- Clancy, tu es sûr de toi ? S'inquiéta Ève

- Oui, Ève. C'est à mon tour de te protéger. Je ne veux pas qui t'arrive quelque chose. Soupira Clancy doucement face à son obstination

Le caméraman prit avec douceur les mains d'Ève dans les siennes dans une tentative de réconfort.

- Tu sais que moi aussi, je ne me le pardonnerai jamais si par ma faute...enfin...enfin, tu vois...Balbutia Ève

- Je vois. Sourit Clancy amusé

- Je ne voudrais pas vous interrompre mais il faut qu'on se dépêche. On pourrait à tout instant se faire repérer par mes parents. Se manifesta Zoé

Embarrassés, ils se lâchèrent les mains et mirent une légère distance entre-eux.

- Il y a quelque chose qu'Eveline a donnée à ma mère. Je cherchais un moyen d'atteindre une des pauvres personnes prises au piège par mes parents, mon père était dans le coin alors je me suis planquée dans la chambre et j'ai trouvé une note écrite par ma mère. C'est en rapport avec le sérum, apparemment Eveline ne voulait pas, mise à part ceux sous son emprise, que quelqu'un l'ait entre les mains. Révéla Zoé

- Où penses-tu que cette chose qui va nous aider pour le sérum, se trouve ? Interrogea Ève

- Dans la vieille maison au bord de l'eau. Quand j'ai tenté de ramener à la raison ma mère, elle était méfiante et ne voulait surtout pas me laisser m'approcher de là-bas. J'ai essayé aussi d'entrer dans une pièce qui a rendu folle de rage Maman, lorsqu'elle m'a surprise elle était sur le point de m'envoyer ses insectes à la figure. J'ai pu m'enfuir, seulement...J'ai attendu qu'elle s'éloigne pour me faufiler et retourner ainsi dans cette fameuse pièce interdite, malheureusement elle était verrouillée. J'ai tout fait pour trouver quelque chose qui me servirait à crocheter la serrure, ça n'a pas fonctionné...Détailla Zoé

- On doit y retourner. Pendant qu'ils sont occupés à fouiller la maison de fond en comble à ma recherche et à celle de Clancy, aller dans la pièce interdite est la dernière chose auquel, selon eux, on penserait faire. Constata Ève

- Sur ce point tu n'as pas tort, c'est une excellente occasion qui ne se présentera pas deux fois. Avoua Zoé

- Profitons-en, dans ce cas. Lança Clancy

- Je connais un passage pour sortir dehors en toute discrétion, je l'emprunte sans arrêt. Indiqua Zoé

- Où se trouve-t-il ? S'enquit Clancy

- Dans la buanderie, on devra ne pas se faire repérer. Répondit Zoé

- La buanderie se trouve tout au bout du couloir qui mène au hall principal. Je crois que ça va être assez compliqué. Dit Ève

- Le meilleur moyen d'y parvenir c'est qu'à tour de rôle, l'un de nous surveille les arrières des autres. Afin d'éviter qu'on se fasse repérer on ira chacun notre tour. Suggéra Clancy

- On y va. Prêts ? Prévint Zoé

- Oui. Acquiesça Ève

- Je suis prêt. Affirma Clancy

- Passons par l'échelle, ça nous évitera de faire grincer la porte du garage. Conseilla Zoé

Suivant Zoé, ils se retrouvèrent sur une plate-forme. La voix stridente de Marguerite retentit désagréablement aux oreilles de tous les individus présents :

- Lucas ! Lucas ! Arrête d'être sur ton fichu téléphone et viens passer à table !

D'un ton acerbe et de mauvaise humeur, le fils Baker répliqua :

- Je croyais qu'Eveline ne voulait pas dîner tant qu'on n'aurait pas retrouvé Ève.

