5 jours avant...
- C'est ça votre travail ? Ne rien faire et attendre que ça se passe ?! S'énerva un jeune homme
- Monsieur, gardez votre calme ! Nous ne pouvons pas déclarer une personne disparue si ça ne fait que seulement trois heures ! Tonna le policier
- Vous croyez que je viendrai ici, si j'en étais pas sûr ? S'impatienta-t-il
Il serra ses poings dans l'espoir de canaliser son exaspération ainsi que sa colère. Impossible, il était à bout à cause de ces événements précipités :
- C'est pourtant évident qui lui est arrivé quelque chose ! Elle m'a dit qu'elle était partie régler quelque chose pendant quelques instants et qu'elle reviendrait, elle n'est pas rentrée ! En plus ce n'est pas du tout le genre de ma sœur de ne pas répondre à son portable, je lui ai envoyé des dizaine de messages elle n'a répondu à aucun d'entre eux ! J'ai tenté aussi de la joindre, elle n'a pas décroché comme s'il n'y avait pas de réseau...Insista-t-il furieusement
- Nous ne pouvons pas intervenir sans avoir la confirmation que la personne concernée soit belle et bien portée disparue. C'est la loi, Monsieur ! Alors essayez de vous y tenir ! Nous n'avons pas que votre déposition, alors je vous demande de bien vouloir vous en aller et de céder la place à d'autres...S'agaça le policier en s'éloignant
- La loi, la loi, c'est ça...S'emporta-t-il hors de lui
Il se reprit ne voulant pas que la petite fille à ses côtés, ne soit pas plus inquiète qu'elle ne l'était déjà.
- Ça ne sert à rien de s'énerver... S'ordonna-t-il à lui-même
- Oncle Evan, Ève va bientôt rentrer, dis ? S'enquit la fillette
- T'en fais pas, ma chérie, on va la retrouver. Je te le jure. Promit-il
Evan sentit une main se poser sur son épaule, instinctivement, il tourna sa tête pour découvrir qui avait fait ça.
Un homme du même âge qu'Evan se tenait devant lui, quoi qu'il avait l'air un plus jeune, Evan avait un visage aux traits prononcés et adultes, celui qui lui faisait face avait une physionomie juvénile.
Tout portait à croire qu'il venait à peine de sortir de l'adolescence, seulement ce n'était pas le cas, l'homme aux cheveux blonds adressa un sourire rassurant à Evan.
- Est-ce que tout va bien ? S'enquit l'homme
- Rien, je n'ai rien...Grommela Evan car il était encore trop en colère envers les policiers
À la surprise d'Evan, le visage de l'homme s'illumina d'un sourire amusé. Ce dernier pensa aussitôt que de temps en temps il avait ce genre de réactions lorsqu'on lui demandait son état émotionnel.
Son entêtement lui rappelait le sien.
- Vous m'avez l'air assez remué pour quelqu'un qui n'a rien. Plaisanta-t-il
- C'est vrai, désolé de vous avoir parler aussi mal, je ne suis vraiment pas d'humeur. S'excusa Evan
- Ce n'est pas grave, dites-moi ce qui ne va pas, je peux peut-être vous aider. Proposa l'homme
Evan s'apprêtait à ouvrir la bouche quand Paige les larmes aux yeux répondit :
- Ces méchants policiers ne veulent pas retrouver ma maman.
L'homme offrit un sourire gentil à la petite fille, il s'accroupit pour se mettre à sa hauteur puis posa ses mains sur ses épaules.
- Ne sois pas triste, petit ange. Ne t'en fais pas, ma chérie, ils vont finir par retrouver ta maman. Tu es très mignonne, quel âge as-tu ? Consola l'homme
- 8 ans, Monsieur. Dit Paige
- Tu es déjà une grande fille qui en plus est très forte et très courageuse. Réconforta l'homme
- Vous n'êtes pas d'ici, je me trompe ? Fit observer Evan
- Comment vous l'avez deviné ? S'étonna l'homme
- Votre accent m'a mis la puce à l'oreille. Qu'est-ce qui vous amène ici, si ce n'est pas indiscret sachant qu'il n'y a aucune raison que vous vous trouvez dans ce poste de police en particulier. Questionna Evan curieux
- C'est indiscret. Répondit fermement l'inconnu en se relevant
Evan sut qu'il était allé trop loin et avait pris certaines libertés, il le regretta instantanément, toutefois il ne put s'empêcher de se poser des questions.
