Bonjour tout le monde!
Que de commentaires et que de bons retours pour le chapitre précédent^^
Je suis contente que ça vous plaise et je suis aussi contente de vous revenir dès le jour de mon retour de la cambrousse^^( parce que ça y est ! j'ai de nouveau internet^^), pour vous publier ce nouveau chapitre.
Alors pour la blague et pour ceux et celles que ça intéresse; cette histoire devait être un One Shot, puis finalement un Tree Shot^^
Et finalement comme vous pouvez le voir ce n'est pas le cas^^
Du coup je suis en pleine réfection ou presque puisque les parties sont devenues des chapitre et qu'ils ont tous des noms maintenant, ou ça ne saurait tarder parce qu'il se fait tard et que je le ferais plus surement dans la journée de demain^^
Il y aura je pense au moins quatre chapitres peut être cinq
Le quatrième est en cours d'écriture^^ une fois arrivée en bas je vous dirait peut être de quoi il parlera^^ ( même si ça ne sera pas très difficile a deviner^^)
Pour vous donner l'eau à la bouche on reste dans le sucré et le nom des premiers chapitres sont dorénavant:
Chapitre 1 : Gâteau au chocolat noir et écorce d'orange amère
Chapitre 2: Religieuse au café
Je vais vous laisser à votre lecture et vous souhaitez un bon appétit!
Pièces Montées
Résumé : Après la guerre, Harry a découvert sa passion, faire des gâteaux, … De mariage. Il reste dans l'ombre tandis que tout le monde s'arrache ses créations. Jusqu'au jour où Draco, entre dans sa cuisine et découvre son secret. Serait ce le début d'une nouvelle recette ?
Chapitre 3 : Tarte au citron meringuée
« Je vais me marier avec cette femme ! »
Draco regarda son meilleur ami comme s'il venait de lui pousser une deuxième tête. Avait-il bien entendu ?
Blaise Zabini, le parfait Serpentard, coureur de jupons invétéré, voulait épouser Ginny Weasley ?!
Au contraire de ce que beaucoup de personne pouvaient penser, en particulier celles qui l'avaient côtoyées durant sa scolarité, il ne ferait pas de remarque sur le physique de la demoiselle, ou même son statut social. De un, parce que la mauvaise foie avait cessé de lui faire dire absolument n'importe quoi et qu'il faudrait être aveugle pour ne pas remarquer la beauté de la jeune femme. Déjà adolescente, elle faisait chavirer les cœurs. Et son caractère ne gâchait rien. C'était une femme forte, indépendante, brillante même.
Et de deux parce que cela faisait longtemps qu'il ne se souciait plus de ces idioties concernant le rang ou la soit disant pureté du sang.
Non, il disait cela parce que Blaise venait tout juste d'avoir sa première conversation avec la Gryffondor.
Les seules choses qu'il savait sur elle avant de la revoir, complètement par hasard, était qu'elle était une proche du survivant et son ancienne petite amie.
Autant dire assez peu pour une pareille réaction.
Le sang latin qui courait dans ses veines parlait pour lui, à n'en point douter.
Il serait de bon ton qu'il redescende sur terre.
« Blaise, qu'as-tu bu exactement durant ce mariage pour souhaiter pareille chose ? lui demanda-t-il de son éternelle voix traînante.
-L'alcool n'est pour rien là-dedans ! L'amour en revanche ! J'ai eu le coup de foudre ! »
Le blond ricana, il avait déjà dit cela pour sa dernière conquête et celle d'avant…
« Tu ne me crois pas je le vois, mais si tu n'avais pas un glaçon à la place du cœur, Mr Je-préfère-resté-seul-noyé-sous-une-montagne-de-paperasse-que-de-sortir-vivre-Malfoy, tu serais capable de me comprendre !
-Ne sois pas si mélodramatique. Tu me fais passer pour un tyran.
-Un tyran qui n'a un orgasme qu'en allant à la première pâtisserie venue ! Ce n'est pas parce que tu as refusé le bonheur de la vie conjugale que tout le monde doit faire pareil ! »
Bien sûr qu'il avait refusé ! Il était pragmatique, certes, mais pas au point d'accepter un mariage d'intérêt avec une fille qu'il connaissait à peine…
Astoria était une sorcière brillante et de bonne famille, mais il ne se voyait pas enfermé dans une telle union. Il n'avait déjà que peu de temps à consacrer à ses loisirs en dehors de son travail, alors s'occuper d'une femme ? ou même d'un homme ? Ou trouverait-il le temps ?
