Premier chapitre pour Lavande Brown ! C'est pas le pov qui va revenir le plus souvent, malheureusement, et ce chapitre en particulier est assez court (le premier jet était plus long mais vraiment mauvais, l'écriture à 2h du matin en rush pour finir un challenge d'écriture, c'est pas toujours une bonne idée XD) mais, avec tout ça, on se rapproche encore un peu de Poudlard !


POV : Lavande Brown

« Boum ! Boum ! »

Vous vous demandez peut-être ce qu'il est en train d'arriver en ce moment : qu'est-ce qui donc est tombé en deux rebonds, pensez-vous ? Mais la réalité n'est pas là : sûrement avez-vous plus l'habitude d'entendre un léger « toc, toc toc ? » contre votre porte quand quelqu'un vient à en être derrière, mais dans le cas de Lavande Brown, il s'agissait plutôt d'une tentative d'explosion de la porte de Parvati Patil et Padma Patil, comme un enfant moldu peut en avoir l'envie un matin de 25 décembre, sur la chambre de ses parents.

La jeune Lavande Brown avait en main sa lettre d'acceptation à Poudlard, et cela faisait déjà trois jours qu'elle attendait avec impatience le retour de ses deux meilleures amies, qui étaient, elles, parties en vacances bien loin du Cardiff sorcier du point de vue de Lavande. Quand on est un enfant de onze ans, les neuf mille quatre cent trente-et-un kilomètre qui séparent sa vie de celles de ses amis peuvent paraitre quelques peut impressionnant d'ailleurs, ils devraient toujours vous paraitre impressionnant, ce n'est pas parce que vous avez kidnappé un avion, création faiblement comparable à un portoloin, que les distances deviennent soudainement proches : même les papillons ont des conséquences. Mais là n'était pas la question, et dans le cas d'un trajet Cardiff – Kolkata, en restant dans les appréciables quartiers sorciers, il fallait tout de même compter deux portoloins différents, dont le Londres – Kolkata qui n'avait plus départ que trois fois par semaine dans chaque direction, depuis que les échanges d'épices s'étaient quelque peu ultra-globalisé. L'Histoire de Kolkata est bien plus complexe que ces trois lignes permettent de l'avancer, et comme bien des villes, elle porte toujours la cicatrice de batailles qu'elle n'avait pas demandé, que ce soit en son âme sorcière ou en son âme moldu. Job Charnok est de ceux dont le nom en a influé l'histoire, d'ailleurs, ce bon vieux Job – ne vous étouffez pas, il est bien suffisante que je sois le seul à m'étouffer – qui après sept ans d'études à Poudlard avait utilisé ses dons en légimentie pour des belles – hum, hum, pas vraiment, hum – fins capitalistes consistant à aider avec loyauté la prospérité de la Compagnie des Indes anglaises, et qui alla jusqu'à clamer qu'il en avait fondé la capitale des Indes Britanniques l'Histoire est bien sûre bien plus compliquée, toujours bien plus compliquée, mais aussi terriblement intéressante. C'est pourquoi, je ne peux qu'ardemment vous conseillez d'aller vous renseigner sur l'Histoire de Kolkata et de l'Inde en général, que ce soit à l'époque de ce bien vieux Job – désormais un fantôme – ou à toute autre époque, réellement. Et ainsi donc, quand vous aurez fini de lire l'entièreté de l'Inde, ne revenez pas ici.

Lavande Brown était donc en train de frapper bruyamment la porte du logement de son binôme de meilleures amies et leurs parents, avec tout un tas de fils de coton colorés dans une main, et tout un tas de fils trempées dans de la chance liquide dans l'autre – et elle en aura bien besoin, de cette chance liquide, notre chère Lavande, quand on sait ce qui se profile pour les années à venir comme tous les autres étudiants du collège Poudlard, en réalité. Il serait vous mentir, que vous faire croire que ses fils de coton seraient suffisants pour toutes les années à venir, et particulièrement pour Lavande, elles ne le seront pas. C'est une potion bien mystérieuse, que la chance liquide, et il est en réalité tout aussi compliqué pour un sorcier expérimenté d'enfermer la chance en flacon, que pour le commun des moldus de mettre la main sur dit-flacon. Mais Lavande Brown était optimiste, malgré le divorce de ses parents, trois ans auparavant, et la mort de son premier lapin, l'an dernier. Malgré aussi, les décolorations qui étaient apparus au bout de ses doigts depuis : on lui avait dit que c'était une vengeance des astres, car elle comptait trop de beauté en elle, mais Padma Patil avait fini par la convaincre que c'était la preuve qu'elle était unique et que les astres l'avaient marqué. De plus, elle pourrait sûrement lire et interpréter encore plus de choses dans ses mains, maintenant qu'elles disposaient d'encore plus de nuance. En réalité, il y avait encore bien des jours où elle aurait voulu les cacher tout au fond de ses poches et ne plus jamais les montrer mais elle avait décidé ce matin qu'elle arriverait à Poudlard avec les plus beaux bracelets du château pour compenser tous les instants où sa confiance se ferait la malle – et il y en avait trop pour une enfant de onze ans.

