Hellow les artistes ^^

Alors voici un chapitre tout particulier comme je vous l'ai annoncé le mois dernier. J'ai hésité a faire encore un chapitre de " transition " pour clôturer cette première partie de l'histoire. Mais je préfère sonner le clap de fin de l'affaire Cooper avec ce chapitre et de passer plus rapidement a la suite et reprendre une ambiance plus " esprit criminel " Pour se faire je vous ai préparé une affaire un peu spéciale :) Je ne vous en dit pas plus et vous laisse a votre lecture pour la découvrir !

Bonne lecture


Chapitre 54

Théa fit exactement ce qu'elle avait dit. Elle oublia. Elle rangea ses peurs, ses angoisses et ses souvenirs dans une boite qu'elle cadenassa et enterra au fin fond de son esprit. Reid la laissa faire. Chacun avait sa propre façon de se remettre de tels événements et Théa était de ceux qui avaient besoin de faire comme si rien ne s'était passé. Il mit du temps a cesser d'être sur le qui-vive, d'arrêter d'être toujours a l'affut d'une nouvelle crise comme le soir de leur retour a la maison. Bien sûr il y avait eu des rechutes, les cauchemars mirent beaucoup de temps avant de disparaitre et avant qu'elle ne sente a nouveau parfaitement en sécurité chez elle. Le système d'alarme qu'il avait fait installer y était pour beaucoup. Il avait même envisagé de lui offrir un chien qui pourrait la protéger quand il se serait pas là mais leur travail n'était pas compatible avec la possession d'un animal. Même Jacob lui avait conseillé de la laisser faire comme elle l'entendait, il connaissait sa sœur et savait que c'était le meilleur moyen pour qu'elle avance vers l'avenir.
Il dut malgré tout se montrer ferme quand une nuit ou les cauchemars avaient été trop violents elle chercha a s'abrutir d'alcool juste pour pouvoir sombrer dans un sommeil sans rêves. Ce soir là une grosse dispute éclata entre les deux amoureux. Il était hors de question qu'elle touche a l'alcool alors qu'elle encore sous traitement d'un sérieux cocktail de médicaments. Il avait déjà remarqué cette tendance qu'elle avait a se tourner vers la bouteille quand ça n'allait vraiment pas. Comme il la comprenait... Lui même avait plus d'une fois fait appel a ce vieux remède. Mais il ne pouvait pas la laisser faire, il avait trop peur des conséquences de trop de vodka mélangé a ses médicaments, peur qu'elle retombe dans le comas... Ce qu'il lui expliqua a travers ses cris de rage et de frustration de se voir refuser l'alcool. Ce qui eut au moins le mérite de la calmer un peu. Ce soir là elle évacua un peu de tension dans ses bras a travers de nombreuses larmes.

Après cette énième nuit cauchemardesque, elle avait fini par trouver la solution pour passer a nouveau des nuits paisibles. Sur un coup de tête, elle repeint les murs de la chambre et changea les meubles. Nouvelle ambiance, nouveau lit et elle était même allée jusqu'à arracher la moquette pour la remplacer. A la place elle mis du parquet et le recouvra de plusieurs gros tapis confortables qui se marièrent parfaitement avec les murs bleus canard. Quand au lit, elle avait céder a un vieux caprice d'adolescente et s'était offert un immense lit a baldaquin.

Cette fois il l'avait laissé faire quand il l'avait vu a quatre pattes et se mettre a arracher des lambeaux de moquettes, se retenant de lui dire de faire attention a sa jambe encore fragile. Il n'avait rien dit non plus quand elle s'était transformée en Schtroumpfette après avoir repeint " a la Théa " donc en s'en mettant plus sur elle que sur les murs. Il n'avait pas plus protesté devant le lit King size et les lourds rideaux du baldaquin. Pourquoi aurait il dit quelque chose d'ailleurs ? Cela semblait lui faire tellement plaisir et cela l'avait maintenue occupée durant plusieurs jours, s'effondrant d'épuisement le soir.
Il devait bien admettre que l'ensemble une fois fini était très harmonieux et apaisant, contrairement a ce qu'il avait pensé en voyant les pots de peinture bleu criard. Il finit d'être parfaitement convaincu quand le soir même ils purent refaire l'amour pour la première fois depuis l'incident.

