Hellow ^^ Voici la suite :)
Bonne lecture et n'hésitez pas a me dire ce que vous en pensez ^^
Bon j'ai pris deux heures pour relire correctement ce chapitre qui était truffé de fautes toutes mes excuse le voici corrigé :p
Chapitre 23
Le jet décolla rapidement pour le Tennessee. Une fois en l'air, tous s'installèrent devant l'écran pour écouter Garcia qui leur apporta plus de détails.
- Voici ce que nous savons : Ce matin a 9 heures, deux personnes sont entrés dans le lycée armés de fusils et de revolvers. Ils ont commencé par tirer dans la foule d'élèves présents dans le hall. Ensuite ils en ont emmenés plusieurs dans la cafétéria. On ignore combien exactement. Beaucoup ont pu s'enfuir et ils ont prévenus la police. Mais on estime qu'une vingtaine d'élèves et ainsi que des professeurs sont retenus dans la cafétéria. Les secours sont intervenus rapidement dès que le hall a été sécurisé. On compte 5 morts et plusieurs blessés pour le moment.
- La police a bouclé le quartier, ajouta Hotch. Elle a fait évacuer le reste du lycée et quand on arrivera sur place on pourra s'installer a proximité.
- Nous avons aussi des doutes en ce qui concerne l'identité des tireurs. Il semble qu'il s'agisse d'Abby Parr et John Duval. On est pas sur de l'identité de ce dernier mais d'après les témoignages pour Abby nous en sommes certains.
Deux photos s'affichèrent sur l'écran et ils comprirent pourquoi Abby avait tout de suite était reconnue. La jeune fille de 17 ans était très obèse avec de longs cheveux blonds. Même masquée, elle était tout de suite reconnaissable.
- Garcia, je veux tout ce que tu peux trouver sur Abby et John. Leurs enfances, leurs familles, leurs amis... Passes tout au peigne fin, je veux savoir pourquoi ils font ça.
- Oui, Monsieur, tout de suite.
- Envois la liste des élèves et du corps enseignant également. On doit déterminer qui sont les otages.
- Envois ça sur ma tablette Garcia, demanda Théa. Je vais m'en occuper.
- Ok Wonder Woman c'est comme si c'était déjà fait !
La jeune femme s'isola du groupe pour éplucher et comparer les listes de victimes. Mais Hotch s'assit en face d'elle au bout de 10 minutes, l'interrompant dans son travail. Elle l'examina rapidement avant qu'il ne prenne la parole. Il avait meilleur mine à présent. Son divorce avec Haley avait été un moment difficile mais son supérieur semblait s'en être accommodé. Bien sûr, il aimait toujours sa femme et leur séparation était un échec a ses yeux mais au moins il espérait qu'à l'avenir la jeune femme puisse s'épanouir sans avoir a attendre un mari qui travail trop. Et puis il profitait pleinement de ses jours de congés seul avec son fils.
- J'aimerais que nous parlions de ce qui s'est passé avec Cooper si tu veux bien, lui dit il.
Théa soupira et jeta un œil a Reid qui était penché sur les plans du lycée avec Rossi.
- Cooper n'approuve pas du tout ma relation avec Spencer...
- Ça nous le savions déjà, rien de nouveau. Il t'a mis la pression ? C'est normal qu'il s'inquiète des conséquences que votre couple pourrait avoir sur le terrain.
- Ça je le comprend, mais je trouve qu'il en fait trop. Il m'a dit que ma carrière lui tenait vraiment a cœur, qu'il serait dommage qu'elle soit compromise a cause d'une amourette déplacée. Je te jure que cela sonnait comme une menace. Il a presque insulté Spencer ! Il m'a parler de sa dépression a la suite de la mort d'Emily. Il a remis en question sa place au FBI !
Hotch fronça les sourcils.
- Que lui as tu répondus ?
- Que si ma relation avec Spencer ne lui plaisait pas c'était temps pis pour lui, que cela ne regardait que nous. Franchement, Aaron, je trouve son attitude exagérée... Et entre nous, il m'a mise mal a l'aise...
Hotch prit une minute pour réfléchir avant de répondre.
- Écoutes, a l'avenir vous allez devoir être prudents. J'ai toute confiance en vous mais à la moindre erreur, il ne vous loupera pas.