Lavande Brown toqua encore une fois, bien trop impatiente désormais de revoir ses deux meilleures amies pour patienter encore ne serait-ce qu'une petite seconde. Elle frappa encore : elles auraient dû être là à seize heure vingt-trois, et il était seize heure vingt-quatre ! Au loin, on entendit soudain un cri, et lorsque Lavande se retourna, elle vit deux jeunes filles de onze ans, au teint hâlé et leurs cheveux noirs et longs au vent, courir vers elle les bras gras ouverts. Elle se jeta sur elles à son tour :

« Vous m'avez tellement manqué ! J'ai cru que j'allais mourir d'ennui sans vous !

- On voulait t'envoyer un hibou, mais papa et maman disait que la distance était trop longue pour notre pauvre hibou…

- J'ai ramené les fils !

- Et nous, on t'a ramené ça ! » Padma lui tendit un petit paquet d'une de ses poches de roba : les deux jumelles portaient encore leurs robes sorcières d'Inde et non, les traditionnelles robes sorcières britanniques noires qui manquait cruellement de charme. Lavande s'était pas mal renseignait sur les dernières tendances cet été, et elle devait reconnaitre que les robes françaises lui paraissaient bien plus plaisantes à porter, avec leurs couleurs pastelles, mais celles de ses deux meilleures amies étaient d'un tout autre niveau.

Lavande s'empressa de déchirer le paquet. Il contenait une paire de boucle d'oreille dorée, qui se trouvaient être exactement les mêmes que celle que les deux jumelles portaient actuellement. Lavande les serra une fois encore contre elle avant d'essayer les boucles d'oreille. Sans même se voir dans un miroir, elle savait qu'elle les adorait déjà : c'était les mêmes que celles de ses meilleures amies ! Bien sûr, ça n'irait pas avec toutes les tenues, mais Lavande se promit de ne mettre que des tenues qui iraient avec, plutôt que de faire l'inverse. Elle avait tant de choses à leur raconter après un mois passé loin d'elles, Elle attrapa la manche d'une de ses amies et commença à les tirer en courant vers le fond de la courette, à l'arrière de la maison des Patil, sous le sourire bienveillant de Madame Patil, qui venait d'arriver en portant deux lourds bagages. Elle ouvrit la porte, tout en rappelant aux trois jeunes filles de ne pas faire de bêtises et Lavande répondit que oui, elle adorerait manger là ce soir, ce qui valut un petit éclat de rire de la mère des deux jumelles : Lavande avait toujours le don pour s'inviter et s'incruster partout où elle le voulait, Mme Patil avait toujours admirer l'aplomb de cette enfant, elle ne laissait personne lui marcher sur les pieds, et elle était sans conteste la plus courageuse des trois : elle suivrait sa mère à Gryffondor, il n'y avait pas beaucoup de doute là-dessus, pensa-t-elle, et elle avait du mal à savoir si elle espérait que ses deux filles suivent leur meilleure amie ou suivent leur héritage familial en allant à Serdaigle….

