Zoé avait risquée de retourner dans la grange.

Il n'y avait que là-bas qu'elle pouvait se procurer de la nourriture saine puisque Lucas n'était pas sous le contrôle d'Eveline.

Il arrivait à s'en approvisionner par un moyen qui restait encore mystérieux aux yeux de Zoé.

Le cœur battant, elle avait l'impression de voir apparaître à chaque coin des couloirs l'ombre de l'un des membres de sa famille.

Elle essayait d'atténuer sa paranoïa, elle devait rester prudente mais calme.

Zoé transportait les aliments dans ses deux bras, elle traversait les couloirs rapidement.

Ève, dans son état, n'allait pas pouvoir attendre éternellement.

La culpabilité revint la ronger de l'intérieur, elle secoua sa tête pour rendre sa vision plus nette à cause des larmes qui avaient commencé à s'accumuler aux coins de ses yeux.

Son cœur sauta lorsqu'elle sentit un souffle froid dans sa nuque. Une voix moqueuse la fit sauter hors de sa peau :

- Tiens, tiens, qui avons-nous là ? Une insupportable petite fouineuse !

Zoé s'apprêtait à se retourner sauf que Lucas s'en chargea à sa place, il empoigna sa gorge fine avec ses deux mains et la plaqua violemment au mur.

Zoé siffla de douleur quand sa tête rentra brutalement en collision avec le mur, elle lâcha la nourriture qui tomba à ses pieds, elle tentait de se débattre.

Ses efforts ne servirent à rien, Lucas lui adressa un sourire malicieux en la voyant gesticuler.

Mais bientôt la colère le remplaça.

- Tu crois que je ne me suis pas rendu compte de ton dernier passage ? T'as osé foutre le bordel dans mes affaires ! Là tu me piques de la bouffe... Et qu'est-ce que tu m'as volé la dernière fois, hein ? Grogna t-il de mauvaise humeur

- Lucas, lâche-moi ! Exigea Zoé en continuant de s'agiter

Il serra son étau autour de son cou pour la maintenir tranquille, ses jointures blanchirent et ses mains tremblaient de rage.

- Tu vas répondre à ton grand frère, merde ?! Réponds-moi ! S'agaça Lucas en la secouant

- Je ne t'ai rien pris, rien à part de la nourriture ! Mentit Zoé

- Sale menteuse ! Cracha t-il en lui donnant un violent coup de poing au visage

Zoé gémit en sentant le sang chaud jaillir de sa lèvre inférieure.

- Tu sais pas à quel point je te déteste ! T'es pire qu'une salope, qu'une chienne, qu'une moins-que-rien ! T'as osé fouiller et regarder dans mes affaires personnelles ! Se déchaîna Lucas

- Non, tu ne me détestes pas...Souffla Zoé en secouant la tête

- Ah oui ? Rit Lucas amèrement

Il lui redonna un coup de poing qui fit saigner son nez.

- Tu me donnes qu'une envie c'est de te tuer ! Hurla Lucas fou de rage

- Eh bien, fais-le ! Tu auras en plus le sang de ta petite sœur sur la conscience ! Tu n'as pas le cran de le faire ! Provoqua Zoé avec un petit sourire

- Ça serait trop rapide pour toi. Je vais te faire souffrir, souffrir horriblement que tu vas toi-même te tuer ! Ricana t-il

- Je n'ai plus de cœur, il est mort, tout ce que tu vas me faire, ne me fera plus rien. En fin de compte je suis devenu comme toi, frangin. Un monstre sans âme et sans cœur. Dit Zoé

- Tu n'es pas insensible, Zoé, tu ne seras jamais comme moi. Tu n'es qu'une gamine pleurnicharde qui a peur de tout et qui est tellement facile à blesser. Tu n'as pas changé même après tout ce qui s'est passé ! Écoute-moi bien, espèce d'idiote, je ne veux plus jamais t'entendre te comparer à moi ! T'entends ?! Je me suis bien fait comprendre ?! S'époumona t-il

Lucas la frappa à nouveau brutalement, il mettait toute sa rancœur envers Zoé dans chaque coup qu'il lui infligeait.

La bouche et le nez encore plus ensanglantés, Zoé commença à avoir une respiration sifflante.

