Salut !
Bon, ce chapitre a été écrit en septembre ou par là, j'coris, quand je me suis remise à écrire quoi, et visiblement, j'ai pas réfléchi que quand on coupe en plein milieu d'une action, faut la suite après… Bref, tout ça devrait se réparer avec un flashback dans le chapitre 12, parce que je me suis cassée la tête dans tous les sens et j'arrive pas à corriger le fratras sinon…
Mon Nanowrimo galère a avancé (en même temps, ça fait 4 mois qui je galère avec un dégât des eaux dans la salle de bain, j'suis sensée avoir commencé mon stage y'a déjà 3 mois mais la convention convient toujours pas quand c'est pas des randoms qui me foutent des bâtons dans les jambes pour pas que je puisse faire ce ***** de stage, et j'ai crevé – en voiture, pas en vélo, c'est pas drôle sinon – tout ça alors que je suis en formation à l'autre bout du pays toute la semaine pour finir ce mois de Novembre, donc clairement, le nano ne sera encore pas un win cette année. En plus, comme mon organisation est imbattable, j'ai commencé à réécrire le chapitre 15 qui part dans le vague pour faire 15k ou plus, alors que les chapitres 12 à 14 n'exixtent juste, pas actuellement… Donc bon, il reste 2 parties au chapitre 10, le chapitre 11 est en une seule partie et ensuite, mystère et boule de gomme. Je vais essayer de finir le chapitre 15 pendant ma formation (galère) et puis de réécrire le 12 mais j'pense que toute ça sera encore en cours à la nouvelle année XD
Bref, assez parler de moi, bonne lecture à tous !
PS : c'est clairement le plus long chapitre à date, et ce sera sûrement le plus long tout court, j'ai pas réussi à diviser les différentes parties équitablement…
A son réveil, Lavande avait rejoint la table des Gryffondors avec Parvati Patil, les yeux encore cernés de fatigue. On aurait pu se dire, qu'étant sûrement un vendredi matin – le premier cours de vol ayant eu lieu un jeudi, d'après les archives – elles n'auraient plus eu à attendre longtemps le week-end et le repos bien mérité. Néanmoins, les archives mentent souvent, malheureusement, et nous n'étions point un calme vendredi matin, au réveil de Lavande Brown, mais bien plus un malheureux jeudi 31 octobre 1991, date à laquelle Halloween tombait en cette première année de scolarité à l'école de sorcellerie de Poudlard pour notre jeune Lavande Brown. Ainsi donc, ne faites jamais trop confiance aux archives que vous pourriez trouver mes amis, et pensez toujours pas vous-même. D'ailleurs, je vais vous laisser penser par vous-même, et abandonner ses terribles lignes, car il faut savoir que rien de bon n'arrive dans ce chapitre.
Revenons-en donc désormais à Lavande Brown, qui malgré son visage cerné et ses bâillements qui interrompaient ses paroles, tentait de raconter sa soirée entre filles d'hier soir à Neville Londubat, qui s'était installé quelques minutes plus tôt face à ses deux amies. Il n'avait pas l'air beaucoup plus reposé, mais Lavande ne semblait en avoir cure, et elle mettait largement assez d'énergie pour deux, dans la discussion, bien qu'il soit indéterminable où elle allait chercher cette dite énergie :
« Il faut absolument qu'on te fasse faire le test Nev, tu vas voir, c'était super drôle ! Vivi a eu amie immortelle, et j'ai eu fée de l'amitié ! En plus, on a passé plus d'une demi-heure bloquée devant la porte de Serdaigle, personne ne trouvait la solution à l'énigme… Pas sûre qu'on ait été très discrète… » Des petites exclamations de rires entrecoupaient son monologue, et Parvati profita d'un rire un peu plus long que les autres pour récupérer la parole.
« Au final, c'est un préfet qui a dû forcer la porte… Quelle idée, aussi, ces énigmes ! Faudrait qu'on trouve un meilleur endroit pour faire nos karaokés, parce que c'est pas pareil sans toi, Nev, faut absolument qu'on trouve un moyen pour que tu sois là ! »
En face des deux filles, Neville laissait paraitre un timide sourire. Il était toujours un peu surpris quand Lavande et Parvati se comportaient comme s'il était leur meilleur ami, alors qu'en vrai, il ne le méritait sûrement pas. Il savait très bien qu'il était un poids – la preuve avait encore eu lieu hier soir, non ? Mais en face, Lavande prenait ce sourire bien plus comme un encouragement, elle avait compris, en deux mois déjà, que Neville était timide et renfermé, mais ça ne l'empêchait pas d'être drôle et de connaitre bien plus de part du château qu'il n'aurait dû. Il fallait souvent plusieurs heures pour trouver ses lieux, mais leurs explorations ne s'en trouvaient que plus imprévisible, et Lavande appréciait le sentiment d'aventure que cela procurer. Et puis, Neville avait des connaissances en botanique impressionnante il ne s'en rendait pas compte, mais il connaissait tout le langage des fleurs, et si ce n'était pas la chose la plus cool qu'il existait – juste après l'astronomie, bien sûr – alors Lavande ne savait pas qu'est-ce qui pouvait bien l'être dans la vie.
