Salut mes p'tits Loups !
Je reviens vers vous après un long moment d'absence, avec un nouveau chapitre. Si vous suivez plusieurs de mes fics, vous savez déjà que celle-ci n'est pas la seule à être restée sans suite un long moment. J'étais en volontaria à l'étranger, puis les choses se sont enchainés et, bref, je n'ai rien écrit depuis un moment, et je m'en excuse.
Un immense MERCI, mes Loups d'amours, pour toutes vos reviews et vos encouragements ! J'avais vraiment besoin de ça pour arriver à me replonger dans l'histoire, savoir que peut-être, certains d'entre vous attendez encore la suite.
Maintenant c'est le moment ou je vais blablater, parce que, si je ne répond pas individuellement à tout vos commentaire, je vais quand même aborder quelques sujet qui sont revenus plusieurs fois:
Premièrement, votre avis est unanimement positif envers les deux couples qui se développe dans les chapitre précédant ; Jasper/Ron et Harry/Edward. J'avais peur que l'histoire n'avance pas assez vite à votre gout, mais vous m'avez rassuré de ce coté là, alors je vous remercie.
Il y a aussi la grande question qui revient : "Et Alice alors ?" Et bien mes cher loulou, ne vous en faites pas, je ne vais pas faire souffrir Alice inutilement. Je vous expliquerais tout ça, Jasper doit avoir une conversation avec sa femme, et ça arrivera bientôt, pas de panique.
Pour la question Hermione/Bella, je pense que ce chapitre vous aidera à mieux comprendre... ;)
Viens ensuite une autre interrogation, que j'ai vu apparaitre plusieurs fois. Severus a t-il un jumeau magique ? Et si oui, qui est-ce ? Sachez juste à ce sujet que je vous prépare une chose assez surprenante, et que j'ai vraiment, vraiment hâte d'écrire ce passage :D
Une petite appréhension est également ressortit concernant le lien Ron/Harry, et je tiens à vous rassurer à ce sujet. J'ai voulus créer avec cette histoire, un lien plus puissant que n'importe quel autre, et je ne compte pas le laisser de coté pour privilégier les couples qui risquent de se former par la suite. Maintenant je vous laisserais découvrir de quel manière je vais bien pouvoir m'y prendre pour le garder intacte... même moi je ne suis pas encore sure ^^'
J'espère n'avoir oublié aucun sujet important, si oui faites-le moi savoir. Et un grand merci pour toutes vos hypothèses, vos suppositions de couples (certaines vraiment très drôles !) et tout vos petits messages d'encouragement, c'est un bonheur à lire !
Je vous souhait une bonne lecture mes p'tits loups, j'espère que ce chapitre vous plaira.
On se retrouve en bas !
Chapitre 16 :
Ce matin là, lors qu'Harry, Hermione et Ron quittèrent leur chambre commune pour descendre au salon, ils purent remarquer que toutes les parois vitrées donnant directement sur l'avant de la maison avaient été recouvertes d'immenses rideaux opaques. Se jetant un regard mutuel, l'air à la fois interrogateur et amusé de l'excentricité des vampires, ils rejoignirent la cuisine, où Esmée terminait d'installer le petit-déjeuner. Elle avait cette fois accepté deux apprentis, Bella et Jasper. L'humaine leur adressa un sourire, semblant leur dire qu'elle partageait leur étonnement concernant la nouvelle et temporaire déco des fenêtres. Les trois sorciers vinrent embrasser Esmée et Bella. Hermione s'avança également pour poser un baiser sur la joue de Jasper avant d'obéir à l'ordre soufflé gentiment par la matriarche et de s'asseoir devant un copieux repas. Harry tendit une main à Jasper, lui souriant sincèrement, et le vampire la lui serra, plus longtemps que nécessaire, comme s'ils communiquaient silencieusement, comme s'ils s'accordaient sur un sujet qu'eux seuls comprenaient. Ron se sentit rougir légèrement et alla rejoindre Hermione, comprenant bien que le sujet en question, c'était lui. Chose qui fut confirmée quand Harry, souriant toujours, préféra s'asseoir à coté d'Hermione, laissant la place vacante à coté du roux, qui s'était installé en face de la sorcière. Bella s'installa en bout de table, entre Hermione et Ron donc, et Jasper, après avoir déposé une bouteille de jus de fruits qu'il venait de presser, pris place à coté de Ron. Esmée s'avança vers la joyeuse assemblée, souriant tendrement en voyant les estomacs humains se régaler de ses gaufres chaudes et de tout ces plats qu'elle avait préparé avec amour.
« Bon mes chéris, je dois... m'absenter pour une bonne partie de la journée. Jasper chéri, je te les laisse pour la journée, ne me les abîme pas, d'accord ?» Dit-elle en souriant, sourire que tous lui rendirent. « Je vous ai préparé un pique-nique, le panier est dans le frigo, mais... vous ne pouvez pas sortir de la maison... »
Les quatre humains relevèrent un regard étonné vers Esmée, et Jasper, qui savait déjà tout ça pour avoir entendu les mêmes instructions de sa mère une heure plus tôt, eu un rire amusé.
