Dès le lendemain matin, Tom frappe à la porte de la suite de sa fille. C'est Harry qui lui ouvre, Ariel dort encore.
- Harry, il faut qu'on parle de ce que j'ai vue du cauchemar de ta sœur, dit Tom avec douceur. Dans ce rêve, il y avait Rodolfus et Rabastan Lestrange, mais ils étaient beaucoup plus vieux que maintenant et je sais que ce rêve était un souvenir. Alors, s'il te plait, j'aimerais que tu m'expliques comment c'est possible que l'an dernier, Ariel avait 15 ans et que Rodolfus ait l'air d'en avoir 40. Et ne me ment pas, Harry. Je sais que tu connais mes capacités, pour les partager aussi.
- Vous allez nous détester, soupir Harry, qui commençait à vraiment aimer avoir un vrai père à ses côtés.
- Rien de ta part ne pourrait me faire te détester, mon grand, dit doucement Tom.
Harry se tourne pour regarder Ariel dormir profondément dans son lit avant de se lancer dans les explications. Comme il l'a fait avec Sirius, mais il lui raconte absolument TOUT. La prophétie, le meurtre de ses parents par Voldemort, l'Horcruxe dans sa tête, ce qui a fait qu'il parlait Fourchelang, sa vraie date de naissance le 31 juillet 1980 et celle de Ariel, le 3 août 1980, leurs parents à cette époque. Ariel, qui a grandit dans un orphelinat Moldu et lui chez les Dursley, à cause de Dumbledore qui s'était autoproclamé leur tuteur magique. La chasse aux Horcruxes avec Maître Sev, sa mort en voulant les protéger, Ariel et lui, comme toujours. Plus l'ex Gryffondor avance dans son histoire, plus les larmes coulent de ses grands yeux verts si envoutants.
- Harry, mon grand, écoute moi, dit Tom en venant s'assoir à côté de lui en passant un bras autour de ses épaules. Jamais un Horcruxe n'aurait pu te donner le don de Fourchelang, dit doucement Tom. Jamais l'Horcruxe ne peut expliquer le lien mental que nous avions, à ton autre époque. De ce que tu m'as expliqué, Ariel le parlait aussi, avant d'arriver ici. Et partageait, partiellement, cette connexion. Je ne sais pas comment c'est possible, Harry. Mais je peux te jurer sur ma magie que même à l'époque où Ariel et toi avez vue le jour, vous étiez déjà mes enfants. Je ne sais pas comment c'est possible, mais c'est un fait.
- Mais je ressemblais à la copie conforme de James Potter avec les yeux de Lily Evans. Et Ariel ressemblait presque trait pour trait à Sirius.
- C'est normal que tu ressemblais à un Potter, Harry. Amélia en était une. Et elle avait les mêmes yeux que toi, les as-tu changés, en arrivant à cette époque?
- Non, j'ai essayé, mais je n'ai pas pu. Mais pour Ariel, oui.
- Pour être honnête, je pense que sans le vouloir, vous avez maintenant, tous les deux, l'apparence que vous auriez toujours dû avoir.
- Mais… comment c'est possible? Sirius a vue Lily Potter accoucher de moi à Saint-Mangouste et il a vue Ariel naître aussi, trois jours plus tard.
- Harry, connais-tu le principe de mère porteuse?
- Hein? Demande Harry qui n'y comprenait rien.
- Il est courant, dans le monde magique, qu'une femme ait des difficultés à porter à terme un enfant, surtout les Sang-Pur. Alors le couple qui en veut on recourt à une mère porteuse. On retire magiquement un ovule de la femme du couple et des spermatozoïdes de l'homme et on les fait se féconder dans une potion très délicate à faire. Une fois que c'est fait, on implante le résultat dans l'utérus de la mère porteuse. L'enfant, même si il est né de cette femme, a le même bagage génétique que l'homme et la femme qui l'ont « fécondé ». Tu me suis?
