Ève s'enfouit dans les couvertures pour se couvrir, elle s'assit au bord et fit tout pour ignorer la présence dérangeante de Jack.
Impossible, il fit tout pour lui rappeler qu'il était bel et bien là :
- Qu'est-ce qu'il y a, tu te sens mal ? Se moqua-t-il
Elle ignora ses dires et tenta de ne rien laisser transparaître de ses émotions, l'inquiétude la rongeait de l'intérieur.
- Tu n'as pas l'air bien. Insista le patriarche en haussant un sourcil moqueur
- Laissez-moi tranquille...Exigea Ève d'une voix tremblante
Elle sentit ses yeux, qui étaient sur le point de pleurer, malheureusement, il se fit sentir dans sa voix qu'elle avait envie d'évacuer ses angoisses.
Et le père Baker ne manqua pas l'occasion de s'en moquer.
- Ma petite biche a l'air d'être très fatiguée mais elle n'arrive pas à fermer l'œil. Tu attends que je te lise une histoire avant de vouloir t'endormir, c'est ça ? Railla Jack
Les joues d'Ève rougirent de colère, il la prenait pour une petite fille.
Elle s'était déjà occupée d'enfants et elle avait pu le voir avec sa fille.
Les enfants se mettaient à pleurer lorsqu'ils avaient sommeil et ne pouvaient pas dormir sans que l'un de leurs parents veille sur eux jusqu'à qu'ils s'endorment.
Elle lança un regard indigné en direction de Jack, qui élargit son sourire machiavélique.
- Mais peut-être que tu préfères encore rester réveillé. Continua le patriarche
Ève tourna la tête ailleurs, elle commençait sérieusement à en avoir assez.
- Ça te demandera aucun effort, je te le promets. Se moqua Jack
- N'y comptez pas là-dessus ! Je vous interdis de reposer la main sur moi ! S'énerva Ève les nerfs à vif
Jack répondit par un ricanement froid et mauvais. Il la toisa d'un regard moqueur :
- Voyez-vous ça...Tu t'imagines que tu pourras m'en empêcher ? Lui répondit Jack d'un ton sardonique
Et en plus, il se permettait de lui rappeler son incapacité à ne pas pouvoir se défendre de ses coups.
- Tu n'es pas facile, fillette, ça va être un plaisir de refaire ton éducation...Reprit-il
- Ah oui ? J'aimerais bien voir ça, vous ne me faites pas peur ! Rétorqua Ève d'une voix affirmée
Peu impressionné, Jack s'approcha jusqu'à être près de son visage, son haleine rance donna des frissons de dégoût à Ève.
- Tu veux que je te montre ce que je peux te faire ? Rit Jack sadiquement
Son cœur se mit à battre de plus en plus fort à mesure que Jack approchait son torse du sien. Ève se demandait quel jeu il jouait avec elle.
Étais-ce pour la rendre affreusement embarrassée et complètement terrifiée ? Eh bien, elle pouvait dire qu'il avait réussi sans encombre.
Elle voulait le repousser sauf qu'elle n'osa pas, sa résistance pourrait encourager le père Baker à la blesser et à la malmener.
- Qu'est-ce qui t'arrive, fillette ? Tu as envie de me dire quelque chose qui te déplait ? Dis-moi tout. La provoqua-t-il ouvertement
Son ricanement fit frissonner davantage Ève, il replaça une mèche de ses cheveux clairsemés derrière son oreille gauche.
Jack passa lentement ses doigts massifs près de sa gorge comme s'il cherchait à l'étrangler.
Il faisait tout pour qu'elle flanche et tente ne serais-ce que de reculer et de mettre un léger écart entre-eux.
Ève ne rentra pas dans son jeu malgré que son cœur menaçait de sortir de sa poitrine à tout instant.
- Tu as perdu ta langue ? Ironisa Jack
Ève secoua la tête, le visage qui pâlissait à vue d'œil.
Elle n'allait pas céder, ça jamais !
- Arrêtez, vous perdez votre temps. Eveline a dit qu'on devait dormir, faisons-le. Bégaya Ève
La prenant par surprise, il saisit violemment sa gorge avec ses deux mains, il la poussa en arrière.
Ève se retrouva allongée dans le lit.
Respirant de plus en plus fort, Ève le fixa avec de grands yeux apeurés.
Jack rit froidement de son angoisse grandissante.
- Chut, chut, n'aie pas peur. Rassura-t-il faussement avec un sourire horrible aux lèvres
Il bloqua Ève et l'empêcha de se lever, il posa chacune de ses jambes sur chaque côté de ses hanches.
Au-dessus d'elle et en postion de force, Jack enfonça ses ongles dans sa peau, il se pencha un peu plus.
Son souffle froid contre son cou la fit tressaillir.
Ève essayait de se débattre, la poigne qu'il exerçait était si forte qu'elle en suffoquait.