A partir de ce soir là, tout finit par aller mieux. Les cauchemars avaient disparus et la joie de vivre revenait dans la maison.

Très présents quand ils ne travaillaient pas, les membres de leur équipe passaient les voir le plus souvent possible. L'annonce du nouveau couple formé par Hotch et Prentiss fit sensation après que Théa les ais surpris a s'embrasser dans un coin le soir de noël. A l'époque elle était encore pas mal handicapée par sa jambe et d'un commun accord ils s'étaient tous réunis chez elle pour le réveillon, chacun apportant un plat.


Puis le grand jour arriva, un peu trop vite pour Reid qui stressait bien plus que Théa qui elle attendait cela avec impatience. Demain, ils retournaient au travail !

- Vas tu cesser de t'agiter ainsi ? Râla t il. On dirait une puce qui aurait abusé du café !

- Rabat joie ! Répondit elle mais avec un immense sourire collé au visage.

Elle se calma néanmoins, ne serait ce que pour ne pas déranger son fiancé qui lisait a ses côtés dans le lit. Elle s'enfonça un peu plus dans les couvertures, février était arrivé, le froid et le vent faisaient rage dehors et elle se blottit avec bonheur contre le corps chaud de son amoureux. Il fit glisser une main dans ses cheveux sans lâcher son livre des yeux.

Mais il ne lisait pas. Il pensait au lendemain. Six mois après l'agression, ils étaient a quelques heures de reprendre leur vie " d'avant " . Bien sur, il s'en réjouissait mais il s'inquiétait. Encore. Et cette fois il ne pouvait plus reculer. Il avait réussi a repousser son propre retour au bureau mais il ne pourrait le faire pour Théa. Elle refuserait. Et c'était la dernière étape pour enterrer définitivement ce que Théa appelait " toute cette merde ".

Il secoua la tête, il s'inquiétait pour rien. Théa était prête. Et il allait finir par se faire des cheveux blancs avant l'age a force se stresser ainsi tout le temps. Et il se dit que dans le fond s'était peut être lui qui n'était pas prêt...

Il posa son livre sur sa table de chevet avant de se retourner vers Théa qui dormait déjà contre lui. Il s'enfonça dans les couvertures et se colla à elle. Mais ce n'était pas assez, il avait envie de se fondre en elle. Il plongea le visage dans son cou et inspira profondément son odeur sucré. Elle était bouillante. Il embrassa la peau douce sans qu'elle ne se réveille. Mais elle remua quand une canine perverse vint mordiller son épiderme. Il sentit une petite main glisser sous son t-shirt. T-shirt qui devint fichtrement encombrant d'un seul coup. Il ne voulait rien entre sa peau et la sienne. Il se débarrassa du vêtement rapidement pour retourner contre elle. Tout a fait réveillée, elle lui attrapa le visage et l'amena contre le sien. Leur langues s'entremêlèrent dans une danse familière et envoutante. L'excitation grimpa encore d'un cran. Jusqu'à alors leurs étreintes étaient restées plutôt sages, mêlées de tendresse et de douceur. Mais cette fois il avait envi de laisser libre court a ses instincts. Encouragé et enhardi par ses gémissements, il lui ôta presque brusquement en grognant son débardeur avant de fondre a nouveau sur ses lèvres, écrasant sa poitrine contre son torse. Leurs bassins s'agitèrent en rythme tandis qu'il l'entendait psalmodier son prénom, envoyant des décharges d'électricité dans ses reins. Il intensifia encore son baiser, ses mains se firent de plus en plus audacieuses et elle semblait adorer ça. Mais il y avait encore des obstacles entre eux. Il descendit les mains pour les débarrasser des deux dernières pièces de tissus qui l'empêchait d'enfin pouvoir se fondre dans sa chaleur.
Se faisant sa main passa sur la peau douce de ses cuisses, peau qui frissonna a son contact. Mais ses doigts rencontrèrent quelque chose qui tranchait avec la peau lisse. Quelque chose qui ressortait en relief et qui fit naitre en lui un puissant sentiment de malaise dans son cœur. Le malaise grandit et prit toute la place, chassant l'excitation. Il détacha sa bouche de la sienne pour descendre son regard vers le bas, ignorant ses protestations frustrées.
Ses yeux tombèrent sur une cicatrice. Fine et blanche. Courant du haut de la cuisse jusqu'à la naissance du genou. Il la fixa, toute excitation envolée, remplacée par une brusque montée d'angoisse.

