Ève commençait à voir flou, son environnement se brouillait lentement, son bras marqué d'une façon dégradante et humiliante tremblait violemment.
Tout son corps la faisait souffrir, son âme se débattait pour ne pas se séparer de son être.
Elle n'en pouvait plus, elle ne pouvait pas encaisser encore des nouveaux coups.
Les voix de Lucas et de Jack lui parurent troubles et inaudibles. Elle n'arrivait pas à discerner ce qu'ils se disaient.
Lucas donna un coup de pied bien visé à Ève qui frémit face à la violence qu'elle subissait.
Le fils Baker grommela de mauvaise humeur :
- Hé debout, c'est pas le moment de faire la sieste ! C'est à moi de t'apprendre le respect !
- J'ai mal, tellement mal...Se plaignit Ève
- Bébé, tu as envie que je te réconforte ? Ironisa t-il
Lucas, avec un sourire méchant, s'approcha d'elle.
Ève eut une respiration saccadée, elle tressaillit sans pouvoir s'arrêter, elle craignait par-dessus tout de nouveaux coups.
Elle voulait qu'on la laisse tranquille, elle ne voulait plus souffrir, plus jamais !
Lucas se réjouit de la voir aussi brisée et terrifiée.
- N'aie pas peur chaton, je veux juste te caresser. Rassura t-il d'une voix faussement douce
À son plus grand soulagement, il fit ce qu'il avait dit. Il plongea une main dans sa chevelure, il la caressa d'un geste moqueur.
Lucas chuchota au creux de son oreille d'une voix amusée :
- Tu es tellement magnifique comme ça, souillée, en larmes et soumise...Je crois que je t'aime encore plus dans cet état que dans n'importe quel autre...
Le cœur d'Ève se serra, elle ne trouvait pas ça du tout amusant ! Comment pouvait-il être aussi infâme et monstrueux ?!
Elle était au bord du précipice, elle poussa des cris, elle ne s'arrêta pas jusqu'à s'en casser la voix.
C'était des hurlements de peine, de souffrance, de désespoir. Elle se laissait tomber, tomber, tomber dans le vide interminable.
Jack la gifla pour la faire taire, ce fut le coup de trop, elle sombra dans l'inconscience.
Le temps passait, elle resta inconsciente pendant près de quatre jours. Les Baker pensèrent qu'elle allait mourir, cependant elle respirait encore et son cœur battait faiblement, certes, mais il battait.
Il y avait peut-être encore un espoir pour qu'elle survit même avec d'aussi mauvais traitements.
Piégée dans la maison, Zoé finit par apprendre ce qui était arrivé à Ève en surprenant la conversation entre son père et sa mère :
- Elle n'est toujours pas revenue à elle. Faut croire que la petite va finir par y passer si elle ne réveille pas. Raconta Jack à Marguerite
- Bon débarras, au moins, je n'aurais plus à l'entendre hurler. Soupira Marguerite de soulagement
- Parle pour toi, ce n'est pas toi qui va te mettre notre petite fille à dos ! Gronda Jack de mauvaise humeur
- Que veux-tu qu'on y fasse, on ne peut pas la forcer à se rétablir ! Laissons-la en paix, elle finira par se réveiller tôt ou tard. J'ai fermé la porte à clé pour que personne ne la dérange.
- Oh mon Dieu...S'épouvanta Zoé
- Ève, Ève...Appela une voix familière
Une main secouait doucement son épaule, elle avait tellement sommeil qu'elle jugea bon de ne pas y faire attention.
Ève était allongée sur un lit, le monde autour d'elle était sombre comme si on avait fermé toutes les interstices.
La main se fit plus insistante.
- Ève...Continua d'appeler la voix
La jeune femme remua, elle voulait l'ignorer sauf qu'elle avait réussi à couper son sommeil.
Ève ouvrit les yeux elle découvrit penchée au-dessus d'elle...Lucas ?!