- Je sais bien que tu profites d'être devenue la favorite de la petite, tu es comme tous les autres, tu veux t'enfuir d'ici ! Tu n'arrives pas à apprécier le bonheur de faire partie de la famille. T'en fais pas ma toute belle, tu vas apprendre à nous aimer et à accepter son don. Tu vas avoir de vilaines blessures sur ta peau toute douce ! Cracha-t-il en caressant avec son pouce sa gorge
- Qu'est-ce qu'elle vous a fait ? Qu'est-ce qu'Eveline vous a fait ? S'enquit Ève d'une voix rauque
- Ma petite fille est si précieuse, aucune ne lui ressemble, elle est un don de Dieu. Elle nous a offert un cadeau merveilleux. Sourit Jack méchamment
- Non, Monsieur Baker, c'est faux...Dites-moi ce qui s'est passé ce soir de tempête juste avant qu'elle ne bouleverse votre existence et celle de votre famille...Demanda-t-elle
Étonnamment, il déserra sa prise sur sa gorge, il garda tout de même ses mains autour.
Jack Baker lui jeta un regard confus. Sa voix devint douce, ça n'était pas celle qu'elle avait l'habitude d'entendre, brèche et agressive :
- Je ne comprends pas...
- Cette nuit-là, tout était si paisible, seulement vous aviez trouvé Eveline, c'est elle qui est responsable de votre malheur ! Qu'a-t-elle fait ? Ce n'est pas un don qu'elle vous a donné ! Dites-moi...Exigea doucement Ève
Ève posa une main hésitante sur la joue de Jack pour ainsi l'encourager à poursuivre, malgré qu'elle craignait un autre accès de violence chez lui.
- Je ne m'en rappelle pas. Mon Dieu, qu'est-ce que je fais ?! Ma fille, je t'ai pas fait mal ? Paniqua-t-il
Ce fut au tour d'Ève d'être troublée, elle avait l'impression que ce n'était plus Jack Baker qui se trouvait au-dessus d'elle.
Eveline n'était pas un être humain, elle avait des pouvoirs surnaturels, Ève l'avait appris...Se pourrait-il qu'elle arrive à faire des choses encore plus terribles ?
- Je suis désolé, sincèrement désolé. Se confondit en excuses Jack
Il retira aussitôt ses mains autour de sa gorge, Ève enleva aussi la sienne de sa joue. Jack plaqua une main contre son visage, il semblait se sentir profondément honteux.
Il s'éloigna d'elle, gêné par ce qu'il avait fait.
- Seigneur, qu'est-ce j'ai fait ?! Et qu'est-ce que j'allais faire ?! S'affola-t-il
- Monsieur Baker ? Appela Ève d'une petite voix en s'asseyant
Elle rapprocha ses genoux d'elle et essayait de rester calme, la respiration haletante.
Son cœur tambourinait dans sa poitrine, elle restait assez méfiante, elle espérait que ce n'était pas une des ruses perfides de Jack Baker pour l'obliger à relâcher sa garde et l'attaquer à nouveau.
- Pardonne-moi, ma fille, c'était pas moi ! J'aurais jamais fait tout ça ! Je t'ai blessée autre part ? Assura Jack
- Ça n'a pas d'importance, je me doutais bien que vous n'étiez pas comme ça. Je ne sais pas si Lucas vous a parlé de moi, je suis Ève Montgomery, j'étais l'amie de votre fils. Rougit Ève
- Si bien sûr. Tu as bien grandi, la dernière fois que je t'ai vu, tu étais toute petite. Je te dois tellement, je ne sais pas comment tu as fait mais tu m'as ramené à la raison, tu as réussi à briser le contrôle qu'elle avait sur moi. Raconta Jack
- C'est donc Eveline qui arrive à vous contrôler ?! S'exclama Ève ahurie
- Oui. Ma famille n'est pas celle que tu crois ! Ce ne sont pas des personnes violentes, brutales et sanguinaires. Lucas n'est pas un monstre, ni moi, ni ma femme, ni ma fille ! Insista Jack
- Alors quand Lucas m'a dit qu'il avait tué mon chien, c'était un mensonge ? Se rassura Ève
- Mon fils serait incapable de faire du mal à qui que ce soit ou à un animal. Crois-moi. Acquiesça Jack
- Je vous crois. Sourit faiblement Ève
- Je pense que ça ne va pas durer, je vais être à nouveau sous son contrôle. Sache que toutes les horreurs que je vais te faire ou te dire ne vient pas de moi ! S'excusa-t-il
- Oui, au moins maintenant je sais au moins qu'on peut essayer de rendre la raison à ceux qui sont sous la contrôle de cette...
- Ne l'insulte pas ! Elle pourrait t'entendre et te tuer à distance ! Coupa Jack
- D'accord...Bafouilla Ève
- Pour une raison qui m'échappe, tu n'as pas été contaminé par Eveline. Pourtant, elle était très proche de toi. Fit remarquer Jack
- Contaminée ? Que voulez-vous dire ? Monsieur Baker ? Questionna Ève
Subitement, il eut une mine sombre, ses membres se mirent à trembler. Un sourire inquiétant s'étira sur ses lèvres, il se mit à rire bruyamment.
Ève serra les couvertures contre elle, elle respira de plus en plus fort. Jack était redevenu complètement fou ! Il tourna sa tête hirsute vers Ève :
- Tu croyais que j'étais parti pour de bon ? T'essayais de me retourner contre ma fille ? Elle, qui a été toujours là pour moi, ce n'est pas comparable à la tienne qui t'abandonne lâchement ! Quand elle grandira, elle deviendra une pute !
