Salut !
Bon, clairement, c'est un demi-chapitre que je poste, parce que 3k c'est nadita mais bon... J'avais pas envie de faire du remplissage pour du remplissage et la partie 1 était beaucoup plus longue qu'un chapitre habituel.
Pour mon bilan de Nanowrimo : j'suis actuellement devant Koh Lanta (très déçu par cette saison mais c'est pas la question-là) en train d'essayer d'écrire un match de rugby amateur en 2000 mots environ, histoire de réussir à minima un demi-Nano (j'suis à 23002 mots actuellement) mais étant donné que j'y connais pas grand-chose en rugby (pourtant, c'est pas faute d'en avoir regardé des derby de rugby à XV gamine... Y'a un ballon ovale !
Bon bref, j'vais arrêter de procrastiner et je vais essayer d'écrire ça...
Pourquoi avait-il droit à un balai et pas lui ? Et qui donc pouvait se permettre de lui offrir un balai ? Drago Malefoy en avait marre d'être humilié à répétition par Harry Potter – ce garçon avait beau être un héros avec des yeux bien trop parfaitement verts pour être réels, Drago ne supportait plus d'être constamment rappelé qu'il n'était pas assez. En plus d'un mois et demi, il n'avait que réussi à être constamment dans l'ombre du Gryffondor, et seules les potions étaient une matière qui prouvait l'honneur des Malfoy – et en même temps, il n'aurait même pas été imaginable de rater une telle matière. Il savait très bien qu'il n'avait rien fait pour rendre son père fier en plus il avait eu un E – ce qui, au vu du système notatif de Poudlard, restait censé être une bonne note, puisque vous le savez déjà, mais le système notatif de Poudlard faisait sens, bien sûr, tout à fait sens ce n'est pas comme si j'allais vous annoncé que celui de Beauxbâtons était mieux construit, n'est-ce pas ? – à son dernier devoir, et il ne savait pas comment annoncer à son père que c'était la deuxième fois qu'il n'obtenait pas un O en un peu plus d'un mois. Et puis, il avait mal dormi : il commençait à faire froid et humide dans les cachots, malgré le feu magique installé dans chaque dortoir. Son père n'avait rien réussi à faire changer au dernier conseil, sous prétexte de la continuité de la tradition.
Bref, Drago aurait voulu s'enfermer dans la volière familiale et pleurer, mais la situation rendait la chose impossible, alors la deuxième meilleure option qui lui restait était de parfaitement tenir son masque, manger ses émotions, et faire comme si tout allait parfaitement bien. Après tout, tout allait parfaitement bien, jusqu'à ce que ce stupide Potter se pointe devant lui avec un balai.
Drago attrapa le paquet dans les mains du célèbre Harry Potter - celui-ci avait en plus eu l'affront de s'arrêter face à lui, tentant de se vanter, encore une fois sûrement, de laisser Drago s'enfoncer encore plus profondément dans un trou honteux peut-être ? Mais ce n'était pas lui qui enfreignait les règles de l'école, ce n'était pas lui qui faisait ami avec des traitres à leur sang, ce n'était pas lui qui mettait un point d'honneur à être honteux ! Il tâta le paquet, mais il n'était pas difficile de déterminer ce qu'il contenait - la forme déjà le hurlait et Drago n'en pouvait plus de le voir lui et ses cheveux en bazar se vanter dans l'école, quand c'était à lui à redorer son nom, à redorer les Malefoy, pas à Potter. Potter ceci, Potter cela, il n'aurait jamais à se soucier de garder la tête haute, faire le fier et paraitre parfait, la société le prendrait toujours comme il viendrait, mais lui, lui, il devait toujours faire des efforts, paraitre impeccable, tout contenir en lui et ne jamais faire le moindre faux pas. Il aurait voulu lancer le balai au sol, laisser le paquet mourir par terre, lui sauter dessus et le détruire. Il méritait tellement mieux, il avait tout fait pour être exemplaire depuis la rentrée, tout fait pour que son père soit fier, et chaque fois, il ratait. Et maintenant, il voyait les autres être récompensé ?