- Toi tu restes ici et tu nous attends, tu ne nous seras pas d'une grande utilité dans sa recherche. Cracha Marguerite

- Ce n'est pas ma faute si elle s'est échappée. Lâcha Lucas exaspéré

- Tu insinues que ça serait la mienne ?! S'écria Marguerite

- Tout ce que je dis c'est qu'elle n'était pas sous ma surveillance. Soupira Lucas

- Sans moi, toi et ton père vous serez dans de beaux draps ! Reste ici, un point si tout ! Ordonna Marguerite

- Non, je dois m'occuper de renforcer les serrures. Ça éviterait que bébé ne puisse aller dehors. Refusa le fils Baker

- Fais ce que tu veux mais ne fous pas le bordel comme t'as l'habitude ! Cette petite salope ne nous a causés que des ennuis, si c'est moi qui la trouve, je l'étoufferais avec des morceaux de verres ! Hurla la matriarche

- Hé ne l'abîmez pas, Evie la veut en un seul morceau. Et puis c'est plus amusant de la voir espérer qu'elle s'en sortira, si vous la démembrer toi et Papa elle comprendra qu'elle n'aura plus aucune chance. Rétorqua Lucas

- C'est vrai, tu as raison, mon garçon. La voir se tortiller comme un ver, ça me ferait un bien fou. Sourit Marguerite sadiquement

- Cendrillon va regretter d'avoir essayé de se faire la malle. Ricana Lucas

Leurs voix finirent par s'éloigner, signalant qu'ils se rendaient dans les autres parties de la maison... Zoé se tourna en direction de Clancy et d'Ève :

- Allons-y.

Se dirigeant dans la buanderie, ils trouvèrent une trappe dissimulée.

- Prendre la porte serait beaucoup trop risquée, je passe la première. Déclara Zoé

Les deux autres hochèrent la tête. Ils empruntèrent le passage.

À l'intérieur, le chemin était étroit et humide, ils avaient dû passer l'un derrière l'autre, accroupis...

Le sol était inondé ainsi que boueux, salissant leurs genoux, des gouttelettes d'eau s'écoulaient du plafond qui était proche de leurs têtes.

Ève sentit des courants d'air effleurer sa peau blessée.

Au bout du tunnel, il y avait une ouverture.

- Je vérifie qu'il n'y a personne, si je me fais prendre, je ferais mine que j'étais seule et que je cherchais simplement des affaires dans la maison. Si vous m'entendez parler avec quelqu'un vous vous précipitez en arrière et remontez la trappe. Compris ?

- OK...Approuva Ève

- Oui...Accepta Clancy

- J'y vais...Souffla Zoé

Inspirant une bouffée d'oxygène, la fille Baker se hâta de se faufiler dans l'ouverture.

L'air frais de la nuit fit virveloter les cheveux courts de Zoé. Malgré le fait que ses parents l'avaient mise dehors, c'était bien la seule chose dont elle leurs était reconnaissante dans leur comportement actuel.

La jeune femme n'aurait pas supporté d'être enfermée dans la maison en ayant pour quotidien les meurtres, les tortures et les démembrements de pauvres personnes innocentes.

Elle ne voulait pas se rappeler de ce que faisait son père ou Lucas pendant une longue période rien que pour l'embêter.

En dépit de tous ses efforts, elle n'arriva pas à chasser ces horribles souvenirs, elle revit les têtes découpées devant la porte de sa caravane, les bras ensanglantés sous son oreiller, les yeux arrachés cachés dans les piles de ses vêtements...

C'était devenu un jeu pour tous les deux.

Lucas avait fait la chose la plus monstrueuse, il avait mis un cadavre en décomposition dans son lit alors que Zoé dormait.

Au début, elle sentit quelque chose de poisseux et qui dégageait une odeur nauséabonde, elle essayait de l'ignorer, en vain.

Elle finit par allumer la lampe de torche gardée précieusement dans sa poche.

Se réveillant en plein milieu de la nuit, elle trouva l'affreux cadeau que lui avait déposé son grand frère.