- Je vous interdis de dire ça de Paige ! S'énerva-t-elle
- M'interdire ? C'est à moi de te dire ce que tu as le droit de faire ou non, elle l'a dit, tu dois m'obéir ou sinon tu vas souffrir ! Tellement que tu vas me supplier de t'achever ! Bien sûr en réponse je vais te cracher dessus et tu devras te délecter de ma salive parce que ça sera la seule chose que t'auras le droit ! Trancha-t-il
- Arrêtez ! Supplia Ève
- Je n'ai pas encore commencé. Ricana-t-il
Il retira la couverture brusquement, il la jeta par terre pour qu'elle ne puisse protéger aucune partie de son corps.
Exposée, il se mit à la frapper brutalement.
- Tu voulais t'en prendre à cette enfant innocente qui n'a pas de famille ! S'indigna-t-il
Il la gifla violemment faisant saigner son nez encore une fois. Ève commença à avoir une respiration haletante, elle gémit de douleur.
- Mais maintenant je suis là, je suis son père et je la protégerai des salopes dans ton genre ! Hurla Jack
Il lui donna un coup de poing au visage qui saigna deux fois plus, son cœur cognait dans sa poitrine.
Elle se rappela qu'elle avait les mains et les jambes libres.
Ève donna des coups de pieds aussi fort qu'elle le pouvait pour éloigner Jack d'elle.
Elle ne réussit qu'à le pousser légèrement en arrière.
Ève en profita pour se lever et courir vers la porte, elle ne put faire un pas de plus car Jack s'était précipité pour l'en empêcher.
- Où crois-tu aller ? Siffla le père Baker
Il attrapa sa taille et la souleva pratiquement hors du sol pour la ramener sur le lit, Ève ne se laissa pas faire, elle agita ses jambes qui fouettèrent l'air.
- Où tu t'en vas comme ça ? Tu ne me quittes pas, j'espère ? Railla Jack
- Lâchez-moi ! Ordonna Ève
Il referma son autre main autour de sa gorge pour la maintenir tranquille. Ève gesticulait dans tous les sens pour se libérer. Ses efforts n'aboutirent à rien.
- Alors, c'est tout ce que t'as dans le ventre, ma jolie ? La nargua Jack en riant de sa piètre résistance
- Non ! Cria-t-elle
Ève lui donna un coup de coude dans le ventre, elle lui mordit jusqu'au sang sa main qui tenait sa gorge.
Jack éclata de rire face à ses tentatives, il la jeta brusquement par terre.
Quand elle atterit sur le sol, Ève sentit le plancher érafler ses jambes déjà meurtries par les coups de Jack.
- C'était quoi ça ? Des chatouilles ? T'es mignonne, moi aussi je vais t'en faire sauf que ça sera plus brutal ! Railla-t-il
Jack saisit les jambes d'Ève et réussit à la traîner jusqu'à la cheminée dans la pièce à côté de la chambre malgré qu'elle les agitait dans tous les sens !
- Qu'est-ce que vous faites ?! Paniqua Ève
- Papa va te montrer son amour qui est si ardent que tu vas le sentir brûler ta peau ! T'en fais pas, ça va te réchauffer des pieds à la tête. Promit-il sardoniquement
Tenant fermement la cheville d'Ève d'une main, de l'autre il saisit dans la cheminée une barre de fer qui avait été chauffée à blanc !
Avec effroi, Ève le vit rapprocher la barre brûlante de sa cuisse.
- Ça va aller, ça va juste piquer un peu. Pouffa Jack
- Non ! Non ! Non ! Hurla Ève désespérée
- C'est ça, cri pour Papa ! Rit-il
- Monsieur Baker ne faites pas ça ! Ce n'est pas vous qui voulez ça ! Ce n'est pas vous ! Implora Ève la voix en larmes
- Vraiment ? Ricana le patriarche
Il s'esclaffa longuement.
- Oh si j'en ai envie ! Et je le veux ! Détrompa-t-il
Il posa brutalement la barre de fer brûlante sur la peau d'Ève.
Cette fois-ci, elle n'en pouvait plus, elle poussa un long hurlement de douleur à s'en casser la voix.
- NON ! NON ! Hurla Ève vainement
Il laissa le fer brûlait sa chair jusqu'à qu'elle n'en pouvait plus.
Lorsqu'il retira enfin la barre de fer, ce qu'il y avait derrière était une énorme marque rouge vif.
- Tu ne peux pas être insensible à la douleur, fillette. Pas tant que tu aies accepté son don...Divagua Jack
- Pourquoi ? Pourquoi ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Pleura Ève à bout de nerfs
- Tu as été vilaine, très vilaine. T'as essayé de t'en prendre à ma petite Evie. Et tu as essayé de m'enlever à elle ! Gronda Jack
- Je veux partir...Laissez-moi partir, je vous en prie...Supplia Ève en hoquetant
Jack se contenta d'afficher un sourire méchant en la voyant si affligée.
- Le péché est puni par Dieu, il accepte que d'autres honnêtes gens comme moi, fassent le châtiment à ses créatures immondes et impures. Toi, tu en fais partie, si sale, si répugnante, si dégoûtante ! Je pourrais te rendre pure, tu sais, tu dois juste m'écouter et accepter d'être sa mère. Lui dit-il avec mépris
- Vous ne le pensez pas, je sais que ce n'est pas vous qui le dites...Souffla-t-elle d'une voix faible
- Tu crois que je parle sans penser réellement ce qui sort de ma bouche ? Tu veux que je te montre à quel point t'es sale pour moi ! S'agaça Jack
Il saisit le seau qui se trouvait dans la cheminée, sans qu'elle ne s'y attende, Jack renversa tout le liquide noirâtre qu'il contenait sur la pauvre jeune fille.