- Excusez-moi, c'est juste que ça m'étonne. Si vous ne voulez pas m'en parler, je comprendrai tout à fait. Tenta Evan
L'homme blond soupira doucement, il finit par avouer :
- J'ai entendu qu'il y avait plusieurs disparitions mystérieuses en Louisiane, alors je me suis dit que peut-être ma femme faisait partie de ces personnes. Je sais, ça paraît idiot mais j'ai l'intuition qu'elle pourrait être ici.
- Pas du tout, c'est un raisonnement qui mérite d'être poussé. Il se peut qu'elle était ici avant de disparaître, vous ne pensez pas ?
- Ouais, peut-être, j'en sais rien. J'avais envie de fonder une famille avec elle sauf que rien ne s'est passé comme prévu. J'aurais voulu avoir une petite fille aussi adorable que la vôtre, j'espère que vous retrouverez votre épouse. Votre petit trésor mérite de grandir avec sa maman. Admit-il
L'homme regarda Evan d'un air qu'il voulait indifférent sauf qu'il n'était pas simple de cacher sa douleur.
Et Evan arriva à la sentir.
- Je suis désolé pour vous, ça doit être dur à le vivre tous les jours, mais ce n'est pas ma femme qui a disparue, c'est ma petite sœur. Se confondit en excuses Evan
- Votre petite sœur ? Espérons qu'elle n'a rien. Souhaita l'inconnu
- Je ne vous le fais pas dire...Désespéra Evan en passant une main sur son visage
- Ethan Winters ? Appela un policier
- Oui ? Répondit l'homme qui parlait avec Evan
- Nous avons à vous faire part de votre déposition pour personne disparue à l'adresse de Mia Winters. Approfondit le policier
- J'arrive tout de suite, je dois vous laisser, j'espère qu'il n'est arrivé rien de grave à votre sœur. Je suis certain que tout ira bien pour vous. Ne perdez pas espoir. Au revoir, Monsieur...Rassura Ethan en serrant la main d'Evan
- Montgomery...Compléta Evan avec un sourire
- Au revoir, Monsieur Montgomery et au revoir petite demoiselle. Sourit Ethan
Evan lui adressa un dernier sourire avant de le regarder s'éloigner.
Quelques heures auparavant...
Evan Montgomery conduisait pour rentrer d'une journée de travail particulièrement épuisante, en tant que chirurgien, les heures étaient longues et demandait beaucoup d'énergie et de concentration.
Il était pratiquement sur le point de s'endormir au volant.
"Allez, plus que quelques minutes et je pourrai m'effondrer dans mon lit moelleux et confortable. " S'encouragea mentalement Evan.
Le bruit d'une notification le ramena à la réalité. Ses yeux se posèrent sur son téléphone mais revinrent sur la route, il arriva à saisir avec son autre main son portable.
Il regarda brièvement le message, il était de sa petite sœur.
Son attention grandit d'un cran lorsqu'il arriva à le lire entièrement :
Ève : Viens chez moi pour garder Paige pendant mon absence, j'ai une affaire à régler qui ne peut pas attendre, merci, bisous. Ça ne sera pas long. Je t'aime grand frère, tu es le meilleur, je ne sais pas ce que je ferais sans toi...PS : N'oublie pas de ne pas faire de bruit en entrant.
- Oh non, t'es pas sérieuse, petite sœur ?! Je viens tout juste de rentrer du boulot ! Et en plus tu as le toupet d'affirmer que je vais certainement accepter...Bon, je ne vais pas laisser ma petite nièce toute seule...J'espère que t'as eu une bonne raison, je te préviens, je te laisserai pas t'en tirer à si bon compte. Tu me devras quelque chose...en retour...Soupira Evan
Avec regret, Evan prit la route vers la maison d'Ève. Arrivé, il gara sa voiture à la place qu'occupait normalement celle de sa petite sœur.
- T'as de la chance que j'ai le double des clés. Sinon tu serais dans de beaux draps. Affirma-t-il
Evan introduisit la clé dans la porte, il referma derrière lui.
Il déposa ses affaires, une petite voix le prit par surprise :
- Maman ?
- Non, ma puce, c'est moi, Evan. Mais qu'est-ce que tu fais debout ? Questionna-t-il déconcerté
- Je me suis réveillée à cause d'un cauchemar, je suis allée dans la chambre de maman mais elle n'y était pas alors je suis descendue en bas. Tonton, tu n'aurais pas vu, maman ?
