Coucou !
Ce chapitre m'a épuisé complètement épuisé. Alors que c'est vraiment un chapitre super heureux, et que j'adore complètement, mais je l'ai écrit avant de partir travailler et la journée a été extrêmement compliquée (ajouter à ça la gueule de bois de ma collègue XD) parce que j'étais juste émotionnellement épuisée – je m'étais bien trop investie dans ce match de Quidditch, sacrée Lavande XD
J'espère qu'il vous plaira, donc, même s'il est bien différent de tout le reste de la fic, à mon humble avis.
Bonne lecture !
Le temps, comme toujours et vous le savez sûrement déjà, était une dimension qui courre bien plus vite qu'on ne le voudrait parfois. Ainsi, après de multiples cours de potions ayant tous valus à Neville Londubat remarques désobligeantes, punitions, retenues, et points de maison en moins, l'école de sorcellerie Poudlard entamait son entrée dans l'hiver, laissant ses jardins se blanchir de givre, et son lac s'immobiliser dans une grisâtre patinoire. Certains élèves, d'ailleurs, décidèrent de profiter du premier week-end de novembre pour chausser leurs patins glaçants et glisser sur le lac, à l'abris, pour une fois, des sirènes et strangulots, et bien trop peu soucieux du calamar géant qui aurait, lui, pu briser la glace, mais qui était bien trop souvent considérer comme une légende. Certains devraient se rappeler, que les légendes sont bien rarement infondées, à Poudlard…
Ainsi donc, Neville était sur les bords du lac, emmitouflé dans son écharpe rouge et or et un gros pull que sa grand-mère lui avait récemment fait envoyer par hibou, quand il avait remarqué qu'il n'avait aucun vêtement pour tenir le froid de l'hiver, une petite semaine auparavant. Il avait accompagné Lavande Brown, Parvati Patil, Padma Patil, Lisa Turpin et Mandy Brocklehurst, et les quatre premières étaient désormais en train de courir sur la glace, riant et réalisant des pirouettes qui vaudraient un tour à l'infirmerie à l'une d'entre elles pour sûr.
Mandy Brocklehurst, elle, était restée auprès de Neville, des parchemins et des livres étendues autour d'elle, alors qu'elle essayait de faire sens des derniers cours reçus. Elle avait commencé un devoir de potions et un autre de métamorphose, et semblait en même temps vouloir lire un chapitre de botanique. Neville se fit la remarque qu'il avait quand même une chance de ne pas être aussi désorganisé qu'elle, car jamais il n'aurait pu finir le moindre travail ainsi déjà que la majorité de ses travaux ne lui offraient qu'un médiocre comme note.
« L'aconit tue-loup à fleurs bleues n'est pas aussi efficace que celle à fleurs blanches concernant, etc… ça ne fait aucun sens ! Je vais jamais finir ce devoir de métamorphose si ce chapitre s'embrouille lui-même ! » Mandy se plaignait pour déjà la sixième fois de l'après-midi, et Neville n'avait aucune idée de pourquoi diantre, elle cherchait des réponses de métamorphose dans un ouvrage de botanique :
« L'aconit tue-loup n'a pas de fleurs bleues, c'est le napel. Mais pourquoi est-ce que tu lis ça, McGonagall nous a donné comme sujet les étapes de métamorphose d'une plume en fourchette, à nous, les Gryffondors, pas vous ?