« Ça m'a l'air d'être un balai. »
Il ne savait pas vraiment pourquoi il avait engagé la conversation. Il n'avait pas réellement envie de parler avec Potter, pas aujourd'hui, il n'était pas d'humeur. Il ne voulait pas rester là, bloquer dans le Grand Hall, alors qu'il tentait de rejoindre la Grande Salle - mais à vrai dire, il n'avait plus faim, peut-être devrait-il directement rejoindre la classe de métamorphose, et attendre le début du cours en relisant et améliorant encore une onzième fois son devoir ? Il avait déjà écrit deux rouleaux de parchemins de plus que demandé, mais ce n'était peut-être pas suffisant. Il avait l'impression que ses efforts n'étaient jamais suffisants. Il s'était levé ce matin avec la garantie qu'il n'arriverait jamais aux attentes de son père, et voir le célèbre Harry Potter se pavaner avec un nouveau balai n'améliorait rien. Et puis, soudain, il se rendit compte : ce balai, ce balai, c'était peut-être la seule bonne nouvelle de la semaine, c'était peut-être l'élément qui renverrait Potter d'où il venait !
« Cette fois, tu es fichu, Potter, les premières années n'ont pas le droit d'avoir de balai.
Et le rouquin de rire. Drago l'aurait baffé s'il pouvait, si son éducation lui permettait. Il ne supportait plus de voir se traitre à son sang se moquait ainsi de lui, comme si un Malefoy n'était pas mille fois supérieur à cet être.
- Ce n'est pas n'importe quel balai, c'est un Nimbus 2000. »
Un Nimbus 2000, le dernier balai sorti. Drago n'avait même pas encore eu l'occasion de le voir en vrai, il l'avait bien vu dans les pages de publicité des différents magazines qu'il recevait journalièrement, mais Poudlard ne leur permettait pas de quitter les murs pour voir une telle merveille. Drago aurait voulu pouvoir toucher le balai, l'essayer. Voler dessus devait être un rêve - son père avait d'ailleurs refusé de lui offrir, quand il en avait parlé dans sa dernière lettre ; il avait objecté que Drago n'avait rien fait qui ne mérite une félicitation en presque deux mois, et que s'il continuait à être aussi moyen qu'il l'était, il n'était même pas garanti qu'il soit autorisé à rentrer au manoir pour le solstice. Drago ne voulait pas passer le solstice loin de sa famille, mais à ce moment-là, il aurait surtout désespérément voulu être l'ami d'Harry Potter. Il aurait voulu être l'ami qui aurait discuté des milles caractéristiques du balai, même si, tout au fond de lui, il savait qu'il ne se serait jamais permis de paraitre passionné par quoi que ce soit. La passion était dangereuse, et il n'avait pas le droit d'être passionné, c'était un point faible, un point à risque, qui pouvait fendiller son masque et mettre à mal sa famille. Il ne pouvait pas mettre à mal sa famille.
En face, Ron Weasley continuait à se vanter, comme si le balai lui appartenait à lui, et non au célèbre Harry Potter :
- C'est quoi, déjà, la marque du tien ?
Un Nimbus 1996. Un bon balai pour débuter, son père lui avait offert pour son anniversaire de sept ans, mais pas le meilleur sur le marché. Ses parents lui avaient toujours dit de commencer à savoir voler avant d'en vouloir un meilleur, et il pouvait comprendre. Il avait tenté fort, il ne pouvait se permettre d'être moyen, et son père avait promis un nouveau balai s'il entrait dans l'équipe de Quidditch, mais l'équipe de Quidditch était fermée aux premières années. Et puis, l'équipe de Serpentard était au complet. Mais en face, le rouquin déblatérait des conneries sans tête - d'ailleurs d'où aurait-il pu connaitre le balai de Drago ? Les deux enfants ne s'était jamais vraiment rencontré avant, même si son père travaillait aussi au ministère, même si son sang-pur en faisait en théorie une connaissance potentiel. D'ailleurs, Drago aurait pu réciter son arbre généalogique entier sur dix générations, mais il n'avait aucune idée du balai que pouvait avoir le rouquin - quoi qu'il n'aurait pas parier sur un modèle très récent s'il devait le faire :
« Un Comète 260, c'est ça ? Les Comètes, c'est pas mal quand on n'y regarde pas de trop près. Mais évidemment, les Nimbus, c'est une autre classe.