Cela faisait désormais bien plus d'un quart d'heure que Lavande et Parvati parlaient sans interruption – enfin, sans interruption autre que l'une et l'autre, se coupant à intervalle régulier la parole – et finalement, elles arrivèrent petit à petit à la fin des commérages qui méritaient plus ou moins d'être contée au dépend de nourrir les ventres qui grognaient. Un gargouillis plus fort que les autres finit par tout de même les rappelait à leurs assiettes, et le silence se fit pour quelques secondes entre les trois enfants. Mais la bouche pleine faisait rarement peur à Lavande, qui, envoyait quelques postillons de toast au passage, se décida à demander à Neville ce qu'il avait fait de sa nuit, de son côté. Elle espérait secrètement qu'il n'allait pas se contenter de timidement répondre « Euh… dormir ? » :
« Il y a un monstre dans le château… » Neville avait chuchoté sa réponse, comme si le monstre en question pouvait soudainement l'entendre et décider que finalement, il allait finir de le croquer.
Lavande recracha l'entièreté de sa bouchée, qui vient se déposer dans l'assiette de Neville sous le regard dégouté de celui-ci : « QUOI ?! »
« Euh… Il se pourrait que j'ai accompagné Harry Potter, à la salle des trophées, hier soir, » Neville parlait d'une toute petite voix, mangeant ses mots, mais Lavande et Parvati étaient désormais bien trop passionnées par ses mots pour continuer à manger. D'ailleurs, le quoi de Lavande, avait aussi rapporté l'attention d'un groupe de sixièmes années qui petit-déjeunaient à leur côté. Parvati leur lança un coup d'œil :
« Salle secrète ? »
Elle avait chuchoté, mais les trois enfants se levèrent et quittèrent la table, quelques toasts encore dans les mains. Ils avaient abandonné leur fatigue respective derrière eux en sortant de la Grande Salle, et les trois amis se retrouvèrent presque à courir vers l'escalier de marbre, guidé par Lavande. Celui-ci avait l'avantage de ne pas être mouvant, mais comme à leur habitude, les escaliers suivants refusèrent de mener les enfants dans la bonne direction, et Lavande, Neville et Parvati mirent une bonne heure à arriver dans la cabine six des toilettes des filles du deuxième étage. A vrai dire, il est une véritable question que d'essayer de comprendre pourquoi tous et chacun pensent toujours que ces toilettes étaient un lieu secret et jamais visités, car Myrtle Warren avait beau passé son temps à se plaindre, elle avait en réalité énormément plus de visites qu'elle ne le laissant attendre.
« Salut Mimi ! »
Les deux autres se contentèrent d'un signe de main, avant de s'enfermer dans la cabine six, et d'être rejoints par la spectre.
« Réunion secrète, Mimi, y'a un monstre dans le château. » Lavande Brown l'avait dit sur le ton de la confidence, et les trois enfants furent bien surpris de la réaction de Mimi :
« Je sais » et elle s'envola pleurer dans une cabine d'à côté : « Pourquoi est-ce que vous vous moquez toujours de moi à me rappeler ma mort…
- Le monstre a… tué Mimi ? » Parvati regardait ses deux amis le regard bien trop inquiet pour une gamine de onze ans. Et la terreur de Neville quant à la soirée passée augmenta soudainement :
« On était poursuivi par Rusard, alors Hermione a débloqué une porte pour qu'on se cache et… Ils étaient tous les trois passionnés par les bruits extérieurs…
- Les trois ?
- Ron était là aussi.
- Logique, ils sont toujours ensemble avec Harry, non ?
- Je crois.
- Et le monstre… Un… Une sorte de gros chien… avec trois têtes. Vraiment un gros chien, il m'a bavé dessus, et on est sorti en courant. On a eu de la chance de pas se faire manger…
- Mais pourquoi ?
- Pourquoi quoi ? J'suis pas sûre qu'il y est besoin d'explication à trouver chanceux d'être encore en vie après avoir croiser son chemin…
- Non, pourquoi ils gardent ça dans le château ? Tu crois que Dumbledore n'est pas au courant ? S'il a tué Mimi, on doit faire quelque chose. On peut pas laisser un monstre à Poudlard.
- Lavande, on a onze ans. » Parvati était peut-être la plus sensée sur le moment, mais Lavande semblait particulièrement déterminée à réaliser sa nouvelle quête :
« On peut commencer par prévenir Pr. McGonagall, vous l'avez fait, Nev ? »
Neville fit non de la tête, alors que Lavande ouvrait la porte de la cabine, tendant une main à qui la saisirait pour aider à se relever :
« Mimi, à défaut de pouvoir t'offrir un bracelet d'amitié, on va te venger ! »
Lavande Brown pouvait définitivement être intense en amitié, quand elle s'y mettait. Mais à vrai dire, Neville appréciait. Peut-être que s'ils débarrassaient Poudlard d'un monstre, sa grand-mère l'estimerait un peu plus digne de son père ? Après tout, ses parents s'étaient battus contre un autre type de monstre, pour faire d'un monde plus vaste un endroit sûr, mais il pouvait commencer petit, non ? Être embarqué par Lavande Brown aider à ne pas devoir trouver courage seul.