Elle ne lui dit pas, mais ce qui lui faisait peur, ce n'est pas qu'il s'en prenne a elle ou a sa carrière mais a celle de Spencer... Son travail était si important pour lui, elle s'en voudrait à mort si le petit Génie le perdait a cause d'elle.
Celui ci prit la place de Hotch un peu plus tard. Il s'installa aux cotés de sa petite amie et passa une main dans son dos.
- Tu vas me dire ce qu'il s'est passé avec Cooper ? Tu avais l'air en colère en sortant de son bureau.
- J'avais l'intention de te le dire de toute façon.
Elle répéta a Reid ce qu'elle avait déjà dit a Hotch, décidant d'être honnête avec lui. Au fur et a mesure de son discours, elle vit le visage de son compagnon se fermer et il retira son bras de son dos.
- Je t'arrête tout de suite Spencer ! Je te voit douter ! Ce qui s'est passé a la mort d'Emily est tout a fait normal ! Tu as eu du mal a faire ton deuil et beaucoup de personnes a ta place en aurait fait autant. Tu as malgré tout continuer a faire ton travail après cela, comme tu l'as toujours fait. Je t'admire énormément et tu es une vrai source d'inspiration pour moi mon chéri. Notre couple ne sera pas un frein ni a ma carrière ni pour la tienne.
Il ne répondit pas et sa jambe s'agita de soubresauts, signe qu'il était stressé.
- Tu as un bel avenir dans le département Théa, je ne veux pas qu'il soit compromis a cause de moi... avoua t il finalement en baissant la tête.
Elle compris ce qu'il lui faisait peur. Elle posa une main sur sa jambe et l'autre sur sa joue pour qu'il tourne la tête vers elle.
- Je n'envisage pas une seconde de rompre avec toi pour protéger ma carrière, Chéri. Cooper peux aller se faire voir si il croit que ses menaces m'impressionne !
Il posa sa main sur la sienne et la serra entre ses doigts.
- Tu sais, je n'aurais pas cru dire cela un jour, mais mon travail au FBI a beau être important pour moi, je ne le laisserais plus faire obstacle a ma vie privée. J'irai déposer moi même ma lettre de démission sur le bureau de Cooper si cela signifiait te garder auprès de moi.
- On en arrivera pas là, je te le promet. Je t'aime Spencer, rien ni personne ne pourra nous enlever ça.
Il lui sourit et se pencha pour l'embrasser.
- Je t'aime aussi Princesse.
Le jet atterrit peu de temps après. Il se rendirent immédiatement sur les lieux de la fusillade ou des tentes avaient été installé pour accueillir les blessés et les forces de l'ordre. Le chef de la police les accueillit et leur fit un premier compte rendu.
- Nous avons sécurisé les abords du lycée et fait évacuer tout le monde. Il ne reste que les deux tireurs et les otages, on ignore encore combien ils sont. On dénombre 6 morts et 12 blessés dont 3 dans un état critique.
- Je pence qu'il sont une quinzaine a l'intérieur, intervint Théa. J'ai éplucher la liste des élèves et des profs. En comparant avec la liste des blessés et des rescapés et en enlevant ceux qui n'étaient pas présents ce matin il me reste 15 personnes dont le proviseur en plus des deux tireurs.
Elle lui tendit une feuille avec les noms et le Chef l'accrocha sur l'un des tableaux sous la tente qui leur était réservé.
- On est sur le point d'installer des caméras, mes hommes peuvent en poser plusieurs sans se faire voir. Nous attendions les images et votre arrivée avant de faire quoi que ce soit.
- Très bien vous avez bien fait, on va attendre les images aussi. Pendant ce temps là on va aller parler aux rescapés.
Ils se répartirent deux par deux, il y avait beaucoup de monde a interroger mais la plupart d'entre eux étaient restés sur place, hormis les morts et les blessés qui étaient a l'hôpital. Au bout d'une heure, Reid et Théa tombèrent sur une lycéenne de la classe d'Abby.
- J'ai tout de suite reconnu Big Abby, on peut difficilement la louper !
- Big Abby ? Demanda Théa en fronçant les sourcils.
- Oui, tout le monde l'appel comme ça ! L'autre tireur je ne le connais pas.
- Tu peux nous raconter comment ça s'est passé ? Demanda Reid.
Elle haussa les épaules mais se mordit la lèvre.