Une main lui releva la tête, coupant les terribles images qui avaient commencé a exploser derrière ses yeux.

- Regarde moi, lui dit sa fiancée en accrochant son regard. Toi aussi tu dois oublier, c'est fini tout ça.

Oublier ? Comment le pourrait il ? Alors que son corps était marqué a vie. Un rappel perpétuel de l'événement le plus horrible de leur vie. Il leva une main et la passa sur la cicatrice qui barrait son sourcil gauche. Mais elle attrapa sa main et l'obligea a nouveau a la regarder dans les yeux.

- Tu te fait du mal inutilement, continua t elle. Je suis là et je vais bien. S'il te plait, Spencer. Ne te laisse pas bouffer par la culpabilité et l'angoisse.

Foutu culpabilité. Encore et encore toujours cette maudite culpabilité, ragea t elle intérieurement.

Il s'effondra sur elle et Théa le serra le plus fort possible dans ses bras.

- Mon ange, mon héro... Chuchota t elle.

Il devait oublier. Demain serait un nouveau jour, un nouveau départ. Ce soir il avait le droit de craquer. Pour la dernière fois.


Elle couru dans l'open space, son impatience débordant par tout ses pores.

- Attends moi, Théa ! Cria Reid derrière elle.

- Ils sont où ? Demanda t elle en parcourant le bureau des yeux.

Elle chercha mais ne trouva pas ses collègues parmi les autres agents déjà a pied d'œuvre. Son sourire se fanait au moment ou Reid la rattrapa.

- Ils sont pas là ! Pourtant Pénélope m'a assuré qu'ils n'étaient pas partis sur une affaire !

- Ils ont peu être été appelés d'urgence, proposa t il. Ça arrive que nous partions au milieu de la nuit.

- Oui, mais... Ils auraient pu nous attendre... Ils savaient qu'on revenais aujourd'hui.

- C'est pas grave, Théa. Garcia doit être dans son bureau. On va aller poser nos affaires et on aller la voir.

Mais le bureau de Pénélope était vide... Désespérée et déçue, Théa bouda en retournant a son propre bureau, résignée a faire de la paperasse toute la journée.

Mais ils n'eurent pas le temps de s'assoir que Strauss les interpella depuis le haut des escaliers.

- Dr Reid et Agent Terrador, suivez moi en salle de débriefe je vous prie.

- Qu'est ce qu'elle nous veux ?

- J'en sais rien, allons voir. Sans doute ne veux t elle que nous souhaiter bon retour.

Peu convaincue, Théa suivi son fiancé jusque devant la porte où les attendait Strauss.

- Madame, la salua Théa.

- Agent Terrador, je suis ravie de vous voir de retour parmi nous, lui dit elle. Vous avez l'air en forme.

- Merci, et oui j'ai la pêche ! J'ai hâte de reprendre le terrain.

- Je m'en doute. Et un dossier important vous attend en salle de débriefe, avant je tenais a vous présenter a nom de tout le FBI nos sincères excuses pour cette affaire malheureuse. Tout le bureau fut scandalisé et attristé par ce que qui vous ai arrivé. Croyait bien que nous feront tout pour que rien de semblable ne se reproduise.

- Voilà une promesse bien facile puisque Cooper est mort. Un peu tard, dommage, répondit Théa d'un ton qui transpirait la rancune.