Le premier escalier sur lequel Lavande mis le pied en sortant des toilettes, suivi de Parvati et Neville, semblait vouloir les mener dans la bonne direction : tant mieux, pensa-t-elle, plus vite ils verraient leur directrice de maison, plus vite ils pourraient résoudre ce problème de monstre. Mais quelques secondes à peine plus tard, le bas de l'escalier entama de tourner suivi de peu par le haut. Les trois gamins s'accrochèrent comme ils purent à l'escalier qui ne disposait par de rampes – ni d'un côté ni de l'autre, prouvant, à vrai dire, une fois encore le niveau de sécurité du château. Parfois, il était à se demander si vraiment le château avait été réfléchi pour être une école, ou si les constructeurs avaient simplement pensé une maison hantée. Dans tous les cas, les trois enfants étaient désormais arrêtés, l'escalier aboutissant à son bas au vide et à son haut à un couloir dont ils avaient peu idée de quel part du deuxième étage il faisait partie.
« Hum…
- Il faut qu'on trouve à descendre au premier, le bureau de McGonagall est là-bas. »
Parvati n'avait pas tort, bien sûr, mais sur l'instant présent, la question était surtout de savoir comment les trois enfants allaient pouvoir descendre : que ce soit à droite ou à gauche, il n'y avait aucune naissance d'escalier, et encore moins d'escalier en position pour pouvoir descendre. Le couloir avait même l'air, à vrai dire, abandonné, ce qui n'était pas particulièrement pour rassurer les trois enfants après des histoires de monstres comme ils venaient de s'en conter.
« SOB + RJL = dans un cœur. Bon, au moins, quelqu'un est déjà passé par là un jour…
- Pas récemment… »
Si Lavande avait noté les gravures sur la porte qui leur faisait face, Parvati avait plutôt sous les yeux la quantité de poussières qui recouvraient les armures et le parquet. Le château était rarement rassurant quand on s'y perdait. Et à faire bouger la poussière ainsi, les trois enfants se retrouvèrent bientôt à éternuer sans vraiment pouvoir s'arrêter alors qu'ils avaient choisi de suivre le couloir vers la droite. Ils leur fallu cinq bonnes minutes pour arriver à une fenêtre utilisable et un ensemble de couloir un peu moins poussiéreux : il n'était toujours pas dans un couloir principal, et il n'y avait toujours aucun escalier d'accessible, mais le terrain de Quidditch pointait son nez à travers la vitre :
« On est à l'opposé du bureau de McGonagall, demi-tour ! » Lavande n'avait laissé le temps à personne de répondre et s'engager déjà de nouveau dans le couloir. Parvati Patil et Neville Londubat semblaient un peu moins enchanté à cette idée, et celle-ci tendit le bras pour attraper l'épaule de sa meilleure amie :
« On ferait mieux de chercher un escalier pour le premier…
- Nev ? » Lavande avait soufflé avant de parler – quand elle était déterminée dans un but, on ne l'arrêtait plus.
Lavande regarda Neville comme s'il pouvait contenir la solution à l'univers, mais à vrai dire, elle ne s'attendait pas particulièrement à ce qu'il mette un point final au choix. A vrai dire, Parvati n'avait pas complètement tort que de vouloir descendre au premier étage d'abord, Lavande avait bien conscience de cela et du fait que même s'ils faisaient demi-tour et trouvaient un escalier de l'autre côté, rien ne garantissait que l'escalier les dépose du bon côté du premier étage. Les escaliers avaient de bien fortes tendances à n'en faire qu'à leur tête… Néanmoins, Lavande n'avait pas vraiment envie d'avouer son idée moins bonne, et elle ne voyait pas vraiment comment faire marche arrière sans faire cela. Ainsi, les trois enfants se retrouvèrent à attendre une prise de décision qui ne semblait jamais venir, dans le silence relatif du château. Le silence très relatif du château, même, devrait-on faire remarquer, car Poudlard n'arrêtait jamais de vivre, et même dans ces couloirs les plus déserts, on entendait percer des rires et des conversations des escaliers alentours, des remontrances des salles de cours proche, des hurlements des arbres et bêtes de l'extérieur – chacun choisissant de croire en l'explication la plus rassurante ou réaliste dans ce dernier cas.
Soudainement, la voix aigüe de Flitwick perça à travers l'un des murs les plus proches, ramenant les trois enfants à la véracité du moment et la fluidité du temps qui court – même s'ils ne l'auraient en aucun moment exprimé ainsi, voulez-vous y croire.
« Est-ce qu'on peut partir ? »
Neville avait l'air plus blanc que d'habitude, remarqua Lavande, et alors que Parvati avait déjà murmuré un « ok » en prenant la direction de l'escalier descendant le plus proche, celui-ci étant arrivé pendant les minutes de patience des enfants, elle se remémora soudain le dernier cours d'enchantement, qui n'avais sûrement rien eu de joyeux pour Neville. Parfois, Lavande se demandait pourquoi tant de professeurs semblaient en vouloir spécifiquement à Neville. Oui, celui-ci avait plus de difficultés que tous les autres réunis, semblait-il, mais cela n'expliquait pas vraiment qu'on envoie voler dans l'ensemble de la pièce le pauvre Trevor. Lavande aurait sûrement fini en larme, si cela avait été Binky, elle n'osait pas imaginer comment Neville avait réussi à tenir jusqu'à la fin du cours. A y repenser, elle n'avait vraiment pas hâte de retourner en cours d'enchantement. Et puis, dans tous les cas, elle préférait les cours d'Astronomie, même si la plupart de ses camarades ne comprenaient pas l'intérêt de classe à minuit dans le parc, et ceux même en plein hiver. L'intérêt était les étoiles, il fallait être stupide pour ne pas s'en rendre compte.