- J'étais avec mes copines dans le hall d'entrée, on attendaient que ça sonne pour aller en cour. Jenny me prenait la tête a cause de son mec. Elle était en train de bavasser quand elle s'est arrêter d'un coup en regardant derrière moi. Je n'ai pas eu le temps de me retourner, j'ai entendu les coups de feu. On s'est tous jeter au sol. Certain on essayaient de s'enfuir mais Big Abby et l'autre leur ont tiré dessus. Alors je n'ai pas bougé. Je vous jure, c'était flippant, ils étaient mort de rire ! Mais quand ils ont recommencer a tirer dans le tas tout le monde a commencé a se disperser. J'ai fait pareil, j'étais prêt de la porte... J'ai eu plus de chance que Jenny...
La jeune fille se mit a sangloter mais Théa et Reid eurent du mal a éprouver de la compassion pour elle. Ils commençaient a comprendre les motivations des tireurs. Reid se souvenait avec douleur ses propres années de lycée. Plus jeune et plus brillant que les autres mais aussi plus mince, nul en sport, toujours le nez dans les bouquins... La parfaite tête de turque.
Le couple sortit de la tente pour allez voir la prochaine victime. C'était une autre étudiante de la même classe qui s'appelait Aurélie, mais contrairement a la précédente, celle ci connaissait bien les deux tireurs.
- C'était bien John Duval, ça fait des mois qu'Abby traine avec lui. On étaient copines depuis la maternelle, mais depuis que nous sommes entrées au lycée, c'est l'enfer...
- Pourquoi cela ?
- Vous nous avez regardées ? Abby n'a fait que grossir depuis le secondaire et moi je ne suis pas franchement mince non plus... On s"en prend a nous a la moindre occasion. Les repas et les cours de sport c'est le pire... Mais c'est Abby qui est le plus visée a cause de son poids. La semaine dernière encore, quelqu'un a renversé son plateau repas sur elle et tout le monde s'est mis a hurler et a se moquer d'elle.
- C'est vraiment méchant... Répondit Théa.
La jeune fille haussa les épaules.
- C'est la loi du lycée. Je baisse la tête et j'évite de me faire remarquer et en général on me laisse tranquille. Comme je ne répond pas a leurs provocations, ils se lassent rapidement. Mais Abby... Ils ne la lâche jamais.
- Pourquoi dis tu que vous étiez copines. Ce n'est plus le cas ? Demanda Reid.
- Non... Elle était ma meilleure amie mais depuis quelques mois, elle ne fait que trainer avec John Duval. Il a toujours été bizarre ce type. C'est le genre de mec que même les losers comme nous évite. Mais il a commencé a montrer un intérêt pour Abby. J'ai trouvé ça bizarre et je l'ai mis en garde. Depuis, elle ne me parle plus... Maintenant, je comprend pourquoi il s'est intéressée a elle...
- Pourquoi ? Demanda Théa tandis que Reid prenait le dossier que lui amenait un agent de police. Abby ne devait pas être la seule à être chahutée par les autres.
- Chahutée... Croyez moi le mot est faible. C'était du harcèlement pur et dur ! Ils étaient cruels avec elle, lui prenaient ses vêtements dans les vestiaires, affichaient des photos de sa tête sur un corps de cochon partout, elle ne pouvait pas faire un pas sans que quelqu'un imite le bruit d'une vache ou d'un éléphant sur son passage... C'était encore pire sur Facebook...
- Ça ne me dit pas pourquoi John l'a choisi elle ? Redit Théa.
Reid lui tendit le dossier qu'il avait dans les mains au moment ou l'étudiante lui répondait.
- Parce que son père est armurier...
Et c'était effectivement ce que Reid lui désignait sur le dossier d'Abby Parr. Son père tenait un magasin d'arme dans le centre ville. Voilà qui réglait la question " comment avaient ils eut accès à des fusils et des revolvers ".
- Dr Reid, Agent Terrador ? Nous venons de finir d'installer les caméras, on s'apprête a les allumer.
- On arrive tout de suite, répondit Reid. Merci beaucoup de ton aide Aurélie.
Le couple sortit de la tente pour rejoindre leur collègues devant des écrans installés sous une tente a part. Tout le reste de l'équipe était présent.
- Vous avez vu le dossier d'Abby ? Leur demanda Hotch.
- Oui et l'une de ses camarade nous à appris beaucoup de chose. Abby a été martyrisée pendant des années à cause de son poids. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle ne craque...