- Qu'est-ce que tu en sais, Weasley ? Tu n'aurais même pas de quoi te payer la moitié d'une poignée. Toi et tes frères, vous les achetez brindille par brindille. »
Derrière Drago, se dressait désormais le Pr Flitwick. Enfin, se dresser était peut-être un mauvais choix de mot. Le professeur avait beau élever toute sa petite taille, il restait bien en deçà des enfants de onze ans qui se disputaient actuellement dans le hall, malgré toute son aura. Drago ne l'avait pas remarqué, et à vrai dire, sûrement que Ron Weasley et Harry Potter non plus, mais le professeur interrompît :
« J'espère que vous n'êtes pas en train de vous disputer ?
Sa voix était aigue, presque couinant, et Drago se retourna brusquement, presque penaud - il ne pouvait pas être mis en retenue pour ça tout de même ? Son père ne lui pardonnerait jamais une retenue, ce n'était pas comme ça qu'il gardait le nom Malefoy au plus haut.
- Potter s'est fait envoyer un balai.
Simple et informatif, mais remettant la faute sur l'ennemi. Toujours remettre la faute sur l'ennemi, mettre en avant comment il devrait être exterminé et pas soi-même, être en terrain sûr. L'ennemi ne méritant que rarement votre pitié, Drago n'était pas tout à fait dans le tort, avec cette technique même si les dangers sont toujours présents, quand il en vient à renvoyer sur l'ennemi quoi que ce soit, surtout une balle de ping-pong – mais je m'égare, car ce n'était point le cas ici.
- Oui, oui, bien sûr. Le professeur McGonagall m'a mis au courant, de quel modèle s'agit-il ? »
Le monde de Drago s'effondrait encore un peu plus - ainsi, même les professeurs aimaient tous le célèbre Harry Potter plus qu'il ne pourrait jamais se faire apprécier ? Il avait tenté si dur d'être le meilleur de sa promotion, parfaire devoirs et exercices, mais Potter avait le droit à un balai avec les félicitations non seulement de sa directrice de maison mais aussi des autres professeurs ? Et puis, en face, la moquerie de Potter l'atteignit plus qu'il ne l'aurait voulu. Il ne voulait plus être à Poudlard, dans ce genre de moment, il ne savait pas comment il était censé garder la tête droite et maintenir son nom et son honneur parfaitement stable. Il ne savait pas comment faire ce que son père faisait, et il ne pouvait penser qu'à cette lettre, cette lettre où son père lui rappelait comment il était moyen, et comment moyen n'était pas suffisant. Moyen, dans la bouche de son père, de la main de son père, moyen rimait avec médiocre.
Bien sûr, tout lecteur ici présent, pourrait objecter que moyen ne rime en rien avec médiocre. Au mieux, massacre et pouacre, ou encore âcre, pourraient tenter de rimer avec médiocre. Mais moyen rime avec concitoyen, pas avec médiocre. Néanmoins, moyen n'était pas une qualité dans le vocabulaire de Lucius Malefoy - et à vrai dire, moyen est rarement une qualité dans le vocabulaire de quiconque. Même si, moyen, est rarement aussi dépréciatif que sorti des cordes vocales de Lucius Malefoy : son fils se devait d'être le meilleur, et son fils le savait. C'était le minimum s'il voulait redorer le blason des Malefoy.