- T'es tellement qu'une trouillarde que tu ne veux même pas admettre que tu as fourré ton sale nez dans mes affaires ! Continua t-il

- C'est toi qui en est un ! Tu as peur des sentiments qu'on peut éprouver pour toi, et étrangement tu as peur de perdre ces personnes. T'as jamais pu être capable de les regarder en face ! Et malgré tout ce que tu as fait, ça se voit que tu es resté quelqu'un de faible et de fragile.

Sa haine ne cessa de continuer de prendre de l'ampleur, ses réponses ne faisait que l'accroître, il frappa encore et encore Zoé jusqu'à que son visage saigne entièrement.

Zoé cracha du sang, un filet rougeâtre dégoulina de son menton, elle regarda son frère droit dans les yeux, déçue, il était méconnaissable tant sa fureur était grande.

Il respirait bruyamment, ses membres tremblaient de colère.

- Je te détruirai, morceau par morceau...Tu vas regretter tout ce que tu m'as fait ! Promit Lucas

Zoé, le cœur en lambeaux, murmura d'une voix rauque :

- Je le regrette déjà...

Ceci eut pour effet de rendre Lucas encore plus énervé. Il la jeta par terre et lui donna des coups de pied, Zoé ne cria même pas, elle resta étendue sur le sol, le corps tremblant.

L'ombre de son frère la recouvrit, il s'accroupit à côté d'elle pour admirer les blessures qu'il lui avait faites, un sourire sadique aux lèvres.

- Laisse-moi la sauver...Laisse-moi sauver Ève...Dit dans un murmure Zoé

- Elle n'est plus là où tu le crois. Lui dit Lucas d'un ton sec

- Quoi ?! S'étouffa Zoé qui essaya de se relever

Elle se mordit la lèvre inférieure lorsqu'elle sentit la douleur se répandre dans son corps meurtri à ce simple mouvement.

Elle se laissa retomber mollement sur le sol, incapable de bouger ses membres après les coups qu'elle avait reçus.

Zoé fut prise d'une quinte de toux, du sang s'échappa encore de sa bouche. Lucas, cruel, saisit une poignée des cheveux de Zoé et tira pour qu'elle le regarde dans les yeux.

- Elle n'est plus avec Mia.Je l'ai prise et refilé à des amis à elle. Expliqua t-il

- Pourquoi, Lucas ?! Elle...Elle venait à peine de guérir doucement de ses blessures.Tu veux sa mort c'est ça ?! Cria Zoé

- Et alors ? Si elle ne peut pas n'être qu'à moi, elle ne sera à personne...Admit-il

Le sang de Zoé ne fit qu'un tour, elle sauta sur Lucas et le plaqua au sol.

Lucas se cogna brutalement contre le plancher, sa capuche tomba aussi découvrant son visage, Zoé, au-dessus de lui s'était mise à le frapper incessamment avec violence.

Elle hurla de douleur et de rage, des larmes d'amertume glissèrent sur ses joues blessées.

Elle ne s'arrêta pas de frapper son frère, des bleus et des ecchymoses apparurent sur la peau pâle de Lucas.

Furieux d'avoir été pris au dépourvu, Lucas tira les cheveux de Zoé pour la repousser.

- Lâche-moi, salope ! Ordonna Lucas

Elle ne lâcha pas prise, elle se mit à son tour à serrer sa gorge.

Ils roulèrent par terre, une véritable lutte acharnée commença pour pouvoir l'emporter sur l'autre.

Zoé ne se laissa pas faire cette fois-ci, elle voulait le détester et le haïr pour tout ce qu'il lui avait fait et pour ce qu'il avait dit !

Impossible, elle ne pouvait haïr son frère...

- Abandonne espèce de furie ou je t'écrase et te brise les os ! Ça t'a pas suffit d'en prendre plein la gueule tout à l'heure ?! Persifla Lucas

- Tu n'es qu'un monstre ! Tu ne regrettes rien, rien du tout ! Est-ce que tu t'entends parler ?! La seule et unique fille qui t'as accepté comme tu es, tu lui as fait vivre un enfer ! Sale connard ! Insulta Zoé

- Tu vas voir...Jura Lucas

Il attrapa ses deux bras et la poussa brusquement loin de lui. Zoé se heurta à nouveau contre le mur.

Lucas plus furieux que jamais se releva, il s'approcha du corps de sa sœur et lui donna une gifle. Elle releva sa tête, les dents serrées rageusement.