- Par contre John nous n'en savons sais pas beaucoup plus a son propos. Il semble qu'il soit très solitaire.
- Garcia fait des recherches a son sujet. Les parents d'Abby vont nous rejoindre ici.
- Ça y est ça marche ! S'écria l'un des techniciens.
Tous se tournèrent vers les écrans ou les images apparurent. On y voyait une quinzaine d'étudiants assis autour d'une table avec deux enseignants. Les deux tireurs marchaient en tournant autour d'eux, leurs armes pointées sur leurs têtes.
- Je veux être sur de l'identité de chacune des personnes présentes dans la cafétéria, ordonna Hotch. Ainsi que les deux professeurs. Je veux savoir si ils ont été choisis au hasard ou si ils sont des cibles précises ! Et surtout trouvez moi des informations sur Duval !
Le dossier de John Duval arriva quelques minutes plus tard. Le jeune homme était un vrai marginal. Élevé par un père alcoolique, totalement indifférent envers son fils qui a dut se débrouiller tout seul depuis que sa mère etait morte 5 ans plus tôt. Il a développé au fil des ans une véritable obsession pour les cultes sataniques, le Heavy Metal et la violence sous toutes ses formes, notamment avec des armes a feux au vu du contenu de son historique internet. Le reste de son dossier leur donna de précieux détails.
Un schémas précis commençait a se dessiner. Il fut temps de donner le profil.
- Les tireurs sont deux étudiants du lycée, expliqua Théa. John Duval est un marginal, le genre de loser que même les losers rejette. Il est solitaire et a subit des violences de la part de son père, abandonné par sa mère, traité comme un idiot par ses professeurs. Tout dans sa vie semble le destiner a cette issue. Il a murement préparé sa vengeance et depuis très longtemps. Il a croisé le chemin d'Abby Parr dont le père est armurier. Abby Parr est une victime de harcèlement scolaire, elle a été brimée et moquée toute sa scolarité a cause de son physique. Elle été la victime idéal à manipuler pour John qui lui a sans doute fait croire qu'il était amoureux d'elle afin de gagner sa confiance.
- Il est presque certain que c'est John qui tiens les rênes de l'attentat, continua Rossi. Il cherche a se venger de tout ceux qui se sont moquer de lui. Il se fiche d'entrainer Abby dans sa folie.
- Généralement il n'y a que deux issues a ce genre de situation. Soit les deux tireurs se rendent sans faire plus de victimes. Soit, et dans notre cas c'est le plus probable, ils se font abattre par les forces de l'ordre en emmenant un maximum de victimes avec eux, termina Hotch.
- Dans un premier temps, nous allons tenter de prendre contact avec eux, dit Morgan. Essayer de savoir quelles sont leur revendications, de leur dire quelles sont les solutions qui s'offrent a eux. Abby est, a sa manière, une victime elle aussi. Si nous parvenons a la faire douter, alors peut être que nous parviendront a une issue pacifique.
Pendant qu'ils donnaient le profil, JJ avait isolé les parents d'Abby. Mais ils ne purent en tirer d'avantage d'informations. La mère de cette dernière était une bonne vivante, elle aussi très obèse, elle n'avait jamais encouragé sa fille a perdre du poids, bien au contraire... Elle n'avait cessé de reprocher a sa fille qu'elle devait assumer ses kilos en trop au lieu d'essayer de les cacher. Ce qui énerva Théa. Que la mère assume ses formes, soit c'était une chose. Mais Abby en souffrait visiblement et son rôle de mère aurait été de l'aider. Ce qu'elle n'a pas fait. Car ici on ne parlait pas de quelques kilos en trop mais bien de dizaines de kilos.
- Il faut qu'on parvienne a communiquer avec eux, dit Hotch. Mais il n'y a pas de téléphone dans la cafétéria et ils ont pris les portables des otages.
- Et les leurs ? Demanda Théa. Ils ont probablement leur portables sur eux.
- On va essayer. Garcia ? Trouve moi le numéro de portable d'Abby ou de John.
- Je vous envoi ça de suite !
- Regardez, dit Théa. Ils ont une tablette, je pence qu'ils regardent les infos. Il peuvent nous voir !
Tous se penchèrent sur les écrans et virent qu'effectivement une tablette était entre les mains de John.
- Ok, il faut vite qu'on réussissent a les joindre. Alors, Garcia ?