Surprise de se voir répondre ainsi, Strauss en perdit ses mots. Reid avança d'un pas et attrapa la main que son supérieur avait tendu vers sa fiancée en présentant les excuses du bureau.

- Merci, madame, dit il en lui serrant la main. Nous somme très touchés et persuadés que le FBI regrette cet incident qui n'est pas réellement imputable au bureau. Et excusez l'Agent Terrador, l'incident est encore frais dans nos esprits et nous souhaitons oublier au plus vite. Revenir dessus ne ferait que rouvrir les blessures encore a peine cicatrisés.

Il présenta son plus beau sourire a Strauss.

- Je comprend, je voulais juste vous faire savoir que ma porte vous est ouverte en cas de besoin.

Et elle les laissa là, retournant a son bureau.

- Un peu tard, grogna a nouveau Théa a voix basse en fixant le dos de Strauss.

- Théa... Soupira Reid. Tu sais que ce n'est pas la faute de Strauss.

- Ça tu vois je n'en suis pas convaincue.

- Qu'est ce que tu veux dire ?

- Rien, laisse tomber.

Elle s'avança et poussa la porte de la salle de débriefe.

- SURPRISE ! Hurla plusieurs voix quand ils entrèrent dans la pièce.

Devant eux se tenaient tout leur collègues, l'équipe au complet. Garcia lança une poignée de confettis en l'air et se mit a applaudir avec les autres.

- Bon retour ! Cria Morgan.

Surprise, Théa mit un moment avant de réagir. Mais elle finit par sentir un sourire s'étaler sur son visage et son cœur se réchauffer.

- On a cru que vous étiez partis sur une affaire sans nous, dit elle d'une voix tremblante d'émotion.

- On ne pouvez pas ne pas fêter votre retour, vous nous avez beaucoup trop manqués ! Répondit Garcia en trottinant vers elle.

Elle la prit dans ses bras avant d'en faire de même pour Reid.

- On est tellement contents de vous voir, dit Morgan en donnant une grande tape dans le dos de Reid. Fallait marquer le coup !

Ce dernier fut longuement pris dans les bras d'Emily qui semblait aussi soulagée qu'eux de les voir.

- C'était long sans vous, leur dit elle. C'était pas pareil.

- Vous nous avez manqué aussi !

Les retrouvaille furent un délicieux moment qu'il partagèrent autour du café immonde du bureau et de la montagne de viennoiseries ramenée par Garcia. Morgan leur racontait leur dernière affaire sur laquelle l'aide du petit génie et la maladresse de Théa leur avait cruellement manqué quand cette dernière s'approcha de Hotch qui participait de loin a leurs effusions.

- Tout vas bien, Aaron ? Lui demanda t elle. Tu n'es pas content de nous voir ?

- A peine revenue et tu racontes déjà des bêtises, sourit il. Évidemment que je suis content.

- Pourquoi reste tu dans ton coin alors ?

- Par ce que j'ai une chemise neuve et que j'ai peur que tu renverse ton café dessus comme d'habitude.

- Tu fais de l'humour maintenant ? Rit elle. Nous sommes partit depuis si longtemps ?

- T'as pas idée.

Il passa un bras sur ses épaules et lui embrassa la joue.

- Vous nous avez fait une peur terrible, dit il. Et pour tout t'avouer, je me sens coupable de ce qui t'es arrivé, alors te voir en pleine forme me remplis de joie.

- C'est pas ta faute Aaron, assura t elle. Tu ne pouvais pas prévoir ce qui s'est passé.

Il lui fit un sourire un peu triste et resserra son étreinte.

- C'est pas ton genre les effusions, Aaron, dit elle. Qu'est ce qui s'est passé ?

- J'ai faillit perdre deux membres de ma famille, répondit il sérieusement. J'ai réalisé que je ne vous ai pas assez montré a quel point vous étiez tous importants pour moi.

Touchée, Théa passa a son tour un bras autour de la taille de Hotch et posa sa tête sur son épaule. Elle n'avait pas imaginé qu'il avait été affecté a ce point.