- La curiosité, tu ne connais pas ? »
Au ton sec employé par Mandy, Neville préféra se taire et continuer à regarder les filles faire leurs acrobaties sur glace. Il aurait dû commencer ses devoirs, mais la procrastination avait parfois du bon. Derrière eux, des pas se firent attendre, faisant crisper le givre des bords du lac. Emmitouflé au moins autant que notre jeune Neville Londubat, Dean Thomas ne laissait paraître que son front noir entre les couches de rouge et or de son bonnet et de son écharpe. Dans les bras, il disposait d'une quantité phénoménale de matériel d'art dont Neville n'avait aucune idée de l'existence jusqu'alors. Seamus Finnigan, quelque pas en arrière, semblait lui galérer avec des parchemins bien trop longs pour être transportés, et une bâche qui se prenait dans ses pieds. Il faillit tomber sur Neville quand Dean s'arrêta :
« Premier match des Gryffondors la semaine prochaine, je me disais qu'on pourrait préparer une bannière ? Je faisais ça avec ma mère, avant, quand on allait soutenir West Ham United. »
Neville n'avait aucune idée de qui était West machin quelque chose, et l'idée d'une bannière fait main semblait étrange : n'y en avait-il pas des toutes faites qui hurlaient les chants de l'équipe ? Il serait bien incapable d'enchanter celle-ci pour lui faire chanter l'hymne de Gryffondor… Mandy, elle, leur lança un regard noir, comme s'il était inimaginable qu'ils fassent de telles choses à côté d'elle parfois, elle lui faisait penser à Hermione Granger, avec leur passion respective pour les cours. En tout cas, Neville se leva pour aider tant bien que mal Seamus à étendre la bâche au sol avant que Dean y fasse tomber tout ce qu'il tenait entre les bras.
Quelques heures plus tard, la bannière était presque terminée. Neville Londubat avait de la peinture plein son écharpe, mais les trois garçons avaient bien avancé, sous les consignes de Dean qui avait expliqué comment utiliser ses obscurs objets moldus. Mandy avait même fini par décréter qu'elle pouvait bien s'entrainer à lancer quelques sortilèges sur la bannière, qui désormais émettait des petits jets de fumée plus ou moins rouges sans prévenir. Lavande Brown et les autres filles avaient aussi fini par rejoindre le petit groupe, aidant à mettre une touche finale à la bannière tout en suppliant tout le monde de rentrer chercher une boisson chaude au dîner. L'après-midi touchait en effet à sa fin, et Neville commença à essayer de réenrouler les parchemins, sous les hurlements de Dean :
« Il faut laisser sécher la peinture, ça va faire des tâches sinon ! » Il déroula les quelques centimètres que Neville avait refermé, et la peinture avait décidé, comme prévu, de modifier sa position…
Neville était mal à l'aise : même quand il s'agissait de faire des activités moldues, il était un incapable. Mais les rires de Seamus qui embarqua bientôt le reste du groupe, mis court aux pensées de Neville et tout le petit groupe reparti alors en direction du château, la bannière tenue ouverte par tous ses bords. Ils remontèrent les escaliers jusqu'au dortoir des Gryffondors, évitant tant bien que mal les autres étudiants, et faisant un détour de plusieurs couloirs face à un escalier qui refusait de s'approcher de leur tour. Dans son portrait, la Grosse Dame leur lança un regard noir face à l'entrée dans la salle commune de plusieurs Serdaigles, mais le sourire de Neville sembla la calmer – elle l'aimait bien ce gamin, plus même que les autres qu'elle protégeait, allez savoir pourquoi.
« On pourrait la mettre dans notre dortoir ? Aucun risque que Harry tombe dessus par hasard, et puis, il reste assez de lit vide pour la laisser sécher tranquillement. » Lavande avait proposé l'idée, et elle fut rapidement accréditer par tous les autres. Neville se laissa choir dans un des fauteuils de la grande salle, Seamus essayant de se débarrasser de la peinture qui lui collait aux doigts en s'essuyant sur Dean autour de lui.
oOoOoOo
Le matin du samedi suivant arriva bien plus rapidement que Lavande Brown ne l'espérait. En se levant, elle partit vérifier la bannière, qui attendait désormais depuis près d'une semaine sur l'un des lits vides dont disposait le dortoir. Elle y tendit une main hésitante pour vérifier que ce que Dean Thomas avait appelé « peinture » ne tâchait plus, puis elle tenta de l'enrouler tant bien que mal pour pouvoir la transporter. Un jet de fumée rouge lui fit faire un bond en arrière qui lui arracha un cri, et elle entendit Hermione Granger en arrière-plan, se réveiller en râlant que personne ne respectait rien dans ce dortoir. Lavande avait de plus en plus de mal avec sa colocataire.