- Ève a dû sortir pour régler quelque chose d'urgent, elle va rentrer tout à l'heure. Donc je suis venu pour te garder, mon petit ange. Allez, ma chérie, tu remontes dormir, hein ? Sinon tu vas être fatiguée demain. Répondit Evan
- Je n'ai pas trop sommeil. Est-ce que je peux attendre le retour de maman avec toi, Tonton ? Demanda Paige gentiment
- Oh ma petite puce, tu es adorable, au moins je me sentirai pas trop seul. On peut regarder la télé en attendant, qu'est-ce que t'en dis ? Proposa Evan
Paige secoua la tête en signe d'approbation avec un sourire.
Evan s'installa confortablement dans le canapé avec Paige, la lumière bleutée de l'écran de la télévision lui donnait sommeil, il essayait de s'empêcher de tomber de fatigue pour tenir compagnie à sa nièce.
Au bout d'un certain temps, Evan finit par se poser des questions, il commença à être anxieux et inquiet par l'absence beaucoup trop longue d'Ève.
Il envoya plusieurs messages dans l'espoir qu'elle lui explique pourquoi elle avait autant tardé. Rien...Aucune réponse...
Il tenta de l'appeler, même résultat, elle ne répondit pas non plus...
- Maman n'est toujours pas là. Ce n'est pas normal, Tonton...Constata Paige
- C'est vrai...Viens, mon cœur, on va sortir tous les deux. Approuva Evan
- Allô ? Je sais, je sais, vous l'attendez, je vous la livre tout de suite mais ça ne vous dérange pas si votre colis est en pièces détachées ?
- Qu'insinuez-vous, Lucas ?! S'étonna le scientifique
- Eh bien votre salope de Mia lui a sauté dessus, je suis pas sûr de la trouver dans un bon état. Raconta Lucas
- Non ce n'est pas possible, vous l'avez vu ? Est-ce qu'il lui est arrivé quelque chose ?!
- J'en sais rien, c'est silencieux, je peux pas dire si Ève est encore vivante. Si c'est le cas on peut dire qu'elle a la peau dure.
- Allez vérifier Lucas. Elle est vitale pour la poursuite de nos recherches.
- J'y vais, Doc, j'y vais...
- Une fois que vous l'avez, retrouvez-moi dans les mines de sel.
- OK, j'arrive tout de suite.
Lucas ouvrit la porte de la chambre, il s'attendit à une scène horrifique et à l'odeur frappante du sang. Mia était vraiment violente lorsqu'elle était sous le contrôle d'Eveline...
Toutefois, il en doutait un peu parce que la morveuse semblait être attachée à Ève.
Ce qu'il découvrit, le stupéfia.
Mia était assise auprès d'Ève qui était étendue sur le dos inerte, encore plus pâle que la mort, les yeux clos.
- Ça va aller...Ça va aller, Zoé va revenir...Essaya d'apaiser Mia
À l'entente du grincement de la porte, Mia afficha un sourire soulagé.
- Tu vois, elle est là. Dit-elle dans un murmure
Mia se tourna en direction du nouvel arrivant qu'elle prit pour Zoé.
Son sourire s'évapora à la vue de Lucas.
- Toi ?! Grinça Mia
Lucas pouffa de rire à la vue du visage ahurie de Mia. Mais bientôt son sourire s'évanouit, il y avait quelque chose que Mia avait fait qu'il lui avait énormément déplu, il se hâta de lui faire comprendre :
- Je peux pas croire que tu m'as confondu avec cette chienne de Zoé. On peut pas dire qu'elle et moi, on se ressemble...Grommela Lucas de mauvaise humeur
- Tu as tout à fait raison, vous n'avez aucun point commun tous les deux. Elle, au moins, elle vaut beaucoup mieux que toi. Rit Mia méchamment
- Encore cette putain de préférence ?! S'emporta Lucas
- Tu devrais te poser les bonnes questions. Le provoqua Mia ouvertement
Fou de rage, il empoigna violemment les cheveux de Mia qui gémit de douleur face à la force qu'il exerçait.
- T'en fais pas, ton tour va arriver, petite salope.
Mia se contenta d'essayer vainement de repousser Lucas. Elle n'arriva pas, elle était épuisée, chaque fois que Eveline contrôlait son esprit, elle en ressortait affaiblie...
- Je me suis déjà occupée de remettre à sa place Zoé. Tu veux apparemment la même chose ?!