- Tu vas regretter de m'avoir attaqué ! Affirma t-il

Et il lui asséna un violent coup de pied qui l'assomma. Le trou noir, elle n'arrivait plus à entendre ou à sentir quoi que ce soit, ses sens étaient endormis.

Une voix familière la réveilla de sa torpeur :

- Réveille-toi, Zoé, réveille-toi pour moi...

Zoé rouvrit avec difficulté ses yeux, sa tête semblait peser des tonnes, elle gémit de douleur à cause des migraines qui l'assaillirent.

Elle était dans un état maladif, même grâce à ses dons de régénération elle arrivait à sentir les effets de n'importe quelle blessure.

Elle sentait encore le goût du sang dans sa bouche, d'ailleurs il y avait quelque chose contre ses lèvres.

Zoé se rendit compte qu'un bâillon couvrait sa bouche, elle était assise sur une chaise inconfortable.

Le bois qui la constituer était rugueux et frottait le dos de Zoé qui n'était couvert que du tissu fin de son débardeur.

Ses mains coincées dans des appareils en fer mais elle était aussi attachée à la chaise. Son cœur bondit dans sa poitrine à la vue de son frère.

Lucas était assis en face d'elle, la tête posée sur ses mains, un sourire mauvais étirait ses lèvres.

Il avait observé chacun de ses gestes à son réveil.

- De retour parmi les vivants ? Il est temps de régler nos comptes, petite sœur. Ironisa t-il

Les yeux bleu cyan de Zoé s'élargirent d'horreur et d'épouvante sous les rires fous de Lucas.


- Vous n'avez toujours pas de nouvelles. Je vous en prie, vous devez agir. Je suis certain que...S'emporta Ethan

- Nous sommes sincèrement désolés, Monsieur. Nous ne pouvons rien faire de plus. Il faut vous faire une raison. Je sais que c'est dur à l'accepter. Soyez fort et courageux. Vous surmonterez cette épreuve. Je n'en doute pas une seule seconde. Coupa le policier doucement

Cette dernière phrase résonnait d'un timbre familier...

- Je comprends, merci pour tout ce que vous avez fait...Remercia Ethan

Il quitta le poste de police et rentra, sans elle, encore et encore. La vie lui semblait fade et vide de sens...Une fois chez lui, il se laissa glisser le long de la porte d'entrée, ses clés s'échappèrent de sa main gauche.

Ethan enfouit son visage dans ses mains.

- Mia...Tu ne peux pas être...morte...Ce n'est pas possible...Se morfondit Ethan

Il avait fini par perdre tout espoir de la revoir un jour. Ça faisait trois ans, trois longues années où il avait espéré qu'elle serait retrouvée.

Il avait commencé à faire son deuil.

Maintenant, il ne lui restait que des souvenirs douloureux d'elle.

Peu après son départ, il n'avait rien changé, il avait tout laissé tel qu'elle l'avait laissée.

Ethan déambulait dans l'appartement plongé dans le noir, il avait fermé toutes les interstices il n'avait plus envie de voir la lumière du jour...

Absolument tout ici, dans les moindres détails lui rappeler Mia, son cœur saignait de l'intérieur.

Il avait pensé à vendre cet appartement pour arrêter de se torturer sauf qu'il trouvait que c'était trop tôt, il venait à peine de faire son deuil, il lui fallait du temps pour enfin tourner la page...

Épuisé par toutes ces nuits blanches, il s'effondra sur le divan du salon.

Il alluma la lampe sur la table et saisit la photo qui était également dessus.

Ethan la contemplait, lui et Mia étaient serrés l'un contre l'autre, le sourire éclatant, le visage radieux et les yeux remplis de rêves et d'envie d'accomplir des projets ensemble...

Il se rappela ce jour-là, c'était un moment inoubliable qu'ils avaient décidé d'immortaliser en photo.

Son rire espiègle lui revenait en mémoire, elle débordait toujours de joie, elle rendait chaque jour rayonnant dans la vie d'Ethan.

Son caractère indomptable le faisait sourire, il aimait chaque qualité et chaque défaut qui la façonner.

Et plus que tout, il appréciait ses défauts qui faisaient son charme.

Mia était capricieuse parfois, elle aimait avoir toute l'attention de son époux rien que pour elle et il lui arrivait d'être assez possessive.

