à ouvrir les yeux sur qui était vraiment son nouveau jumeau et qu'il comprendrait que Harry méritait d'être apprécié et aimé pour qui il était, et non ce qu'il pourrait lui apporter. Harry avait déjà vécu ça avec Cho, qui voulait entendre parler de Cédric, donc elle avait profité de l'attirance de Harry pour elle pour se rapprocher de lui et qu'il lui parle de Cédric Diggory. Ça avait été ensuite le tour de Ginerva, sous les conseils de sa chère et tendre mère, à vouloir profiter du Survivant. C'est justement grâce à ça que Ariel avait découvert que Dumbledore était leur tuteur magique, à Harry et elle. L'ancienne Serdaigle trouvait étrange que seule Ginny arrive a approcher Harry de façon romantique. C'était parce que Dumbledore éloignait toutes les autres filles, sauf Ginny. Pour tester sa théorie, Ariel avait tenté une approche vers Harry. Ce dernier n'avait rien compris, aimant Ariel comme une sœur. Il ne l'avait pas ouvertement repoussée pour ne pas lui faire de peine. Mais Dumbledore s'en était mêlé en la convoquant dans son bureau pour lui expliquer qu'en tant que fille du parrain de Mr Potter, c'est à la limite de l'inceste que de courtiser ce dernier. Ariel avait donc fait ses recherches au Ministère et était tombée sur leur dossier au Ministère civil. Albus Dumbledore était leur tuteur magique à tout les deux et Ariel avait trouvé un contrat de mariage entre Ginny et Harry, signé de la main du directeur et de Molly W. Perwett daté du 1 novembre 1981. Les corps de Lord et Lady Potter étaient à peine froid que cet enfoiré avait condamné Harry à épouser cette petite conne de Ginerva Weasley. C'est après cette découverte qu'elle s'était faite enlevée. Lucius Malefoy l'avait trouvé dans les archives et l'avait amené à Voldemort avec Bellatrix Lestrange, sous Polynectar, dans le manoir familial de son époux et son beau-frère. Elle sent un frisson d'horreur lui parcourir l'échine et joint le geste à la sensation.

- Ariel, ça va? Lui demande un Severus inquiet.

- Ça va, Sev. Mauvais souvenir, c'est tout. Où on en était?

- La potion de babillage pour Potter et sa bande.

- Ah! Oui! J'ai pensé qu'on pourrait rajouter…