Dans la courette, les trois amies étaient désormais bien occupées à raconter avec moults détails leur été, tout en tressant des bracelets d'amitié, comme elles avaient prévu il y a ce qui leur paraissait une décennie – ce qui signifiait une vie, dans leur cas – mais qui n'était en réalité qu'un mois. Elles étaient en train de parler en détail des dernières nouveautés qu'avait apporté leur voisin à ses cheveux quand le père des deux jumelles se présenta avec deux lettres : Parvati et Padma étaient tellement sûres qu'elles iraient à Poudlard, qu'elles n'avaient même pas pensée aux deux lettres d'admission. Elles déchirèrent les enveloppes en même temps, et Lavande en profita pour sortir la sienne. Placée les trois à côté, au milieu de tous ses bracelets d'amitié à moitié terminée, elles résonnaient comme une véritable promesse de loyauté : à toujours et à jamais, quoi que l'avenir réserve, les trois filles resteraient inséparables, promesses de petits doigts crochus. Bien sûr, il est difficile d'ignorer, en tant que membre du futur, que cette promesse serait brisée bien trop tôt et ce par la carte du destin la plus irréversible qu'il soit. Mais pour l'instant, les trois amies avançaient, insouciantes du danger, vers leurs destins respectifs avec la promesse d'être toujours l'épaule sur laquelle les deux autres pourraient se reposer. Croix de bois, croix de fer.

Le soleil éclairait encore gentiment la courette, quand Monsieur Patil appela les trois filles, leur demandant de ranger avant de venir dîner. Elles n'avaient pas vu passer l'après-midi, mais portaient désormais chacune trois ou quatre nouveaux bracelets qu'elles avaient échangé tant de fois, qu'elles auraient été bien incapables de dire qui avait travaillé sur lequel. Il semblait d'ailleurs plus probable de penser qu'elles avaient toutes un peu tressé chaque bracelet. Lavande Brown ramassa les fils qui trainaient encore, et les rangea dans une petite pochette pour éviter de les perdre : il était encore prévu qu'elles fassent des bracelets en discutant de ce qu'elles allaient faire à Poudlard ce soir, dans le noir. Les trois filles avaient prévu de tenir toute la nuit éveillée pour rattraper le temps perdu, à partir du moment où le père de Parvati et Patil avait dit oui pour que Lavande reste dormir, à condition que sa mère donne son autorisation. Il avait envoyé un hibou peut avant le dîner, mais il y avait peu de doute sur la réponse de Madame Blishwick : les trois amies avaient bien trop l'habitude de dormir chez l'une ou les autres, pour ne serait-ce qu'essayer de ne pas considérer chacune des chambres comme appartenant aux trois filles. Dans la cuisine, Lavande attrapa cinq verres pour les porter à table, après s'être lavé les mains avec Padma Patil. Elle avait passé quelques secondes à regarder ses mains, et leurs tâches blanches, quand Parvati les rejoignit :

« Je crois que mon préféré est celui que tu as mis à gauche, avec le fil rose et or, il est juste magnifique !

- On devrait emmener des fils, pour en faire au couleur de notre maison, on pourra se faire une soirée dans notre dortoir, et peut-être que les autres filles voudront se joindre à nous ? Tu penses que tu pourras en mettre dans ta valise Lavande ? »

Lavande y répondit avec enthousiasme : après tout, c'était une superbe idée ! Elles pourraient sûrement les partager avec les autres dortoirs, aussi : les trois filles avaient finalement bien trop hâte d'arriver à Poudlard.

A table, elles demandèrent aux deux parents de conter, pour la millième fois peut-être, des anecdotes de Poudlard. Et Madame Patil de raconter la fois où elle avait réussi à persuader la Dame Grise de l'aider à tricher à un devoir – et leur père de rappeler de ne surtout pas prendre exemple : sa femme avait surtout fait perdre cinquante poids à leur maison, alors qu'ils étaient en bonne voie pour gagner la coupe ! Leur père avait toujours été le plus sérieux et travailleur des deux, Parvati et Padma le savait bien, mais leur mère leur avait toujours dit qu'il valait mieux travailler intelligemment que durement, et il est bien vrai que cela : travailler intelligemment permet toujours de minimiser le temps perdu mais il ne faut pas ignorer, chers lecteurs, que travailler durement n'est en rien un antonyme à travailler intelligemment. D'ailleurs, il serait sûrement plus intéressant pour vous de prendre en note ce conseil, et de quitter cet écrit pour préférer une lecture plus utile à votre vie – lisez intelligemment, il ne suffit pas de travailler. La maison des Patil, d'ailleurs, regorgeait d'ouvrages tous plus intéressant les uns que les autres, et je ne pourrais que vous conseiller d'en choisir un – comme par exemple Plantes et sortilèges historiques de la région du Bengale pendant que le père Patil contait comment la porte de la tour Serdaigle était en réalité un sphynx métamorphosé par Rowena Serdaigle elle-même, plusieurs années après la construction de Poudlard. Ils donnaient aussi ses petits trucs et astuces pour ne pas se retrouver bloquer devant la porte – notamment de toujours avoir en tête une liste de sort capable d'ouvrir la porte par la force si nécessaire. Leur mère avait un jour essayer de l'ouvrir à la manière moldue, avec une épingle à cheveux – et elle n'était pas la première, à vrai dire : au fil des siècles, le nombre d'élèves se retrouvant bloquer devant cette porte était devenu si élevé que toutes les techniques pour outrepasser l'énigme avaient été tentées. Il y avait d'ailleurs une légende qui racontait qu'une certaine année, l'entièreté de la maison s'était retrouvée à devoir dormir dans les couloirs face à l'énigme du Sphynx et que ce jour-là, les plus rusées des Serdaigle avaient décidé d'utiliser leur intelligence légendaire pour trouver une autre solution à leur porte. Depuis cette époque, il était tradition d'essayer au moins une fois par an d'outre-passer l'énigme, ce qui rendait bien compliqué de savoir si les étudiants ne savaient réellement pas la solution à l'énigme, ou souhaitaient seulement s'amuser un peu.