« Je t'avais dis qu'un pique-nique à l'intérieur n'était pas un pique-nique. » Se moqua t-il gentiment.
« Ça l'est si vous avez un peu d'imagination, et trois sorciers capable de transformer n'importe quel objet en un autre. » Sourit-elle, appuyant son regard sur les sorciers, comme pour leur dire qu'ils avaient champs libre dans la maison. « Mais je ne veux personne dehors, et ne regardez pas par les fenêtres qui ont été couvertes, d'accord ? »
Ils hochèrent la tête sans vraiment comprendre, plus amusés par la situation qu'autre chose.
« Bien, alors bonne journée mes chéris, nous reviendrons tous à 16h pour la réunion avec les membres de la lumière. »
Elle leur adressa un nouveau sourire maternelle et s'en alla dans un coup de vent. Tous les regards se tournèrent alors vers Jasper, espérant avoir un peu plus d'explications. Celui-ci souriait, les observant tour à tour, avant de consentir à répondre à leurs questions muettes.
« Il y a un défilé de camions de livraison dehors depuis l'aube, les autres ne voulaient pas que vous puissiez voir la moindre chose de votre nouvelle maison. »
« Quoi ?! Vous... vous avez déjà terminé ? » Demanda Harry, ahuri.
« Pas tout à fait, il reste quelques... détails. » Répondit Jasper avec un sourire à la fois amusé et énigmatique.
« C'est dingue ! » Ajouta Ron.
Hermione ne savait que dire, elle avait renoncé depuis un moment à tenter de les dissuader, et accueillait simplement ce geste fou avec toute la gratitude et la joie qu'elle pouvait fournir. Bella souriait également, trop heureuse que ces trois là aient un endroit à eux, tout près de la villa Cullen, trop heureuse de voir sa sœur près d'elle, souriante.
Ils terminèrent leur repas en discutant tranquillement, puis Jasper leur proposa de descendre dans la salle de musique, pour permettre aux sorciers de leur créer un petit coin paisible où ils pourraient prétendre faire un vrai pique-nique. Ils débarrassèrent alors la table et, alors qu'ils allaient se rendre à l'étage inférieur, Hermione agrippa doucement le bras de Bella, la retenant.
« J'aimerais... j'ai une chose à faire avant, est-ce qu'on peux vous rejoindre plus tard ? » Demanda la sorcière, sous le regard interrogateur de Bella et Harry, et compréhensif des deux empathes.
C'est Ron qui acquiesça pour les autres, souriant un peu tristement, mais avec encouragement, à sa meilleure amie. Il savait que ce moment allait arriver, qu'Hermione allait devoir parler à Bella, comprendre son histoire, et l'accepter. Il était fier de 'Mione, elle avait du traverser des preuves qu'il ne s'imaginait même pas, accepter que toute sa vie n'avait été que mensonge, tromperie, et qu'elle s'était infligé ça à elle même. Et elle l'avait fait, lentement, seule, elle avait réussi à dépasser la haine et la peur qu'elle ressentait envers la situation, envers Bella, envers elle-même. Hermione lui rendit son sourire, avant d'entraîner Bella à l'étage, dans la chambre qu'elle partageait avec ses amis. Bella souffla de stupeur en observant l'intérieur de ce qui était avant la chambre de Carlisle et Esmée, vraiment impressionnée du magnifique résultat. Hermione s'assit dans un des fauteuils entourant la petite fontaine qui donnait à la pièce un atmosphère paisible. L'humaine prit place en face de sa sœur, appréhendant la suite.
« Je suis désolée Bella... » Finit-elle par dire après un long silence. « Pour la façon dont je t'ai traité en arrivant ici. Je ne pouvais pas... je ne voulais pas accepter toute cette histoire. J'ai une famille, des parents, des souvenirs auxquels je tiens... même si certains d'entre eux ne sont pas réels... » Ajouta t-elle avec douleur. « Ils restent ma famille, je les aime et les aimerais toujours. Mais... en arrivant ici, cette chose qui manquait à ma vie, ce trou dans la poitrine que je ressentais sans même m'en rendre totalement compte a disparu. Et je dois accepter que cette chose... c'était toi. »
Hermione gardait le regard au sol, elle ne se rendit alors pas compte des larmes qui s'accumulaient sous les paupières de Bella, un mélange complexe de tristesse et de joie.
« Aujourd'hui j'ai besoin de comprendre. Comprendre pourquoi une petite fille de 6 ans a voulus tout oublier de sa vie, pourquoi ça ne pouvait qu'être la seule solution, pourquoi ma magie m'a... trahis de cette façon. »
Bella se racla la gorge, tentant de chasser la boule qui s'y était formée. Et elle commença à parler, à raconter ces quelques souvenirs toujours aussi vifs aujourd'hui.