Affolée, la jeune femme s'écria absolument épouvantée :
- Lucas ? Va-t'en ! Ne m'approche pas ! Je ne veux pas que tu me fasses du mal. Va-t'en ! Va-t'en !
Lucas recula alors sa main, étrangement il essaya de la rassurer :
- Calme-toi, calme-toi. Tout va bien, bébé. Je veux pas te blesser. Je te le promets. Ne t'en fais pas. L'apaisa t-il
Mais Ève ne voulait pas entendre un mot de plus de sa part. Elle répliqua la voix en larmes :
- Ah oui ? Après tout ce que tu m'as fait ? Tu m'as frappée, humiliée, torturée, tu as laissé ta famille me maltraiter. J'ai été privée de nourriture, tu m'as enfermée !
Lucas parut gêné, il semblait avoir honte de ce qu'il lui avait fait.
- Tu sais, je voulais pas te faire subir tout ça. Dévoila t-il
- Tu mens...Tu ne regrettes pas un seul instant ce que tu m'as fait...Sanglota Ève profondément bouleversée
Ses larmes incessantes inondaient ses joues blessées, elle était complètement anéantie de l'intérieur.
Lucas était mal à l'aise de la voir ainsi, il essaya de l'approcher cependant Ève recula, elle ne voulait pas qu'il la touche.
- Bébé, ne pleure pas, s'il te plaît, tu dois me croire. Insista Lucas
- Ne m'appelle pas comme ça ! Coupa Ève
- OK, OK, ma princesse, je suis désolé. Tu dois m'écouter, je sais, je sais, ça ne justifie rien. Si j'ai fait tout ça c'était par dépit, tu ne voulais pas t'intéresser à moi. Je sais, tu as partagé avec moi une amitié formidable et exceptionnelle. Personne avant toi, ne l'avait fait, tu m'as accepté comme j'étais sans jugement. J'ai fait aussi tout ça...par peur...J'étais terrorisé à l'idée de te perdre, je me suis dit que si je te maltraitais, je pourrais te garder avec moi. Je voulais pas souffrir encore de ton départ. Expliqua t-il
Ève n'arrivait pas à croire ce qu'elle entendait de la bouche de Lucas. Ça paraissait insensé. Elle finit par dire absolument indignée :
- Ce n'est pas juste, tu...tu voulais me retenir prisonnière tout ça pour m'avoir pour toi seul. Sans penser à ce que j'aurais envie de faire, sans penser que je voulais être libre de réaliser des projets. Tu n'avais pas le droit d'être aussi égoïste ! Dans la vie, on souffre, mais c'est comme ça qu'on sait ce qu'il faut faire, ce qu'il faut être.
- Tu as raison, c'est vrai, je n'aurais pas dû être aussi horrible, je voulais à tout prix que les autres ressentent ce que j'avais ressenti. Reconnut Lucas
Le jeune homme prit sa tête entre ses mains, ses membres se mirent à trembler à l'évocation de tous ces souvenirs douloureux.
- Je voulais pas...Je voulais pas...Je suis désolé...Souffla t-il
Ève sentit la colère envers son ami s'évanouir peu à peu, pour être enfin remplacée par de la pitié.
- C'était pire que n'importe quoi, tous, ils me haïssaient, ils n'arrêtaient pas de me faire subir des humiliations, de me frapper. Je me taisais, je subissais en silence.Tu étais la seule qui guérissait et pansait mes blessures. J'ai besoin de toi, pour que mon cœur soit de nouveau entier. Continua t-il
- Lucas...Appela t-elle timidement
Ce dernier finit par enlever ses mains, il regarda Ève droit dans les yeux, attendant qu'elle dise quelque chose.
Ève ne put se retenir, elle pensait que son cœur allait finir par exploser si elle se taisait une fois de plus. Elle s'écria d'une voix tremblante :
- Tu n'avais pas le droit d'être aussi lâche ! Pourquoi ?! Pourquoi ?! Tu as détruit notre bonheur à tous les deux, tout ça parce que tu ne voulais pas souffrir...Moi...J'étais prête à souffrir et je suis prête à souffrir...Rien que pour être avec toi...Je suis à toi, mon amour, je l'ai toujours été. Ce n'est pas pour rien que je t'ai dit que je suis rien sans toi. C'est la vérité.