Le trio partit ainsi se coucher la tête pleine d'histoires toutes plus magiques les unes que les autres, et le ventre remplie d'un repas plus qu'à la hauteur des histoires.

Les trois filles se retrouvèrent rapidement endormies les unes sur les autres dans un enchevêtrement de bras et de jambes dans la chambre des deux jumelles. Elles avaient installé trois matelas collés les uns aux autres pour discuter et tresser tranquillement ensemble, mais il fallait croire que le marchand de sable avait été plus fort que la détermination de nos trois enfantes, et la mère des jumelles souri quand elle entra discrètement dans la chambre, une fois que les rires se furent tu, pour relever la couverture sur les trois amies. Elle embrassa ses deux filles, une petite pince au cœur à l'idée de les laisser partir si bientôt.

Lavande Brown rêva de la rentrée. Elle se voyait arriver devant le château – qui dans son esprit prenait des aspects féériques, tout de verre et de lumière, avec des grands jardins fleuris. Elle se voyait dans les tribunes d'un match de Quidditch, en train d'hurler pour les couleurs de sa maison, avec Parvati et Padma, et tout le reste des étudiants. Elle entendait Padma se penchait sur elle pour lui chuchoter une remarque sur un des étudiants à côté, et Lavande parti en fou rire – elle aurait été bien incapable de dire ce qui avait été dit, ce qui rendait la chose assez étrange, mais elle était désormais en plein cours de métamorphose et elle venait de transformer un verre à pied en gros rat, et elle hurlait avec Parvati alors que le rat lui sautait sur les jambes. Elle se réveilla d'un seul coup, se rendant compte qu'elle rêvait. Sa respiration était saccadée, mais elle partit en fou rire, rassurée de ne pas avoir réellement été attaquée par un si gros rat. Elle réveilla d'ailleurs Parvati et Padma qui se demandèrent ce qu'il venait de se passer : Parvati fut bientôt emportée dans le fou rire et Padma résistait comme elle pouvait. Lavande était désormais dans l'incapacité d'arrêter son fou-rire : le rire de Parvati était aussi contagieux que le sien, et Padma qui avait allumé la lumière faisait des grimaces horribles pour ne pas rire elle-même. Entre deux respiration, Parvati souffla : « Chut, on va réveiller les parents et se faire gronder ! » C'était un chuchotement saccadé, et elle fut la première à ne pas respecter sa consigne, repartant dans son fou-rire. Il fallut un bon quart d'heure aux trois filles pour de nouveau se calmer.

L'horloge au-dessus de la commode affichait trois heures quatre-six, un peu tôt pour se lever. Pourtant, Lavande sorti du lit rejoindre les toilettes. Les deux autres s'assirent sur les matelas, ressortant les fils de la petite pochette où ils étaient rangés. Quand Lavande Brown revient, elle se remirent les trois à tresser, ce qui explique pourquoi, le lendemain matin, elles furent trouvées par les parents dormant dans un entremêlas de bras, de jambes, et aussi et surtout de fils et de bracelets à moitié commencés, le tout sous la lumière qui était restée allumée toute la fin de nuit. Le père Patil éteignit la lumière, et les trois filles furent réveillées une demi-heure plus tard par une douce odeur de pancake remontant de la cuisine et passant par la porte restée ouverte. Elles descendirent à la cuisine, encore en robe de nuit, ce qu'elles ne pourraient bientôt plus faire, et découvrir la mère de Lavande, Amaryllis dans la cuisine, en train de discuter autour d'un thé avec la mère des jumelles, alors que leur père finissait les derniers pancakes. Malgré les années passées, leur père avait toujours gardé l'habitude de préparer ses pancakes comme un moldu, selon la recette de son propre père.