« Je... je n'ai que très peu de souvenirs de nos parents. Je me souviens d'une grande, belle maison, une maison en campagne. Maman était... elle était magnifique. Je me souviens du regard que papa posait sur elle, tellement d'amour et de bonheur... » Elle s'arrêta un moment, souriant distraitement au souvenir. « On avait l'habitude de partir tous les dimanches. On marchait pendant des heures avant de s'arrêter près d'une rivière, toujours au même endroit. Maman portait un panier en osier, à l'intérieur il y avait toujours une salade de pâtes pour maman et papa et... des sandwich aux beurre de cacahuètes et confiture de framboise pour nous et... notre grand frère. Je... je suis incapable de me souvenir de son prénom. »
Hermione avait écouter tout ça, le regard toujours au sol. Elle releva les yeux vers Bella à ces mots, pour la voir chasser une larme qu'elle n'avait su retenir. Ils avaient donc un frère... c'était une nouvelle qu'Hermione était incapable d'encaisser, de gérer pour le moment, alors elle tenta de ne pas y penser. Et Bella continua son monologue.
« Ce jour là, ce dimanche là il n'était pas avec nous, notre frère, il... je ne sais pas où il était. On a rejoins le bord de la rivière, maman à sorti la nappe à carreaux rouge et blanche, elle l'a installé dans l'herbe et... nous on a couru près d'un vieux chêne. Il y avait une balançoire là, je crois que papa l'avait installé pour nous. Je me souviens que tu me parlais mais... ça n'était pas de l'anglais, je crois même que ça n'était pas vraiment une langue. Ça doit être un de ces trucs de jumeaux dont on parle souv... »
« On est jumelles ?! » La coupa Hermione.
Bella releva les yeux vers elle, souriant un peu tristement.
« On a le même age Herm', comment t'as put ne pas y penser ? »
« Je sais pas, je... je crois que la question ne m'a pas traversé l'esprit. » Murmura t-elle, essayant d'encaisser tout ce qu'elle apprenait seconde après seconde.
Bella sourit encore, plus tendrement cette fois, avant de reprendre le cour de son histoire.
« On a grimpée toute les deux sur la petite balançoire, et on est restées là un très long moment, jusqu'à ce que maman nous appelle pour manger. On a fait la course jusque là-bas, et au moment où on allait toucher l'épaule de papa d'un même geste pour déterminer la gagnante, des hommes sont apparus... Ils venaient de nul part, et tendaient des bâtons vers nous, menaçant. Je ne savais pas qu'il s'agissait de baguettes à ce moment là. Papa et maman se sont levés pour se placer devant nous... comme des remparts. Je me souviens que tu as pris ma main. Tu la serrait tellement fort et... malgré la situation, la peur que je voyais découler de papa et maman, moi j'avais pas peur... parce que tu étais là. Les hommes se sont mit à parler, je ne comprenais pas ce qu'ils disaient... je ne m'en souviens plus, mais, la seconde d'après, il y a eu un bruit étrange et une sorte de lumière verte et papa... il est tombé devant nous. Les hommes riaient et maman criait... tellement fort... »
Bella s'arrêta, sa voix se cassant sur la fin. Hermione n'avait pu retenir ses larmes à son tour, écoutant cette histoire étrangère, qui pourtant était la sienne. Bella racontait ça avec tellement d'innocence, celle de la petite fille qui avait vu son père mourir, tué par un sort impardonnable. Mais ça, elle n'en savait rien.
« Maman elle... elle s'est tournée vers nous, elle nous a dis qu'elle nous aimait et l'instant d'après, on se retrouvaient en plein milieu d'une forêt inconnue. On a marché des heures, peut-être même des jours... tu ne m'as pas lâché la main une seule seconde... tu ne parlais pas, moi je voulais comprendre, je voulais que tu m'explique mais... tu ne disais rien. La dernière chose que je me souvienne après ça, c'est de me réveiller dans un lit chaud, y avait pleins de gens autour de moi... j'ai demandé où tu étais mais... personne ne m'a répondu, ils se contentaient de se jeter des regards entre eux... »
Elle s'arrêta à nouveau, levant les yeux vers sa sœur, recroquevillée sur son fauteuil, le regard dans le vide.
« J'ai passer des années à t'appeler dans mon sommeil, à m'accrocher à des souvenirs de plus en plus flous, mais tout le monde autour de moi s'obstinaient à garder un silence de mort. Je ne t'ai jamais revu après ça... » Finit-elle dans un reniflement, tentant de maîtriser ses larmes.
Il y eu un long silence après ça. Hermione essayait d'accepter tout ça, mais ça n'était pas chose facile. D'autant plus qu'elle n'en savait guère plus sur toute cette histoire. Elle savait qu'elle avait eu une enfance heureuse, et que ce qui avait fait tout basculer était dut à la magie. Alors elle n'était pas née moldue, comme elle avait toujours cru, comme elle en était si fière... Et elle n'était pas fille unique, elle avait une jumelle, et un frère. Qu'était devenu celui-ci après cet accident ? Peut-être avait-il cherché ses petites sœurs, peut-être les cherchait-il encore... qui sait ?