« Que tu veuilles l'épouser c'est une chose. Mais as-tu entendu parler de la notion de consentement ? »
Le brun eut pour lui une mine outrée, la bouche presque en cul de poule.
« Tu me lances un défi ? Soit tu verras ! Je vais épouser Ginny Weasley ! »
Draco soupira mi amusé, mi lacé.
Il avait surtout peur que son meilleur ami se prenne le râteau du siècle. La rouquine n'était pas connu pour avoir la langue dans sa poche. Et question volonté, elle en avait autant si ce n'était plus que le Serpentard et ce n'était pas peu dire.
Elle avait monté une affaire quatre ans après avoir quitté Poudlard. Elle lui avait donné le nom de « Jour J ».
Son inspiration : le mariage de son frère Georges.
Elle l'avait aidé à tout organiser, de la décoration au traiteur, en passant par l'orchestre, le photographe et la fabuleuse pièce montée qui était devenue une légende, pour son goût, ses formes et ses multiples couleurs. Personne ne semblait connaître ce pâtissier de génie et c'était la seule partie de l'histoire qui l'avait intéressé.
Bref !
La benjamine de la famille avait décidé de créer sa propre agence de coordination de mariage. Ces derniers étant de plus en plus nombreux depuis la fin de la guerre. A croire que l'amour poussait partout, tel des champignons après une averse.
Elle travaillait en collaboration avec sa meilleure amie de Poudlard, Luna Lovegood, le fiancé de celle-ci : Neville Londubat et les frères Crivey. Le Gryffondor gérait la partie décoration florale, et la Serdaigle celui des divers costumes et robe de mariée. Ginny s'occupait de la partie traiteur, ainsi que l'art de la table, et le service. Elle gérait aussi les comptes, faisait la liaison entre les différents services et fournisseurs. Plus que tout, elle était le visage de Jour J.
Les frères, quant à eux, géraient la musique et les photographies.
Ils étaient de véritables virtuoses.
Les mariages devenaient une institution et tous les réclamaient à corps et à cris.
En particulier, le ou la pâtissière qui s'occupait de réaliser les plus belles pièces montées qui puissent exister.
Selon les désirs et les goûts des clients, un gâteau était créé par ses soins. Si les clients hésitaient, il y avait toujours leur impressionnant catalogue. Lorsque leur choix était fait, le reste de la cérémonie s'articulait autour de lui.
Enfin des gens censés !
Quel dommage qu'il n'est jamais pu goûter à aucune de ses créations !
C'est qu'il n'avait pas été invité à un mariage depuis Poudlard...
Il semblait pouvoir tout faire. Toutes les spécialités du monde de la pâtisserie étaient à sa portée, lorsqu'il n'innovait pas lui-même. Le tout se disputait la magnificence et le raffinement.
Il ne l'avait dit à personne, on se moquait déjà assez de lui, avec son carnet des meilleurs salons de thé et boulangerie de Londres, mais il récupérait les photos des pièces montées qu'il ou elle créait, lorsqu'elles apparaissaient dans une revue ou un journal.
Il rêvait de pouvoir goûter à ses créations et de découvrir son identité…
Peut-être y parviendrait-il si Blaise réussissait son entreprise ? Après tout, l'espoir fait vivre.
¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶
L'odeur du café et des croissants au beurre, flottait dans l'air, lorsque la bouille ensommeillée de son filleul se dessina dans l'encadrement de la porte de la cuisine.
Ses cheveux bleu turquoise, partaient dans tous les sens et sa bouche pâteuse articula difficilement un « bonjour », tandis qu'il prenait place à table.
Harry lui répondit avec le même sourire amusé que d'habitude et posa un bol de chocolat tout chaud devant lui, après lui avoir embrassé le front.
Tel un ours mal léché, sortant tout juste d'hibernation, il grommela un « merci » avant de chiper un bout de croissant et de le mâcher mollement.
Il fallait toujours une bonne vingtaine de minutes au petit métamorphe pour redevenir aimable, autant que sociale et enjoué.