- Ethan, tu sais qu'il n'y a que toi qui peut me rendre jalouse. Résonna la voix de Mia

- Tu sais que je n'oserais pas agir pour que tu le sois, et je ne regarde que toi, chérie. Sourit Ethan

- Je sais, je t'aime Ethan, tu es l'homme de ma vie, c'est juste que j'aime bien te taquiner de temps en temps, c'est toujours adorable comment tu te défends. Avoua t-elle en l'enlaçant et en embrassant le coin de ses lèvres

Ethan sourit et lui rendit son baiser avec autant de douceur qu'elle, il fit parcourir ses doigts dans ses cheveux noir ébène.

- Il n'y a que toi qui peut me rendre heureuse, personne d'autre. Ajouta Mia en embrassant le bout de son nez

- Et toi, tu es la femme de ma vie, la seule. Je veux partager mon existence avec toi et te donner tout ce que j'ai, y compris mon cœur. Répondit Ethan avec tendresse

- Eh bien tu m'en caches des choses, Ethan. Taquina Mia

- Quoi donc ? S'étonna Ethan

- Que tu es poète à tes moments perdus. Rit Mia

Ils éclatèrent de rire et ils s'enlacèrent tendrement.

Ethan reposa la photo, il serra ses poings, il plissa ses paupières pour ne pas laisser des larmes de douleur et de chagrin en sortirent.

Ses yeux se dirigèrent vers son alliance. Un autre souvenir le frappa en plein cœur.

- Elle te va à ravir, je suis très fière d'être ta femme. Mon rêve s'est enfin réalisé, je suis ton épouse et toi tu es mon mari. Se réjouit Mia

- Moi aussi, j'ai du mal à le croire. Tu es une femme exceptionnelle, Mia. J'ai hâte d'être papa, de voir notre famille se fonder peu à peu. Tu seras une maman resplendissante. Acquiesça Ethan le visage souriant

Il la prit dans ses bras et posa ses mains sur ses hanches, Mia sourit et mit ses mains sur les siennes, elle les caressa doucement.

Dos à Ethan qui ne cessait d'embrasser son cou, elle éclata de rire et s'enquit d'une voix taquine :

- Alors comme ça, tu veux me voir être maman ? Pourquoi pas, je ne demande que ça, de te donner tout de moi.

- Je les aimerais autant que je t'aime et je prendrais soin d'eux. Promit Ethan en embrassant sa tête

- Je n'en doute pas une seule seconde. Sourit Mia

Elle lui rappelait trop de souvenirs, d'une main tremblante il retira la bague de son annuaire et la déposa sur la photo.

Il devait tirer un trait sur elle, passer à autre chose...


- Dites-le moi...Insista Ève

- La seule personne qui a fait de vous notre rat de laboratoire est...votre mère. Quinn Montgomery mariée à Davis Montgomery, une femme d'une grande beauté et qui était par-dessus tout dotée d'une intelligence exceptionnelle. Elle travaillait avec nous dans un but bien précis, elle était passionnée par la biologie moléculaire, nous avons su en tirer un avantage et nous avons usé de cette faiblesse, mais quand elle avait fini par comprendre nos intentions, elle a décidé de fuir pour que nous ne la retrouvons plus jamais. Raconta le scientifique en détail

Ève n'en revenait pas, sa mère s'appelait effectivement Quinn et c'était vrai qu'elle avait eu cette passion pour la biologie. Et le nom de son père était aussi Davis.

Mais peut-être que Lucas avait raconté toutes ces informations au scientifique et avait monté toute cette mise en scène afin de la faire souffrir.

Elle se rappelait qu'elle lui disait absolument tout lorsqu'ils étaient tous les deux des enfants.

Et comment aurait-il pu se souvenir précisément de ce qu'elle lui avait dit sur sa mère ?

- En vain, elle n'y est pas parvenue, nous savons qu'elle risquait de nous trahir et de parler de nos projets, vous vous doutez bien que nous ne sommes pas restés sans réagir. Pour nous venger, nous nous sommes emparés de vous, sa fille. Nous vous avons utilisé comme cobaye pour nos expériences, votre mère avait décidé de se rendre en l'apprenant. Poursuivit le scientifique d'une voix dénuée de sentiments

- Ce n'est pas possible...Démentit Ève

Il eut un rictus face à son déni, ses bras croisés derrière son dos.