Lucas sourit, cette fois c'était un sourire franc, joyeux, affectueux. Il se jeta dans ses bras avec tendresse, il la serra contre lui comme s'il voulait que cet instant dure à tout jamais.
Ève souriait aussi, elle ne s'était jamais sentie aussi en paix avec elle-même.
Il embrassa son front doucement.
- Ma princesse...Pardonne-moi, pardonne-moi. Je veux être comme avant, un petit garçon qui ne faisait pas souffrir les autres, qui les écoutaient malgré tout ce qu'on pouvait lui faire. Je t'aime, je t'aime. Admit-il tout en ne cessant d'embrasser sa joue et son front
- Je t'aime aussi. Je n'ai jamais cessé de t'aimer, je t'aimais depuis que nous étions tout petits. Je te pardonne, je te pardonne... Avoua t-elle tout en pleurant de joie
Ève embrassa tendrement la joue de Lucas et le bout de son nez. Elle se sentait si bien au creux de ses bras, elle pourrait y rester éternellement.
Il était tout ce dont elle avait besoin, son oxygène, son cœur, son âme.
- Ève, comment peux-tu faire ça ?! Comment peux-tu lui pardonner ? Il m'a tué ! Intervint une autre voix familière
- Clancy ? Reconnut la jeune femme
Ève aperçut devant elle Clancy, sa peau était entièrement noircie par le feu qui l'avait consumé.
Son cœur accéléra dans sa poitrine, Clancy, les larmes aux yeux poursuivit :
- Il m'a torturé, il m'a tué , il m'a brûlé vif, et tu lui pardonnes ? Regarde ! Il a tué tous ces gens !
Ève sursauta à la vue de tous ces morts-vivants rassemblés subitement autour d'elle, ils étaient tous dans un état piteux, le sang recouvrait les blessures ou les parties manquantes de leur corps.
- Et toi tu veux être avec ce monstre ! Ce meurtrier ! Accusa Clancy
Lucas se crispa contre Ève comme s'il avait quelque chose à se reprocher.
- Lucas, tu as tué tous ces gens ? S'horrifia Ève
- Je...Débuta le fils Baker
- La vérité, Lucas ! Je t'en supplie. Exigea t-elle les larmes aux yeux
- Je les ai tués. Je les ai tués, je les ai tués. C'est ça que tu voulais entendre, Ève ?! Cria t-il faisant sursauter la jeune fille
- Pourquoi ? Demanda Ève
Lucas était redevenu complètement fou, il gloussa. Il enfouit son visage contre le cou d'Ève. Il embrassa possessivement sa gorge.
- Parce que ça me faisait me sentir bien.Tu es à moi et je fais ce que je veux de toi et ce que j'ai envie. Répondit-il simplement
Ève pleura contre lui, Lucas ébouriffa ses cheveux, un sourire méchant étirait ses lèvres.
- Fais pas cette tête, je t'aime, bébé. Et ça ce n'est pas un mensonge. Gloussa t-il
- Tout ce que tu as dit, était faux ? Reprocha t-elle
Lucas ne répondit rien, impossible de savoir quelle émotion peignait son visage. Il avait toujours été impassible et imprévisible, on ne savait pas ce qui se passait dans sa tête.
- Je t'en prie, Lucas, arrête ! Laisse-moi devenir ta nouvelle façon de soulager ta douleur. Je t'aime, ça devrait être suffisant, non ? Sanglota Ève
- Rien ne pourra changer, il y aura toujours ces pulsions à l'intérieur de moi. J'ai été trop séparé de toi. Je pourrais pas m'arrêter de tuer, de faire souffrir les gens. Ça me fait me sentir bien...Admit-il
- Lucas, non, non, non ! Je t'en supplie, je t'accepte comme tu es, mon chéri. Tu dois arrêter ça, ce n'est pas bon pour toi, ce n'est pas bon. L'implora Ève en ne s'arrêtant pas d'embrasser ses lèvres
Lucas resta insensible, il avait le regard vide de toute émotion.