Sous les rires du patriarche, Ève poussa un cri de surprise quand elle en fut submergée.
Elle en était entièrement recouverte, le liquide coulait sur son visage, dans ses cheveux, sur tout son corps.
Elle était toute tremblante en sentant la matière poisseuse du liquide sur sa peau, qui dégoulinait dans tous les sens.
Jack s'avança vers elle et tapota sa tête.
- Je vais te purifier, fillette, un bon bain fera l'affaire.
Encore sous le choc, Ève finit par céder à la rage :
- Qu'est-ce qui ne va pas dans votre tête ?! Espèce de malade ! Allez vous faire voir vous et votre famille !
Jack perdit son sourire, son expression devint sombre.
Serrant les dents rageusement, il attrapa une poignée des cheveux d'Ève et tira dessus violemment.
Ève poussa de nouveau des cris de douleur.
- Tu oses parler de cette façon de ma famille ?! T'as le choix, tu lèches tout ce qu'il y a sur tes bras ou je te fais boire ta pisse ! Menaça-t-il
- Quoi ?! S'étouffa Ève
- T'as très bien entendu. Grogna Jack
- Je ne vais pas le faire ! Refusa-t-elle
- Ah oui alors c'est moi qui va choisir à ta place, tu vas boire ton urine ! Cracha-t-il haineusement
- Non ! Je vais lécher mes bras. Céda Ève
Avec dégoût, Ève s'exécuta sous le sourire moqueur de Jack. Elle retenait des larmes d'amertume, de dégoût et de colère.
Lorsqu'elle eut fini, Jack sourit et passa une main dans ses cheveux, elle était morte de honte :
- Bonne fille...Je vais te nettoyer tout ça. Suis-moi.
Elle se releva avec lenteur.
Ève vit alors son seul espoir de prendre la fuite. Jack ouvrit la porte qui était censée être verrouillée. Il passa devant elle et l'incita à le suivre.
La jeune femme fit semblant au début de le suivre.
Ève observa avec minutie son environnement. Ils étaient donc à l'étage, les escaliers menés au rez-de-chaussée et...À la porte de dehors !
Ève jeta un œil à Jack, il avait l'air d'être peu préoccupé par elle. La jeune femme se rua vers la sortie en descendant les escaliers quatre à quatre.
Elle sentit le plancher griffant le dessous de ses pieds nus, ça lui importait peu, tout ce qui se comptait en cet instant c'était s'échapper.
Le patriarche dit d'une voix ennuyée :
- Reviens vite ici ou je vais te donner une peigne que t'es pas prête d'oublier. Je pensais que tu avais appris à me craindre.
Ne l'écoutant pas, elle réussit à atteindre la porte, la liberté se trouvait juste derrière ! Quelques centimètres de plus elle y était.
Posant ses deux mains sur la poignée de la porte, elle constata qu'elle était fermée à double tours !
- Non, non, non ! Ce n'est pas vrai ! Se lamenta Ève
Une main se posa sur son épaule brusquement, sursautant au contact, Ève s'attendit que ce soit Jack l'auteur de ce geste...Mais ce n'était pas lui, c'était Lucas.
- Bah alors, où croyais-tu aller, bébé ? Dit-il sarcastiquement
Ève ne lui répondit pas, elle ne se contenta que de lui lancer un regard noir.
- Cette traînée s'imaginait pouvoir s'échapper ! S'exclama Jack furieux qui s'avança vers eux
Ève sentit des frissons parcourir tout son corps lorsqu'elle aperçut le père Baker dans une telle fureur.
- T'as vraiment pensé qu'on était assez stupides pour laisser les portes ouvertes ? Fit remarquer Lucas en haussant un sourcil d'un air amusé
Ève se dégagea de sa prise et ne fit pas attention à lui, elle recula de plusieurs pas, elle était bloquée, son dos rencontra la porte verrouillée.
- N'espère pas me refaire un coup pareil ou je t'égorge et te laisse vider de ton sang ! Grommela Jack
Lucas jeta un regard amusé en direction de la concernée, il la regarda des pieds à la tête et s'esclaffa à la vue de son état.
- Mais qu'est-ce qui t'est arrivée ? Un des mycomorphes t'as gerbé dessus ? Se moqua Lucas en observant la substance noire sur sa peau
- Non, mais demande-lui, il te le dira...Siffla Ève en jaugeant Jack
Elle regretta aussitôt ses paroles car elles avaient réussi à mettre le patriarche encore plus en colère.
- Quoi ?! Qu'est-ce que t'as dit ?! Se déchaîna Jack
Il s'approcha dangereusement d'elle, ses pas lourds claquer contre le plancher, Ève se colla contre la porte apeurée mais ne retira pas pour autant ce qu'elle avait dit.
L'ombre imposante du père Baker la recouvrit entièrement, le cœur battant à tout rompre, Ève avala difficilement sa salive.
Avec soulagement, il ne pointa qu'un doigt accusateur et menaçant dans sa direction.