- Le numéro est sur vos téléphones, Monsieur.
- Merci, Garcia. Rossi ?
- Je m'y colle, répondit le vétéran.
Il s'approcha du téléphone fixe et composa le numéro. Ils virent sur les écrans John sortir son téléphone de sa poche et s'éloigner de sa complice.
- Vous êtes la police ? Demanda l'adolescent d'une voix tendue.
- Je suis l'agent David Rossi du FBI.
- Le FBI ?!
- Oui, John. Nous sommes ici pour vous aider. Vous vous êtes mis dans une situation difficile.
John ricana.
- Vous croyez ?
- Dites nous ce que vous voulez.
- Ce que je veux ? Je veux que tout ces enfoirés payent pour tout ce qu'il m'ont fait subir pendant des années !
Théa s'approcha de Hotch pour lui parler a voix basse.
- Il ne fait que parler de lui, il dit " je " et pas " nous ". Il se fiche d'Abby.
- Ça confirme qu'Abby n'était qu'une façon d'obtenir ce qu'il veux, lui répondit Hotch.
Mais John raccrocha et balança le téléphone dans un coin. L'un des otages se mit a parler, ils ne pouvaient pas entendre ce qu'il disait mais ils le voyait s'adresser à Abby. C'était l'un des enseignants.
- Ça bouge ! S'écria Hotch.
Ils virent John se diriger vers le prof pour le frapper d'un coup de cross au visage. Il attrapa l'homme par le col pour le relever. Celui ci s'exécuta, le visage en sang. John le poussa avec le fusil vers la sortie.
- Ils vont vers l'entrée sud ! Dit Hotch. En position !
Tous coururent vers les portes principale de l'établissement. Planqués derrière les véhicules de police, leur armes braqués vers les portes, ils attendirent que les deux personnes se montrent. Par leur oreillettes, Garcia leur indiqua la position des tireurs.
- Abby est toujours dans la cafétéria, John s'approche de vous mais l'otage va sortir en premier.
- Ne tirez pas ! L'otage est avec lui ! Cria Hotch. Attendez mon signal, on va tenter de négocier avec lui.
Une minute plus tard, une première personne franchit les doubles portes. Un homme d'un certain age avec le nez probablement cassé sortit, les mains en l'air et tremblantes.
- Ne bougez pas, murmura Hotch.
La pointe d'un fusil précéda John. Celui ci, l'arme toujours pointée sur l'homme se mit derrière son otage, hors de portée des tirs.
- John ! Lâchez votre arme et tout se passera bien, cria Hotch.
- C'est ce que m'avait dit le principal Snyder quand je suis allé le voir pour lui parler de ce que je subissais tout les jours ! Pas vrai principal ? Il m'a dit que tout se passerait bien si je faisais profil bas ! Hurla John. Il en avait rien a faire !
L'homme devait donc être le fameux Snyder.
- John, dit Reid. Je sais ce que vous ressentez.
- Non, vous ne savez pas !
- Si, je le sais ! Je le sais par ce que j'ai vécu la même chose que vous au lycée. J'étais un avorton, un intello coincé. J'étais la cible idéal pour les élèves populaires.
Reid rangea son arme et s'avança doucement vers John, les mains en l'air en signe d'apaisement. John se cacha un peu plus derrière son otage qui s'était mis a sangloter.
- Les profs s'en fichaient, je me faisait harcelé sous leur yeux mais ils ne voyaient rien. On se sent nul et bon a rien... Moi aussi a l'époque je pensait que je ne valais rien, j'avais envi de mourir pour échapper a tout ça, pour débarrasser le monde de ma présence inutile.
Théa, l'arme toujours pointé sur John, prête a tirer au moindre signe suspect, sentit son cœur se serrer aux mots de Reid. Elle savait qu'il avait souffert de ses années d'école mais l'entendre en faire le récit ainsi rendait les choses plus concrètes et plus cruelles.
- Mais tout ça ce n'est qu'un mauvais moment dans la vie, John. Ça ne dure pas.
John était nerveux, Reid pouvait voir son regard s'agiter de droite a gauche, ses mains trembler sur son fusil.
- Je veux qu'ils payent ! Tous ! Je veux qu'ils comprennent ce que ça fait de venir à l'école tout les matins avec la peur au ventre ! En imaginant ce qu'il vont encore inventer pour m'humilier !