- Je ne ressens rien, n'est-ce pas ? C'est ce qu'ils m'ont fait comprendre durant toute ma vie...Dit-il d'une voix tremblante
- Non, non, ne les écoutent pas ! Lucas ! Lucas ! Hurla Ève désespérément
Elle le serra un peu plus contre elle.
- Je te comprends, je te comprends. Je le ressens aussi...Avoua t-elle
Il ne l'écoutait déjà plus, il ne s'arrêtait pas de ricaner, son rire devint plus sonore, plus froid et plus inquiétant.
Ève se réveilla en sursaut, elle était allongée dans le lit miteux des Baker, des gouttelettes de sueurs baignaient son front.
L'air qu'elle respirait ne lui parut pas aussi bon qu'en cet instant, elle avait eu l'impression de ne plus pouvoir goûter à l'oxygène...
Néanmoins, son cœur ne cessait de tambouriner fort dans sa poitrine jusqu'à en devenir douloureux.
Avec étonnement, elle s'aperçut qu'elle ne portait plus l'horrible robe que Lucas l'avait obligée de mettre, ce qu'elle avait sur elle n'était pas pour autant mieux. Elle était vêtue à nouveau de la nuisette d'Eveline.
Un horrible mal de tête l'assailla, elle essaya de reprendre une respiration régulière.
Cependant, elle ne put rester calme longtemps, son cœur sauta à la vue d'Eveline.
La fillette, avec un sourire, s'autorisa à monter sur le lit avec Ève, elle la prit dans ses bras d'une façon que le doute envahit tout l'être de la jeune femme.
Elle avait aussi un air assez moqueur sur le visage pour une raison étrange.
- Eveline...Qu'est-ce que tu fais ? S'enquit Ève
- Ça fait longtemps que je ne t'ai pas eu que pour moi. J'ai passé toutes les nuits avec toi dans ce lit. Pendant cinq jours pendant que tu étais inconsciente. Revéla Eveline
Cette réalisation ne l'enchanta guère, Ève tressaillit à l'idée que la fillette démoniaque ait dormie des nuits d'affilées à ses côtés.
- J'aurais préféré que...
- Que ça soit Lucas qui dorme avec toi ? Dit Eveline sournoisement
- Qu'est-ce que tu racontes ?! Rougit Ève violemment
- Tu n'arrêtais pas de murmurer son nom dans ton sommeil. Lui dit-elle
Ève s'empourpra de plus belle.
- Tu sais, je peux réaliser ton souhait, il suffit que tu me le demandes gentiment. Lucas pourrait être avec toi. Même si tu es ma Maman et lui mon grand frère. Vous pourriez être ensemble pour toujours. Proposa Eveline
- Quoi ?! S'étouffa Ève
- Je vais lui dire, je suis certaine qu'il acceptera. Ricana la fillette
- Non, Eveline ! Ne lui dis pas ! Je ne veux pas qu'il le sache ! S'exclama Ève
- Ah oui ? Et que serais-tu prête à faire pour m'empêcher de le lui dire ? Provoqua Eveline
- D'accord Eveline, je serais ta maman. Ne lui dis pas, je t'en prie, s'il l'apprend...Supplia Ève
- Il suffisait d'un tout petit chantage. Se moqua Eveline
- Eveline, je ne te repousserais plus, je te le jure. Juste tiens ta promesse. Implora Ève
- Je la tiendrais que si tu tiendras la tienne. Dit Eveline
- C'est promis juré. Assura Ève
- Je suis tellement contente, tu es ma maman ! Se réjouit Eveline
Ève soupira, elle avait finalement cédé, c'était ça ou subir une humiliation pire que toutes celles qu'elle avait connues.