- Vous avez fait ça avec Amélia?
- Non, je crois qu'elle était déjà enceinte de vous deux quand je suis parti d'Albani. Pour une raison que j'ignore, on vous a retiré de son utérus et on vous a implanté dans d'autres femmes bien des années plus tard. Et selon moi, ces femmes n'étaient même pas au courant.
- Mais c'est dégueulasse! Dit Harry en essuyant ses larmes. Mais si c'est ce qui est arrivé, comment Amélia Potter a-t-elle pu mourir en nous mettant au monde, si elle n'a pas accouché de nous?
- Je n'en sais rien, mon grand. Mais je te promets que je ferai ce qu'il faut pour avoir des réponses.
- Alors, vous… vous n'allez pas nous jeter dehors ou quelque chose comme ça?
- Jamais, mon fils, dit Tom en le prenant étroitement dans ses bras. Jamais.
Plus tard dans la journée, Harry explique à Sev et Ariel la conversation qu'il a eu avec Tom le matin même. Sev était au courant de leur voyage dans le temps et tout depuis presque le début et il était médusé par l'histoire. Ariel était immensément soulagée de savoir que Tom ne les détestait pas. C'était la première fois qu'elle se sentait soutenue et guidée par une figure paternelle. Elle a toujours aimé Sirius. Mais elle savait aussi que Azkaban l'avait bien trop atteint pour qu'il devienne un père digne de ce nom. Et c'était la faute de Dumbledore, encore!
Pendant ce temps, Tom faisait les 100 pas dans son bureau pendant que son ami Abraxas lisait la lettre que Lord Potter lui avait envoyée.
- J'ignorais que tes enfants étaient des Potter, Tom, dit Lord Malefoy en regardant son ancien collègue de classe.
- Leur mère était la fille de l'Héritier Potter avant que son père ne le déshérite pour avoir épousé Dorea Black, explique Tom dans les grandes lignes. Qu'est-ce que je devrais faire, selon toi?
- Tu ne perds rien à le rencontrer, dit Abraxas. Si vos deux familles se rapprochent, c'est une bonne chose pour tes enfants et tu pourrais le convaincre de tes idées au Magenmagot. Fleamont Potter a énormément d'influence au Ministère.
- Plus que toi? Demande Tom avec un sourire en coin en regardant son premier ami.
- Ça m'arrache la bouche de le dire, mais oui. Et de ce que Narcissa nous a dit, ton fils s'entend très bien avec James Potter et le petit Black qui a trouvé refuge chez lui.
Tom demande des explications à son ami et lui dit que Orion et Walburga Black ne sont pas le genre de parents aimants envers leurs enfants. Il ne leur reste que le petit dernier, Regulus. Lord Malefoy ne donne pas cher de sa peau si il fait un pas de travers. Tom écrit donc une lettre positive à Lord Potter en lui expliquant qu'il aimerait le rencontrer en privé avant de lui présenter ses enfants.
C'est donc vers 21h00, le 22 décembre 1976, que Tom passe la cheminée du bureau de Lord Potter pour cette première rencontre. Il avait gardé son identité de Tom Jedusor pour rencontrer le grand-oncle de ses jumeaux. Il est surpris de l'accueil chaleureux de Lord Potter, qui lui sert chaudement la main et l'invite à s'assoir.
- Je suis ravi de rencontrer mon neveu par alliance, dit Fleamont pour briser la glace. Je suis vraiment navré de n'avoir pue vous contacter avant. J'ignorais totalement que mon frère avait eu un enfants et des petits enfants avant que mon fils et son meilleur ami ne me parlent d'eux.
- Je dois avouer que j'ignorais aussi leur existence avant que la jeune Miss Black ne me parle d'eux. Personnellement, je ne m'imaginais pas avoir des enfants un jour et du jour au lendemain, j'ai deux magnifiques enfants déjà presque adultes.