Parvati Patil la rejoignit soudainement, et les deux filles finirent de ranger la bannière dans un de leur sac pour descendre petit-déjeuner. Le match de Quidditch ne devait commencer qu'à onze heures, mais elles espéraient bien arriver suffisamment en avance pour pouvoir choisir de bonnes places. Juste avant de sortir de leur dortoir, Lavande se rappela soudainement les bracelets qu'elle et Parvati avait tressé tous les soirs depuis une semaine pour pouvoir afficher un peu plus les couleurs de leur maison, et elle en sortit un en toute hâte pour le déposer sans bruit sur la table de chevet d'Hermione qui était partie se réfugier dans la petite salle d'eau attenante.
Quand les deux amies arrivèrent enfin dans la Grande Salle, celle-ci était bruyante et odorante, bruissant en tout coin de discussion sur le match d'ouverture de la saison de Quidditch de Poudlard. Il était bien étrange de démarrer la saison pile quand l'hiver commençait à pointer le bout de son nez, mais nous ne sommes plus, désormais, à une bizarrerie de l'école de sorcellerie de Poudlard. Sûrement ne seriez-vous pas surpris, si je vous disais que Beauxbâtons disposait d'une meilleure organisation de la saison de Quidditch, qui ne consistait pas à faire voler des enfants par des temps épouvantables, mais dans tous les cas, et vous auriez raison, je vous entends me dire que là n'est pas le sujet en ce jour de premier match pour le célèbre Harry Potter.
Nos deux amies, donc, prirent leur petit déjeuner dans la même effervescence que celle qui emplissait la Grande Salle. Autour d'elles, les plus âgés semblaient même les plus enthousiastes à l'idée du match, et on entendait des chuchotements affirmer que Gryffondor avait enfin une équipe qui méritait d'être comparée à l'époque où Charlie Weasley était entouré de bons joueurs. Tout le monde était d'accord pour dire qu'il était plus que temps d'accorder à Alicia Spinnet une véritable place dans l'équipe, mais certains semblaient encore septiques quant au choix d'Harry Potter comme attrapeur. Tout le monde savait qu'aucun attrapeur convenable n'avait été trouvé lors des sélections – mais c'était le cas depuis que Charlie avait arrêté de jouer, en réalité – mais de là à prendre un première année ? Enfin, ce n'était pas n'importe quel première année, c'était Harry Potter ! Et avec cela, Lavande Brown était bien d'accord ! même si elle n'avait aucune idée de qui était ce Charlie Weasley, elle ne pouvait qu'être sûr qu'Harry ferait de son mieux pour l'équipe : il était tout de même connu pour avoir vaincu vous-savez-qui alors qu'il n'avait qu'un an et si ça n'avait aucun rapport, cela restait tout de même un argument d'autorité.
Il n'était pas encore dix heures et demie, que Parvati Patil et Lavande Brown se trouvaient déjà dans les gradins, côté Gryffondor. Elles avaient été rejointes par Padma Patil, mais Lisa Turpin et Mandy Brocklehurst avaient préféré rester du côté des Serdaigles pour vivre leur premier match.