Harry ne s'en formalisa donc pas et se contenta de siroter distraitement son café, tout en faisant la liste de ses tâches de la journée.
Après avoir déposé Teddy à l'école, il devait faire sa cueillette de fleurs comestibles et les préparer dans le labo qu'il avait aménagé dans les anciens cachots du Manoir. Ensuite, il devait se rendre au siège de Jour J pour déposer son labeur et participer à la réunion de début de semaine.
Il devait y présenter les design demandés par les derniers clients, ceux qu'il avait élaborés en plus pour agrémenter leur catalogue, prendre connaissance de ceux qui avaient été choisis en fin de semaine dernière, poursuivre le montage des dernières pièces pour le week-end suivant et faire les commandes de fournitures. Puis il devait récupérer Teddy à l'école.
Un Lundi parmi tant d'autres.
Une routine bien huilée c'était installée depuis son retour voilà plus de trois ans.
Il se levait tous les matins avec le sourire, et profitait de chaque jour avec joie et confiance.
Comme il l'avait promis, il était revenu pour le mariage de Georges. Il lui avait confectionné la plus belle des pièces montées.
Elle avait été à l'image du magasin de farce et attrape. Colorée, inventive et délicieuse.
Comme si le Pays de Merveilles avait rencontré les jumeaux Weasley lorsqu'ils parcouraient encore Poudlard.
Georges en avait pleuré de joie !
Et le goût n'était pas en reste.
La génoise était aérienne, un peu relevée par quelques gouttes du meilleur rhum, la crème garnie de fruit confits par ses soins, un biscuit croustillant aux noisettes torréfiées, sans parler de l'insert aux fruits des bois, merveilleusement acidulé.
La pâte de sucre généralement utilisée pour la décoration de ce genre de gâteau, avait était magiquement créée avec les chutes de la génoise, et des fleurs comestibles cristallisées.
Une de ses plus belles créations !
Une véritable révélation !
Et pas que pour lui !
Ils s'étaient lancé dans l'événementiel aux côtés de Ginny, Luna, Neville et les frères Crivey.
Il n'aurait pu choisir de meilleur vocation que celle de participer au jour le plus important de deux cœurs aimants et aimés.
Bien que personne à part ses collaborateurs ne connaissaient son identité.
Il voulait que son travail soit apprécié pour ce qu'il était et non pour le prestige de son nom.
Et c'était tellement le cas, qu'ils avaient décidé d'organiser les mariages en fonction du gâteau que les mariés choisirait. Son travail était la pièce maîtresse disaient-ils. Cette façon de fonctionner leur valait leur succès.
Une idée folle qui avait payé.
Il finissait tout juste son café, lorsque Teddy émergea enfin des brumes de la nuit.
« Il te reste quinze minutes pour te préparer louveteau. »
Ses mots sonnèrent comme le clairon.
Le petit garçon sauta de sa chaise et courut ventre à terre dans les escaliers. Ses cheveux tirant plus sur le vert que sur le bleu.
« Doucement ! Ne va pas tomber ! S'écria Harry qui connaissait trop bien la maladresse parfois maladive de son filleul. »
Ne dit-on pas que la pomme ne tombe jamais loin de l'arbre ?
En l'occurrence, il était bien le fils de sa mère.
Un petit boum lui répondit, signe que Teddy avait buté sur une marche dans son enthousiasme.
« Je vais bien ! Le rassura-t-il. »
Le pâtissier secoua la tête, mi amusé, mi résigné et attrapa la boite de déjeuner à l'effigie de Captain America, garnit d'un copieux repas par Winky, agrémenté par des cookies fait de la veille par ses soins, avant d'enfiler chaussures et manteau et d'attendre la tornade bleu, qui ne tarderait pas à descendre les escaliers tel un troupeau de sombral en rut.
Une promenade dans une bourrasque d'automne, une bise humide sur une barbe de trois jours et un souhait de bonne journée plus tard, et Harry se retrouva dans la serre qu'il avait aménagé dans une partie de son jardin, avec l'aide de Neville, à cueillir toutes les fleurs dont il allait avoir besoin pour ses prochains gâteaux.
Des glycines, des roses ainsi que des pensées, des primevères et des marguerites.