Zoé avait poussé un long cri aigu, elle était tombée de son lit totalement répugnée.

En allumant les lumières, elle découvrit un petit mot laissé par Lucas écrit en lettres rouges : BON ANNIVERSAIRE SOEURETTE ! PENSE BIEN À LE NOURRIR SURTOUT, IL EST ENCORE TIÈDE !

Des visages souriants dessinés accompagnaient la phrase.

Elle savait que dormir n'était plus une obligation pour elle, cependant elle désirait se comporter comme si elle n'était pas infectée...

Son déni ne servit pas à grand-chose.

L'atmosphère rance de sa maison était juste insupportable, Zoé préférait de loin l'air chaud et doux de la Louisiane.

- Zoé ? Appela Ève la sortant de ses réflexions

- Oui, tu me disais quelque chose ?

- Non, rien, juste, est-ce qu'il y a quelqu'un ?

- Non, on peut y aller. Vite, on n'aura peut-être pas d'autres occasions. Pressa Zoé

Clancy et Ève suivirent la fille Baker.

Durant le trajet, Zoé s'était avancée en avant, se mettant à l'écart, laissant ainsi ses pensées cogitaient dans son esprit.

Ève, les mains sur ses bras nus, éprouva un mal-être, elle se rendit compte à quel point Zoé avait dû énormément souffrir.

Qu'est-ce qui avait bien pu se passer ?

Compatissante, elle murmura à Clancy :

- Ça a dû être éprouvant pour elle, cet endroit est un véritable enfer. Je me demande depuis combien de temps elle est là...

- C'est vrai, la pauvre. Les Baker ont été portés disparus, ça fait trois ans qu'ils étaient présumés morts, je suppose que Zoé est donc restée trois longues années ici...Approuva Clancy

- C'est terrible...Aie...Se plaignit Ève

- Qu'est-ce qu'il y a ? S'inquiéta Clancy

- Juste une pierre qui m'a blessée.

- Tu veux que je te porte ? Suggéra le caméraman

- Non, non, ce n'est pas la peine. Et puis, tu dois être épuisé, je suis certaine que Lucas n'a pas dû prendre soin de toi. Dit Ève

- Ce n'est pas faux et puis il n'y a pas que lui, oh mon Dieu, sa mère...Je devais tout faire pour ne pas ingurgiter sa nourriture indigeste, à coup sûr que si ça franchissait mes lèvres, je serai mort d'empoisonnement. Plaisanta Clancy

Ils rirent doucement.

- C'est sûr, ils sont vraiment dingues. Impossible de les comprendre, ils prétendent vouloir qu'on fasse partie de leur famille mais ils cherchent à nous tuer. Ajouta Ève

- J'aurais jamais cru mettre un pied dehors...Avoua Clancy

- Moi aussi. Ça montre qu'il ne faut pas perdre espoir. Jamais.

- Tu as raison. Acquiesça Clancy

- On y est. Annonça Zoé

Se dressant devant eux, une vieille bâtisse les dominait. Elle semblait être sur le point de s'effondrer, le bois qui constituait la maison était pourri, une passerelle faisait traverser le marais qui se trouvait en dessous.

Pendant qu'ils traversaient le pont, ils furent accueillis par des poupées de bambins pendus la tête en bas, elles étaient accrochées sur les deux côtés.

- Sympa. Ironisa Ève

- Tu te doutes bien de qui a pu faire ça. Sourit Zoé

- Eveline bien sûr, elle est tarée. Soupira Ève

- Je n'étais pas pressé de la rencontrer...Reconnut Clancy

Continuant de marcher, Ève entendit l'eau trouble remuer.

Zoé, déterminée, ouvrit prudemment les portes de la vieille maison. Entrant, la fille Baker vérifia qu'ils étaient bien seuls.