Pour ceux d'entre-vous désormais curieux du dernier cours d'enchantement suivi par les rouges et or de premières années, sachez donc qu'il vous faudra remonter à la semaine précédente.
Lavande Brown était arrivée en salle de classe quelques minutes en avance, comme elle s'y efforçait toujours depuis le début de l'année, tentant autant que possible de rester à jour dans ses devoirs – même si l'année avançant, le tout était devenu de plus en plus difficile. Elle voyait tous les soirs Hermione Granger avec d'énormes ouvrages sur les genoux, des piles de parchemins remplis trainants au bord du lit, et Lavande n'avait vraiment aucune idée de comment elle arrivait à si bien gérer. Parfois, elle était jalouse, mais en ce moment, pas particulièrement : elle était assez fière de son devoir du jour, et même si elle et Parvati avaient respectivement copié un bon paragraphe chez l'autre, elle était à peu près sûre d'elle.
Le professeur Flitwick était entré dans la salle de classe par la porte de son bureau, saluant les élèves et leur ordonnant de sortir leurs devoirs, alors qu'il donnait un léger et élégant coup de baguette presque au même moment. La plupart n'avait pas eu le temps de lâcher leur parchemin sur leur bureau, que celui-ci s'était envolé vers le bureau professoral, et Lavande faisait certainement parti de ceux-là. Au tableau noir, derrière lui, Pr Flitwick avait commencé à marquer plusieurs phrases qui se voulait imprononçable – les chaussettes de l'Archiduchesse sont-elles sèches ou archi-sèches ? aurait sûrement trouvé place en bonne position, comme vous pouvez l'imaginer, si nos protagonistes pratiquaient avec habitude le français. Mais, bien au contraire de ce qui aurait pu se pratiquer dans une mimique de l'ancienne noblesse, les classes de Poudlard avaient bien lieu en anglais. D'ailleurs, il est à noter que jamais Poudlard ne se donna la peine d'enseigner quelconques langues étrangères à ses étudiants, car il est bien connu que l'anglais est langue universelle et qu'en rien d'autres langues ne pourraient se trouver utiles, n'est-ce pas ? Pensez donc au curriculum de Beauxbâtons qui présentaient le français et l'espagnol en obligatoire – sûrement dû à sa position géographique – mais aussi le portugais, l'italien, le basque, l'occitan, le catalan, le galicien, le corse, le sicilien, le toscan, le romanche, le ladin, le frioulan, le néerlandais, le sarde, l'allemand, l'anglais, le franco-provençal, le frison, l'islandais, le latin, le luxembourgeois, le maltais, le mirandais, le napolitain, le picard, le piémontais, le romanche, le vénitien, le wallon, le yiddish, l'asturien, l'estrémègne, le gallo, l'istriote, le ligurien, le lombard, le poitevin-saintongeais, pour ne citer qu'elles. De plus, le curriculum porte aussi sur les implications en formulation magique et les incantations dans les différentes langues, mais je vous propose que nous passions ce point ce soir pour nous porter à la suite de l'histoire. Néanmoins, je ne saurai que vous recommander de faire des recherches par vous-même, sur la beauté de la construction de nouveaux sortilèges à partir des différentes langues européennes – et notamment les éteintes, si cela vous tente, et de donc quitter ses terribles lignes pour quelques plus didactiques passe-temps.
Si vous êtes resté sur ces lignes, sachez que le professeur Flitwick, plutôt que de s'intéressaient aux différentes langues parlées en Europe de l'Ouest, avait lui commencé son cours en expliquant aux différents élèves qui lui faisaient face qu'ils auraient aujourd'hui un extraordinaire cours de prononciation. Il devrait donc tous s'entrainer à prononcer parfaitement les différentes phrases présentes désormais au tableau, avant qu'il n'en interroge certain, après tout, et pour citer le fameux professeur Flitwick :
« Le cours d'aujourd'hui peut vous paraitre un peu ennuyeux, mais la prononciation est fondamentale dans la bonne réalisation d'un enchantement. Il faut toujours avoir la prononciation la plus distincte possible, et surtout, ne vous avisez pas de mélanger les consonnes, le résultat peut être terrible ! Pour ceux qui en douteraient, » le regard du Pr Fliwick avait été happé par la porte de la salle qui venait de s'ouvrir, mettant du même concert fin à son monologue qui avait fini par prendre des aspects de logorrhée. Pour ceux qui en douteraient, une logorrhée est bien une diarrhée verbale.
« Excusez-moi, professeur, je me suis perdu. » La voix de Neville était faible et bredouillante, plus discrète encore que l'on ne pourrait l'imaginer l'avoir voulu. Le Pr Flitwick était dépité de l'inintérêt que semblaient mettre un point d'honneur à faire transpercer leur carapace les élèves : deux jours plus tôt, déjà, il avait été interrompu au même mot par le roulement d'yeux insolent du jeune Drago Malefoy, qui visiblement pensait pouvoir se dispenser de conseils en magie – et désormais, c'était le jeune Neville Londubat qui semblait penser que la ponctualité à ses cours n'était que facultative.