Une fois installé dans son laboratoire personnel, dans les anciens cachots du Manoir, il leur lança un sort de conservation et de cristallisation. Le tout les rendit aussi brillantes et délicatement sucrés.
Il préférait les utiliser ainsi, plutôt que d'enrober ses gâteaux d'une montagne de sucre ou de crème pour les décorer. La magie avait cela de bien qu'il pouvait se permettre plus de chose que les pâtissiers moldus. Les créations de cake design étaient époustouflantes, mais le goût était souvent écœurant, souvent trop sucré ou trop beurré. Lui qui avait longtemps pensé qu'on ne mettait jamais trop de beurre, avait revu ses dosages à la baisse, après son voyage à New York. Finalement, cela rendait les combinaisons limitées et c'était très loin du rendu dont il rêvait.
Il voulait faire profiter ses clients de toutes les saveurs possibles.
Sous la décoration parfois grandiose et imposante, ou sobre et délicate, se trouvait aussi bien des cakes à la vanille et des coulis de fruits rouge, somme toute, très classique, que les pâtisseries les plus riches et les plus raffinées d'Europe et d'Occident.
Il n'avait pas passé trois ans à bourlinguer pour rien !
Une fois fait, il transplana directement dans le bureau de Ginny, comme à son habitude, panier de fleur dans une main, carnet de croquis et agenda dans l'autre.
Et en parlant de fleur...
Le bureau était emplit de bouquet plus somptueux et odorant les uns que les autres.
« Merlin ! Mais c'est une véritable prairie ! S'exclama-t-il »
La rouquine lui répondit par un sourire, la tête plongée dans un bouquet de fleur de tournesol.
« Ça vient de ton Serpentard ? »
Un gloussement sortit du bouquet.
Blaise Zabini.
Qui aurait cru qu'un Serpentard pur souche, connu pour être un vrai bourreau des cœurs déjà à Poudlard, soit à la fois si acharné et si merveilleusement romantique.
Il avait fait une cours empressée à Ginny pendant des mois. Essuyant refus sur refus.
Un soir, Harry les avait surpris dans les locaux de la société. Il était resté dans l'ombre, tandis que la rousse repoussait de nouveau les avances de son ténébreux soupirant, sa langue acérée n'en finissait plus de le ratatiner sur place.
Il avait trouvé le regard du jeune homme si tendre et si désespéré, qu'il avait poussé sa collaboratrice et meilleure amie à sortir avec lui.
S'il ne l'avait voulut que pour l'ajouter à son tableau de chasse, nul doute qu'il aurait abandonné depuis longtemps. Sa ténacité cachait autre chose, pour lui c'était une évidence.
Et ce jour-là, il en avait eu la confirmation.
« Cet homme-là est à ta mesure. Je le sens ! En plus du fait qu'il soit diablement séduisant. »
Elle avait fini par se laisser convaincre et fort était de constater que les rendez-vous ne cessaient de s'enchaîner. Leur complicité grandissait à vue d'œil, de même que leur amour. Leurs valeurs, leurs envies, et leur tempérament s'harmonisaient comme un charme. Ginny ne cessait de rayonner de bonheur !
« J'en conclus que ça c'est exceptionnellement bien passé ? S'amusa-t-il. »
Comme toujours, aurait-il pu ajouter.
« -Oh Harry ! Si tu savais ! ... »
Ginny se mit à danser dans le bureau étourdit d'amour et de bonheur, son bouquet de tournesol dans les bras.
« Ne fais pas durer le suspense ! Dis moi ! »
Le brun trépignait presque. A croire que c'était sa propre vie sentimentale qui se jouait sous ses yeux, alors qu'elle était aussi vide que le désert de Gobi !
« Il m'a demandé en mariage ! »
Fièrement, elle brandit sa main élégamment habillée d'une bague de fiançailles, ornée d'une aiguë-marine aussi bleu que ses yeux.
Harry attrapa sa main, émerveillé par la délicatesse du bijou.
Blaise la connaissait bien. La rouquine avait toujours préféré les pierres semis précieuses. L'aiguë-marine en tête de gondole. Et celle ci avait été faite pour elle.
« Ta mère va être folle de joie ! »
Molly travaillait depuis le commencement dans les cuisines de Jour J, aux côtés de Harry.