- Ça, c'est tout toi, t'en prendre à des filles et à des personnes faibles et sans défense. Et tu oses prétendre que tu es un homme !
Il serra encore plus fort son emprise, Mia ne put retenir un cri de souffrance. Lucas ne se priva pas de rire de la douleur qu'éprouvait Mia.
- Si tu m'as confondu avec l'autre idiote, c'est que cette traînée est dans les parages. Dis-moi où elle est ?! Exigea Lucas
- Non ! Je ne te dirais pas ! Riposta Mia
Lucas la gifla brutalement, exaspéré par sa pitoyable tentative de résistance.
Le nez en sang, Mia ne bronchait pas, elle ne trahirait au grand jamais Zoé.
- Tu vois, moi et elle nous devons avoir une petite discussion entre frère et sœur. Tu peux le comprendre ça, Mia ? Insinua Lucas
Mia resta imperturbable, elle se contentait de toiser le fils Baker avec haine.
Lucas rit de sa réaction.
- Ce n'est pas très bien élevé de ne pas répondre quand on te parle. Railla t-il
Ses yeux bleus finirent par se poser sur le corps d'Ève.
- Alors cette rencontre ? Je vois qu'elle a plutôt mal tourné. Désolé mais je vais devoir te la reprendre, j'ai besoin d'elle. S'esclaffa-t-il
- Quoi ?! Ne t'approche pas d'elle Lucas ! Laisse-la ! À cause de toi, elle est gravement blessée ! Se débattait Mia
- Dois-je te rappeler que c'est toi qui l'a saigné comme un porc ? Se moqua t-il
- J'étais sous le contrôle d'Eveline, je ne pouvais pas y résister et tu le sais ! Arrête de remettre la faute sur moi ! S'exclama Mia indignée
- Et tu crois que ça t'excuse ? Rit-il avec méchanceté
- Arrête ! Va-t'en ! Dégage ! Ne t'approche pas de nous ! Hurla Mia
- Tu t'imagines que tu me fais peur ? Grogna Lucas
À ces mots, il envoya valser Mia contre la table de nuit, elle s'y cogna brusquement.
Mia sentit un goût métallique dans sa bouche, du sang s'écoulait à l'arrière de sa tête, elle regardait profondément apeurée Lucas, il allait réussir à prendre ce qu'il était venu chercher.
Lucas se hâta de soulever le corps d'Ève et de la hisser sur son épaule.
- Non, Lucas ! Ne l'emmène pas ! Laisse-la tranquille ! Fiche-lui la paix ! Cria vainement Mia
La seule réponse qu'elle obtint, ce fut la porte qu'on lui claquait au visage et le bruit de la clé qu'on tournait dans la serrure.
Mia courut jusqu'à la porte et se mit à frapper dessus avec ses mains dans l'espoir que Lucas lui ouvre et lui laisse une chance de l'empêcher d'emporter Ève avec lui.
- Ouvre-moi, Lucas ! Ouvre-moi ! Ne me laisse pas ici sans pouvoir rien faire ! Je sais que tu m'entends ! Pitié ! Tout est de ma faute...
Mais Lucas ne l'entendait déjà plus, il se dirigeait en direction des mines de sel, Ève sur son épaule.
À son réveil, une lumière aveuglante éblouit Ève. Elle provenait d'une lampe à incandescence qui était pointée dans sa direction.
Ève sentit des courants d'air froid lécher sa peau blessée. Elle tremblait, incapable de bouger pour tenter de se réchauffer en frottant ses bras gelés.
Ses mains et ses pieds étaient attachés par des sangles en fer. Elle était allongée sur une table métallique.
Ses oreilles n'arrêtaient pas de siffler. Elles finirent par lentement cesser de troubler son audition.
- Contente que tu sois réveillée, mon cœur. Entendit Ève
- Lucas ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Où est-ce que je suis ? Questionna Ève confuse
- T'inquiète pas, tout va aller pour le mieux. De vieilles connaissances à toi, bébé. Ils veulent te voir. Et particulièrement lui. Déclara Lucas tout sourire
- Quoi ?! S'affola Ève
Un homme à l'allure sévère, aux cheveux blonds et au visage de marbre encadré par des lunettes rectangulaires la surplomber.
Il état mince et élancé, ses yeux bleu acier reflétaient le dédain et l'impétuosité.