Lavande s'approcha pour faire un câlin à sa mère :

« Est-ce que je peux aller faire les courses de rentrée avec Parvati et Padma demain ?

- Mais je vois que vous avez tout organisé dis donc ! Et qui va vous accompagnez ?

- Elisa, elle travaillait de nuit aujourd'hui donc elle sera de repos cette nuit, elle pourra venir demain, non ? »

Il y eu un petit rire de la part des parents. Les trois filles étaient des malignes, mais il n'y avait pas vraiment de raison de leur refuser les courses ensemble. Le Cardiff sorcier était reconnu pour être particulièrement sûr, et sûrement que les trois filles auraient même pu y aller seules sans risque, mais il était tout de même rassurant qu'elles soient accompagnées par la belle-mère de Lavande. Amaryllis était heureuse de voir que sa fille acceptait si bien sa belle-mère, et elle savait que les deux s'entendaient bien mieux qu'elle ne s'y était attendue :

« Il faudra lui demander quand elle se réveillera de sa sieste, mais si elle dit oui, c'est oui pour moi. »

Les parents de Parvati et Padma acquiesçaient aussi, alors que Lavande embrassait sa mère un peu plus fort tout en la remerciant. Puis les trois amies s'installèrent enfin à table pour profiter des pancakes. Madame Patil donna un léger coup de baguette pour lancer la préparation de trois tasses de chocolat chaud qui rejoignirent la table en quelques minutes. Padma se releva dans la foulée pour récupérer du jus de carotte – doubeurre dans le frigo. Vous connaissez sûrement le doubeurre sous son autre nom, la courge butternut. C'était son jus préféré malgré l'étrangeté qu'il pouvait paraitre à premier égard. Pour ceux qui s'intéresseraient à la santé en premier lieu, il avait en plus l'avantage d'être riche en bêta-carotène et le doubeurre permet de relever un peu le niveau en vitamine C le jus propose aussi un taux intéressant de calcium et de magnésium, sans être extraordinaire. C'est, dans tous les cas, un très beau traitement prophylactique contre le scorbut, et si vous vous trouvez un jour enfermé sur un bateau pour six mois avec une source magique de jus de carotte – doubeurre, je ne pourrais que vous conseiller d'en boire en attendant de trouver une solution pour quitter le bateau en feu. Si, néanmoins, vous pouviez éviter la situation en question, je ne pourrais que vous plussoyez : évitez-là donc.

Le lendemain, il aurait fallu voir l'excitation de Lavande qui tirait Elisa dehors, sans même lui laissait la possibilité de finir son petit déjeuner. Elle voulait rejoindre Padma et Parvati le plus vite possible, et aller se promener dans les rues de Cardiff. Elle avait toujours adoré les vieilles rues et les boutiques biscornues de l'allée principale, et il y avait toujours des bonnes idées de cadeaux à trouver. Elle avait sa liste de rentrée dans la main, pour être sûre de ne rien oublier, et reparti en courant chercher les capes de pluie quand Elisa lui fit remarquer qu'il pleuvait plus que « juste un tout petit peu » comme Lavande l'avait déclaré en se levant ce matin. Le temps que Lavande Brown revienne vêtu de sa cape rose, ses deux meilleures amies étaient arrivées jusqu'à chez elle, portant elles aussi des capes de pluie. Et malgré le temps, il fut décidé d'aller à pied jusqu'au centre du Cardiff sorcier, elles habitaient bien près et Elisa détestait absolument transplaner, au point où elle allait en balais à l'hôpital chaque soir. En réalité, elle se disait souvent qu'elle avait de la chance de travailler de nuit, sinon elle serait bien trop visible par les moldus pour y être autorisée.