« Prenez place, et j'enlève dix points à Gryffondor. C'est déjà la troisième fois ce mois-ci, monsieur Londubat, et j'attendrais de vous de savoir où se situe la salle de classe après deux mois de présence au château. Et puisque mes cours vous paraissent facultatif, veuillez donc commencer à nous lire le tableau. »
Le silence s'était fait dans la salle, encore plus complet qu'il ne l'était jusque-là. Et Lavande avait tourné la tête vers celui qui venait d'ouvrir la porte, comme la plupart de ses camarades, au final. Une marée de cravates rouges et or, et bleus et bronze, ensevelissait de ses regards le dernier arrivé, et Lavande se força à un sourire encourageant. Elle murmura des encouragements, sans aucune garanti qu'ils soient entendus, malgré la proximité relative comparativement à d'autres.
Du côté de Neville, il y eu une prise de respiration, inspiration courageuse, expiration calmante, et puis le début d'une lecture. Le manque de confiance transperçait les phrases, cherchant désespérément à le faire trébucher, imitant ce que trop souvent son corps faisait, et pourtant : et pourtant, il arriva à la fin du tableau. Et Lavande ne put retenir de sourire et un petit applaudissement discret en sa direction, alors que Neville s'asseyait à la place restante à côté de Lavande, derrière Parvati et Padma Patil.
« Je disais donc, avant que vous veniez m'interrompre, que nous allions travailler votre prononciation aujourd'hui, puisqu'il est absolument important de toujours bien prononcer vos incantations. Pour les plus sceptiques d'entre vous, je me permettrais d'illustrer avec l'histoire d'un bon ami à moi, à qui il est arrivé bien malheur dû à des défauts de prononciation. Pour aujourd'hui, je me contenterais de-vous conter une aventure, que vous preniez conscience de l'importance de la prononciation, et que l'on revienne rapidement à ce cours : nous appellerons ce sorcier M Baruffio. »
Avant de retranscrire la suite des aventures du sorcier Baruffio, je voudrais me permettre d'émettre un point auquel vous avez très certainement déjà pensé : pourquoi, si monsieur Baruffio avait un problème de prononciation, il n'utilisait pas tout simplement les sortilèges non prononcés ? Je n'ai, malheureusement, pas plus de réponse que vous, mais il se trouve que de plus poussées recherches, ne donne rien quant au nom de célèbre Baruffio. Vous objecterez peut-être qu'il fut le créateur de l'élixir cérébral de Baruffio, mais il se trouve que cet élixir est inexistant de toutes sources, et qu'il semblerait bien que ce soit plutôt une invention de certains années supérieurs à Poudlard, sûrement hommage à cette anecdote que le cher professeur Flitwick passait sa vie à répéter.
Mais reprenons donc le discours du Pr Flitwick, avant que celui-ci l'ait terminé et que vous loupiez l'extraordinaireté de ce récit :
« Le sorcier Buraffio, donc, avait toujours eu un problème de prononciation, qui l'amenait souvent à mal prononcer ses v. L'histoire du jour concerne un enchantement que vous apprendrez dans les prochaines années, mais elle reste tout de même à garder en mémoire pour tous les cours à venir et tous les sorts que vous aurez un jour à lancer. Notre cher sorcier Buraffio, donc, voulu un jour offrir un beau cache-cou de fourrure de vision à sa femme, et tenta donc son sortilège, confiant quant au résultat, car, tout comme j'espère vous, il avait bien travaillé et retenu ses sortilèges. Sa femme, néanmoins, se retrouva bien moins confiante quand elle finit au sol, écrasée par un poids bien trop élevé pour être celui d'un vison : en effet, le sorcier Buraffio, ayant mal prononcer son sortilège, avait fait apparaitre en place et lieu d'un vision, un bon bison, bien moins supportable pour les épaules de sa femme. Celle-ci, le dos brisé par l'apparition soudaine du poids, eu plusieurs mois à passer à l'hôpital Sainte-Mangouste, et je vous demanderai donc de toujours porter le plus grand soin à votre prononciation : vous ne voulez pas vous retrouver avec un bison sur les épaules. »
Il y avait eu quelques rires dans l'assistance, personne ne semblant se poser la question de l'éthique d'une fourrure de vison, question récemment débattue à l'Assemblée en France, et menant à l'interdiction de sa production d'ici cinq ans – mais ici, il était peut-être question d'une fourrure magique ? A vrai dire, malgré toutes les recherches réalisées pour retrouver le point de vue de ceux oubliés des archives, il est assez obligatoire de noter qu'au grand jamais la question d'où provenaient les objets créés par magie n'a trouvé de réponse pour moi, et je ne peux donc point vous en apporter pour vous.
En tout cas, du côté de nos élèves de première année présents ce jour dans la classe d'enchantement, les rires avaient fini par se taire et tout le monde s'entrainait désormais à plus ou moins haute voix à prononcer les différentes phrases du tableau. A vitesse lente, Lavande n'avait plus aucune difficulté à distinguer les différents sons, mais il en était tout autre quand il s'agissait d'accélérer le flux de paroles, pour obtenir ne serait-ce que la moitié de sa vitesse habituelle. Et pourtant, on ne pouvait pas dire qu'elle n'avait pas l'habitude de parler… A côté d'elle, elle entendait Neville qui murmurait les phrases avec bien plus d'aisance qu'il n'en avait prouvé plus tôt dans le cours.