- Ils ne vous tourmenterons plus jamais. Je vous le promet.
Cette dernière phrase sembla déclencher quelque chose chez le tireur. Son visage se ferma et sa poigne se raffermie sur son arme. Reid le vit et sa main se posa sur son Smith & Wesson.
- Que des promesses ! Toujours des promesses ! Mais jamais personne ne les tient ! Voici le résultat quand on laisse les élèves faire leur loi, quand on laisse les plus faibles a leur sort ! Dans chaque lycée de ce foutu pays, il y a des personnes comme moi, prêtes a tout pour se venger !
- Baisse ton arme John ! Hurla Hotch.
Mais au lieu de baisser son arme, il s'éloigna de quelques centimètres de son otage et pointa son arme vers sa tête. Reid réagit immédiatement, il était le mieux placé. Il tira et sa balle atteignit l'adolescent en pleine tête avant que celui ci n'abatte le principal.
Immédiatement, Hotch se précipita dans la tente aux écrans, très vite suivi par Morgan et Rossi. Théa alla aux devant de Reid.
- Et merde ! S'écria t il. J'ai merdé !
- Viens, Spencer. Cela va compliquer la suite.
Elle lui prit la main et ils coururent sous la tente avec les autres, laissant les secouriste prendre en charge l'otage.
- Abby a tout vu ? Demanda Reid.
- Oui, répondit Rossi. Et le moins que l'ont puisse dire, c'est qu'elle n'est pas contente...
Effectivement, la jeune femme avait l'air folle de rage. Elle tapait dans tout ce qui était a sa portée, chaises, tables, otages... Elle hurlait, pleurait.
- Si elle fait mine de vouloir abattre les otages on fonce ! Ordonna Hotch.
Mais elle ne fit rien de tel. Après avoir détruit tout ce qu'elle pouvait, elle attrapa son téléphone et pointa un revolver sur les otages. Le téléphone sous la tente sonna et Hotch décrocha.
- Ici l'agent Hotchner.
- VOUS L'AVEZ TUE !
- Nous n'avons pas eu le choix, Abby, répondit Hotch. John allait tué le principal !
- J'en ai rien a faire ! Vous avez tué le seul homme qui m'aimais !
- Écoutez Abby, continua Hotch. Je suis désolé mais John ne vous aimez pas, il s'est servit de vous a cause de votre père.
- C'est faux...
- En se rapprochant de vous, il atteignait les armes de votre père. C'est tout ce à quoi vous lui avez servit ! Vous pouvez encore vous en sortir, Abby.
- Non, c'est faux ! J'ai encore des otages avec moi, je me fiche de mourir et j'emmènerais le maximum de personnes avec moi !
- Ne soyez pas bête, Abby. Il y a encore une solution, rendez vous sans résister et je vous promet qu'on vous aideras.
Une ombre passa sur le visage rouge d'Abby.
- Je libérerais les otages a condition que vous me livrez celui qui a tué John !
Théa sentit un vent de panique s'insinuer dans son cœur quand un silence de mort s'abattit sous la tente.
- Vous avez 5 minutes, menaça encore Abby. Si dans 5 minutes il n'est pas devant moi sans arme et sans gilet, j'abats un otage et il en sera de même toutes les minutes jusqu'à ce qu'il se livre !
Et elle raccrocha.
- Je vais y aller, dit Reid.
Théa sursauta violemment.
- Pardon ?! Elle vas te tuer a peine la porte franchie ! Cria t elle.
- On a pas le choix Théa, lui répondit Reid. Si je n'y vais pas, elle va tous les tuer !
- Mais on a pas le droit de faire ça ! Échanger un agent contre un otage, c'est interdit, ça ne fait pas partit du protocole du FBI !
Elle se tourna vers son supérieur.
- Aaron ?
Le regard suppliant et brillant que lui lança la jeune femme lui creva le cœur mais il ne put lui répondre ce qu'elle voulait entendre. Le silence de Hotch ne fit qu'augmenter sa panique et elle tourna a nouveau vers son compagnon.
- Je ne te laisserais pas aller au devant de la mort sans rien faire !
Reid s'approcha d'elle et la prit dans ses bras. Elle s'accrocha a ses épaules de toutes ses forces.
- Ne t'inquiètes pas mon amour, je vais revenir, lui murmura t il a l'oreille.
