Bon , parce que j'ai un peu d'avance et pour me faire pardonner de ma longue absence , voici le chapitre 8 :)
Assez court celui-ci , tout simplement parce qu'il s'agit d'un chapitre transitoire , le prochain sera nettement plus long , désolée ^^'
N'hésitez surtout pas a prendre deux minutes pour me donner votre avis , c'est important pour moi !
Bonne lecture !
Et un énorme merci ainsi que pleins de bisous a ma bêta , toujours fidèle et excellente a son poste ^^
Chapitre 8 :
L'homme avait adressé ses mots acerbes au mur, ayant atterri dos à Harry et aux autres. Il se retourna lentement, le visage fermé et froid.
Son expression changea dès l'instant où son regard se posa sur Harry. Ses traits se muèrent en panique à l'instant même où il vit une larme dévaler la joue du survivant, puis très vite en peur, lorsqu'il aperçut les vampires derrière le brun.
En un éclair, il se retrouva devant Harry sa baguette à la main remplaçant la brosse à dent qu'il avait transformé en portoloin dans l'urgence. Son autre bras tendu devant Harry, le protégeant au maximum de ceux qu'il ne pouvait que voir comme des cannibales responsables de l'appel au secours envoyé par le Gryffondor.
Ron fut le premier à réagir en posant une main sur le bras de l'homme avant qu'il ne déclenche les hostilités.
« Non, professeur Snape, non… Hermione ! »
Ron n'était pas très fier du semblant de phrase qu'il avait à peine réussi à sortir, mais la panique qui l'assaillait ne lui permettait pas de faire mieux.
Séverus suivit le regard du roux, et ses bras retombèrent le long de son corps, comme mort. Il mit quelques secondes à réagir, le choc ayant gelé son cerveau, seule une litanie de « non » soufflés dans un murmure assourdissant résonnait dans sa tête. Il dut rassembler toutes ses forces pour se mouvoir à nouveau, c'est d'ailleurs un cri de la jeune sorcière qui le reconnecta à la réalité.
Il plongea alors à côté du corps sanglant de la jeune fille. Cette enfant qui lui avait un jour donné l'envie d'être meilleur pour quelqu'un, pour elle, qui lui avait un jour montré que le monde valait la peine de faire des efforts.
« Ça va aller Hermione, ça va aller ! Harry, combien de potions a- elle manqué ? »
« Je … j'en sais rien, on … on est ici depuis hier, elle n'a plus de flacons, je ne sais pas depuis quand ! »
« C'est pas vrai ! Hermione … Hermione tu dois me répondre, quand as-tu pris ta dernière potion ? As-tu pris celles d'hier ? »
Hermione répondit péniblement en secouant la tête de gauche à droite. Et alors que des plaies creusaient lentement sa peau, dessinant de grandes lanières sanguinolentes sur ses vêtements, Severus essayait tant bien que mal de ressembler ses idées.
Si elle n'avait pas pris les quatre potions qu'elle aurait dû ingurgiter hier, ni les quatre d'aujourd'hui, alors les choses étaient graves, vraiment graves. Il n'eut cependant pas le temps de réfléchir plus, comme une plaie sanglante s'ouvrait lentement sur la joue de la brune, lui arrachant un cri horrible.
Il invoqua sa trousse de potions qui apparut instantanément à son côté, lévitant gentiment au-dessus du sol. Il en sortit plusieurs dizaines de flacons, en déboucha cinq qui finirent vite dans le gosier de la jeune fille.
Puis, sans quitter Hermione du regard, il s'adressa aux sorciers.
« Harry, faites sortir tout le monde ! Ron, j'ai besoin que vous passiez ce baume sur toutes les plaies, le plus vite possible ! »
Harry n'eut pas à dire un mot, déjà Esmée et Rosalie sortaient de la pièce, jetant un regard inquiet et triste à Hermione, puis désolé à Harry qui les regardait, désespéré, des larmes dévalant toujours ses joues.
Ce fut plus difficile pour faire entendre raison à Bella qui était à deux doigts de la crise d'hystérie. C'est finalement Emmett qui, après avoir jeté un regard à son frère et avoir obtenu son accord, la fit sortir de force, la serrant contre lui pour l'immobiliser.
Edward sortit à son tour, regardent tristement Harry, s'excusant silencieusement pour une chose dont il n'était pas responsable.