Hermione comprenait maintenant ce qui avait forcé cette petite fille de 6 ans à oublier ces souvenirs... ça avait dut être un traumatisme trop dure à supporter. Mais ce qu'elle voulait comprendre maintenant, c'est pourquoi une telle chose était arrivée. Bella ne semblait pas se souvenir d'une quelconque magie avant ça, alors pourquoi ces hommes avaient attaqué une petite famille tranquille en promenade ? Ces questions l'obsédaient déjà, elle voulait savoir, elle voulait comprendre ce qui était arrivé. Elle serra le pendentif renfermant les souvenirs de Severus entre ses doigts. Elle savait qu'un jour elle aurait besoin de les voir, pour faire le lien entre ces deux petites filles si différentes, pour se pardonner. Mais pour l'heure, tout ce qu'elle désirait était de reconstruire le puzzle de sa vie d'avant.
« Tu te souviens de l'orphelinat dans lequel nous avons été conduit ? » Demanda t-elle soudain, faisant sursauter Bella, perdue dans ses pensées également.
« J'y ai passé plus de deux ans Hermione... oui, oui je m'en souviens. Orphelinat St-Joseph, Cardif. » Énonça t-elle d'un ton lointain, le regard dans le vide, comme si ses souvenirs se rejouaient devant elle à cet instant.
« Je veux y aller. »
« Quoi ?! Enfin Hermione, je suis heureuse que tu accepte notre passé, et que tu tante de le comprendre mais... je ne suis pas sure que ce soit une bonne idée. »
« J'ai besoin de savoir Bella. Ils tiennent sûrement des registre, ils pourront nous dire ou nous avons été trouvée, et la date exacte. Avec ça on pourra certainement remonter la piste jusqu'à nos... nos parents, et comprendre. »
Bella l'observa un long moment en silence, puis acquiesça un peu tristement. Elle ne voulait pas retomber dans ces souvenirs, trop douloureux, mais elle suivrait sa sœur au bout du monde s'il le fallait. Elle ne pensa pas une seule seconde à Edward, à la famille Cullen qui l'avait accueillit comme l'une des leur. Elle avait retrouver sa sœur, c'était tout ce qui comptait. Elle eut tout de même un pincement au cœur en pensant à Charlie, ça la déchirait de le laisser seul, mais elle ne pouvait se résoudre à laisser partir Hermione, pas encore.
« Très bien si c'est ce que tu veux, je te suivrais. »
Hermione acquiesça à son tour en se levant. Elle avait besoin de changer d'air, de penser à autre chose. Elle était déterminer à remettre le pièces de son passé en place, mais tout ça était trop. Elle parlerait à ces deux meilleurs amis demain, et aux Cullen, elle leur devait bien ça. Elle avait trouvé une famille ici, alors elle reviendrait c'était certain, mais pas avant d'avoir résolut l'énigme de son passé. Et Bella... et bien aujourd'hui elle avait du mal à imaginer s'en éloigner, elle elle ne pensa même pas à protester lorsque celle-ci s'était inclut dans le programme, bien qu'elle n'aurait jamais osé lui demander elle-même.
Elle quitta sa chambre, le cœur plus léger que jamais, sa sœur se ces talons. Lorsqu'elles retrouvèrent les autres dans ce qui avait autrefois été la salle de musique, elle eut le souffle coupé par la beauté du paysage. Au lieu d'une salle vide si ça n'était un piano, elle entra dans ce qu'elle ne put qualifier que d'une forêt dense. Elle leva les yeux pour voir un ciel d'un bleu immaculé au dessus d'elle, là ou il devrait y avoir un plafond.
« Wow... c'est magnifique. » Murmura Bella derrière elle, comme par peur de troubler la beauté du paysage de sa voix.
Elles s'avancèrent dans un petit bosquet d'où elles pouvaient entendre des rires s'élever. Ron, Jasper et Harry se lançaient un ballon en riant, sur les bordures d'un petit lac profond.
« Salut les filles ! » Leur dit Harry en s'élançant pour rattraper une passe un peu trop virulente du vampire.
« Désolé ! » S'excusa Jasper, ne pouvant cependant s'empêcher de rire à la vue du jeune sorcier qui venait de tomber sur les fesses, criant sa victoire en levant le ballon en l'air.
Ron s'approcha de Jasper, posant une main dans le bas de son dos.
« Y a encore des efforts à faire au niveau du contrôle de la force Jazz. » Sourit-il.
« L'habitude de jouer avec mes frères. » Répondit celui-ci, se perdant une seconde dans le regard de Ron, et dans les frissons que sa main sur lui provoquait.
Le vampire s'éloigna tout de même sen sentant le regard de Bella sur lui, et son interrogation quant à son rapprochement avec le jeune sorcier. Il savait que Bella vouait une amitié sans limite à Alice, et il comprenait sa position arbitraire face à son comportement. Mais ça n'était certainement pas à l'humaine de le juger, il savait ce qu'il faisait, jamais il ne ferait de mal à Alice. Le regard lourd de Bella sur lui lui rappela tout de même qu'il avait une conversation à mener avec sa femme, et au plus vite.
« Alors les filles, vous aimez notre petit coin de paradis ? » Demanda Ron en s'avançant vers elles, les bras tendu paumes au ciel et un sourire aux lèvres, tout fier de lui qu'il était.
« C'est vraiment magnifique. »
« Oui, très réussi. Je vois que les cours de Mcgonagall ne vous ont pas servi uniquement à faire de mauvaises plaisanteries à Neville. » Sourit-elle, mie-moqueuse, mie-admirative.