Il se passa encore plusieurs secondes avant que Drago Malefoy reprenne la direction de la salle de métamorphose - il n'avait réellement plus faim. Derrière lui, il entendait Vincent Crabbe et Gregory Goyle se plaindre que ce n'était pas la bonne direction pour le petit-déjeuner, comme si un repas pouvait être important dans l'instant. Drago ne pouvait supporter l'idée de devoir faire face à d'autres, d'autres qui sûrement saurait, verrait, comprendrait qu'il avait été ainsi ridiculisé devant tous. Et il avait désespérément besoin d'être seul, complètement, totalement seul :
« Vous n'avez qu'à y aller sans moi, j'ai une question à poser par rapport au devoir de métamorphose, on se retrouvera là-bas. »
Il ne s'était pas retourné pour parler aux deux loustics. Il se détestait d'avoir été ainsi ridiculiser face à eux, face à de tels témoins. Il savait bien que de tels témoins ne seraient pas discrets, qu'il n'avait pas le droit de laisser quiconque rabaisser son nom devant des témoins et encore moins devant de tels témoins. Alors il continua tout droit, port de tête haut, fier et aussi arrogant qu'il le pouvait, méprisant sûrement les deux loustics, et espérant que, pour une fois, ils le laisseraient seul. Il n'avait pas trop espoir pour les quelques premières secondes, puis se rendit vite compte que l'appel du ventre était plus important pour Vincent Crabbe et Gregory Goyle que de le suivre. Il souffla et se reprit : quelqu'un pouvait apparaitre à tout moment.
Drago s'engagea dans le couloir donnant sur la salle de métamorphose. Il était bien trop tôt à vrai dire, pour que la salle soit ouverte, et jamais il n'aurait osé déranger la Pr McGonagall avant son cours - il ne se l'avouait pas, et encore moins à quiconque d'autres, mais elle était impressionnante. Alors, il continua tout droit, dépassant la porte de la salle de classe, sans véritable but à sa destination. Il avait de plus en plus de mal à toujours tenir son masque : au manoir, il avait toujours été possible de le relâcher le soir, dans la protection de la nuit, caché dans sa chambre ou encore, de prendre quelques minutes à l'arrêt du temps dans la volière, mais ici, tout, tout le temps lui paraissait nécessiter un masque. Il avait beau le tenir un peu moins fort dans les rares moments qu'il passait en compagnie de Pansy Parkinson et Millicent Bulstrode, Vincent Crabbe et Gregory Goyle ne le laissaient jamais tranquille assez longtemps pour qu'il puisse vraiment profiter de ses fils un tout petit peu moins tendu. Et puis, de toutes façons, Pansy et Millicent ne lui avait plus adressé la parole depuis le fameux soir où ils s'étaient retrouvé tous les trois dans la salle du trophée, il était incapable de savoir pourquoi. Il n'avait pas l'impression d'avoir fait quoi que ce soit de mal, et puis, ils s'en étaient plutôt bien sorti, finalement, le préfet des Poufsouffles avait eu bien plus pitié d'eux qu'il n'aurait dû et ils n'avaient reçu que des conseils, non ? Il détestait repenser à cette soirée, parce que même si le célèbre Harry Potter ne s'était jamais présenté, il n'avait finalement rien gagné à le défier en duel - Pansy et Millicent était de bien mauvais témoins pour encenser ses exploits, et visiblement, il ne devrait pas compter sur elles pour relever le nom Malefoy. Souvent, enfin, il aurait plutôt fallu dire toujours, elles n'en avaient même rien à faire de son nom, et c'était assez déconcertant d'une certaine façon pour Drago. Il avait appris qu'on le respecterait ou le détesterait pour son nom, et que dans tous les cas, il devrait rappeler son statut et exiger le respect qu'on lui devait, mais pas qu'on le traiterait comme tous les autres. Alors, que les deux filles ne lui parlassent plus, était... dérangeant ? Il avait l'impression d'un irrespect, et il était presque sûr que son père aurait jugé plus que mal ce nouvel échec : finalement, il n'était même pas capable de garder des amis.
A marcher droit sans but, Drago arriva face à un mur qui indiquait la fin du couloir. Mais il n'y fit pas attention, et se le prit en pleine figure - chose qu'il n'avait absolument pas prévu. La douleur pulsa dans son front, son nez, sa poitrine. Il n'avait pas pris conscience qu'il marchait si vite. Il regarda à droite puis à gauche : le château était vide, tous devaient être à la Grande Salle à prendre leur petit déjeuner ou courir dans leur salle commune, honteux de leur retard ; et il s'effondra au sol, se laissant pleurer pour la première fois depuis qu'il était arrivé.