Carlisle, quant à lui, ne quitta pas la pièce, il s'approcha au contraire de Ron qui s'affairait à déshabiller sa meilleure amie, découvrant au fur et à mesure les plaies béantes dont son corps était recouvert.
Carlisle arrêta la main tremblante du roux, qui tourna son regard troublé par les larmes vers l'aîné des vampires. Ce dernier lui retira gentiment le flacon de baume de ses mains, avant de lever le regard vers Séverus qui venait de pousser un grognement ressemblant à s'y méprendre à celui d'une lionne protégeant ses lionceaux.
« Je suis médecin, je peux vous aider, et Ron n'est pas en état de s'occuper de son amie. »
Séverus eut un mal fou à trouver la force et la concentration nécessaire, mais il arriva tout de même à user de son parfait contrôle de l'art qu'est la légimencie sur le vampire, et finit par retourner à sa tâche, donnant son accord muet à Carlisle.
Ron se releva lentement, sans quitter son amie des yeux, puis, après de très longues secondes, leva son regard vers Harry. Pour chacun des deux, voir l'état dans lequel se trouvait son jumeau était une pure torture.
Ron s'éloigna un peu d'Hermione, la sachant entre les meilleures mains qui puissent être. Lentement, vidé de toute énergie, il rejoignit Harry, le serrant aussi fort qu'il en était capable, tout contre son cœur.
Ils restèrent ainsi, debout l'un contre l'autre, regardant avec désespoir les deux hommes s'affairant sur le corps de leur amie. Ils refusaient de s'éloigner plus d'Hermione, mais c'était très dur de voir son corps gisant là, sur le sol, à moitié nu et ensanglanté.
Cela faisait maintenant plus d'une heure que Séverus répétait encore et encore le même sort, la baguette tendue au-dessus du corps d'Hermione, sa concentration ne flanchant pas une seule seconde.
Carlisle avait depuis bien longtemps finit de passer le baume sur les plaies, destinées à arrêter leur progression, mais il restait là, à tenir simplement la main de la sorcière. Il n'avait bougé que pour aller chercher un drap propre afin de recouvrir la jeune fille. Malgré l'horreur de la situation, Carlisle ne pouvait s'empêcher d'admirer les plaies se refermant petit à petit sous l'effet de la magie des incantations de Séverus, se disant qu'il aurait pu sauver bon nombre de vies supplémentaires avec ces techniques.
De longues heures avaient passé – bien que Ron et Harry auraient plutôt pensé à plusieurs jours – quand ils entendirent Séverus pousser un long soupir, arrêtant pour la première fois depuis des heures ses murmures.
Il se releva très lentement, les jambes engourdies par sa précédente position, et se tourna vers les deux gryffondors enlacés.
« Elle s'en remettra … Je lui ai donné une forte dose de potion de sommeil sans rêve, elle ne se réveillera probablement pas avant au moins 24h, mais elle a besoin de ça pour s'en remettre, et de beaucoup de repos par la suite … »
Séverus n'arrivait plus à tenir debout, ni à parler, la voix cassée, il était épuisé. Toute sa puissance magique et son énergie était resté au sol avec Hermione. Ron et Harry poussèrent un long soupir de soulagement en entendant ses paroles, mais qui fut très vite interrompu par leur inquiétude en voyant l'immense fatigue qui s'était emparée de leur ancien professeur.
« Merci professeur, merci beaucoup. Vous devriez vous reposer maintenant ! »
« Je dois d'abord rejoindre l'autre continent. Je … Je vais vous donner les quelques flacons de potions que j'ai avec moi, mais je n'en ai que deux, je reviendrais demain avec un stock. Vous êtes sûr que … tout ira bien pour vous, ici ? »
Il avait hésité à poser cette question, étant donné l'aide et le professionnalisme dont avait fait preuve le vampire médecin, mais il avait de grandes réticences à laisser ses élèves en plein milieu d'un coven de vampires, surtout Hermione pour tout dire.
Harry lui adressa un sourire légèrement attendri, il était rare de voir le légendaire Snape inquiet pour qui que ce soit, même si tous savait aujourd'hui que Séverus n'était pas le professeur méchant et froid qu'ils avaient autrefois connu et haï.
