Je me possède aucun des personnages des livres ou des adaptations au cinéma.

Petit recueil de drabbles prenant place dans l'univers de Tolkien. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, on vous donne un mot et vous avez 7 minutes pour écrire un texte de 100 mots (avec une tolérance de 10%). Certains ont été écris dans le cadre des soirées Drabbles du Collectif NoName, d'autres avec l'aide d'un générateur de mots aléatoires.

Alors les mots de cette liste font suite à une idée née au sein de nos discussion sur le Discord du COLLECTIF NONAME : L'ALPHABET DE L'ETE. Cette idée a été initié par Elizabeth Mary Holmes que je remercie pour cette idée fort sympathique de nous proposer un mot rare par jour ! Voilà donc une deuxième fournée sur ce fandom !

C'est différent de ce que je fais d'habitude mais je trouve ça amusant comme exercice. Vous trouverez un peu de tout sans ordre chronologique.

N'hésitez pas à me proposer des mots si vous en avez envie.

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Si vous cherchez à mettre de l'ordre dans mes fics, faites un tour sur mon profil, la liste est à jour et vous avez un ordre pour les lires biens que la plupart soit des OS.


QUELQUES MOTS DE LA TERRE DU MILIEU

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1. Glabre (103 mots)

La poussière, la crasse, le sang… Legolas n'avait qu'une hâte, pouvoir retirer ses spalières et ses tuniques pour se rafraichir après la violence de la bataille qui venait de se dérouler au gouffre. Il se délesta donc rapidement de ses habits, retirant sa tunique d'un geste pour se retrouver torse nu. Doucement, il versa un peu d'eau dans une vasque en face de lui et s'aspergea le visage. Il ne prêta pas attention au regard étonné voir choqué que Gimli posa sur son torse, un torse musclé, glabre mais qui portait de nombreuses cicatrices, témoignant des longs combats déjà menés par son ami.

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2. Gaudriole (120 mots)

Gimli ne pouvait s'empêcher d'admirer les elfes depuis qu'il avait pénétré en Lorien : leur majesté, leur manière de se déplacer en glissant sur le sol, le silence de la cité, l'harmonie de leurs chants, la beauté de Dame Galadriel. Il les trouvait fascinant. En revanche, ils ne paraissaient pas être des adeptes de la gaudriole et cela lui rappela les mots de son père, lui expliquant qu'il avait été frappé par la tristesse que tentait de cacher le roi des elfes sylvains par une attitude hautaine, une tristesse qu'il voyait aussi dans les yeux de son fils malgré ses sourires et cela l'étonna, car il ne la voyait pas chez les autres elfes autour de lui. Peut-être devrait-il lui parler ?

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3. Haquenée (114 mots)

Aragorn n'oublierait ce jour où après des semaines de chevauchée, il était enfin revenu à Imladris, épuisé et légèrement blessé. Il était si jeune à l'époque, à peine plus de 20 ans et son corps n'était pas encore habitué au combat comme aux longues chevauchées. Il traversait donc la cité qui s'éveillait à peine pour gagner son lit lorsqu'il la vit, semblant baigner dans la lumière des premiers rayons de soleil pendant qu'elle brossait avec douceur la croupe de sa haquenée. Sa longue chevelure brune, ses yeux envoûtants… Il la connaissait depuis qu'il était enfant, mais là, il sut ce jour qu'il ne pourrait plus nier ses vrais sentiments à son égard, il l'aimait.

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4. Hospitalité (106 mots)

Thorin bouillonnait de rage pendant que deux gardes le poussaient dans une cellule. S'il avait bien voulu accorder le bénéfice du doute au seigneur d'Imladris, le roi de la forêt sombre ne devait pas être connu pour son hospitalité. Ne voyait-il pas ce roitelet borné qu'il n'avait rien à y envier, qu'il était le roi sous la montagne et qu'il lui devait le respect ? Son père avait raison. Ces elfes n'étaient pas dignes de confiance. Il les détestait comme jamais il n'avait détesté quelqu'un, surtout s'il l'empêchait d'être à l'heure pour pouvoir ouvrir la porte dérobée… Jamais il ne lui pardonnerait. Il le détestait !

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5. Indolence (106 mots)

Faramir ne savait plus comment faire. Tous ses efforts se heurtaient à la froideur de son père dont l'indolence permissive commençait à lui faire comprendre que les choses finiraient mal si rien ne bougeait, mais comment faire ? Il voyait bien que pour lui il n'était qu'un second fils malhabile et ridicule. Il ne respectait ni ses décisions, ni ses hommes, et il savait qu'il ne pourrait pas faire bouger les choses sans son appui. Seulement, Denethor ne faisait rien et son fils savait qu'il allait devoir se débrouiller seul. Comme il aurait aimé que Boromir ne soit pas parti à cette réunion chez les Elfes…