Il serait faux de dire qu'il n'avait pas conscience d'à quel point il en avait besoin - il en avait parfaitement conscience. Seulement, pleurer le mis encore plus mal, car il n'avait pas le droit. Il n'avait pas le droit d'ainsi se donner en spectacle, et rapidement, les pleurs se mêlèrent à des inspirations et expirations chaotiques, dans lesquels il tentait de ne pas s'étouffer.
- Inspire, on compte jusqu'à trois : un, deux, trois... Et expire, jusqu'à trois : un, deux, trois... Inspire un, deux, trois... Expire, un, deux, trois...
La voix continua plusieurs minutes, sans ne toucher à aucun moment Drago. Pas de main pleine de pitié, voulant aider, et sûrement était-ce heureux, car il était déjà compliqué de se concentrer sur les dires de la voix tout en faisant abstraction qu'il y avait un témoin. Il fallut ces plusieurs minutes pour que Drago Malefoy puisse se calmer. Quand, enfin, il revient à une respiration régulière et que les dernières gouttes aqueuses et salines avaient séché sur son visage, il osa un coup d'œil vers le témoin – il craignait ce coup d'œil : qui que cela soit, il avait ridiculisé le nom des Malefoy face à quelqu'un qui avait désormais bien trop de pouvoir face à lui, et il avait le cerveau encore trop embrouillé pour pouvoir penser à une quelconque manière de rattraper cela.
Il tenta donc un coup d'œil, même si ce coup d'œil donnerait un caractère implacable à la destruction qu'il venait de faire de son nom, et il trouva un fantôme en robe très visiblement non-sorcière voletant à un petit mètre de lui. Il n'était pas difficile de reconnaitre là le Moine Gras, fantôme de Poufsouffle, il était par contre plus compliqué pour Drago de comprendre pourquoi le fantôme l'avait-il aidé. Il était à peu près sûr que les fantômes ne respiraient pas, ce qui, visiblement, ne l'empêchait pas de donner un rythme de respiration, mais c'était surtout que ce fantôme n'avait rien à voir avec la maison Serpentard ? Drago, en un mois et quelques, avait pris l'habitude que personne ici n'aurait jamais la moindre envie d'aider un Serpentard sauf sa propre maison – et c'était sûrement pour le mieux ainsi, tentait-il toujours de penser. Il regarda le fantôme, sans vraiment comprendre ce qui venait de se passer. Puis il se releva, récupérant les affaires qu'il avait fait tomber et reparti en direction de la salle de métamorphose – il ne pouvait pas se permettre d'être en retard, surtout après s'être ridiculisé ainsi face à un témoin qui mettrait à coup sûr Poudlard entier au courant. Tous les témoins auraient mis à coup sûr Poudlard entier au courant.
« Un jour, il faudra apprendre à remercier. Même si dans ton cas, tu devrais surtout essayer de t'excuser, l'amitié ne fonctionne pas qu'à un sens, ce n'est pas une relation de pouvoir. »
Drago se retourna pour replacer ce misérable fantôme à sa place, mais celui-ci disparaissait déjà au travers du mur qui, quelques temps plus tôt, avait causé à Drago sa chute. Que voulait dire cet idiot ? Un Malefoy ne s'excuse pas, jamais, car un Malefoy ne fait pas d'erreurs. Il ne pouvait pas faire d'erreurs, il n'avait pas le droit.
Drago Malefoy ne mit que quelques pas à arriver à la salle de métamorphose. Sur ces quelques pas, il remit en place parfaitement son masque, tirant au maximum sur chaque ficelle, faisant disparaitre tout indice de ce qui venait de se passer, pour finalement rejoindre les deux loustics avec un regard arrogant et supérieur, le regard de son père. Faire bonne figure, toujours. Et puis, au moins, eux, ne demandaient ni remerciement, ni excuse.