Ron, qui avait tenté de cacher son inquiétude pour son ami tout ce temps ne put s'empêcher de s'avancer vers elle pour lui coller un gros bisous sur la joue, trop heureux de la voir sourire. Il sentait ses sentiments contradictoire, mais c'est le soulagement qui prédominait, et une acceptation sans trop de douleur.
Harry eut ensuite l'idée de sortir leurs ballais, et Hermione compris pourquoi ils s'étaient évertuer à agrandir autant la salle, créant presque un nouveau ciel. Les sœurs restèrent au sol, installés sur une couverture, observant les garçons riant dans les airs. Lorsque 13h approcha ils descendirent pour manger le pique-nique amoureusement préparé par Esmée. Ils parlèrent un long moment de la future maison, tentant en vain de tirer des informations à Jasper. Se derniers avait jeter plusieurs regards à Ron lorsque, alors qu'ils parlaient d'une chose ou d'une autre qu'ils feraient tous ensemble dans le futur, ils avaient tout deux sentit une sorte de culpabilité émaner des deux filles. Ils n'en comprenaient pas la raison, mais conclurent que les filles, peu importe ce qu'elles cachaient, en parleraient quand elles le voudraient.
Une bonne partie de la journée passa ainsi, entre rires et discussion légère, jusqu'à ce qu'Edward ne vienne les rejoindre. Il resta un long moment figé dans ce décor magnifique, avant de s'avancer vers eux.
« Je... je venais vous chercher, il est bientôt 16h, mais je ne m'attendait pas du tout à ça. » Souffla t-il en observant les alentours.
« Oui, désolé, Esmée nous à dit qu'on pouvait transformer la salle comme on voulait et... on avait prévu un pique-nique alors... » Tenta d'expliqué Ron, gêné.
« Non, non, ça fait rien, je suis juste étonné, je m'attendais à trouver ma salle vide, et mon piano, pas toute une forêt, c'est tout. » Leur sourit-il en venant serrer Bella dans ses bras, qui s'était levée pour le rejoindre.
Ron et Jasper turent leurs interrogation en sentant le culpabilité de Bella grandir au contact du vampire. Ils se levèrent tous, sortant un à un de la salle pour rejoindre le salon. Edward fermait la marche, suivant Harry de près. Le sorcier resta sur le pas de la porte, alors que les autres étaient loin devant, attendant que le vampire sorte pour sortir sa baguette, qu'il pointa dans la salle.
« Finite inc... »
« Non ! » L'arrêta Edward, posant sa main sur la sienne pour abaisser sa baguette. « Non, c'est très bien comme ça. » Dit-il, observant toujours les arbres.
Harry leva les yeux vers lui un instant, l'observant en silence. Puis il leva une main lente sur sa joue, effaçant là une tache, s'y attardant plus que nécessaire. La peau du vampire était froide, lui envoyant des frissons dans le bas du dos. Il eut du mal à s'arracher à ces yeux doré, comme hypnotisé. Puis il se racla la gorge, détournant le regard, comme pour oublier ce moment, et les sensations qui tentaient de percer son cœur.
« Tu... tu avais de la peinture. » Dit-il seulement, avant d'élever de nouveau sa baguette vers le bosquet.
Il murmura une chose qu'Edward ne compris pas perdu dans la chaleur qu'Harry avait laissé sur sa joue. L'instant d'après son piano se retrouvait au milieu du bosquet, inondé par la lumière de ce soleil fictif qui transperçait le feuillage des arbre. Et le vampire ne put que ce dire que c'était parfait comme ça, simplement parfait.
Harry se détourna sans plus un regard pour rejoindre les autre à l'étage suivit par le vampire, totalement perdu. Les fenêtres avaient été libérés de leurs rideaux opaques dans le grand salon. Tout le monde était déjà installé sur un même coté de table et, comme la veille, l'immense miroir était collé à elle, dévoilant la cuisine bondée du Terrier. Harry remarqua tout de suite le silence trop pesant de part et d'autre du miroir, le figeant sur place. Puis il vit les regards baissés de Jacod et Draco, la mine épuisé de Severus, et surtout, surtout, le visage tuméfié d'Arthur.
« Qu'est-ce qui s'est passé ?! » S'affola t-il, s'avançant d'un pas rapide dans la pièce.
« Viens t'asseoir Harry, Arthur était sur le point de nous expliquer. » Lui dit gentiment Carlisle, tirant une chaise entre Ron et lui-même.
Harry obéit en silence, ne jetant même pas un regard à Edward qui faisait de même à l'autre bout de la table. Il fixait monsieur Wesley, dont le visage était rongé par un hématome violacé, tirant sur le rouge autour de son œil droit et d'une entaille sur sa joue.
« Le ministère à été attaqué. » Lâcha t-il enfin, ne surprenant que les deux derniers arrivant. « Je ne sais pas comment ça a put arriver... je... »
« Ça ne peux venir que de l'intérieur. » Le coupa Severus d'un grognement, pas destiné vers le nouveau ministre mais bien envers ses attaquants.