- Crois-moi je vais te faire beaucoup pire que ça, sale garce ! Cracha Jack haineusement
- Sale, ça tu peux le dire, vieux, elle est encore plus dégoûtante qu'un tas de merde. Provoqua Lucas
- Non mais tu ne t'es pas regardé, à quand elle remonte ta dernière douche, le siècle dernier ?! Réagit Ève d'une voix envenimée
Lucas éclata de rire en voyant qu'il avait réussi à la mettre en colère, il répondit à sa provocation d'un ton ironique :
- Toi, il ne t'a fallu qu'un jour pour être aussi sale, après tout j'ai oublié qui tu étais, Cendrillon !
- Arrête de m'appeler comme ça ! S'énerva-t-elle
- Fermez-la tous les deux ! Toi, tu vas regretter de t'être enfuit en courant ! Tu vas passer un mauvais moment, tu préféreras encore rester comme ça que de te laver ! S'époumona Jack en les faisant aussitôt taire tous les deux
Ève alors fusilla du regard Lucas, qui tourna finalement les yeux vers son père à l'entente de ce qu'il avait dit.
- La laver ? Oh Papa, tu vas pas t'embêter à le faire, elle est insupportable, laisse-moi m'en charger. Suggéra Lucas en mettant ses mains dans ses poches
- C'est hors de question ! Tout mais pas lui ! Intervint Ève les joues rouges d'embarras et de colère
Lucas lui adressa un sourire sardonique à l'entente de ses cris de protestation.
- Bon vas-y, fiston. Accepta Jack
Lucas sourit d'un air triomphal sous les yeux exorbités d'Ève à cette réalisation.
- Quoi ?! S'étrangla Ève en s'empourprant à cette idée
- Tu vas aussi me manquer, ma biche, je reviendrai plus tard pour te sécher...Susurra Jack en s'approchant d'elle suffisamment près
Il embrassa son oreille faisant frémir Ève, le patriarche en réponse, ricana méchamment, il ébouriffa ses cheveux et tourna les talons.
Une fois que Jack était parti, Ève sentit son corps être parcouru de tremblements.
- Tu t'es piégée toute seule, t'as dit que t'avais pas envie que ça soit moi qui le fasse, mon père en a déduit que ça te ferait passer un mauvais quart d'heure. Bon, maintenant viens. Lui fit remarquer Lucas en agrippant son poignet
- Non ! Se débattit Ève en vain
- Fais pas ta gosse ! Grommela Lucas
En dépit de tous ses efforts, Ève ne put résister à la force de Lucas.
Il la traîna sans difficulté jusqu'à la salle de bain, il prit soin de refermer la porte derrière lui.
Le bruit de la porte qui claqua fit sauter d'un bond le cœur d'Ève, dans quelle situation horrible se retrouvait-elle encore ?
Ève porta attention au décor qui l'entourait.
La pièce était très peu éclairée, il n'y avait qu'une lampe accrochée au mur d'en face, il n'y avait pas de fenêtres.
Le miroir était brisé au-dessus des éviers sales, qui l'avait cassé, ça c'était un mystère...
La salle de bain était dans un état déplorable, si ça avait été le contraire, ça n'aurait pas été normal...
Ève se frotta les bras, il ne faisait pas chaud dans cette douche.
Elle sentit le carrelage froid sous ses pieds nus et blessés.
Toutes les pièces de cette maison étaient inquiétantes.
Dos à Lucas, ce dernier en profita pour amener une de ses mains au bras gauche d'Ève qui tressauta par surprise.
- Si t'as une envie pressante, c'est maintenant ou jamais. Fit observer Lucas avec un sourire amusé
Ève repéra les toilettes, elle eut la nausée en voyant aussi à quel point elles étaient mal entretenues.
- Ça ira, non merci. Coupa Ève d'un ton sec en se tournant pour lui faire face
- Oh, je t'ai vexée ? Je proposai ça juste comme ça, si tout. Pas la peine d'en faire tout un plat. Ironisa Lucas
- Espèce d'idiot...Marmonna Ève
Lucas ne fit que rire en l'entendant l'insulter.
Il eut un rictus à la pensée qui lui vint par la suite à l'esprit.
- C'est l'heure de prendre ton bain, alors vas-y, mets-toi à l'aise, enlève tous tes vêtements. Sourit Lucas
- Tu peux rêver ! Je n'enlèverai rien du tout ! Je vais me laver toute habillée ! Refusa-t-elle sèchement
- Oh non, pourquoi me gâcher ce plaisir, hein ? Comme je te l'ai dit, pas besoin d'être timide. Grimaça Lucas
- Je ne le ferai pas, tu as entendu ! Riposta Ève
- Je vois pas pourquoi tu réagis comme ça, c'est comme si tu étais face à un inconnu. On se connaît depuis qu'on était tout petits et tu as honte de te déshabiller devant moi ? S'obstina Lucas
- Ce n'est pas une raison, n'importe qui aurait honte de le faire même s'il te connaissait Lucas ! Argumenta Ève
- Moi, ça ne me dérangerait pas, surtout devant toi...Dit-il avec un sourire mauvais au coin des lèvres
Ève rougit violemment aux allusions de Lucas.
- Je n'ai rien avoir avec toi, je ne suis pas sans-gêne ! S'exaspéra-t-elle encore plus rouge qu'elle ne l'était
Lucas haussa les épaules, l'air un peu déçu mais sa bonne humeur finit par revenir.
- Comme tu voudras, tu vas alors rester toute mouillée parce que je te donnerai rien pour te sécher. Au moins comme ça je pourrais voir tes habits qui vont devenir transparents. Se réjouit-il
La jeune fille lui jeta un regard dégoûté.