- Tu sais, dit elle. Quand mes parents sont morts et que j'ai dut m'occuper de mon petit frère, il y a eut des jours ou j'aurais aimé ne pas être la grande sœur. De ne pas être celle sur qui tout repose. J'aurais aimé moi aussi avoir un grand frère pour m'aider et me protéger. Ma famille avait éclaté en milles morceaux et je me sentait seule. Jacob est partit faire sa vie et je suis entrée a l'académie. Je me sentait toujours seule. Puis je suis arrivée dans l'équipe. J'ai retrouvé une famille avec en prime ce fameux grand frère qui m'avait cruellement manqué toutes ces années.

Elle releva la tête et lui sourit. Sourire qu'il lui rendit. Tout irait bien maintenant, la vie reprenait.


Leurs téléphones se mirent a sonner tous en même temps, interrompant la petite fête.

- Aller les enfants, annonça Rossi. Le devoir nous appel.

Loin d'être déçue, Théa accueillit avec bonheur cette nouvelle affaire, se sentant a nouveau dans son élément. Reid s'assit a coté d'elle.

- Prête ? Lui sourit il.

- Parée ! Répondit elle.

Garcia revint dans la salle avec un paquet de dossier qu'elle distribua.

- Ça fait tellement de bien d'être de nouveau tous ensemble ! Mes Avengers au grand complet !

- Garcia... Grogna Hotch.

- Oui, oui je m'y met patron ! Il y a eut un meurtre a Griphin Hollow au New Hampshire.

- Un seul ? S'étonna Morgan. Et on nous demande d'intervenir ?

- Tu vas comprendre mon chou, répondit elle en attrapant la télécommande du grand écran. Hier on a retrouvé le corps d'une jeune fille dans les toilettes de son lycée.

L'écran s'alluma pour montrer le visage de la victime.

- Missi Warren, 17 ans, expliqua Garcia. Ses camarades l'ont trouvée en allant aux toilettes.

Les photos montrèrent le corps allongé sur le carrelage près des lavabos.

- Je ne voit toujours pas pourquoi on nous demande d'intervenir, continua Morgan. Ça n'a pas l'air d'être un crime violent.

- De quoi elle est morte ? Demanda Reid.

- C'est la raison pour laquelle vous êtes priés de vous y rendre. Au début, ils ont pensé a une mort naturelle. Pas de trace de sang ni de coups. C'était comme si elle était tombée raide morte. Mais ce matin le médecin légiste a trouvé la cause de la mort.

Elle appuya sur la télécommande et l'écran afficha une photo du cuir chevelu de la jeune fille. Au milieu des cheveux bruns, on apercevait un petit point rouge.

- C'est la trace d'une minuscule piqure. Le médecin a faillit ne pas la voir. Dans la plaie il a trouvé le produit responsable de la mort.

- C'était quoi ? Demanda Théa.

- Du venin de serpent.

Ok, là c'était bizarre.

- Du venin de serpent ? Y a plus simple comme façon de tuer ! Je crois pas avoir jamais entendu parler d'un meurtre par morsure de serpent.

- C'est pour ça qu'on nous demande, dit Hotch. Ce n'est pas une morsure. On lui a injecté le venin.

- C'est tellement particulier que le shérif ne sait pas par où commencer, leur expliqua Garcia.

- Pour moi cela ressemble fichtrement a une signature, intervint Rossi.

- Et les signatures sont la panache des tueurs en série. Ok, on part dans une demi heure, annonça Hotch.

Tous se levèrent pour se préparer.

- Reid et Théa, attendez une minute s'il vous plait, les retint Hotch.

Il refermèrent la porte et restèrent avec leur supérieur.

- J'aimerais que tu reste ici Théa pour cette affaire, dit il. Je préférerais que tu reprenne en douceur.

- Quoi ?! S'écria t elle. Mais...

- Tu pourras nous aider depuis le bureau.