« Oui, oui... » Soupira Arthur. « Les protections n'ont pas put être contournées de l'extérieur, quelqu'un dans le ministère a du les affaiblir. J'ignore qui mais... il a permit à bon nombre de mangemorts de pénétrer dans l'enceinte » Dit-il en grimaçant de douleur.
« Ça va papa ?! » Demanda aussitôt Ron, se sentant totalement impuissant.
« Je vais bien fils. » Lui répondit son père dans un sourire triste.
« Non ! Non Ron, ton père ne va pas bien. Il ne va pas bien parce qu'il a refusé de fuir le ministère alors que des centaines de mangemorts l'avaient pris d'assaut ! » S'énerva alors Severus, se levant d'un bon.
C'est lui qui avait du aller le chercher, alors qu'Arthur s'agitait à détruire tout ce qui ne devait pas tomber entre les mains des sbires de Malfoy, après avoir mit la plupart de ses employés en sûreté.
« Calmes-toi Severus. » Tenta de tempérer Minerva.
« Que je me calme ?! Tous les Aurors du Département savaient qu'on s'apprêtaient à piéger le repère de Malfoy, combien de temps crois-tu qu'ils ont tenu avant de parler sous la torture ?! » Cracha t-il, hors de lui.
« S'énerver ne nous avance à rien. » Trancha Kingsley, de son calme habituel.
Severus l'observa un moment avec colère, avant de se rasseoir près de son filleul.
« Qu'est-ce qu'on peut faire Arthur ? » Demanda le patriarche de la famille Cullen, démuni face à tout ça.
« Je ne sais pas... » Soupira le ministre. « Severus à raison, ils savent maintenant, c'est certain. Ils ont probablement du quitter leur repère. Nous n'avons plus aucune piste qui nous mènerait à Malfoy. »
Un silence pesant retomba des deux cotés du miroir. Il fallait qu'ils arrête Lucius, les crimes haineux envers les moldus, les nés-moldus et les sang-mêlés ne faisaient que s'enchaîner, se multipliant en nombre comme en cruauté. Il fallait que ça cesse, mais comment faire, si rien ne leur permettait de retrouver Malfoy. C'est quand l'idée que, si eux ne pouvaient le trouver, lui savait exactement où ils se cacheraient, traversa l'esprit de Draco, qu'une alarme se déclencha au Terrier. Tous furent debout en un clin d'œil, les sorciers dans la villa Cullen également. Ils savaient ce que ça signifiait, et ça leur glaça le sang. Si l'alarme se déclenchait, c'est qu'une faille avait été ouverte dans les protections entourant la propriété.
L'instant d'après la pièce était troublé de capes noires, de la lumières des sorts, et de cris de douleur. Les Cullen s'étaient levé à leur tour, complètement démunis et impuissant devant ce spectacles dont ils ne pouvaient être que spectateur.
« Maman ! » Hurla Ron, voyant un sort approcher de sa mère, occupée avec un autre mangemort.
Ils virent avec horreur Molly tomber sans un bruit, disparaissant derrière la foule.
« Hermione, créer un Portoloin, vite ! » Cria Harry, tremblant de tout son corps, incapable de bouger, de peur que sa magie ne blesse quelqu'un.
Severus apparut au loin dans le miroir, les regardant une seconde, les yeux brillant. Puis il tendit sa baguette vers eux, le regard désolé, et l'image disparu dans un bruit de verre brisé.
« Non ! Non ! » Hurla Ron, frappant contre le miroir qui ne renvoyait plus que leurs propres reflet.
Il s'effondra au sol, ne pouvant soutenir son corps plus longtemps. L'instant d'après il se retrouvait blotit contre un torse froid, protégé par des bras doux qui semblaient vouloir le bercer. Il leva des yeux troublé de larmes vers Jasper, le suppliant du regard de l'aider, de calmer son corps, de mettre fin à sa torture.
« Qu'est-ce qu'on fait ?! » Demanda t-il nerveusement en se tournant vers son père, immobile au milieu de la salle.
Carlisle grimaça, secouant la tête lentement. Ils ne pouvaient rien faire. Jasper resserra le corps tremblant de Ron contre lui, passant une main dans ses cheveux. Il était un vampire, mais à cet instant, il était certain de pouvoir pleurer, tellement la douleur de Ron paraissait être la sienne. Pas parce qu'il était empathe, mais parce qu'il tenait tellement à ce sorcier entre ses bras, qu'il subissait sentait sa peine comme s'il la vivait.
« Où est ce putain de Portolion Hermione ?! » S'énerva Harry en s'avançant vers la sorcière qui était penchée sur la table.
« Je fais ce que je peux Harry ! » Répondit celle-ci avec autant de colère, essuyant une larme qui dévalait sa joue d'une main tremblante.
La fabrication d'un portolion était lion d'être facile, et bien qu'Hermione connaisse le processus, elle n'avait jamais pratiquer ce sort avant ça. Elle avait presque fini l'incantation lorsqu'un craque sonore et bien reconnaissable se fit entendre au loin, et l'instant d'après, c'était une voix déchirante qui s'élevait depuis l'extérieur.