Le cours pris fin après qu'un grand nombre d'étudiants ait eu à prononcer une phrase ou une autre devant l'entièreté de la classe, le Pr Flitwick leur faisant répéter quand une syllabe ou une autre n'était pas assez claire et distincte pour lui, et Lavande se retrouva assise sur sa chaise avec fierté, après avoir reçu les félicitations du professeur – après tout, parler était une de ses spécialités, alors diantre si elle ne réussissait pas un tel exercice.
Il ne restait donc plus tant de temps avant que tous quittassent la salle et le Pr Flitwick commença à leur expliquer le prochain cours – qui consisterait à apprendre à faire voler les objets – dans les murmures d'excitation de la salle. Mais soudainement, il sembla que Trevor voulait rappeler sa présence, et protester sa non-invitation à participer en cours, avec un croassement fort et distinct qui dirigea de nouveau tous les regards sur Neville Londubat, devenu rouge face à la situation. Il tenait fortement en main son crapaud, qui semblait tout récemment échapper de ses robes, où il avait sûrement dû cacher l'animal en début de cours. Un regard suffit à Lavande pour recevoir des murmures en retour « il s'était perdu lui aussi ». Ils avaient tonalité d'excuse, mais il était à très fortement douter que le Pr Flitwick est pu les entendre.
« Bien, puisque votre gentil compagnon semble vouloir se porter volontaire, il servira d'exemple pour cette fin de cours, » le Pr Flitwick exprima un discret et gracieux mouvement de poignet tout en continuant de parler, « Wigarium Leviosa… »
Le reste de son discours fut perdu dans les rires et les acclamations des élèves, qui semblaient tous désormais rêveurs du prochain cours, alors qu'au fond de la classe, Lavande Brown et Neville Londubat exprimaient un visage d'angoisse quant au devenir du pauvre jeune crapaud. Neville se retenait comme il pouvait de pleurer, Trevor était tout pour lui, tout étant la preuve qu'il pourrait un jour être un sorcier correct, et qu'il n'était peut-être pas seulement un poids énorme sur sa grand-mère et le reste de la société magique. Il était figé d'horreur sur sa chaise, même si en lui, il aurait voulu sauter et rattraper son crapaud qui avait désormais atteint l'autre coin de la pièce, dans ce qui semblait être un vol plané dangereux. L'ensemble de la classe s'était levée au même instant, le cours s'étant terminé, et quittait la salle dans une joyeuse cohue qui semblait encore rêveuse de ce qui venait de se passer. Pr Flitwick était en train de ranger son bureau, se préparant au prochain cours, et il faudra que l'on m'explique, un jour, comment les violences éducatives en étaient venues à être un prérequis pour être embauché à Poudlard.
Neville et Lavande, de leur côté, essayaient d'atteindre tant bien que mal l'opposé de la salle, tentant de traverser l'océan qui s'écoulait vers la sortie, alors que Parvati et Padma les attendaient en rangeant leurs affaires à tous. Quand ils émergèrent de la foule, Lavande vit Neville se précipitait vers son crapaud, hurlant « Trévor ! » et le ramenant à son cœur, tout comme elle l'aurait fait si cela avait été Binky à la place. Malgré les félicitations, Lavande détestait le cours qui venait d'avoir lieu.
Lavande n'avait donc pas franchement hâte du suivant. Elle suivit d'un bon pas Parvati et Neville qui s'étaient engagés sur l'un des escaliers, et descendaient désormais en direction du fameux premier étage. A vrai dire, traverser et explorer ainsi le château leur avaient presque pris l'entièreté de la matinée, et on pouvait désormais entendre des gargouillements s'échappaient du petit groupe.
« McGonagall puis Grande Salle ?
- McGonagall puis Grande Salle, j'ai faim… »
Et les trois enfants repartirent en direction du bureau de la Pr McGonagall, Lavande plus motivée que jamais à débarrasser Poudlard d'un monstre avant le déjeuner. Néanmoins, quand ils arrivèrent enfin, et que le poing de Lavande frappa sur la porte d'entrée du dit-bureau, il n'y eu aucune réponse. Ils attendirent, alors que les estomacs continuaient de réclamer le repas, et les trois enfants, après dix minutes qui parurent dix décennies, se décidèrent à repartir pour la Grande Salle et monter un nouveau plan.
La Grande Salle était bruyante comme à son habitude, et la table remplie de plats, d'assiettes et de parchemins en tout genre – le rangement et l'organisation ne faisaient clairement pas partis des compétences de la majorité des Gryffondors, mais après tout, le Choixpeau n'avait jamais vendu la maison ainsi. Lavande, encadrée de ses deux amis, se pencha en avant pour chuchoter – aucun des trois n'avaient vraiment envie d'être entendu par le reste de la table, et il y avait à côté d'eux, deux élèves qui semblaient s'intéresser d'un peu trop près à leur discussion. Enfin, c'était surtout l'impression de Lavande, car en réalité, il semblerait que les deux élèves étaient dans une très passionnante conversation comparative des conséquences à long terme d'un sortilège de dépigmentation fusionnelle sur les plantes de type artichaucus patatrus. Le monde ne garantit pas l'existence des artichaucus patatrus. En tout cans nos trois enfants étaient penchés les uns vers les autres, dans une protection du secret qui donnait au diner une ambiance particulière :
"Donc, ce monstre. On n'a pas réussi la mission ce matin, et je pense que c'est un signe du château : c'est à nous de trouver une solution pour le monstre.