Elle était la seule à s'être excusé de son comportement envers lui, lorsqu'il était revenu de son périple. La mort de son fils l'avait transformé en tyran domestique et elle avait fini par s'en rendre compte.
Georges et Ginny avaient longuement discuté avec elle, lui ouvrant doucement les yeux sur ses angoisses et ses reproches sur la manière dont ses enfants devaient gérer leur vie.
Tout l'amour et l'inquiétude du monde, n'excusaient pas une beuglante !
Ils avaient renoué des liens aussi solide qu'autrefois, au point qu'elle lui avait demandé d'être sa seconde.
Elle était époustouflée par ses talents et ne se voyait pas faire autre chose pour occuper ses journées, que de participer à la belle aventure qu'était Jour J.
Elle était la seule « humaine » à fouler le pied du laboratoire, les autres employés étaient des elfes de maison.
Une marque de confiance et de pardon qui l'avait touchée au delà des mots.
Comme lui, elle avait suivit de prêt l'histoire d'amour de sa cadette avec le vert et argent, prête à faire tomber sa fameuse cuillère en bois, si jamais le malotrus s'avisait de faire du mal à son bébé !
Mais si il lui mettait la bague au doigt, elle serait la belle mère la plus heureuse du monde ! Elle avait tant espéré que sa fille trouve le compagnon idéal.
Un homme qui soit capable de dompter sa fougue autant que de la laisser s'exprimer. Un homme qui respecterait son besoin de faire carrière et de s'occuper de ce qui serait pour toujours son premier bébé : sa société !
Elle avait eu plusieurs petits amis, mais aucun n'avait su cocher toutes les cases comme Blaise Zabini.
Jour J allait devoir organiser un Mariage qui resterait pour toujours dans les anales !
Ce n'était pas tous les jours que sa fondatrice se mariait avec l'homme de sa vie !
¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶
Draco était aussi surexcité qu'un gamin le jour de Noël.
Devant lui se trouvait pas moins de trois gâteaux différents et il avait du mal à se retenir de sauter dessus comme un assoiffé sur un verre d'eau.
Il allait enfin pouvoir goûter aux créations de celui ou celle qu'il vénérait presque comme une Divinité.
Le design du gâteau et donc de la cérémonie de mariage avait été choisit par Ginny, elle avait donné pour mission à l'homme de sa vie de choisir le goût qui lui plairait le mieux pour la garniture de leur pièce montée.
Elle savait que Blaise était loin d'être une bouche sucrée. C'était même plutôt le contraire ! Si cela ne tenait qu'à lui la pièce montée ne serait qu'une succession de tome de fromage.
Et elle voulait être sûr qu'il puisse profiter comme il se doit de son propre gâteau de mariage.
Et pour cela, il fallait goûter.
Mais rien que de voir toutes ces sucreries le rendait malade d'écœurement. Comment pourrait-il en manger une seule bouchée sans vomir ?
Désespéré devant l'ampleur de la tâche, il l'avait appelé comme on appel au secours. Il était la seule personne de son entourage capable de l'aider à faire le bon choix.
« Tu es un gros bébé, j'espère que tu le sais ? Avait déclaré le blond en apprenant son premier devoir de témoin.
-Et toi, tu es un drogué ! Ne me fais pas croire que tu ne trépignes pas d'impatience à l'idée de piquer ta fourchette dans tout ce sucre ! Parce que je ne te croirais pas ! »
Dégoutté, le futur époux avait détourné le regard.
Il était pour ainsi dire seul devant ce qu'il considérait comme la Saint Graal.
« Je peux voir le design du gâteau Mr le Fiancé ? »
Blaise lui tandis un croquis sur papier canson fait à l'aquarelle. Les teintes étaient douces, les couleurs pastels.
Le design était assez simple, tout en étant dans l'air du temps.
Une pièce montée en naked cake, qui laissait voir les piles de génoises et la ganache entre chaque étage. Une ganache légèrement lissée, ce qui donnait un côté rustique très étudié. La décoration aussi était simple, mais élégante. Des rubans de sucre travaillés avec une virtuosité telle qu'on les prendrait pour de vrais rubans, et une cascade de fleurs violette délicatement cristallisées et finement sucrées. De la Glycine d'abord, puis quelques bleuets, des brins de lavandes et des pensées, agrémentées de feuilles qu'il savait faite à partir de rose, mais teintes et taillées pour ressembler aux feuilles allant avec les fleurs citées. La spécialité du virtuose !