« Fred ! Réponds-moi Fred, je t'en supplie ! »
Tous les regards se tournèrent vers la baie vitrée entre ouverte. Ron s'accrocha désespérément à Jasper pour s'aider à se relever, reconnaissant la voix, et surtout sentant la douleur de son grand frère. Carlisle avait été le premier à réagir, sautant les deux étages qui le séparait du jardin pour se retrouver penché sur le corps ensanglanté du gamin, dans les bras de son double. Les autres vampires suivirent très vite, Jasper emportant Ron avec lui. Quand Harry, Bella et Hermione atteignirent le perron, il virent Gorges s'accrochant au corps inconscient de Fred, le visage déformé par la douleur et les larmes. Carlisle était près d'eux, tentant de comprendre les blessures du jeune homme, malgré l'obstacle que constituait son jumeau. Jasper était là aussi, retenant Ron dans ses bras, le roux se débattant pour rejoindre ses deux frères. On voyait bien que Jasper était en grande peine, les jumeaux étaient en sang, et le vampire avait bien du mal à concentrer son attention sur autre chose. C'est pour cette même raison qu'Alice, Emmett et Rosalie se tenaient bien plus loin à l'orée des arbres. Mais Jasper se refusait à lâcher Ron, le sorcier avait besoin de lui, et il ne pouvait pas le laisser entraver plus le travail de Carlisle. Alors il se concentrait sur Ron et sa chaleur qu'il sentait contre lui, Ron et son cœur qu'il tentait d'apaiser par son don, Ron et ses mains qui s'accrochaient désespérément à lui à présent.
Hermione et Harry n'eurent pas le temps d'atteindre les jumeaux pour leur venir en aide qu'un nouveau crac retentit près d'eux. Draco était apparut, se retrouvant assit par terre, le corps tremblant et les yeux trempés, tenant contre lui la gueule d'un loup gémissant.
« Ça va aller Jacob, ça va aller. » Murmura t-il en caressant la fourrure de l'animal doucement, son autre main serrant nerveusement sa baguette tendue devant lui.
Il l'abaissa en apercevant Harry, et son visage se tordit dans des larmes de détresse et de soulagement. La moitié de son visage était rongé par une chute de sang qui semblait provenir de son crane, collant ses cheveux rougis devant ses yeux, mais a part ça, il semblait aller bien, ce qui l'importait était Jacob. Carlisle, qui avait relevé la tête une seconde, se reconcentra sur ses mains, appuyant contre l'abdomen de Fred qui se vidait de son sang.
« Ewdard, occupes-toi de Jacob ! Hermione, je pense que je vais avoir besoin de toi ici. » Dit le patriarche sans détourner son attention du jeune homme sous lui.
Son premier fils acquiesça avant de s'avancer vers le loup. Il vit rapidement que le Quilleute avec deux pattes cassés une épaule déboîtée vu l'étrange angle qu'elle prenait, et probablement quelques côtes brisés. Il s'accroupit devant lui et osa venir perdre ces doigts dans la fourrure de son coup d'une douce caresse. Il n'y avait plus aucune animosité entre eux, comme le vampires savait que Jacob avait désormais trouvé son âme-sœur en Draco. Et jamais, même lorsqu'une rivalité jalousive les séparait, il n'avait souhaité malheur au loup. Alors maintenant, il avait un mal fou à retenir sa tristesse et sa douleur, voyant Draco en larme, s'accrocher à Jacob, et voyant celui-ci gémir de douleur.
« Hey, Jacob... Jake. C'est Edward, tu es à la maison, il n'y a plus de danger. J'ai besoin que tu mute pour qu'on puisse te soigner. » Dit-il doucement, passant encore et encore sa main dans le pelage du loup pour l'apaiser.
Mais Jacob ne fit que gémir plus, remuant comme pour tenter en vain de se redresser. Draco comprit alors son mal, et prit la relève. Il se pencha contre la gueule du loup, vers son oreille.
« Jake, je suis là, on est en sécurité. Shhh, calme-toi. Tu t'es bien battu là-bas, si tu n'avais pas été là je... mais je vais bien, tout va bien. Il faut que tu te transforme Jake. » Murmura t-il avec toute la douceur dont il était capable malgré sa voix tremblante.
Et, comme un signale, un ordre auquel il ne pouvait désobéir, la fourrure du loup disparu bientôt sous les mains de Draco et Edward. Jacob poussa un cri déchirant de douleur, ses os brisés se déplaçant à nouveau sous l'effet de la transformation.
« Carlisle ! » Cria Edward, démuni face à la douleur du loup.
« Tu vas devoir de débrouiller seul, fils. » Répondit rapidement celui-ci, occupé à faire pression sur les plaies de Fred, alors qu'Hermione marmonnait des incantations au dessus de lui. « Assures-toi que se os brisés sont bien en place, et immobilise-les. »
Son fil acquiesça d'un mouvement de tête rapide, se relevant pour saisir le corps nu de Jacob entre ses bras. Le loup hurla quand le vampire le souleva, mais se laissa faire, luttant pour garder les yeux ouvert sur Draco, qui le suivait de près jusqu'à la maison.