- Ce doit être particulièrement déroutant, lui concède Fleamont avec empathie.
- En effet, dit Tom dans un soupir en se passant une main dans ses cheveux noirs.
- Et, dites moi, avez-vous garder contact avec la mère des enfants? J'aimerais vraiment rencontrer ma nièce, si elle est d'accord.
- En fait… Je n'ai jamais revu Amélia après mon départ d'Albani. Selon Harry et Ariel, elle serait morte en les mettant au monde, dit douloureusement Tom.
- J'ai… j'ai quelque chose à vous montrer dit doucement Fleamont en se levant et en quittant le bureau, Tom sur ses talons.
Lord Potter explique à son plus ou moins neveu que c'est comme ça qu'il a découvert que ses enfants étaient aussi des Potter et des Black, en lui montrant la tapisserie familiale. De plus, c'est Sirius qui a remarqué que Amélia Potter n'avait pas de date de décès sur la tapisserie familiale. Tom pense à une erreur, peut-être. Mais l'homme aux lunettes en face de lui, lui explique le principe de ce genre de tapisserie où les erreurs de ce genre sont tout simplement impossible.
- Vous êtes donc en train de me dire que la mère de mes enfants est en vie, quelque part? demande Tom, les yeux exorbités.
- Il n'y a aucun doute possible, Tom.
- Est-ce qu'il… il y a un moyen de la retrouver? Dit Tom avec un sanglot dans la voix.
- En effet, mais la présence de vos enfants est nécessaire pour ce rituel des plus compliqué. Dans le parc du Manoir Potter, nous avons un endroit pour les rituels. Nous pouvons le faire là, si vous êtes d'accord, propose Fleamont à son neveu.
- De quoi avez-vous besoin? Demande Tom, sans avoir besoin de réfléchir.
- Il nous faudra une carte de monde, une fois que nous saurons dans quel pays ait la mère de vos enfants, nous devrons avoir une carte de ce pays et ainsi de suite pour réduire notre champ de recherches. Une fois fait, nous pourrons faire un talisman, avec le sang de vos enfants pour nous guider vers leur mère. Mais je dois vous prévenir, ne vous attendez pas à ce qu'on la retrouve le jour même, le prévient Fleamont.
- Ça fait plus de 16 ans que je veux la retrouver sans oser le faire, dit Tom. Je serai patient, pour elle et mes enfants.
Ils s'entendent donc pour commencer le rituel se soir. De retour chez lui, il trouve Ariel en grande conversation dans les bras de Severus. Elle essuie ses larmes du revers de la main et semble continuer son histoire. Le jeune Serpentard à l'Air d'avoir un calme olympien, à défaut du tremblement de ses mains quand elle passent doucement dans les cheveux de la jeune fille. Tom les laisse donc tranquille en se doutant que sa fille parle de son cauchemar souvenir à son ancien professeur devenu petit ami.
Quand Harry lui a expliqué leur vie et qui était Sev, pour eux, avant. Tom s'était promis de tout faire pour que se garçon ne manque plus de rien et que personne ne lui refasse du mal. Il avait sauvé ses enfants plus d'une fois en y laissant sa propre vie. Tom lui devait au moins ça. Sur ce, il entreprend de trouver son fils dans le manoir pour lui annoncer la nouvelle.
Tom se rappelle de ce qu'il était devenu, quand son fils l'a laissé entrer dans son esprit pour lui expliquer sa vie. Le monstre sanguinaire qu'il était devenu, le nombre faramineux de morts que Voldemort avait laissé sur son passage vers son objectif d'immortalité alors qu'il est mort à seulement 71 ans. Même les Moldus anglais avaient une espérance de vie plus longue. Tom ne comprend pas comment il a pue aussi mal tourner, dans l'ancienne vie de ses enfants. Il médite alors là-dessus en trouvant Harry dans la bibliothèque à faire son devoir de métamorphose.