Ève, à son grand désarroi, posa ses yeux sur la baignoire remplie à ras bord d'une eau malodorante et trouble.
- Attends, t'es pas sérieux ? S'indigna la jeune fille
- Je suis très sérieux. Répondit-il d'un ton ennuyé
- Je ne me laverai pas dans cette eau sale ! Objecta-t-elle
- Tu crois que ça change quelque chose ? Pouffa-t-il en regardant la matière visqueuse qui la recouvrait
- Tu ne peux pas t'en empêcher ?! Je n'irai pas dedans ! Persifla Ève
- Tu penses honnêtement que tu peux donner ton avis ici ? Dois-je te rappeler que tu n'es pas chez toi ? Petite peste ingrate, on t'offre notre hospitalité et toi tu oses la refuser. S'impatienta Lucas
- Votre hospitalité ? Laisse-moi rire ! Tu dis ça comme si j'étais votre invitée ! Vous me retenez prisonnière ! Rappela Ève d'un ton agacé
Lucas applaudit sarcastiquement, Ève resta impassible. Brusquement, il empoigna le bras d'Ève et la rapprocha de lui pour qu'elle l'écoute avec attention.
- T'as tout dit, ma belle, tu ne fais pas ce qui te chante ici...Maintenant rentre là-dedans ou je recommence à être violent, ça te revient ?! Ordonna-t-il
Lucas la poussa violemment en arrière, Ève se retrouva contre le rebord de la baignoire.
Elle lui accorda un dernier regard empli de mépris et décida de s'exécuter à contrecœur.
Elle plongea une jambe dans ce liquide répugnant. Avec un effort surhumain, elle plongea son corps entièrement dedans.
L'eau lui arrivait jusqu'au-dessus de ses avant-bras.
Retenant une immense envie de vomir, Ève se contenta de respirer un grand coup.
Lucas s'approcha d'elle, il croisa ses bras sur son torse et il soupira exaspéré :
- On est beaucoup trop gentils avec toi, on t'offre la possibilité de te laver et maintenant tu te permets de faire la maline avec nous.
Ève resta silencieuse, elle n'en pouvait plus.
- D'abord il faut te rincer, n'est-ce pas ? Dit-il d'une voix mielleuse
Lucas ouvrit le pommeau de douche, des jais d'eau grisâtre en sortirent. Ève poussa un cri en sentant l'eau froide coulait sur sa tête et sa nuque.
Elle était si glacée qu'elle semblait être chaude. La substance noire quitta presque toute sa peau.
- Oups, désolé, j'ai oublié de régler la température. Tu devras faire avec. S'excusa-t-il faussement en mettant une main sur sa bouche d'un air désolé
Ève se retint de lui sauter au cou pour l'étrangler, elle savait qu'elle n'allait pas se relever de ce combat si elle le faisait. Celui avec Jack n'avait pas été très fructueux...
Elle se sentit humiliée en sentant Lucas savonnait sa peau. Accroupi devant elle pour être à sa hauteur, il continua à l'embarrasser :
- Tu sais ce que faisait les frères et sœurs quand ils étaient petits ? Ils prenaient leur bain ensemble, pourquoi on ne ferait pas la même chose, hein ? Oh, tu ne te souviens pas, Ève, tu disais que j'étais comme ton grand frère. Moi je pensais plutôt à une toute autre relation...entre nous.
- Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ? S'accabla Ève
- Sois pas comme ça, oh, tu ne sais vraiment pas rire. Bouda-t-il faussement
- En quoi j'ai envie de rire ? Si tu étais à ma place, tu rirais ? S'exaspéra-t-elle
- J'aurais des larmes de joie ! Gloussa-t-il
Ève préféra ne rien dire, elle sentait que si elle répondait à la provocation, elle aurait de nouvelles blessures qui s'ajouteront aux autres.
- Souris, bébé, tu ne sais pas la chance que t'as. La provoqua délibérément Lucas
La jeune femme détourna la tête, elle reporta son attention sur l'eau boueuse dans laquelle elle était submergée.
Lucas, furieux, d'avoir été ignoré encore par elle, s'empressa de saisir une poignée de ses cheveux avec force.
- Tu évites de tourner la tête ! Quand je m'adresse à toi, tu me regardes droit dans les yeux et tu m'écoutes, t'as pigé ?! Se déchaîna-t-il à nouveau
Ève plongea ses yeux verts dans les siens d'un air provocateur, décidée à lui montrer qu'elle était loin d'être impressionnée par lui.
- Oh non, tu n'aurais pas dû faire ça...Grinça- t-il
Ayant toujours une prise sur ses cheveux, il cogna violemment son front contre le rebord de la baignoire, Ève larmoya de douleur.
Un hématome se forma dessus.
Elle était toujours profondément abasourdie par la violence dont faisait preuve Lucas.
Lucas arriva à déceler l'horreur dans ses prunelles, il eut un petit sourire satisfait :
- Ce n'était pas grand-chose, non ? Il y a beaucoup pire comme...Ça !
Il sourit sadiquement et ouvrit le robinet et l'eau froide jaillit engloutissant la pauvre Ève.
Il laissa pendant de longues minutes l'eau couler sur elle. Ève se retint de crier malgré la douleur qu'elle subissait.