« Vous en faites pas professeur, nous n'avons rien à craindre ici. C'est plutôt pour vous que je m'inquiète, vous devriez peut-être vous reposer un peu avant de repartir, un voyage en portoloin nécessite un minimum de puissance magique, ce n'est pas à vous que je vais l'apprendre. »
« Non, c'est inutile, je ne suis pas encore impotent Potter ! »
Son ton était sec, vieux réflexes, surtout lorsqu'on insinuait qu'il possédait une quelconque faiblesse. Il regretta immédiatement cependant, et reprit, plus calmement, plus honnêtement aussi.
« Je ne pense pas trouver un quelconque repos dans une maison pleine de vampires. Et puis, je … je dois rentrer avant que … que Draco ne se réveille, je ne veux pas l'inquiéter … ni le laisser seul trop longtemps. »
Il avait prononcé ça plus doucement, presque … timidement ? Oui, c'était certain, le bâtard graisseux n'était définitivement qu'un masque que portait Severus, un masque très dur à retirer après tant d'années, mais un simple masque tout de même.
Ron et Harry, ayant suivis le même chemin de pensée, avaient le même sourire affiché sur le visage.
Ils écoutèrent les dernières recommandations concernant Hermione – que Carlisle avait déjà installé à l'étage, confortablement bordée dans un lit – puis saluèrent leur ancien professeur et récent héros.
Séverus rappela qu'il reviendrait le lendemain, ou plutôt dans quelques heures vu l'heure déjà bien avancée, puis actionna le portoloin qu'il avait créé.
Quelques secondes seulement après le départ de Séverus, tous les vampires regagnèrent le salon que les deux sorciers n'avaient toujours pas quitté. Seul Edward et Bella étaient absents, ce dernier ayant avec peine réussi à la convaincre de rentrer chez son père, appuyant sur le fait qu'Hermione avait besoin de repos.
Ron et Harry allèrent s'asseoir côte à côte sur un canapé, bien conscient qu'ils allaient devoir donner des explications à leurs hôtes. En effet, tous les regards étaient tournés vers eux, attendant qu'ils se décident à parler.
C'est finalement Harry qui prit la parole, regardant tour à tour toutes les personnes présentes.
« Je suis désolé, vraiment désolé, pour hier et aujourd'hui, pour avoir débarqué dans votre vie et y mettre un chantier monstre, désolé ! »
Esmée se précipita sur eux avant qu'Harry ne finisse sa phrase. Elle les prit dans ses bras tous les deux, les serrant fort.
« Oh mes chéris, ne vous excusez surtout pas, je n'ai pas besoin d'avoir le don de Jasper ou d'Edward pour voir à quel point vous avez souffert, et à quel point vous souffrez encore. Nous pouvons tous le voir ! Ce n'est en rien votre faute, et je suis ravie que vous ayez atterris ici, peu importe la raison. J'ai envie de vous aider, et je suis sûre que nous pouvons vous être utiles, personne ne mérite de telles souffrances ! »
« Esmée a raison les enfants, nous pouvons vous aider, mais nous devons comprendre ce qui vous est arrivés pour cela. »
Harry regarda Carlisle qui venait de parler, puis Esmée. Il était on ne peut plus touché par les paroles des parents Cullen. Il en était même honoré et étrangement soulagé. Soulagé de voir que sur cette terre, demeurait encore des êtres bons. Mais surtout soulagé de l'aide plus que bienvenu et considérable qu'ils leurs offraient, un soutien extérieur à l'écart de leur monde.
Il se devait de leur donner des réponses, mais s'en sentait incapable. Parler de la guerre et de tous ces douloureux souvenirs, non, il ne pouvait pas. Son regard se dirigea alors vers celui qui était littéralement son oxygène en ce moment, son jumeau, son Ron.
Cela pouvait paraître égoïste de la part d'Harry d'un point de vue extérieur, après tout Ron avait également perdu beaucoup dans cette guerre, mais si on y regardait de plus près, c'était en fait autant pour Ron que pour lui qu'il le faisait. Effectivement, avant que leurs magies ne se reconnaissent, Harry n'hésitait pas une seule seconde à souffrir pour épargner les autres, mais aujourd'hui les choses étaient différentes, sa souffrance était également celle de Ron.