Les trois filles avaient sorti les bracelets, et avaient commencé à en distribuer à tous ceux qui s'aventuraient dans les gradins, les fils dorés étant aléatoirement passés dans un élixir de chance, dans l'espoir d'amener la victoire sur Gryffondor. Elles attendirent néanmoins l'arrivée de Dean Thomas et Seamus Finnigan pour sortir la bannière. Les deux garçons s'assirent juste derrière elles, et, étant ainsi au dernier rang, saisirent la bannière pour l'étendre autant qu'ils le pouvaient. Le petit groupe ne tarda pas à être rejoint par Ron Weasley – qui paraissait déjà terriblement excité à l'idée d'assister à son premier match de Quidditch, mais qui le paru encore plus par la bannière quand il l'aperçut – et Hermione Granger, qui proposa d'essayer le fameux sortilège qu'ils avaient appris récemment avec le professeur Flitwick pour aider à maintenir la bannière en l'air. Bien sûr, elle le réussit parfaitement, et Lavande eut l'impression qu'une fois encore, celle-ci cherchait à se vanter de sa facilité à faire de la magie. Neville arriva suintant, en essayant de s'immiscer entre tous les autres élèves, quelques minutes à peine avant le match. Lavande lui tendit deux bracelets alors qu'il s'excusait de s'être de nouveau perdu. Lavande aurait bien voulu s'excuser de ne pas l'avoir attendu, surtout, mais le bruit des gradins était désormais trop fort pour s'entendre parler : sur le terrain, les deux équipes venaient d'entrer. Lavande se retourna donc vers le terrain, pour apprécier le match : au milieu du terrain, elle distinguait la Professeur Bibine, avec qui ils n'avaient eu que bien peu de cours pour l'instant, qui semblait s'adresser aux joueurs, mais il était impossible de distinguer ce qu'elle disait tant le vacarme ne cessait. Néanmoins, quand elle lança le premier coup de sifflet, Lavande sourit et se pencha en avant pour mieux apprécier le match : son premier vrai match de Quidditch ! Bien sûr, elle avait toujours eu une petite préférence pour le rugby, que son père lui avait déjà emmené voir à plusieurs reprises, mais en même temps, elle était actuellement la famille de sang-pur avec un cracmol dans le rugby professionnel… C'était sûrement la seule chose moldue qu'elle connaissait vraiment.
« Angelina Johnson, de l'équipe de Gryffondor, s'empare immédiatement du Souafle. » En bas de la tribune, un de ses camarades plus âgés qui semblait être Lee Jordan, celui qui trainait toujours avec les jumeaux Weasley, commentait le match. Et par une magie que seul Poudlard était capable, sa voix était claire et forte parmi toutes les exclamations et acclamations des différents gradins. « Cette fille est décidément une excellente poursuiveuse, et en plus, elle est plutôt jolie… »
Lavande était plutôt d'accord, mais elle était déjà bien trop absorbée par le match pour estimer la beauté des différents joueurs. Sur le terrain, alors que la Professeure McGonagall reprenait Lee Jordan, commentateur du jour, en hurlant si fort que le silence se fit pendant pendant quelques millièmes de secondes, Angelina Johnson et Alicia Spinnet se faisait des passes plutôt impressionnantes : la balle avançait énergétiquement vers les trois anneaux qui servaient de but, mais il semblait un peu facile à Lavande que l'on puisse envoyer la balle vers l'avant et pas uniquement à des joueurs plus loin que nous des anneaux adverses.
« Excusez-moi, professeure. Angelina passe à Alicia Spinnet, qui jouait l'année dernière comme suppléante. Nouvelle passe à Johnson et… »
Le gradin des Gryffondors retient son souffle avant de laisser échapper un cri de désespoir. Lavande croisa les doigts plus fort
« … non, c'est Marcus Flint, le capitaine des Serpentards qui reprend le Souafle et qui vole comme un aigle vers les buts adverses, il va mar… »
Nouveau souffle retenu du côté de Lavande, elle prie pour que quelqu'un l'arrête avant qu'il ne puisse tirer, mais la balle quitte sa main et entame une course, qui aurait sûrement était décrite comme parfaite si elle avait été due à un membre de l'équipe rouge et or. Lavande inspire lentement, gonflant ses poumons et les bloquant, trop rempli, les mains couvrant le visage, alors que le gardien des Gryffondors s'élance vers la balle, elle n'ose fermer les yeux, prie encore, et soudain : elle hurle ! Elle hurle et acclame avec l'ensemble des gradins, presque, elle en pleurerait de joie :
« Non, le tir est arrêté par Olivier Dubois, le gardien de Gryffondor. Gryffondor reprend le Souafle avec Katie Bell qui fait un joli plongeon pour éviter Flint et... »
Lavande acclame Katie, elle n'aurait jamais osé faire un tel plongeon, elle, puis, soudainement, aspire tout l'air qui l'entoure, sa langue reculant pour bloquer son oro-pharynx, alors que tout son corps recule d'horreur aussi, comme si cela pouvait éviter le cognard qui arrivait en pleine tête sur Katie Bell. Le cœur battant de Lavande l'empêche de reprendre une respiration normale.