- Pour quelle raison croyez-vous que vous êtes encore vivante, mademoiselle Montgomery ? Vous pensez que c'est de la chance, peut-être ? Fit-il remarquer le sourire aux lèvres

Ève ne répondit rien, de plus en plus déconcertée.

- Après tout ce que vous avez enduré, un humain aurait fini par en mourir. Confirma-t-il

- Ce n'est pas vrai. Vous n'êtes qu'un menteur ! Je ne veux rien entendre de plus ! S'exclama Ève

- Quel intérêt aurais-je à inventer des mensonges ? Rit-il amèrement

- Rien que pour me faire du mal bien sûr, c'est Lucas qui vous l'a demandé, c'est ça ? Il adore me faire souffrir, il veut me briser et il usera de tous les moyens possibles pour y parvenir pour que je me cède à lui. Et vous êtes apparemment de son côté. Défendit Ève

- Ce qu'il projette de faire avec vous, ne me regarde pas. Il peut faire ce qu'il veut, moi, je ne vous veux que pour poursuivre nos recherches. Avoua-t-il

- Je ne vous crois pas et je ne crois pas un seul mot de tout ce que vous avez raconté à propos de ma mère ! Accusa Ève

- Libre à vous de me croire ou non. Ah, vous êtes bien bornée, pour ne pas accepter d'entendre la vérité. S'exaspéra le docteur Walker

Ève sentit qu'il n'avait pas l'air de raconter des histoires.

- Laissez partir Zoé et Mia et guérissez-les, si vous êtes vraiment celui qui avez mis au point Eveline, vous connaissez un moyen de les guérir de son infection, laissez-les partir. Marchanda Ève

- Mia Winters, vous dites ? Encore une autre déception, elle était censée s'occuper du transport d'Eveline mais a lamentablement échoué, si la situation venait à mal tourner, elle avait pour obligation d'éliminer le sujet E-001. Pourtant sa faute a permis de mieux expérimenter le comportement du sujet. Elle n'a pas finalement tout fait rater.

- Quoi ?! Mia travaillait avec vous ?!

- Encore quelque chose que vous ignorez, je suppose.

- Peu importe, ce qu'elle a pu bien faire avec vous, elle ne mérite pas d'être contaminée et de souffrir de l'infection et c'est valable également pour Zoé.

- Je ne compte pas faire quoi que ce soit pour aider ces deux sujets d'expérience. Elles font partie désormais de nos relevés d'expérimentation.

- Vous n'êtes qu'un sale...

- Je commence sérieusement à perdre patience, je vous ai écouté, j'ai accepté de répondre à vos questions inutiles malgré votre impertinence. Regretta le docteur Walker

- Cessez cette folie une bonne fois pour toutes, pitié, la vie de nombreuses personnes ont été prises pour une cause qui n'en vaut pas la peine. Essaya de persuader Ève

- Oh, mademoiselle Montgomery, si votre mère qui était si prodigieuse n'est pas parvenue à nous arrêter. Alors, vous n'en ferez pas autant qu'elle. Sourit-il méchamment

- Elle n'a rien pu faire parce qu'elle ne voulait pas que vous me faisiez du mal. Rappela Ève

- Et elle a échoué également dans cette mission, parce que je vous détiens. Se moqua-t-il

À ces mots, il saisit la seringue et la rapprocha du bras tremblant d'Ève.

La jeune femme plissa ses yeux, elle ne voulait pas voir, sauf que le stress de ne pas savoir ce qui se passait, était plus fort.

L'aiguille toucha sa peau, les tremblements d'Ève redoublèrent d'intensité.

- Du calme, du calme...Ça ne sera que très légèrement douloureux...Promit-il faussement

Elle hurla lorsque la seringue rentra dans sa chair.

Elle sentit une sensation étrange parcourir son corps, le liquide se répandait dans ses veines comme un venin mortel.

Ève devint soudain très pâle, son corps fut pris par des soubresauts, elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait, elle eut des maux de tête insupportables.

Son cœur se mit à cogner dans sa cage thoracique.

- Les résultats ne sont pas très concluants. Essayons autre chose. Constata-t-il

La voix du scientifique lui parut lointaine.

Il lui injecta un autre liquide dans l'organisme, cette fois-ci, une sensation de brûlure parcourut tout son corps.

Elle avait l'impression d'être en feu. Ève poussa des cris de douleur.

- Elle était censée ne rien sentir. Essayons encore. Fit observer le docteur Walker