Lucas finit par éteindre.
- Au moins, tu es toute propre, maintenant. Ricana-t-il
Ève, trempée, se mit à trembler de froid. Elle regardait profondémment choquée Lucas.
- Je suis content de ne pas être à ta place, dommage pour toi que t'es refusée de faire ce que je t'ai dit. Ça ira, mon père a dit qu'il te réchaufferait, si tu vois ce que je veux dire...
- En me frappant ? S'horrifia Ève
- T'as tout compris, bébé, la peau irritée te tiendra au chaud. Ça va être beau à voir toutes ces couleurs sur ta peau. Pouffa-t-il
- Qu'est-ce qui ne va pas chez toi ?! Cria-t-elle
- Trouve autre chose, tu me l'as déjà dit. S'ennuya-t-il en faisant la mimique de bailler
- Ça ne te fait même pas réagir, comment peux-tu ne pas être choqué par tes paroles ou tes actes ?! S'alarma Ève la respiration haletante
- Je suis tout à fait normal, c'est toi qui est inconsciente de ne pas être coopérative. Je commence à croire que tu as des tendances suicidaires. Ou alors tu aimes qu'on te fasse mal. Tu veux que je le fasse ? Proposa Lucas accompagné d'un sourire dangereux
Il commença à approcher sa main d'elle.
- Oh putain, j'aime ça. Jubila-t-il à l'idée de ce qu'il allait faire
- Ne m'approche pas ! Cria Ève
Effrayée, elle quitta la baignoire d'un mouvement rapide avant que Lucas ne l'attrape, elle se précipita vers la porte.
En courant elle faillit glisser mais elle garda l'équilibre, à quelques centimètres de la porte, elle s'apprêtait à l'ouvrir.
Une souffrance lancinante la stoppa nette, Lucas avait tiré violemment ses cheveux la faisant repartir en arrière.
- Ne pars pas comme ça, bébé, on n'a même pas commencé, allez quoi, je suis sûr que tu vas aimer. Ça sera encore plus agréable qu'avec mon père. Promit-il un sourire mesquin aux lèvres
- Lâche-moi ! Ne me touche pas ! Je veux que tu me laisses tranquille ! Laisse-moi ! S'affola-t-elle
- Y'a aucune raison pour que tu te mettes dans cet état, je veux juste te faire sentir bien...Insinua Lucas
- LÂCHE-MOI ! S'écria Ève apeurée
Lucas leva les yeux au ciel exaspéré par son attitude. Ils entendirent tous les deux la voix du patriarche retentir :
- C'est quoi ce raffut ?! Hurla la voix de Jack
- T'es fière de toi, j'imagine ? Tu ne vas plus pouvoir marcher, bébé. Et je ne vais pas le retenir. S'agaça Lucas
Jack fit irruption dans la salle de bain, fou furieux :
- Qu'est-ce qui se passe ici ?! Exigea-t-il de savoir
Serrant son autre main autour de la gorge, Lucas approcha ses lèvres de l'oreille d'Ève lui chuchotant au creux :
- Tu peux éviter ça, choisis bébé, mon père ou moi ?
- Toi...Souffla Ève résignée et anéantie
- Bonne fille. Félicita Lucas sarcastiquement
- Quand je pose une question, j'attends une réponse de ta part, fiston ! S'impatienta Jack
- Pas la peine de hurler, ce n'était rien du tout papa, Ève a glissée et elle s'est faite mal. C'est pour ça que tu as entendu crier. Pas de quoi en faire un drame. Mentit Lucas
Jack eut un petit rire moqueur et il posa son regard mauvais sur Ève.
- Rien que pour ça, tu n'es vraiment qu'une gamine pleurnicharde. Rit Jack
Elle ignora les derniers mots qu'il avait prononcés.
- De nouveaux invités sont arrivés et je dois m'occuper d'eux, je vais devoir te la laisser Lucas. Ne fais pas cette tête, ma biche, je te promets qu'on se reverra. Je ferais tout pour terminer mon travail plus tôt et on pourra reprendre nos petites activités. Il n'y a rien de mieux que ça après une dure journée. Révéla Jack
À ces mots, Jack quitta la pièce une bonne fois pour toutes, laissant son rire maniaque résonnait dans les couloirs.
Ève put respirer normalement, du moins, elle était légèrement plus rassurée. Toujours derrière elle, Lucas éclata d'un rire mauvais :
- Tu vas adorer ce que j'ai prévu pour toi, bébé, tu vas pouvoir initier un de mes nouveaux jeux que j'ai mis au point et avec un autre de mes invités, en plus ! Si ça ce n'est pas de la chance ?
À nouveau, elle ne lui répondit pas épuisée et dépassée par tous ces événements précipités.
Agacé, Lucas tira ses cheveux mouillés et la fit pivoter vers lui :
- Qu'est-ce que je t'ai dit ?! S'exclama-t-il
- Que je te regarde quand tu me parles...Bafouilla-t-elle
- Ouais alors pourquoi tu ne le fais pas ? Tu veux peut-être que j'appelle mon père pour qu'il te fasse obéir ?! Menaça Lucas
- Non pas lui...Pitié...Trembla Ève
- Fais ce que je te dis et tout se passera sans aucun problème. Dit-il
- Oui...Céda-t-elle
- Allez, on y va. Tu vas vraiment t'amuser, je te le promets !