« Époustouflant, murmura-t-il pour lui même »
Goûter à son ouvrage serait comme déguster une offrande divine sur un autel consacré.
Il serait damné, mais se serait avec un plaisir indicible.
Sous chaque assiette se trouvait une note, avec la description de l'entremets et suffisamment d'espace pour faire un commentaire.
Draco sortit une plume a papote et son fameux calepin, avant d'oser plonger sa fourchette dans la première part.
Moelleux au chocolat noir et au café, crème fouettée, agrémenté de fleur de violette en sucre.
La crème adoucissait l'amertume du chocolat noir et du café, et les fleurs apportaient une touche de croquant et de fraîcheur.
Mais même si Blaise aimait le chocolat, celui-ci était trop amère pour lui, même avec une crème si aérienne pour contrebalancer.
Mais les fleurs étaient définitivement une merveilleuse idée.
Le deuxième était plus épicé. Une revisite du pain d'épice, aromatisé avec du miel de lavande et imbibé d'un sirop de sucre roux et de rhum. La crème, à la fois ferme et onctueuse, peu sucrée, qui servait de liant était faite avec de la mascarpone.
Le goût de fromage frais, proche du cheese cake, que le gâteau dégageait, plairait à Blaise, car il restait en bouche, se mélangeant doucement aux arômes de fleur du miel et des épices du pain.
Le troisième était plus simple, une génoise à la vanille, aussi aérienne qu'un nuage, avec une pointe de kirsch et une crème au beurre à la violette.
Simple, divinement doux et subtil, mais trop sucré pour Blaise.
On voyait bien que le chef avait pris en compte les goûts du marié. Il avait tenté plusieurs approches, pourvu qu'une lui convienne.
Pour sa part, chaque gâteau méritait d'être choisit tant ils étaient divins. Mais c'était à Blaise qu'il devait penser en premier.
Il lui proposa donc une bouchée du deuxième gâteau, convaincu d'avoir trouvé l'heureux élus. Lorsqu'il vit le visage quasi extatique de son meilleur ami, il su qu'il avait vu juste.
Ce petit succès mise à part, il se fit une promesse, celle de découvrir coûte que coûte qui était la personne qui se cachait derrière de pareil merveille.
Parce qu'il n'était pas sûr de pouvoir vivre normalement après avoir enfin pu goûter son travail.
Définitivement, il y avait un avant et un après.
Il était amoureux.
¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶
Harry avait un léger bug en relisant pour la centième fois les notes concernant la pièce montée de Ginny et Blaise.
« Tout va bien Harry chéri ? Demanda Molly tandis qu'elle montait des blancs en neige. »
Le brun hocha mollement la tête, perdue entre stupéfaction et ravissement.
Ce n'était pas la première fois qu'il lisait une critique de son travail, même si il faisait en sorte d'en lire le moins possible. De un pour ne pas prendre la grosse tête, de deux pour ne pas se laisser influencer au point de devoir tout remettre en question. Car même s'il était considéré comme un virtuose de la pâtisserie, il ne faisait pas l'unanimité parmi les critiques gastronomique. Mais aucun, jamais, n'avait parlé de son travail avec une telle poésie. Les critiques étaient constructives, pour le peu qu'elles étaient, et les compliments si élégamment tournés qu'il avait du mal à se retenir de sourire comme un benêt.
« Ginny a dit quelque chose lorsqu'elle a apporté les notes de Blaise ? Murmura-t-il si doucement que le Matrone eut du mal à l'entendre.
-Que ce n'était définitivement pas son futur mari qui avait fait la dégustation, mais quelqu'un qui les connaissaient suffisamment, lui et la pâtisserie, pour donner un pareil avis. »
Ce qui était rassurant.
Ainsi il n'aurait pas a kidnapper le marié. Il devait juste s'arranger pour savoir qui lui avait servit de critique gastronomique.
Est ce que c'était possible de tomber amoureux d'une plume si bien tournée ?
¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶
On aurait pu croire que organiser le mariage de la fondatrice d'une entreprise qui gérait les mariages serait une source de stress sans commune mesure. Les journaux attendaient de voir l'élégance des faire part, autant que de connaître les secrets intimes de ce jeune couple que peu avait vu venir.