Il portait une blouse blanche toute propre qui n'était recouverte d'aucune taches, il semblait être quelqu'un de soigné, ses mains étaient recouverts de gants en latex.
Il faisait clairement partie de ces personnes qui étaient intimidantes sans réellement se mettre en colère.
Il affichait en cet instant un petit sourire mais qui était froid et mauvais.
- Bonjour, Ève, ça fait très longtemps. Je sais que vous n'avez aucun souvenir de moi, mais ça finira par vous revenir, je suis le docteur Alister Walker, très grand chercheur et scientifique au service de The Connections. La dernière fois nous avons fait l'erreur de vous laisser entre les mains d'une fille qui n'était pas du tout capable de nous rester fidèle. Elle a mis en péril nos recherches. Elle vous a libérée et vous vous êtes enfuie. Mais cette fois-ci, vous ne pourrez pas vous échapper aussi facilement. Expliqua-t-il
- Quoi ?! Qu'est-ce que vous racontez ?! Paniqua Ève
- C'est pourtant simple à comprendre, vous étiez un de nos sujets d'expérience. Nous avons fait en sorte que vous soyez résistante aux coups et blessures et aux effets de l'infection des sujets de la série E. Nous étions sur le point de continuer à exploiter et à expérimenter vos exploits lorsque vous nous avez été arrachée. Quelle tragédie...Mais nous allons pouvoir reprendre là où nous nous étions arrêtés. Sourit le docteur Walker
Ève secoua la tête désemparée par toutes ces révélations.
- Non, non, ce n'est pas possible. Ça ne peut être qu'un affreux cauchemar ! Ne m'approchez pas ! Vous êtes tous complètement fous ! Libérez-moi ! Je veux partir de cet enfer ! Je veux retrouver ma fille, ma pauvre petite chérie, je veux la revoir ! S'emporta Ève
- Veuillez garder votre calme, je sais que ce sont des souvenirs douloureux mais il va falloir vous y faire. C'est votre condition, il faut l'accepter. Lui dit-il d'une voix glaciale
Ève ne l'écouta pas, elle s'agitait sur la table et se mit à pousser des cris aigus.
Elle tourna sa tête en direction du fils Baker, qui observait la scène silencieusement mais avec contentement.
- Lucas ne me laisse pas avec eux ! Ne les laisse pas me faire du mal ! Implora-t-elle désespérée
- Oh non, pourquoi gâcher ces retrouvailles ? Je vous la laisse, je reviendrai la chercher plus tard. Bonne chance avec elle, Doc, vous en aurez besoin. Refusa Lucas
- Lucas ! Lucas ! Ne m'abandonne pas ! Je t'en supplie ! Implora Ève les larmes dévalant ses joues
Sauf qu'il était déjà loin. Ève pleura incessamment, elle tressauta en sentant la main du scientifique sur son front.
- N'ayez aucune inquiétude, je serais délicat, je vous en fait la promesse. Promit le docteur Walker faussement en saisissant une longue seringue
Les pleurs d'Ève redoublèrent d'intensité, elle était inconsolable, c'était purement monstrueux, pourquoi tout ceci lui arrivait ?
- La, la, pourquoi tant d'agitation ? S'enquit-il sarcastiquement
Ève essaya de se calmer progressivement, elle toisa le scientifique avec mépris, elle lui cracha au visage :
- Je pensais être en présence de quelqu'un de sensé mais je m'aperçois que vous êtes aussi cinglé que les Baker. Je dirais même encore plus.
- Voilà bien de vilains mots. Nous ne cherchons que le progrès, très chère. Et vous en détenez la clé.
- Pourquoi moi ? Se plaignit Ève
- Parce que vous étiez celle qui nous fallait. Répondit-il simplement
- C'est n'importe quoi...Donnez-moi une véritable explication ou fermez-la ! Je n'ai plus envie d'entendre un seul mot de plus de votre part alors dépêchez-vous de dire quelque chose qui m'intéresse ! Exigea Ève
Le scientifique lâcha un petit rire amusé par l'insolence dont elle faisait preuve.
- Vous allez me le dire oui ou non ? S'exaspéra-t-elle
- Je pourrais bien vous tourmenter en ne vous disant pas un mot de ce que vous aimeriez bien savoir. Mais vous en deviendrez exaspérante. Admit-il
Le docteur Walker reposa finalement la seringue sur le plateau juste à côté d'Ève. Il porta son attention et son regard en direction d'Ève.
- Je veux bien tout vous dire. Accepta-t-il finalement