- C'est là-bas que se trouve la porte qui mène à la pièce interdite. Indiqua Zoé en pointant du doigt

- Le pont est cassé. Fit remarquer Ève

- Il était intacte la dernière fois que je suis venue, ma mère a dû le détruire. Précisa Zoé

- Bon bah tant pis, on n'a plus qu'à faire trempette. Je passe devant si vous voulez. Se dévoua Ève

Ève descendit dans la fosse et remonta de l'autre côté.

- Ce n'est pas aussi horrible que ça en a l'air, allez-y, à votre tour. Appela la jeune Montgomery

Rejoignant Ève, ils se dirigèrent en direction de la fameuse porte.

- Il y a une note accrochée juste à côté de la porte. Signala Ève

La jeune adulte lit silencieusement :

Zoé,

Tu as encore essayé de t'introduire à l'étage, n'est-ce pas?!

Tu pensais que je ne le verrais pas?!?!

Même après ce qui est arrivé à Eveline, tu continues de parler de ce foutu remède.

Et qu'est-ce que tu comptes faire avec mon autel?

Tu ferais mieux de ne pas mettre tes sales pattes dessus!

Personne ne touche à mon autel sacré!

Tu nous prends pour des imbéciles, ton père et moi?! Tu n'es qu'une sale petite ingrate...

Je regrette de t'avoir mise au MONDE. Toi qui es une moins-que-rien, comment OSES-tu nous mépriser et essayer de quitter notre MAISON?! Après TOUT ce qu'ON a fait pour TOI...

Ingrate, INGRATE,ingrate, ingrate...

Si JAMAIS tu t'avises de toucher à mon autel, je te promets que je te découperai la poitrine et que j'en ferai un rôti...

Choquée par la haine et le mépris qu'elle arrivait à déceler dans ces simples mots, Ève se mordit la lèvre inférieure.

Comment une mère pouvait-elle autant haïr son propre enfant ?

Elle-même qui comprenait ce que c'était d'être mère, ne se voyait pas dire de pareilles horreurs à sa fille.

- Qu'est-ce que c'est ? Questionna Zoé

- Rien d'important. Mentit Ève

Tentant d'ouvrir la porte, Ève soupira :

- La porte est verrouillée...

- On peut toujours essayer de fouiller la vieille maison, la clé est certainement cachée ici. On doit se dépêcher de mettre la main dessus. Dit Zoé

Un détail qu'elle n'avait pas remarqué, devint inquiétant pour Ève :

- Ces écritures sur ce mot, elles ont l'air d'avoir été faites très récemment. L'encre est brillante...Releva Ève anxieuse

Surgissant de nulle part, Marguerite poussa un cri de rage et saisit violemment la gorge fine d'Ève, la plaquant au mur !

Se débattant pour ne pas suffoquer, la jeune femme posa ses grands yeux apeurés sur ses deux alliés.

Ils avaient les yeux écarquillés par l'horrible scène qui se présentait face à eux !

- On se faisait un sang d'encre pour toi, comment peux-tu faire autant souffrir ta famille ? S'adressa Marguerite à Ève

Posant difficilement ses mains contre celles de la matriarche qui exerçaient un étau indestructible, Ève suppliait du regard ses amis.

- Tu m'entends, sale dévergondée ?!

Faisant tout pour ignorer cette dernière, Ève cria d'une voix rauque à l'égard de Zoé et Clancy :

- Partez ! Courez !

Clancy secoua la tête, indiquant qu'il ne voulait pas l'abandonner. Zoé, quant à elle, resta figée, elle n'appréciait pas Ève mais elle ne voulait quand même pas qu'elle subisse le sort que lui réservait ses parents !

- Oh non, ils n'iront nulle part, ma fille. Quand je pense que tu oses comploter avec cette garce qui me servait de fille avant ! Contre nous, nous qui te recueillons, qui acceptons de devenir ta famille ! Jack ! Jack ! Attrape ces deux petites merdes !

Le patriarche sortit de l'ombre et saisit avec chacune de ses mains massives le cou de Zoé et de Clancy. Ricanant sadiquement Jack taquina :

- Je vous ai manqués ?