- Je peux avant me changer ? Je vais finir par attraper froid. Demanda-t-elle
- Non, non, non ! On ne va pas faire attendre notre invité, tout de même. Ça serait impoli de notre part...T'en fais pas avec toutes ces émotions que tu vas ressentir, tes habits vont séchés. Gloussa-t-il
Lucas la conduisit dans le sous-sol, il l'emmena dans l'atelier.
- Tu vas aimer chaque seconde, chaque minute et chaque heure de ce jeu. Et moi aussi ! Je t'entendrais crier mon nom...Se réjouit-il
Ève savait que ça n'allait pas être une partie de plaisir au contraire de ce que prétendait Lucas.
Il la força à s'asseoir sur une chaise métallique.
Ses poignets et ses jambes furent aussitôt piégés dans des sangles en fer.
Une étrange longue barre métallique se tenait à la hauteur du visage d'Ève. Ça ne présageait rien de bon.
Lucas s'empressa de narguer la jeune femme :
- Surtout t'oublie pas de me laisser voir tes courbes, bébé.
- Espèce de...S'enflamma-t-elle
- Profite de faire connaissance, ce n'est pas tous les jours que tu verras quelqu'un. Oh et je t'ai à l'œil. Coupa-t-il
Sans qu'elle ne s'en aperçoive, depuis tout à l'heure un homme était juste assis en face d'elle sur le même type de chaise.
Lucas tourna les talons et sortit de la pièce et, il la verrouilla, il partit rejoindre son bureau où les caméras filmaient Ève et cet inconnu.
Revenant à lui, l'homme bafouilla d'une voix lasse :
- C'est quoi encore ce délire ?
Ses yeux rencontrèrent les jambes d'Ève, ce dernier rougit et il releva son regard pour le concentrer plutôt sur le visage de la jeune femme.
- Qui es-tu ? Questionna Ève
- Non, c'est toi, que fais-tu là ? Je suppose que tu es arrivée ici à peu près comme moi.
- Sûrement. Sinon, je m'appelle Ève. Se présenta la jeune femme
- Clancy. Si je te disais tout, tu me trouverais complètement idiot...Soupira-t-il
- Quoi qu'il s'est passé, ce n'est pas ta faute. Je suis certaine que tu n'y es pour rien. Consola Ève
- C'est gentil mais pas vrai. S'empourpra Clancy
Des moniteurs s'allumèrent et montrèrent Lucas assis sur une chaise de bureau.
Son ricanement fou déchira le silence, Ève et Clancy tournèrent leurs têtes en direction des dizaines d'écrans :
- Alors, ce petit brin de causette a-t-il suffi pour que vous faites connaissance tous les deux, Clancy ? Toi et ma petite amie. Fais attention je risque de devenir jaloux si tu la regardes un peu trop.
- Je ne suis pas ta petite amie ! S'indigna Ève les joues rouges d'embarras
- Ne sois pas modeste, trésor. Se moqua Lucas
Clancy, qui était un peu pris au dépourvu finit par observer minutieusement les traits séduisants d'Ève qui ne s'en aperçut pas, trop occupée réfléchir à comment elle allait étriper Lucas.
Clancy s'empourpra à son tour en se voyant ainsi la dévisager.
- Oh Clancy, mon pote, je sens que t'es pas indifférent au charme de Cendrillon. Serais-tu prêt à lui causer de la douleur rien que pour ta survie ? Se moqua Lucas
- Pauvre taré...Persifla Clancy
- Moi j'en doute, il suffit que tu la regardes, t'aurais pas le cran de lui causer du tort, n'est-ce pas ? Je vous explique les règles du jeu, je suis sûr que tu vas adorer, bébé. On va jouer à ton jeu préféré, tu sais, les devinettes. Annonça Lucas
- Ton jeu préféré ? Tu connais ce malade ?! S'étrangla Clancy
- Oui...Reconnut Ève d'une voix faible
Clancy la dévisagea tristement, même elle qui avait été proche de Lucas, subissait sa folie.
- C'est très simple, je vais poser une énigme et à tour de rôle vous allez y répondre, si vous trouvez de quoi il s'agit vous gagnez mais votre adversaire devra en payer le prix de votre victoire, à l'inverse si vous ne parvenez pas à deviner, vous perdez et la peine sera deux fois plus intense. Préparez-vous à être attentifs, Mesdames et Messieurs. Expliqua le fils Baker
- Tu es monstrueux, Lucas, je ne veux pas être responsable de la souffrance de qui que ce soit. Je refuse de jouer à ça ! Protesta Ève
- Toi, tu as envie de mourir, hein ? S'exaspéra Lucas
- Oui, je n'ai plus rien qui me raccroche à la vie de toute manière, j'ai tout perdu, mes parents, ma cousine, ma sœur et...mon meilleur ami...Souffla Ève d'une voix vacillante
Lucas resta imperturbable sur les moniteurs, il sut qu'elle parlait de lui.
- Tu crois m'atteindre avec tes paroles mielleuses ? Tu vas jouer maintenant ou je vais couper quelques doigts à notre cher ami Clancy. Menaça Lucas
- Ce n'est pas à lui que tu dois t'en prendre mais à moi ! Qu'est-ce que tu attends ?! Viens ! Répliqua-t-elle
- Tu veux que je m'occupe de ton cas, très bien. J'arrive, tu vas pleurer du sang. Assura-t-il