Mais c'était tout le contraire.
Chacun savait parfaitement quel était son rôle, et le faisait avec autant de professionnalisme et de passion que si il s'agissait du mariage de n'importe quel client. Autant dire Le Mariage, car c'est ainsi qu'ils travaillaient. Chaque mariage était Le plus important, parce que c'était ce qu'il était aux yeux de ceux qui les payaient. Le Jour de leur vie. Le plus beau ! Les plus important ! Et le plus cher ! Bien souvent !
Comme beaucoup de jeune femme, Ginny avait longtemps rêvé de son mariage. Encore plus depuis qu'elle avait créé Jour J.
Avec Luna, elles en avaient souvent discuté. Et chacune avait donné son avis sur la question.
Elles gardaient par devant elles, un carnet ou toutes leurs envies et leurs idées avaient été soigneusement inscrites. Le tout à grand renfort de photographie, de croquis, de rubans, de dentelles et même de fleurs séchées.
Luna était fiancée depuis longtemps à Neville et ne cessait de dire qu'ils se marieraient lorsque se serait le moment.
Comme à son habitude, la Serdaigle était énigmatique, souvent flou et c'est ce qui la rendait attachante. Les regards complices qu'elle échangeait avec Neville, soulignaient que la date avait certainement été arrêté depuis longtemps et qu'ils attendaient un événement particulier pour le divulguer.
Ne lui restait qu'à suivre les désirs de sa meilleure amie à la lettre et à l'équipe de Jour J de faire de même.
Il n'y avait plus qu'une chose, bien classique, à gérer pour les futurs mariés et qui n'était évidente pour personne.
Rencontrer la future belle famille.
La famille de Blaise, composée de sa mère, qu'on surnommait la Veuve Noire, pour ne se marier qu'avec des hommes effroyablement riches et grabataires, depuis la mort tragique de son premier mari, le père de Blaise, se passa à merveille. Elle était enchantée de rencontrer une jeune femme, qu'elle trouva aussi belle que brillante et à même de tenir tête à son fils.
Pour ce qui était de la famille Weasley, ce fut une autre histoire.
Enfin, la famille Weasley, c'était beaucoup dire : Pour Ron ce fut une autre histoire...
Ginny avait annoncé ses fiançailles à toute la famille, ou presque, puisque Charlie était en Roumanie et Bill et Fleur en Provence, un dimanche d'hiver, lors du repas dominical.
Et le moins qu'on puisse dire c'est que la réaction de son frère fut à la fois risible et vulgaire.
« UN SERPENTARD ! TU T'ENVOIES UN PUTAIN DE SERPENTARD !? UN ANCIEN MANGEMORT !? »
Ses oreilles étaient presque aussi rouge que ses cheveux, tandis qu'il tapait du point sur le table.
Molly cria son nom, scandalisée par son éclat, prête à lui sauter dessus pour mieux lui apprendre les bonnes manières. Arthur lui saisit le bras, pour lui intimer de ne pas s'en mêler. C'était le combat de sa fille. Si Ron allait trop loin, il serait toujours temps de se jeter dans la mêlé.
Fred, le fils de Georges du haut de ses un an, prit peur et se mit à pleurer. Son père lança un regard noir à son cadet, tandis que sa mère l'étreignit et s'en alla dans une pièce adjacente pour le calmer, le temps que la tempête passe.
Avisant l'œil terrifié de Teddy, Harry lui fit signe de la suivre, peu désireux de lui faire subir un tel spectacle.
Ginny se levait déjà, toutes griffes dehors, histoire de faire comprendre à son frère qu'elle n'avait pas besoin de son approbation pour se marier.
« Parfaitement bien résumé Ronald, à un ou deux détails prêt ! Blaise n'a jamais porté la marque et n'a jamais adhéré aux idées de Voldemort !
-Ça c'est ce qu'il a bien voulu te dire !
-Dans ton métier, on utilise le terme présomption d'innocence, n'est ce pas, Ron ? Déclara Harry la mine pincée.
-Ne me dis pas comment faire mon travail ! Monsieur je ne fous rien de mes journées !»