« Aïe ! Voilà qui a dû faire mal, un cognard en pleine tête – le Souafle aux Serpentards. »
L'un des Serpentards, qui a récupéré le souafle, se précipite alors vers les anneaux de Gryffondor, une fois encore, et Lavande qui peine toujours à reprendre son souffle tente d'expirer calmement, doucement, poing qui se sert sur lui-même, aussi fort qu'elle espère que quelqu'un l'arrête… Elle voit le cognard qui part depuis la batte d'un des jumeaux Weasley, et elle ne peut retenir un petit « oui » beaucoup trop aigu…
« Adrian Pucey se précipite vers les buts, mais il est arrêté par un deuxième cognard envoyé par Fred ou George Weasley, impossible d'être plus précis. En tout cas, c'est un joli coup du batteur de Gryffondor et Johnson reprend le souafle sans aucun adversaire devant elle. »
Angelina Johnson, le souafle en main, file vers les anneaux de Serpentard, et Lavande sent que les premiers points du match arrive, elle se prépare à hurler, à festoyer avec Parvati – qui à côté, regarde le match avec à peine moins d'engouement, Padma, une place plus loin, elle aussi dans un tel état – à sauter sur place… Elle retient son souffle, encore une fois, quand un des deux cognards s'approchent…
« Elle vole vraiment, c'est le cas de le dire, elle évite un cognard, les buts sont devant elle, vas-y Angelina ! Bletchley, le gardien de but, plonge et… »
… encore quelques secondes à retenir son souffle et…
« GRYFFONDOR MARQUE ! »
Lavande explose ! Elle saute sur place, attrape Parvati dans ses bras en riant, alors qu'autour d'elles, les cris de joie des autres Gryffondors atteignent un tel niveau de décibels qu'il est difficile de croire que tous les tympans s'en sortent indemnes. Pour un Gryffondor, il aurait été impossible de remarquer les lamentations des Serpentards, sur les gradins opposés, tant l'effervescence est à son comble. Personne, d'ailleurs, ne remarque vraiment Rubeus Hagrid, le gardien des clés de Poudlard, qui pousse doucement les élèves pour se faire une place dans les gradins. Lavande a vaguement conscience qu'il s'installe bon gré, mal gré, derrière elle, sûrement au milieu des différents porteurs de la bannière, mais elle n'en a que faire en réalité. Elle s'est rassise quand les Serpentards ont récupéré le souafle, et elle suit le poursuiveur vert et argent des yeux, forcément un peu inquiète.
« Serpentard reprend le souafle. Le poursuiveur Pucey évite deux cognards, les deux frères Weasley… »
Lavande cligne des yeux, il y a un reflet doré à côté d'Adrian Pucey : est-ce que les poursuiveurs peuvent attraper le vif-d'or ? Elle a peur, soudain, Gryffondor n'a absolument pas assez d'avance pour supporter ce genre de fin de match. Elle voit Katie Bell fonçait vers Adrian Pucey, mais que fait leur attrapeur ! Harry !