Alors ils agissaient tous deux de manière à ne pas faire souffrir l'autre, ou du moins un minimum, et Harry savait très bien que Ron était plus fort psychiquement, que sa magie était plus stable que la sienne, qu'il ne craquerait pas, contrairement à lui.
Ron savait cela aussi, c'est bien pour cela qu'il attrapa la main d'Harry, la serrant fort dans la sienne pour se donner du courage. Il lui adressa un sourire sans joie avant de prendre la parole, son regard déviant sur toutes les paires d'yeux ambrés qui le scrutaient.
« Nous vous avons dit hier que nous avions récemment pris part à une guerre … Nous … Nous avons tous perdu beaucoup lors de cette guerre, elle a fait énormément de dégâts. Hermi' a été touché par un sort de magie noir, un puissant maléfice. Ce sort... déchire les tissus humains, créant une mort lente et douloureuse. Le professeur Snape, que vous avez rencontré il y a peu, a réussi grâce à sa maîtrise des potions, à contrecarrer le maléfice. Il est toujours en Hermione, seulement les potions l'empêche d'agir, il est comme ligoté dans une infime partie de son corps. Mais … Elle n'a pas pris ses dernières potions, j'ignore pourquoi, ce n'est vraiment son habitude, mais avec les derniers événements qui lui sont tombés dessus… Bref, les chaînes retenant le sort se sont affaiblies, jusqu'à ce qu'il puisse agir sans retenue à nouveau, comme vous avez pu le voir. »
Ron souffla un bon coup. Cela n'avait finalement pas été aussi difficile qu'il ne l'aurait cru, et il soupçonnait un vampire blond d'être en partie responsable de cela. Un regard vers le vampire en question confirma ses pensées.
Jasper était encore plus soulagé que lui. Relâchant inconsciemment un peu sa concentration, il laissa sourdre de lui de fortes émotions contenues, telles qu'auraient dues être les émotions de Ron.
Le roux lui adressa un bref mais sincère sourire de reconnaissance avant de se tourner vers Carlisle qui lui parlait.
« Je vois … C'est terrible. Hermione devra donc prendre ses potions toute sa vie ? »
« Eh bien, le professeur Snape fait des recherches à ce sujet, il tente de créer une potion capable d'anéantir complètement le maléfice. Malheureusement les chances sont faibles, beaucoup d'autres avant lui ont essayé de créer une potion assez puissante pour cela, en vain. »
« Mais Séverus est le meilleur dans ce domaine, si quelqu'un peut faire des miracles avec les potions, c'est bien lui. »
Tous les regards se tournèrent vers Harry qui avait enfin trouvé la force, puisé de son lien avec Ron certainement, de parler.
Le brun portait une affection particulière pour Séverus depuis qu'il connaissait sa condition d'espion. Il avait désormais une confiance aveugle en lui, se disant qu'un homme capable de se tenir à côté du Lord pendant plus de vingt ans sans jamais flancher, sans jamais laisser filtrer une seule information, ne pouvait qu'être d'une droiture et d'une force sans égale.
Et ses sentiment n'avaient fait que s'accroître depuis la défaite de Voldemort, en apprenant qu'il avait non seulement veillé sur lui et ses deux meilleurs amis durant toutes ces années, mais aussi sur Draco, et en voyant son masque se défaire petit à petit, ajouté aux événements du jour, tout cela ne pouvait qu'appuyer ses pensées.
Alors il pensait vraiment que Snape était capable de trouver la potion qui guérirait définitivement Hermione, il en était persuadé.
« Le professeur Snape a l'air d'être quelqu'un de bien... »
« C'est le cas, il a tout sacrifié pour le côté de la lumière, il a sacrifié sa vie pour sauver les nôtres, c'est un grand sorcier, un grand homme. »
« J'en suis sûr. »
Il y eut un moment de flottement durant quelques secondes. Ron pouvait sentir l'hésitation de Jasper, peut-être était-ce parce que le vampire était empathe, mais Ron captait ses émotions mieux que celles de n'importe qui d'autre, elles étaient comme décuplées, d'ailleurs le roux se disait que sa propre empathie avait été décuplé au contact du blond.
Toujours était-il que Ron savait que Jasper venait de se décider à poser la question qui brûlait ses lèvres, et que cette dernière n'allait pas lui plaire, et encore moins à Harry.