Est ce que cela aurait changé quelque chose que Ron sache qu'Harry faisait de la pâtisserie au lieu d'être Auror ? Il n'en était même pas sûr.
Que le grand héros du monde sorcier fasse tout sauf ce qu'on attendait ou ce qu'on espérait de lui, était encore difficile à avaler pour beaucoup de personnes. Ses anciens meilleurs amis en première ligne.
Ron lui en voulait toujours de l'avoir laisser faire la formation d'Auror tout seul. Son rêve de faire équipe ensemble, comme au temps de Poudlard, brisé. Ce qui le rendait parfois terriblement obtus et vindicatif. Aujourd'hui n'était qu'une preuve de plus.
Et puis même s'il ne travaillait pas, ce contentant de vivre de ses rentes, qu'il avait nombreuses et dont il devait, de tout façon, s'occuper régulièrement lors de réunion mensuelle avec les gobelins, quel serait le problème ?
Il faisait bien ce qu'il voulait de sa vie !
Hermione était du même avis que son compagnon, même si elle était moins virulente. Elle avait compris qu'il était inutile d'essayer de raisonner la tête de mule qu'était Harry. Sans compter que leur relation avait perdue de sa complicité et c'était irréversible. Ils n'étaient plus sur la même longueur d'onde.
« Ne t'en prends pas à Harry, juste parce qu'il te met face à tes contradictions Ronald ! Éructa sa sœur. Je vais épouser Blaise parce que je l'aime et qu'il m'aime aussi ! Et surtout parce que je n'ai pas besoin de ton approbation ! »
Les cris devinrent cacophonie, alors que toute la tablée se mettait à hurler en même temps. Harry décida de se mettre en mode avion et d'attendre que cela passe, à l'image d'Angelina.
Finalement un ultimatum tomba.
Si Ron voulait assister au mariage de sa petite sœur, il allait devoir mettre de l'eau dans son vin. Sinon, il pouvait faire une croix sur elle.
Ses parents tentèrent de lui faire entendre raison, mais Ginny fut sans appel. Ron devait apprendre à voir au delà de ses préjugés, sinon il irait droit dans le mur et c'était peu de le dire.
Ce soir-là, Harry rentra chez lui, la mort dans l'âme, lassé de toujours entendre la même chanson. Teddy se colla à lui pour le consoler, mais était-ce une bonne solution d'attendre ce genre d'attention de la part de son filleul de 8 ans ?
« Je vais bien louveteau, murmura-t-il en lui caressant les cheveux soudain aussi noir que les siens.
-Non, c'est pas vrai. »
Avec un soupir, Harry s'agenouilla devant Teddy.
« Ce n'est pas aux enfants de consoler les adultes loupiot.
-Pourquoi pas ? Tu es toujours là pour les autres. Qui s'occupe de toi quand tu vas pas bien ?
-Moi tout seul. »
Teddy se renfrogna et ses cheveux prirent une teinte orangé, signe que la réponse ne lui plaisait pas.
« Ne t'en fais pas. Je connais le remède idéal contre les petits coups de blues. Qu'est ce que tu dirais d'une fournée de brownies triples chocolat ? »
Si ses cheveux prirent une teinte bleu à cette annonce, le petit métamorphe n'en démordit pas : Il trouverait quelqu'un pour prendre soin de son parrain. Il le méritait plus que n'importe qui d'autre. Sa grand-mère, ou oncle Georges et tante Ginny, seraient certainement d'accord pour l'aider. Après tout, ils connaissaient plus de grandes personnes que lui.
¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶
J'espère ne pas vous avoir donnez trop faim avec tout ce sucre^^
J'ai fait de mon mieux pour trouver un design de gâteau et de faire en sorte que ça colle un minimum, j'espère que ceux qui s'y connaissent plus que moi resteront indulgente, je suis qu'une humble mangeuse de gâteau^^
Je suis désolée pour ceux qui apprécie Ron et Hermione, parce que je ne les épargne pas dans cette fic^^
Que pensez vous de la relation entre Teddy et son parrain y sont pas trop chou? J'ai craqué toute seule? oui oui^^
J'espère que la suite arrivera bientôt
n'hesitez pas à me dire ce que vous en avez pensé dans les commentaires^^
et n'oubliez pas le fil dentaire
des bisous en chocolat
Angel