« et Bell, la poursuiveuse, et fonce vers… Attendez un peu, est-ce que c'était le vif-d'or ? »
Adrian Pucey se retourne, perd le souafle au profit de Katie Bell, qui repart en direction des buts verts et argents. Mais comme le reste de la foule, Lavande n'a plus d'yeux que pour les deux attrapeurs qui se sont élancés en même temps en direction du vif-d'or. Leur coude à coude est effrayant, mais Harry semble prendre un léger avantage, et Lavande se retrouve à bloquer son souffle pour la énième fois du match. Elle espère, elle espère si fort, que ses ongles lui font mal à l'intérieur de ses poings fermés, que ses dents mordent trop forts ses pouces rapportés au visage, mais elle ne sent plus rien. Sa respiration reprend bruyante… Et soudainement, Marcus Flint coupa la trajectoire d'Harry Potter. Personne ne l'avait vu venir, et Lavande hurle, relâchant tout l'air emmagasiné en trop. La rage gronde dans les gradins, et on entend des hurlements à la faute qui retentissent de toute part. Derrière elle, Lavande entendit Dean Thomas hurler carton rouge et de renvoyer le joueur, et Lavande, même sans avoir idée de ce si ce fameux carton rouge existe ici aussi, dans l'univers du Quidditch, est d'accord : elle l'aurait bien exclu définitivement, ou au moins pour dix minutes…
« Donc, après cette scandaleuse tricherie…
-Jordan !
-Je voulais dire après cette faute révoltante…
-Jordan ! »
Les interruptions de la Professeure McGonagall ramène Lavande à la réalité – et elle se rend soudainement compte que le choc l'avait fait quitter quelques secondes le match.
« D'accord, d'accord. Flint a failli tuer l'attrapeur de Gryffondor, ce qui aurait pu arriver à n'importe qui, et donc Gryffondor bénéficie d'un pénalty… »
Lavande tenta d'oublier que Gryffondor venait de rater l'opportunité de gagner le match sans avoir laissé à Serpentard la possibilité de mettre le moindre point à cause de ce… hum, à ce niveau-là, je vais être obligé de faire mon Steve Rogers est dire « Langage ! » Ce n'est pas tant que ses mots soient inimaginables dans la bouche d'une jeune fille bien éduquée comme Lavande Brown, mais plutôt que je ne voudrais pas voir des reproches quant à l'emploi de vocabulaire inapproprié dans mes rapports de la vie de tous ceux restés dans l'ombre du célèbre Harry Potter. Bref, avec tout cela, revenons-en donc au match :
« … repris par Spinnet et c'est Gryffondor qui garde le souafle ! »
Lavande râla dans sa barbe – enfin, ceci est une expression bien sûr, à onze ans, aucun des enfants présents dans les gradins n'avaient encore de barbe, du moins, concernant les premières années – du but louper mais elle resta concentrée sur Alicia Spinnet. Depuis le début du match, elle avait prouvé plus d'une fois qu'elle méritait sa place de poursuiveuse, si vous vouliez l'avis de Lavande, et elle laissa sortir un « non ! » venant du cœur quand Marcus Flint arracha la balle à Alicia. Lavande avait beau savoir que cela était autorisé au Quidditch, elle n'en resta pas moins rageuse : Alicia était si bien partie pour permettre à Gryffondor de récupérer dix points supplémentaires, encore une fois.
« Serpentard prend le souafle avec Flint qui passe à… »
Le souafle volait en direction d'Adrian Pucey, mais Alicia Spinnet n'avait visiblement pas dit son dernier mot, et Lavande inspira, un sourire se formant sur ses lèvres, à l'espoir qu'Alicia récupérât le Souafle, et laissa ressortir tout l'air emmagasiné dans un « oui ! » sonore à l'interception.
« …Spinnet qui passe à Bell… »
Les poursuiveuses de Gryffondor étaient bien parties pour marquer, et Lavande avait commencé à se lever, prête à hurler, tellement excitée qu'elle n'en avait pas vu le cognard arriver et frapper Katie Bell en pleine tête. Celle-ci perdit la balle, et Lavande retomba sur son siège, mêlée entre la déception et la douleur pour Katie.