Les quatre filles commencèrent par la boutique de robes, pour commander à chacune des trois nouvelles élèves trois robes noires qui leur serviraient d'uniformes. La couturière lança trois mètres-rubans ensorcelés pour prendre les mesures après avoir accueilli Elisa en l'embrassant – il se trouvait que la femme en question était la mère d'Elisa. Ce n'était malheureusement pas la boutique la plus intéressante, du point de vue des trois amies : pas qu'elles n'aimaient pas essayer leurs nouvelles robes, mais d'un noir tout uni et d'une coupe somme toute très classique, elles n'étaient pas émerveillantes. Néanmoins, elle donnait un vrai coût de réalisme à l'idée d'être à Poudlard dans quelques semaines. Les trois filles furent agitées quand elles entrèrent dans la boutique de baguettes magiques d'Ollivander – en effet, la boutique disposait d'une vitrine et entrée dans la plupart des grandes villes sorcières d'Angleterre et même, dans le Paris sorcier depuis quelques années. C'était d'ailleurs l'une des fierté d'Ollivander, que d'avoir exporté la boutique à l'étranger. Parvati Patil fut la première à essayer une baguette, et une chose bien rare se produisit : la baguette l'a choisi directement. Ce fut donc un bois de pommier avec un cœur en crin de licorne, assez peu fréquent comme association. Padma fit exploser la boutique avec le premier essai, ce qui eut le mérite de faire rire les trois filles, sous le regard bienveillant d'Ollivander et Elisa. Il fallut encore trois baguettes différentes pour en arriver à un bois de poirier pour un cœur toujours en crin de licorne. Après plusieurs essais, Lavande Brown finit avec une baguette en bois de rosier avec un cœur en ventricule de dragon – Lavande était un peu déçue de recevoir une baguette si différente de ses deux meilleures amies, et elle resta un peu en retrait pour ressortir de la boutique d'une manière qu'elle ne s'expliquait pas, le ventricule de dragon l'avait fait se sentir terriblement différente en cet instant, lui rappelant le vitiligo qui peuplait ses mains. Elle fourra ses deux mains au fond des poches de sa cape de pluie, ainsi que la baguette, mais il fallait croire que Parvati faisait plus attention que Lavande n'avait espérer et celle-ci se retrouva à lui faire un câlin en pleine rue, avant de la tirer vers une boutique de soins capillaires : Fleamont Héritage. Il n'était pas vraiment indiqué sur la liste un quelconque objet trouvable en cette boutique, mais Parvati avait besoin d'une nouvelle brosse pour la rentrée, et Lavande ne disait jamais non à entrer dans cette boutique : elle avait toujours adoré regarder les différentes pinces à cheveux, et c'était aussi ici que sa mère achetait les produits qui permettait à Lavande d'avoir les cheveux blonds comme sa chanteuse préférée – même si elle les gardait toujours crêpus contrairement à la chanteuse. Elle aimait bien sa texture de cheveux, sa mère avait toujours de magnifique coiffure, seulement, le blond la rendait spéciale, trouvait-elle. Lavande supplia longuement Elisa pour une barrette à cheveux avec un petit nœud rose, mais trois heures plus tard, à leur retour à la demeure des Patil, le sac de course de Lavande ne contenait que les trois robes qu'elles étaient passées récupérer sur le chemin du retour, sa baguette magique en bois de rosier, les livres de la liste scolaire, une plume pour écrire ainsi qu'un encrier noir – et, petite excentricité, un encrier rose – du parchemin en rouleau de cinq mètres, des gants en cuir de dragon et un chaudron en étain de taille moyenne. Elisa portait le sac contenant les ingrédients de base pour les cours de potions des trois filles, n'ayant pas voulu risquer que l'une des fioles se brisa et entraina un mélange étrange et potentiellement dangereux elle passait déjà assez de temps à soigner ses patients qui avaient fait des expérimentations particulières pour ne pas en plus vouloir s'occuper d'une des trois filles à cause d'un manque de prévoyance et vigilance.


Le prochain chapitre est pour mercredi prochain, comme toujours ! J'ai assez d'avance actuellement pour continuer au rythme d'un chapitre par semaine jusqu'en décembre, et d'ici là, j'espère avoir écrit de nouveaux chapitres (je me remets tout doucement à écrire après une pause en septembre et début octobre).

En attendant, j'espère que vous avez quand même apprécié de suivre Lavande pour une fois, et la semaine prochaine on se retrouve pour un long chapitre du pov de Drago !