- Mais non enfin ! Tu ne peux pas me faire ça Aaron ! Cria t elle, scandalisée. Ça fait des mois que j'attends de reprendre ma vie. Maintenant que je la touche du bout du doigt tu ne peux pas me mettre sur la touche !

Hotch soupira, il s'attendait a se heurter a des protestations.

- Je serais plus rassuré de te savoir ici, continua t il. Pour aujourd'hui en tout cas. Garcia sera avec toi.

- Aaron, j'ai besoin de travailler. J'ai besoin de partir avec vous pour oublier. Pour oublier que j'ai été out pendant 6 mois a cause de l'autre tordu de Cooper ! Je n'arriverais jamais a avancer si vous remettez cette histoire sur le tapis a tout bout de champs !

Elle se tourna vers son fiancé en quête de soutient. Reid hésita. D'un côté la proposition de Hotch était séduisante, lui aussi se sentirais plus rassuré de la savoir au bureau plutôt que sur le terrain. Mais de l'autre il savait qu'elle avait raison. Elle devait reprendre un quotidien normal. Aussi normal que pouvait l'être leur métier. Alors il soupira a son tour.

- Elle a raison, Hotch. Tu dois la laisser passer a autre chose.

Hotch couva Théa d'un regard hésitant en se mordant la lèvre. Alors la jeune femme essaya une autre technique. Elle s'approcha de lui et lui fit ses grand yeux de biche avec sa moue la plus adorable.

- S'il te plais, Aaron, gémit elle.

Sa tentative d'apitoiement eut plus d'effet sur lui qu'il ne l'aurait cru. Il devenait mou avec l'âge...

- En plus on est en février, continua t elle. Ça sera mon cadeau d'anniversaire...

Ridicule, se dit il en levant les yeux au ciel. Il céda.

- Très bien, lâcha t il. Tu peux remballer tes yeux de chien battus, ça ne marche pas avec moi ! Assura t il avec une forte mauvaise foi.

- Yes ! Hurla t elle avant de se jeter a son cou et de lui coller un baiser sonore sur la joue.

Puis elle le relâcha et partit rejoindre les autres d'un pas rapide, excitée au possible. Hotch la regarda s'éloigner en souriant. Sourire qui se fana un peu quand il nota la très légère boiterie de Théa. A peine visible mais bien présente. Il tourna la tête vers Reid qui était resté dans la pièce, lui aussi un pli soucieux sur le front.

- J'aurais pensé que tu aurais sauté sur l'occasion quand j'ai proposé qu'elle reste au bureau quelques temps, dit il.

- J'ai bien faillit... Avoua t il. Mais moi aussi je dois oublier. On doit avancer et on y arrivera seulement si on reprend une vie normale.

- Tu pense qu'elle est prête ?

- Plus que moi en tout cas. Elle a une force que je n'ai pas.

- Ne te dévalorise pas. Tu as fait tout ce qu'il fallait pour elle. Peu d'hommes en auraient été capable.

Reid haussa les épaules.

- Je sais ce que tu te dit, continua Hotch. C'est normal, tu l'aime et tu n'as pas l'impression d'avoir fait quelque chose d'extraordinaire. Pourtant c'est ce que tu as fait.

Oui... Oui, c'est ce qu'elle lui avait répété de nombreuses fois la nuit dernière avant que l'épuisement et le sommeil ne les emportent. Et il avait commencé a entrevoir le bout du tunnel. La promesse qu'il s'était fait de rester fort pour elle il y a des mois, il l'avait tenu et la veille n'avait été qu'un faux pas.

- Tu m'as vraiment impressionné ces derniers mois, Spencer, ajouta Hotch. Tu peux être fier de toi, moi je le suis.

Les paroles de Hotch résonnèrent comme une autorisation dans sa tête. L'autorisation qu'il pouvait se pardonner toutes ses erreurs passés et enfin être pleinement heureux. Sans culpabilité et sans se dire qu'il ne méritait pas un happy end.


Voilà pour ce chapitre ! J'espère qu'il vous aura plu et a très vite pour la suite !