Il serra un peu plus la main du brun qu'il tenait toujours dans la sienne avant que Jasper ne se lance enfin, ne quittant pas Ron des yeux, comme pour évaluer de sa réaction future.
« J'aimerais comprendre une chose, pourquoi est-ce que d'aussi jeune gens ont eu à prendre part à une guerre ? Vous n'êtes encore que des enfants ! »
Ron releva à peine ces dernières paroles, bien sûr ils étaient jeunes, mais malheureusement ils avaient dû bien tôt renoncer à leur innocence d'enfants. Mais le Roux était bien trop occupé à tenter de calmer Harry qu'il sentait fébrile à travers leurs liens, pour envisager de fournir une réponse.
L'aîné des jumeaux magique avait énormément de mal a parler de cette période encore trop récente et douloureuse dans son cœur et dans son esprit . Mais il savait tout comme Harry , qu'encore une fois , il était le plus solide , et donc celui qui déstabiliserait le moins leur magie commune en abordant se sujet .
Il avait cependant des réticences a aborder la vie d'Harry – parce que c'était bien de cela qu'il s'agissait – en présence de celui-ci . Il ouvrit alors le liens télépathique qui les unissaient , demandant a son brun la permission d'aborder se sujet sensible .
« Attends , juste quelques secondes … s'il te plais ! »
Il lâcha très vite la main d'Harry pour aller glisser la sienne sur la nuque du brun, sachant à quel point ce simple geste pouvait apaiser son jumeau. Après quelques respirations laborieuse et un effort de concentration , Harry lui donna enfin un signal favorable . Jasper commençait à regretter d'avoir posé cette question quand Ron répondit enfin, sentant Harry se calmer sous ses doigts.
« C'est un puissant mage noir qui est à l'origine de cette guerre, Tom Jédusor, qui s'est auto-proclamé Lord Voldemort. Il y a longtemps, une prophétie avait été rapportée à Voldemort, selon cette dernière, un enfant né à la fin du mois de juillet en l'année 1980 serait celui qui l'anéantirait. Le seul à en avoir le pouvoir. Jédusor a trouvé l'enfant en question, il a ... tué ses parents, mais lorsqu'il a voulu en faire de même avec l'enfant, le sort a ricoché, réduisant Voldemort à l'état de semi entité, et … laissant une cicatrice très particulière sur le front du bébé … »
Tous les regards se tournèrent alors vers Harry qui avait la tête baissée, des mèches de cheveux bruns cachant partiellement sa cicatrice. Une larme tomba de son visage caché, allant s'écraser sur son jean, comme au ralenti.
Tous avait imaginé un lourd passé pour les trois sorciers, mais l'histoire que leurs invités commençaient à leurs dépeindre dépassait de loin ce qu'ils avaient envisagé. Ils n'auraient jamais cru que de si jeunes âmes aient autant souffert, pas à ce point-là.
Tous les Cullen étaient sous le choc de ce qu'ils venaient d'entendre, et si les vampires étaient capables de pleurer, ils n'y auraient plus beaucoup d'yeux or restés secs à cet instant.
Ron Parlait mentalement a son jumeaux , essayant de le calmer a grand renfort de mots doux et tendre .
« C'est bon , c'est bon Ron … continue . »
« Tu es sur chaton ? On peut très bien att... »
« Non ! Continue Ronny ... ils ont le droit de savoir ! »
Personne n'osait parler, alors Ron se décida à poursuivre , bien qu'il sentait le brun lutter contre sa magie .
« Il y a quelques années, Jédusor a refait surface, ses anciens partisans sont revenus à ses côtés. Il a gagné en puissance, a rassemblé ses troupes dans le seul but … de tuer Harry, et tous ce qui s'opposeraient à lui. Nous nous sommes préparés, nous avons résisté puis il y a quelques mois, l'affrontement est devenu inévitable. Voldemort pensait être invincible, seulement Harry possédait une arme dont il ignorait l'existence et il a été détruit. Voilà comment des « enfants » se retrouvent mêlés à une guerre. »
C'était suffisant pour le moment , ils connaissaient le principal de l'histoire , inutile de torturer encore plus Harry . Cependant ils se promirent tout deux d'éclaircir certains points avec les vampires , plus tard , quand ce sera nécessaire , et quand ils en seront capable surtout .