Il se redressa et fit un signe de tête a Hotch et Morgan. Les deux hommes attrapèrent les bras de la jeune femme pour les détacher des épaules de Reid.
- Qu'est ce que vous faites ?! Cria t elle. Lâchez moi ! Spencer !
- Je t'aime, Théa.
Il se retourna et enleva son gilet par balles, ôta son arme de son étui pour poser le tout sur la table avant de sortir de la tente.
- SPENCER !
Elle se débattit, hurla, tentant vainement de se dégager de la poigne de ses deux collègues pour suivre son homme, mais ils la maintenait fermement.
- Lâchez moi ! Il va se faire tuer ! SPENCER ! Ne fait pas ça je t'en prie !
- Calmes toi, ma belle. Lui dit Hotch en la serrant contre lui. Il va lui parler, il va la convaincre.
- Ce n'est pas la première fois que nous sommes face a une situation comme celle ci, continua Morgan. Il sais ce qu'il doit faire.
Pas convaincue une seconde, elle regarda avec angoisse les écrans des caméras.
Reid traversa les rangs des forces de l'ordre, franchit les portes du lycée et se rendit rapidement vers la cafétéria. Une fois devant celles ci, il marqua un temps d'arrêt pour souffler et calmer les battements de son cœur. Il poussa doucement l'une des portes battantes et présenta ses mains en premier.
- Je suis un agent du FBI, c'est moi que vous avez demandé.
- Allez y entrez ! Levez vos mains, je veux toujours les voir !
Il s'exécuta et entra dans la grande pièce en faisant des gestes lents. Il vit les otages tous assit et prostrés autour de la même table et Abby, debout, son revolver pointé sur lui. Il nota ses mains tremblantes, son visage pâle et ses yeux paniqués.
- Je suis le Dr Spencer Reid, c'est moi qui ai tiré sur John et j'en suis désolé, il ne m'a pas laissé le choix.
- La ferme ! Vous avez tué l'homme que j'aime ! Le seul qui m'a aimé de toute ma vie !
- Ce n'est pas vrai Abby. Vos parents vous aime, votre amie Aurélie aussi. Ils sont là, tout les trois dehors, ils attendent que vous reveniez.
- Non... Ce n'est pas la même chose, John lui était amoureux de moi ! Je vais passer le reste de ma vie seule. Je suis grosse, moche et inutile. John était mon unique chance d'être heureuse ! Cela ne m'arrivera plus jamais !
- Bien sur que si, Abby. On a tous le droit a l'amour. J'ai vécu la même chose que vous quand j'étais au lycée. Et il n'y a pas si longtemps encore, je pensait toujours la même chose. Que jamais aucune femme ne pourrait m'aimer tel que je suis.
Il la vit hésiter, son arme se baissa de quelques centimètre et il se surprit à espérer une issue non tragique.
Devant les écrans, Théa se rongeaient les sangs et les phalanges. Hotch avait toujours ses bras autour d'elle et elle s'y accrochait. Supportant sans broncher les ongles s'enfonçant dans son bras, il était tout aussi inquiet qu'elle. Morgan et Rossi étaient toujours là, en contact radio avec le reste de la police, prêt a intervenir a la moindre alerte. Théa priait silencieusement, priait pour que Spencer lui revienne sain et sauf.
- Pourquoi avez vous changé d'avis ? Demanda Abby.
- Par ce que j'ai trouvé l'amour. Au moment où je m'y attendait le moins. Elle a changé ma vie, elle me l'a même sauvée. Et vous aussi vous le trouverez, Abby. J'en suis sur...
- Elle vous aime ?
- Oui.
- Et vous ? Vous l'aimez ?
- De tout mon cœur...
Théa sentit son cœur battre encore plus vite, les paroles de Spencer transpiraient la sincérité. Abby ferma les yeux et Reid vit des larmes perler au coins des ses paupières. Tous étaient suspendus, attentifs a la suite. Et c'était quitte ou double...
Abby rouvrit les yeux.
- Alors elle comprendra ce que j'ai ressentit en vous voyant abattre l'homme que j'aime.
Une détonation résonna et un hurlement retentit.
Non ne me tuez pas si vous voulez la suite ^^
Pardon pour les fautes de frappe, j'ai beau me relire 25 fois j'en découvre encore une fois publier -_-
La suite très vite et encore merci pour tout les followers et les reviews . Love :D