- Lav'..., c'est... euh… un monstre, un mons…tre.
- Nev', je sais, mais il faut qu'on le retrouve et qu'on trouve une solution pour sauver Poudlard. Il faut d'abord qu'on vérifie qu'il est toujours là... C'était peut-être un piège de Rusard, pour vous punir de vous promener dans les couloirs de nuit ?
-Ça ressemblait vraiment à un monstre. Il... Il... il m'a bavé dessus et il nous aurait tous mangé si on n'avait pas couru.
Neville tremblait désormais. Raconter les évènements lui demandait tout son courage, tout ce courage qu'il ne pensait pas avoir, toutes ses qualités dont il pensait être exempt. Pourtant, après moults et multiples retours d'arguments entre nos trois enfants, il fut décidé que Neville les guiderait jusqu'au monstrueux chien à trois tête cette après-midi-là. Une fois face à la bestiole – même si personne d'autres que Rubeus Hagrid, gardien des clés de Poudlard, n'aurait pu avoir un amour des êtres terrifiants permettant un tel qualificatif mais à vrai dire, même lui n'aurait pas qualifier Toffu de bestiole. Sûrement parce qu'il avait trop d'amour pour son chien. En tout cas, le plan consister à retrouver la fameuse porte fermée à clé, l'ouvrir avec les vagues souvenirs de Neville et ensuite, trouver une solution pour sauver Poudlard, une fois qu'ils feraient face au monstre.
Dans les quêtes les plus épiques, les dragons finissaient morts pour sauver une princesse – qui finirait, potentiellement, enfermée dans une nouvelle cage dorée, par un autre monstre : certains trouveront la fin meilleure, mais quelle est la réalité ? Dans tous les cas, ni Lavande Brown, ni Parvati Patil, ni Neville Londubat ne comptaient mettre fin aux jours du monstre. Lavande aimait bien trop les animaux pour l'accepter, et les deux autres mêlaient cette appréciation à une appréciation de leur propre vie, enfin peut-être. Il est difficile, parfois, de savoir exactement, quels sont les critères qui mènent à un choix plutôt qu'un autre.
Les trois enfants se rassirent donc pour manger, après satisfaction de leur plan. Les pommes de terre dans l'assiette de Lavande étaient désormais froides, et ce malgré la magie ambiante sur les plats et les tables. Elle les dévora tout de même au plus vite, terminant aisément la première du groupe, prête à aller combattre des monstres une part d'elle survoltée à l'idée d'enfin vivre une première véritable aventure. Elle pourrait la conter à ses parents plus tard, bien plus tard, à Noël peut-être, quand ils seraient trop tard pour eux pour l'empêcher de vivre une telle aventure ! Et puis, s'ils sauvaient Poudlard, ils seraient les héros de l'école ! En tout cas, elle se retrouva à tapoter du pied, contre les barreaux du banc, en attendant que ses deux comparses aient aussi terminé leur déjeuner – et les secondes paraissaient des heures. Elle aurait sûrement tapé du pied au sol, si malheureusement, les bancs n'étaient pas trop haut pour permettre à la plupart des élèves dans leurs premières années d'atteindre le sol une fois assis. De plus, Lavande avait conscience d'entre parmi les petits de cette année - même si elle faisait à peine quelques centimètres de moins que Hermione Granger, et une demi-tête de moins que Parvati et Padma Patil. Parvati et Padma seraient sûrement très grande plus tard, Elisa Urquart le disait souvent en rigolant quand elle voyait les deux amis de Lavande Brown dans son salon, en train de s'occuper à une activité ou une autre avec la fille de sa compagne.
Il aurait fallu encore beaucoup de patience à Lavande Brown – et malheureusement, elle n'en avait pas : elle râla plusieurs fois sur ses amis, pour les presser, car déjà les quelques secondes qui s'étaient déroulé depuis qu'elle avait posé ses couverts à table, lui semblaient des années et peut-être même des siècles désormais que Parvati lui avait répondu de les laisser finir manger :
« Si on n'a le ventre vide, on n'arrivera jamais à battre le monstre, si on doit faire quelque chose, il faut des forces. »
Ce n'était pas un résonnement totalement faux, et à vrai dire, n'importe quel argument qui aurait laissé des enfants de onze ans à table plutôt que face à un monstre à trois têtes, voulant vraisemblablement un déjeuner lui-aussi, me paraissait un bon argument. Je vous paraîtrais peut-être un peu vieux jeu, mais je ne pense pas qu'il soit très prudent de laisser des enfants, ayant, de plus, à peine quelques mois d'éducation magique, se combattre un monstre à trois têtes. Et ceux, même si ce monstre se trouve être Toffu, parfaitement obéissant à son maître, et extrêmement calme quand on savait si prendre. Ses enfants ne savaient pas s'y prendre.