Ron observait les vampires complètement statufiés devant lui, aucun d'eux ne bougeaient, pas le moindre mouvement. Comment réagir face à cela, face au désespoir d'un jeune homme de dix-huit ans qui avait vécu les pires horreurs.
Et qu'allaient-ils apprendre encore ? Quelle avait été la vie de Ron et d'Hermione ? Ils priaient tous silencieusement pour qu'elles n'aient pas été aussi dures que celle d'Harry.
Un immense besoin de protection s'emparait d'eux à leur contact. Ils ressentaient tous le besoin d'épargner ces gamins qui ne l'avaient pas été jusque-là, de les mettre à l'abri de toutes les douleurs qui les affligeaient.
Contre toute attente c'est Emmett qui sortit de sa torpeur en premier, et Harry se retrouva en un battement de cil sur ses genoux, plaqué contre un torse large, dans une étreinte légèrement maladroite mais immensément réconfortante.
Oui , on pourrait qualifier cela d'étonnant , lorsque l'on voit seulement le vampire imposant et insouciant qu'Emmett semble être . La vérité c'est que le vampire était un nounours , un vrai nounours avec un cœur hypersensible , bien que mort . Et voir ce jeune humain mit a terre , aussi fragile qu'un oiseau aux ailes brisées , avait fait automatiquement réagir ses instincts protecteurs .
« Je suis vraiment désolé Harry, personne ne mérite ce que tu as vécu, ce que vous avez tous vécu, mais c'est fini maintenant, ça va aller p'tit frère ! »
Harry s'agrippa fortement au t-shirt du géant épuisé par tous ces évènements, posant sa tête tout contre ce cœur dénué de tout battement et se laissa aller à ses larmes.
Cela pouvait paraître totalement ridicule, être câliné de cette manière par une personne que l'on connaît à peine, bercé sur des genoux comme un enfant. Mais c'était probablement ce dont avait le plus besoin Harry en ce moment, être à nouveau un enfant, inconscient de la cruauté du monde, délesté des problèmes des plus grands, et pouvoir oublier.
Oui, il voulait oublier, oublier que sa meilleure amie était allongée dans un lit à l'étage, souffrant d'un lourd maléfice. Oublier qu'il était un poids énorme pour son jumeau qu'il aimait plus que de raison. Oublier qu'un sorcier totalement fou le poursuivait encore, souhaitant achever le travail de son ancien maître. Oublier les morts, oublier la douleur, oublier la peur, simplement oublier.
Ron avait été rejoint par Jasper qui avait simplement posé ses deux mains sur les épaules du roux, l'aidant à supporter ses propres émotions ainsi que le désespoir de son ami.
Alice et Rose, après avoir embrassé les deux sorciers pour leur montrer leur soutien, avaient quitté la pièce, avec la ferme intention de construire la plus merveilleuse des maisons pour ces trois gamins qui le méritaient tant.
Esmée et Carlisle étaient montés à l'étage pour vérifier l'état de santé d'Hermione, puis ils s'étaient ensuite isolés pour discuter, comme ils le faisaient toujours lorsqu'ils étaient fortement perturbés.
Harry et Ron avaient fini par sombrer dans le sommeil, l'un toujours sur les genoux d'Emmett, et l'autre la tête posé sur la cuisse de Jasper, qui s'était finalement assis sur le dos du canapé, derrière Ron.
Les deux frères se décidèrent finalement à porter les deux endormis dans une chambre à l'étage, puis descendirent rejoindre Alice, Rosalie, Esmée et Carlisle sur le chantier déjà commencé de la future maison des sorciers.
Plus loin dans la forêt, un autre vampire aux yeux dorés avait assisté à tout cela. Figé au pied d'un arbre, il avait beaucoup de mal à assimiler tout ce qui avait été dit durant cette douloureuse discussion. Une tornade d'émotions faisait rage en lui, mais par-dessus tout il était en colère, une colère incomprise et sans borne. Il regrettait amèrement son comportement hostile envers les trois jeunes sorciers, envers un en particulier.
Voila , court , comme j'ai dis , mais j'espère qu'il vous a plu quand même !
Et oui , bien sur , il s'agissait bien de notre cher Severus :-)
Donnez moi votre avis mes chéris , c'est important pour la suite ( et pour rassurer l'auteur surtout ^^' )