Avouer à celui qui l'avait brisée ses sentiments amoureux.
C'était purement inenvisageable...
Elle voyait déjà l'horrible sourire de Lucas, sa voix traînante retentit à ses oreilles malgré elle :
"Oh bébé...Tu m'aimes ?" Se moqua t-il
Et ses yeux ne purent nier ses dires, elle sut qu'ils allaient la trahir, ainsi que tout son corps qui se mettrait à trembler.
Eveline ne se gêna pas de lire à nouveau les pensées de la jeune femme.
Elle gloussa en les décelant.
- C'est vrai, ça serait exactement sa réaction. C'est fou comme que tu le connais par cœur. Pouffa Eveline
- De quoi tu parles, Eveline ? S'exaspéra Ève
- Je parle de Lucas. Mon grand frère... Ironisa Eveline
- Tu...Tu as lu dans mes pensées ?! Eveline ?! S'indigna Ève
- Pourquoi, tu as des choses à me cacher, Maman ? Je suis ta fille, tu dois tout me dire. Absolument tout...Insista la fillette
- Non, ce n'est pas de ça qu'il s'agit. Eveline, parfois, on aimerait avoir un peu d'intimité. Expliqua t-elle
- Ce n'est pas pareil, je suis ta fille, et on ne cache rien à sa famille, n'est-ce pas ? Contredit Eveline
- Oui, de toute façon, tu sais déjà tout sur moi.
Eveline se contenta d'hocher la tête, elle embrassa la joue d'Ève dans un geste moqueur. Elle joua avec les mèches des cheveux de la jeune fille.
- Tu sais ce que j'ai envie, Maman ? Rétorqua subitement Eveline
- Non, quoi, ma...ma chérie ? Se força Ève
Eveline eut un petit rire narquois, elle afficha un large sourire puis révéla :
- Je veux un petit frère.
- Quoi ?! Mais Eveline ça ne se fait pas aussi facilement que tu le penses. S'étrangla Ève
- Tu n'as qu'à choisir, soit avec Papa soit avec Lucas, hein ? Sourit Eveline
- Je viens à peine d'aller mieux. S'empourpra Ève
- Je suis sûre que ton choix se portera vers Lucas. Taquina Eveline
- Arrête, Eveline, laisse-moi un peu seule. Je dois me reposer encore et je te promets de faire ce que tu veux avec toi. Protesta Ève
- Je vais dire à tout le monde que tu as enfin accepté. Bienvenue dans la famille, Maman. Dit Eveline d'un ton ironique et elle l'embrassa une dernière fois avant de disparaître pour de bon
Après le départ d'Eveline, Ève se leva lentement de son lit, elle ne put rester longtemps sur ses pieds.
Encore fragile, elle tomba à quatre pattes sur le plancher. Ève se hissa en rampant jusqu'à la porte verrouillée à double tour, elle apuya sa tête contre.
Elle posa sa main dessus dans l'espoir chimérique que quelqu'un la sorte d'ici.
Ève se laissa glisser par terre, elle resta des heures étendue sur le dos, les yeux fixant un point inexistant, l'obscurité autour d'elle l'engloutissait peu à peu, l'emprisonnant...
Seule, isolée, la jeune femme laissa des larmes s'échapper de ses yeux pour s'écraser sur le plancher sale, sa respiration s'accéléra à cause du surplus d'émotions.
Son cœur se serrait tellement fort dans sa cage thoracique jusqu'à lui en faire mal.
Ses pleurs redoublèrent d'intensité, elle sanglotait de plus en plus fort, absolument désespérée et anéantie.
- Je t'aime ! Je t'aime ! Je t'aime ! Tellement, tellement ! Je t'aime à en mourir ! À en mourir ! Mon amour pourquoi tu m'as fait tout ça ? Pourquoi ? Je t'aime...Je t'aime, Lucas...C'était toi ce souvenir douloureux que je ne voulais pas me rappeler.