« …frappée au visage par un cognard, j'espère qu'elle a le nez cassé… »
Lavande fut choquée par le commentaire : qui pouvait souhaiter cela à Katie ? Elle espérait que Professeure McGonagall allait faire une remarque, mais avant que celle-ci ait pu faire entendre sa voix, Lee Jordan se reprit :
« Non, non, je plaisantais, professeur… »
Ce n'étaient pas vraiment des excuses, mais sur le terrain, Marcus Flint se rapprochait dangereusement des anneaux Gryffondors, poursuivit par Alicia Spinnet et quelques mètres derrière, Katie Bell, qui avait eu besoin de quelques secondes pour reprendre ses esprits. Lavande était dans l'horreur la plus absolue, Marcus Flint mettait de la distance, et il tirait désormais vers les anneaux… Olivier Dubois qui plonge... Et Andrian Pucey qui récupère le souafle et l'envoie à l'opposé ! Lavande en pleure presque, elle est bien trop investie dans ce match, désormais.
« Oh non ! SERPENTARD MARQUE ! »
Soudainement, ce furent les acclamations de Serpentard qui se firent entendre dans l'ensemble du stade, les lamentations des Gryffondors encore trop enfouies sous le choc. Et alors que Olivier Dubois renvoyait le souafle vers Alicia Spinnet, qui le passa à Angelina Johnson, dans le début d'une chaine vers les anneaux verts et argents, évitant agilement les différents Serpentards et cognards qui se pointaient sur le chemin des trois poursuiveuses. Les trois filles semblaient inarrêtables, et dans les yeux de Lavande, elles étaient fabuleuses. Lavande suivait l'avancement de la balle, espérant que l'une d'elles marque et creuse de nouveau l'écart avec Serpentard, quand elle entendit la voix bourrue de Rubeus Hagrid, gardien des clés de Poudlard :
« Je ne sais pas ce que fabrique Harry. Je me demande s'il n'a pas perdu le contrôle de son balai… Ça m'étonnerait pourtant. »
Sa voix avait couvert le commentaire de Lee Jordan, ce qui était en soi un bel exploit, même si loin du commentateur, et Lavande se retrouva à quitter les trois poursuiveuses des yeux pour chercher Harry Potter du regard. Au même instant, une agitation naquit dans les rangs des Gryffondors, et plusieurs doigts se pointèrent dans la direction du célèbre Harry Potter, qui tournait désormais sur lui-même, dans ses cercles désordonnés, en se cramponnant tant bien que mal à son balai. Le spectacle faisait tache, par rapport aux qualités de vol qu'il avait démontré jusque-là, et il y eu un désintéressement général pour le reste des joueurs qui continuaient le match en arrière-plan.
Lavande était désormais effrayé pour Harry Potter, et non plus pour l'issu du match. Soudainement, le sport ne paraissait plus si important que ça, et elle ne pouvait se résoudre à quitter des yeux le survivant, qui était désormais pendu à son balai. Elle se mordait la lèvre nerveusement, et le léger goût âcre et métallique du sang vient titiller sa langue, qui n'en tient pas rigueur : elle était concentrée ailleurs. D'ailleurs, les voix de ses camarades, derrière elle, étaient indistinctes à ses oreilles inquiètes. Seule Hermione Granger, qui parlait plus fort et avec plus d'assurance que tout le monde parvient à son aire de Wernicke :
« Je le savais, c'est Rogue. Regarde ! Il est en train de jeter un sort au balai ! »
Lavande lâcha du regard Harry Potter quelques secondes pour chercher le Professeur Rogue dans la foule du gradin opposé, mais sans aides optiques, il était difficile de distinguer quoi que ce soit. Il avait l'air suspect, mais comme toujours. Et puis, de toutes façons, à la connaissance de Lavande Brown – et à la mienne aussi, d'ailleurs – aucun Gryffondor n'appréciait le Professeur Rogue et lui-même n'appréciait aucun Gryffondor en retour.