- Papa, lâche-moi ! Implora Zoé

- Tu ne mérites même pas de m'appeler comme ça, tu as renié ta famille, tu ne t'en souviens pas ? Et tu sais ce que je réserve aux traîtresses dans ton genre ? Répondit Jack froidement

- Je t'en prie, tu sais que je suis incapable de te faire du mal ! Ne m'y force pas ! Supplia Zoé

- Tu l'as déjà fait volontairement. Tu vas comprendre la vraie douleur ! Ça t'apprendra à ne plus trahir les tiens ! Et quant à toi mon futur fils, tu vas avoir droit aussi à une punition longue et exemplaire. S'esclaffa Jack

- Laissez-les tranquilles ! Tout est de ma faute ! C'est à moi que vous devez vous en prendre ! Pas à eux ! Intervint Ève

Zoé fixa avec incrédulité et tristesse Ève, elle n'avait pas menti quand elle disait qu'elle prendrait tous les risques...

Comment avait-elle pu ne pas croire plus en elle ?

Sentant une force grandir en elle, Zoé se hâta de se défaire de l'étreinte de son père en sortant un couteau de sa poche, elle le planta férocement dans sa jugulaire.

Jack poussa un hurlement sous le coup de la surprise.Le sang jaillit de la coupure.

- Je vais te le faire regretter ! Hurla Jack

Zoé se précipita vers la sortie, en assurant aux deux autres :

- Je vais chercher de l'aide ! Cette fois je me fiche d'Eveline ! Je ne vous laisserais pas !

- Vite Jack, empêche ta pimbêche de fille de mettre en péril notre bonheur ! S'égosilla Marguerite

- Emmène d'abord celui-là et je m'occupe d'elle ! Charge-toi aussi de cette petite garce ! S'exclama Jack

Courant à en perdre l'haleine, Zoé traversait le ponton délabré.

- Zoé, reviens ! Si tu te laisses attraper, je jure de ne pas t'égorger comme le petit cochon que tu es ! Retentit la voix moqueuse de Jack derrière elle

"Papa, je sais que ce n'est pas vraiment toi..."Songea Zoé, le cœur brisé.

Difficile de se retrouver dans le noir, Zoé parvint malgré tout à se diriger vers sa caravane. À la vue de Lucas qui sortait de la maison, la fille Baker se cacha sous la caravane.

Les grognements de son père rompirent le silence de la nuit, dissimulée, Zoé parvint à voir et entendre la conversation entre Jack et Lucas :

- Que se passe-t-il ? Vous l'avez retrouvée ? S'enquit Lucas

- Oui, on l'a retrouvée et ce n'est pas grâce à toi, tu n'es vraiment qu'un bon à rien. Grogna Jack de mauvaise humeur

- Enlève ce que tu viens dire, vieux ! Je te rappelle qu'elle n'était pas sous ma responsabilité ! S'énerva Lucas

- Tu insinues que nous sommes irresponsables, moi et ta mère ? Pourquoi alors on a retrouvé ton jouet hors de ta chambre ? Accusa Jack

- Ce n'est pas ma faute, c'est soit celle d'Ève ou soit celle de Zoé, les connaissant toutes les deux elles ont dû le libérer ! Se défendit Lucas

- En parlant de ton ingrate de sœur, tu vas te dépêcher de la ramener avant qu'elle ne fasse une énorme bêtise ! Je dois m'occuper de notre petite biche, pour lui ôter une bonne fois pour toutes l'envie de se faire la malle.

- OK mais c'est la dernière fois que tu me donnes le sale boulot, vieux !

- Au contraire, fiston, je te donne un petit cadeau, si tu le fais, tu pourras t'amuser avec ta sœur.

- Vraiment ?

- Oui, elle mérite déjà une bonne leçon !

- T'en fais pas, je vais sortir ce petit rat de son trou, je te le promets, Papa. Sourit Lucas sadiquement