Pour une raison absolument inexplicable, les trois enfants réussirent à aboutir à nouveau la porte, non fermée cette fois-ci – il fallait croire que personne n'avait vérifié le lieu depuis le passage d'Hermione Grange : qui diantre nourrit ce chien ! -, en quelques heures à peine. Le château semblait presque les avoirs aidés, lui qui mettait toujours des bâtons dans les jambes de Neville comme si, pour une fois, il voulait que Neville arrive sans encombre et sans retard, au seul endroit qu'il aurait mieux valu ne jamais atteindre. Devant la porte, il ne fallut que quelques secondes à nos jeunes aventuriers, pour se rendre compte qu'elle n'avait jamais été refermé. Et c'était donc à leur tour de ne pas penser au fait que personne n'avait jugé utile de vérifier cette porte, en plusieurs semaines désormais. Personne n'avait jugé utile de vérifier que les monstres étaient toujours là. Personne n'avait juger utile de nourrir le monstre ? Peut-être, bien sûr, que le dernier vérificateur avait oublié de fermer la porte, mais la théorie ne me semble pas plus rassurante.
En tout cas, quand Lavande appuya sur la poignée, celle-ci se baissa et laissa la porte venir vers les trois enfants qui retenaient désormais leur souffle, avant de se retrouver nez-à-nez avec un énorme chien à trois têtes. Neville Londubat ne tremblait plus, il faisait face, comme il avait appris, sans le savoir, tant de fois : il avait fait face à tant de colère de sa grand-mère, face à ses incompétences à lui, qu'il savait à quoi ressemblait la peur quand on la regardait directement dans les yeux, finalement et puis, on pourra avancer aussi que le pauvre garçon allait courageusement en cours de potion, chaque semaine désormais, depuis deux mois tout presque, et ceux, malgré son voyage inévitable à l'infirmerie après chaque cours. Quand, par une chance inexplicable, il ne faisait pas exploser ou tomber la potion sur lui, il se retrouvait toujours à être celui qui devait, par un étrange hasard, tester sa potion – et jamais Neville n'aurait imposer à quiconque d'autre que lui de la consommer, il savait très bien qu'elle était ratée. Il ne comptait plus le nombre de voyage, que ce soient des brûlures et des coupures : incapable de tenir convenablement son couteau donner un coup de coude dans le chaudron, ou encore, passer le bras dans la flamme. Mais véritablement, qu'était ces multiples déplacements à l'infirmerie, si ce n'est d'agréables moments au loin du Pr Rogue ? Au dernier cours, il avait soulevé une louche de potion, la faisant se renverser calmement dans le chaudron, créant de petites éclaboussures :
« Est-ce que cela vous semble correct, Monsieur Londubat ? Il se pourrait que cela soit un vomi post-torture que je ne serais pas surpris. Je ne vous demande pas où vous avez trouvé inspiration... » relâchant soudainement la louche.
Dean Thomas, faisant équipe avec lui, avait brusquement tiré Neville trois pas en arrivant, lui qu'il venait de rejoindre sous le choc, alors que son camarade se statufiait, se liquéfiait – « Je reviendrais. »
Face aux chiens à trois têtes, Neville Londubat ne pensait pas au dernier cours de potion, il ne pensait pas non plus à ses parents. Enfin, pas ainsi. Il pensait à être digne d'eux, bien-sûr, mais il évitait toujours de penser à eux directement dans les moments difficiles. Même s'il aurait tant voulu que son père soit là pour lui tenir la main. Que sa mère soit là pour lui montrer comment faire face au monstre. Mais les trois enfants étaient seuls, loin de toute l'agitation du château, plus loin encore des parents Londubat.
(écrit en septembre)
J'espère que vous avez apprécié ce chapitre ! Pour ceux qui ce le demande, oui, le vol de Trevor pendant le cours d'enchantement est canon – page 171 de l'édition 2001 de Folio Junior : « Mieux encore, le professeur Flitwick leur annonça qu'il allait leur apprendre à faire voler des objets. Tout le monde en rêvait depuis qu'ils l'avaient vu envoyer le crapaud de Neville à travers la classe dans un magnifique vol plané. » Si quelqu'un se pose la question, oui, j'ai été trauma par ce chapitre – genre, les profs de Poudlard se passent le mot d'harceler Neville ou c'est quoi le bail ? Je sais pas à quel moment ça m'a toujours paru normal et pourquoi il m'a fallu relire mille et une fois ce chapitre avant de m'en rendre compte, mais bref, c'est canon, je suis trauma par Flitwick, et je sais plus si je dois l'adorer du tome 5 ou le détester du tome 1. J'pense que je vais continuer à faire les deux.
Sinon, ce chapitre a été hyper difficile à écrire, parce que la timelapse, la timelapse s'il vous plait ! Genre, j'étais paumée, le mois d'octobre rentre dans ce chapitre, tranquillou… Vous me direz, le chapitre 11 c'est le mois de novembre mais ne spoilons pas, ce se serait pas gentil. Bref, the most dangerous writing app est le seul truc qui m'a permis d'écrire en en ayant rien à faire de la chronologie, et en laissant tout ça pour la relecture et correction. Du coup, hésitez pas si y'a des trucs bizarres ou qui font pas sens, c'est possible.
Au passage, pour ceux qui lisent aussi We are all walking each others home, j'ai aussi profité du Nanowrimo pour écrire quelques scènes de plus, malheureusement, c'est un peu le bazar, et la plupart sont avant la dernière scène de la partie déjà publiée, donc faut que je vois comment je dégoupille ce bazar là aussi, mais bref, j'attends d'avoir environ 5k mots pour publier une sorte de chapitre !