« Je m'en occupe. »
Derrière elle, sans même avoir à se retourner, Lavande sentit les bruissements de robe déterminés qui indiquaient que Hermione Granger avait quitté le gradin des Gryffondors. Lavande tenta de la chercher du regard, sans réussir à la localiser, et revient au terrain, où les deux jumeaux Weasley avait été envoyé au sauvetage du célèbre Harry Potter pendant que les trois poursuiveuses et le gardien des Gryffondors tentaient tant bien que mal de sauver le match. Par un alambiquement des règles que ni Lavande Brown, ni moi, ne pouvaient comprendre le match n'était pas même mis en pause, alors qu'un des participants était très ouvertement en danger de mort. Au sol, la Professeure Bibine n'avait pas même rejoint son balai, bien qu'elle gardât un œil distrait sur le pauvre Harry Potter.
Alors que les jumeaux Weasley tentaient tant bien que mal de s'approcher du balai d'Harry Potter, l'équipe de Serpentard avait profité de la panique pour marquer deux nouveaux buts, et égaliser avec Gryffondor. La victoire de l'équipe rouge et or semblait peine perdue désormais, surtout que Terence Higgs paraissait d'autant plus attentif et déterminé à trouver et attraper le vif-d'or.
Fred et George Weasley finirent par abandonner l'idée de se rapprocher du célèbre Harry Potter, et Lavande ne pouvait s'arrêter de s'inquiéter. Sa lèvre saignait réellement désormais, tant ses dents étaient rentrées dans la muqueuse labiale inférieure. Et alors que l'attention ne revenait toujours pas au match, Marcus Flint mettait désormais son cinquième but dans l'indifférence la plus totale. Même Lee Jordan n'avait plus la capacité à commenter le match, et le reste de l'équipe de Gryffondor donnait bien trop souvent des coups d'œil en direction du célèbre Harry Potter pour être efficace.
Et puis, soudainement, le balai du célèbre Harry Potter se stabilisa. Il y eu, dans les gradins des Gryffondors, une grande expiration collective de soulagement, et Lavande se rendit soudainement compte qu'elle avait retenu, une fois encore, son souffle tout du long.
« Ça y est ! Elle a réussi ! » Les cris de joies de Ron se perdirent dans les acclamations des autres Gryffondors, alors que Harry Potter repartait en piquet : avait-il remarqué le vif-d'or ?
Aussi vite que l'intérêt pour le match s'était éteint, il revient dans la tribune rouge et or, et on entendit des hurlements d'encouragement, auxquels Lavande participa avec soulagement, alors que le célèbre attrapeur atterrit brutalement au sol, sur le point de vomir. Le silence se refit d'un seul coup dans la tribune – comment l'espoir pouvait-il être remonté si vite ? D'ailleurs Terence Higgs n'avait pas bougé du moindre millimètre, et il aurait sûrement fondu en piquet aussi, non, si le vif-d'or était vraiment dans la direction ? Lavande était sur le point d'accepter la défaite de Gryffondor quand le célèbre Harry Potter toussa, tendit le bras en l'air, et hurla :
« J'ai attrapé le vif-d'or ! »
L'explosion dans les gradins rouges et ors était inimaginable. Lavande sauta en hurlant, prenant dans ses bras tous ceux qui passaient près d'elle. Il y avait des larmes de soulagement qui inondaient son visage, et elle était toujours bien trop prise par ses émotions pour remarquer sa lèvre. Parvati Patil lui tendit un mouchoir, et elle partit dans un rire, quand Lavande commença à s'essuyer les yeux avec. Les trois amies avaient du mal à arrêter de sautiller, danser, et hurler dans l'émotion de la foule, mais Lavande était sûrement la plus heureuse de tous : Gryffondor avait gagné !
Bon, par contre, j'ai plus de chapitres d'avance désormais... Le chapitre 12 est commencé, mais pas fini et encore moins relu - il risque d'être en deux ou trois parties. Chapitre 13 et 14 sont inexistants, chapitre 15 est prêt (sûrement une relecture encore mais globalement prêt) en trois parties; et ensuite il restera les chapitres 16 et 17 qui ne m'inspirent pas vraiment...
Bref, on risque de repartir sur une pause un peu longue avant la prochaine publication, excusez-moi...
