Je me possède aucun des personnages des livres ou des adaptations au cinéma.
Petit recueil de drabbles prenant place dans l'univers de Tolkien. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, on vous donne un mot et vous avez 7 minutes pour écrire un texte de 100 mots (avec une tolérance de 10%). Certains ont été écris dans le cadre des soirées Drabbles du Collectif NoName, d'autres avec l'aide d'un générateur de mots aléatoires.
Pour ce chapitre les mots proviennent du soirée jeu du groupe papotage, lecture, écriture et bonne humeur
C'est différent de ce que je fais d'habitude mais je trouve ça amusant comme exercice. Vous trouverez un peu de tout sans ordre chronologique.
N'hésitez pas à me proposer des mots si vous en avez envie.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Si vous cherchez à mettre de l'ordre dans mes fics, faites un tour sur mon profil, la liste est à jour et vous avez un ordre pour les lire bien que la plupart soient des OS.
QUELQUES MOTS DE LA TERRE DU MILIEU
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Berceuse (174 mots)
Il y avait des moments qui n'appartenaient qu'à eux, des petits instants volés à sa charge de Roi que Thranduil ne raterait pour rien au monde. Sa douce épouse avait rejoint les Cavernes de Mandos quelques mois auparavant, le laissant seul avec son deuil, sa douleur et ce tout petit elfing qui babillait doucement dans son berceau. Thranduil se pencha en avant et déposa un baiser sur le front du bébé avant de le prendre dans ses bras. Doucement, il s'allongea sur son lit, l'installant dans le creux de ses bras avant de le bercer tendrement, de le bercer en chantonnant une berceuse, une berceuse un peu mélancolique… un chant doux et apaisant que lui chantait sa propre mère, là-bas à Doriath, avant que la guerre ne le mette pour la première fois en deuil. Oui, il y avait des moments que Thranduil se jura de ne jamais manquer. Il était Roi, mais il était père. Alors, il continua de chanter, endormant son tout petit elfing avant de le déposer avec douceur dans son berceau.
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Voile (118 mots)
Le vent claquait dans la voile du petit navire construit des mains de Legolas. Un bateau léger qui était en train de l'emmener avec Gimli à Valinor. Longtemps l'elfe avait repoussé son départ. Il avait des amis en Terre du Milieu, des gens qu'il voulait protéger, mais maintenant il était seul, seul avec Gimli qui vieillissait lui aussi. Alors, ils avaient décidé de partir. Gimli voulait revoir Galadriel et Legolas… Legolas avait envie de retrouver les siens tombés au combat et les amis disparus depuis trop longtemps. Toutefois, pendant que le vent poussait son navire vers les Terres Immortelles, il espéra juste que son père prenne bientôt le deuxième bateau qu'il avait laissé pour lui aux Havres Gris.
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Arbre (100 mots)
Les arbres avaient changé. La forêt était devenue sombre, dangereuse. Les elfes se méfiaient de leurs ombres et de ce qu'elles pouvaient cacher car les ennemis étaient de plus en plus nombreux : des monstres de plus en plus violents, des orcs sauvages. Il fallait se méfier de tout, tout le temps et Thranduil en était affecté. Sa forêt si belle et verte était en train de changer et de mourir. Le seigneur des Elfes Sylvains espérait seulement parvenir à vaincre le seigneur noir avant que tout ne soit irréversible, avant que les abîmes n'engloutissent tout, y comprit sa cité.
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Sortilège (141 mots)
La magie était une alliée précieuse, mais versatile. Si versatile qu'il fallait la craindre et l'aimer en même temps. Elle était l'alliée qui permettait à ce monde d'avoir encore un sens, même si elle était à deux doigts de l'engloutir. La puissance magique contenu dans l'Unique pourrait permettre au seigneur des Ténèbres de tous les briser. Il fallait donc s'en méfier, mais il fallait aussi s'ouvrir à elle. Toutes les magies n'étaient pas mauvaises. Les Istaris en étaient la preuve et celle pratiquait par son ami Elrond lui avait appris à se cacher, à maîtriser ce sortilège qui lui permettait de garder une apparence elfique irréprochable et cela c'était précieux. Au moins Thranduil pouvait enfouir ses tourments sous une apparence impeccable, froide et majestueuse… se cacher comme il l'avait toujours fait, n'acceptant de baisser la garde que devant une seule personne…
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Froid (135 mots)
Le froid était violent. La neige craquait sous leurs pieds avant qu'ils s'enfoncent et se trempent les pieds. Les hobbits avaient l'impression qu'ils allaient tous mourir pétrifiés et que jamais ils ne franchiraient le Caradhras. Les hommes avaient tiré leurs manteaux sur leurs épaules, Gandalf sentait sa barbe se remplir de cristaux et même Gimli trouvait que sa couche naturelle de graisse protectrice n'était pas assez épaisse, ce qui était un comble ! Tous souffraient cruellement du froid, tous sauf leur compagnon elfe. Legolas ne semblait pas en sentir la morsure. Il marchait sur la neige sans s'enfoncer, le regard braqué dans la brume pour localiser une menace potentielle, se souciant à peine d'eux, ce qui entraina un soupir exaspéré de Gimli. Ces oreilles pointues ne pouvaient donc rien faire comme tout le monde ?