Harry avait rejoint Georges près de son frère, passant un bras dans son dos pour montrer son soutient, c'était tout ce qu'il pouvait faire. Le jumeau gardait un regard humide encré sur son reflet, caressant ses cheveux, sa tête inconsciente posé sur ses cuisses.
Ron avait cessé de lutter dans les bras de Jasper, pour tomber au sol. Le vampire ne l'avait pas lâché une seul seconde, suivant son mouvement jusqu'au sol, le tenant fermement contre son cœur mort.
Tous se demandaient comment ils avaient fait pour arriver jusqu'ici, lorsqu'une série de crac sonore retentit, partout autour d'eux. D'abord Harry leva les yeux sur Andromeda, épuisée, tenant un Teddy tremblant de peur et pleurant dans ses bras, sa baguette toujours en main. Il fut près d'eux en un clin d'œil, suivit de près par Rosalie, le visage terrifié observant le bambin.
« Andromeda ! Vous allez bien ? » S'affola le sorcier.
« Oui, oui c'est juste... » Elle ne put finir sa phrase, prise d'un étourdissement qui la fit vaciller.
Harry, dans un réflexe qu'il n'avait pas sentit venir, récupéra son filleul des bras de la vieille femme. A la seconde ou ils avaient vu son corps vaciller, Emmett s'était retrouvé derrière la femme, ignorant l'odeur de sang partout autour pour venir saisir ses coudes et retenir son corps de son torse imposant.
« Tu veux bien la conduire à l'intérieur ? » Demanda Harry à Emmett, qui acquiesça, soutenant la femme pour l'aider à avancer.
« Mamie ! » Hurla le petit, se débattant dans les bras de celui-ci qu'il n'avait pas reconnu pour rejoindre sa grand-mère.
« Shhh, mamie va très bien Teddy, elle est juste fatiguée, calmes-toi. » Lui dit doucement Harry, le berçant dans ces bras.
Le petit garçon se calma alors, levant la tête vers celui qui l'avait arraché à sa mamie. A la seconde ou il reconnu son parrain, il se retourna dans ses bras, agrippant le cou d'Harry de ses deux petits bras, et battant des pieds contre son ventre dans l'espoir de serrer un peut plus contre lui.
« Shhh, ça va mon p'tit loup, parrain est là, parrain est là. » Répéta t-il, serrant le petit corps contre son cœur, passant une main dans ses cheveux bouclés à cet instant.
« Il va bien ? Harry, est-ce qu'il va bien ? » Demanda Rosalie paniquée, ne laissant pas une seconde à Harry pour répondre, tournant autour d'eux dans l'espoir de détecter la moindre petite blessure de l'enfant.
« Oui, oui il va bien. » Soupira Harry, fermant les yeux en serrant plus fort son filleul contre lui.
Il savait qu'Andromeda serait morte avant de laisser qui que ce soit approcher du petit. Ils allaient bien tous les deux, et malgré l'horreur de la situation, Harry ne pouvait qu'être soulagé. S'il était arrivé quelque chose à Teddy... jamais il n'aurait put le supporter.
Le brun tourna alors sur lui même, tout ça s'était passé en une minute à peine, et il avait clairement entendu le bruit caractéristique d'autre arrivants. Il vit alors Bill et Fleur, le premier soutenant la seconde d'un bras derrière son dos, mais ils semblaient aller bien. Puis son regard se posa sur Percy et Charlie, celui-ci au bord de l'inconscience, le visage meurtri, posé sur l'épaule de son frère. A coté d'eux se tenaient Neville et Luna, portant également les stigmates d'une bataille difficile, mais ils tenaient debout, c'était malgré tout rassurant. Mais c'est lorsqu'ils s'écartèrent, laissant passer un Arthur en larme, tenant dans ses bras sa femme inconsciente, à la manière d'une mariée, que le cœur d'Harry s'arrêta net dans la douleur. Il sut exactement à quelle moment Ron posa les yeux sur sa mère, sans même le voir. Ses jambes fléchirent alors, et si ça n'avait été les bras du petit Teddy qui emprisonnaient son cou, il serait tomber au sol sous la douleur de son jumeau.
« Harry ! » Hurla Jasper dans sa direction, tenant le corps presque convulsant de magie de Ron entre ses bras.
Le sorcier sentit Teddy glisser entre ses mains, et il resserra sa prise, tournant son regard vers Rosalie qui entourait la petite taille de l'enfant de ses mains froides.
« Vas-y Harry, Ron à besoin de toi, je m'occupe du petit. Vas-y ! » Répéta t-elle avec ferveur, voyant que le sorcier n'était pas décidé à lâcher son filleul.
Il consentit finalement à le lui confier, la regardant intensément, comme s'il lui confiait sa propre vie. Comprenant son mal, Rosalie acquiesça gravement, avant de s'éloigner loin de cette scène macabre, tenant la tête de l'enfant contre son cœur.
Harry se précipita alors vers Ron, prenant la relève de Jasper, enfermant le corps tremblant dans ses bras, lâchant des paroles rassurante en pensée. C'était tout ce qu'il pouvait faire, il savait qu'éloigner Ron maintenant serait une erreur. Toute sa famille était là, il ne connaissait pas l'état de sa mère, ni de Fred, alors le tenir éloigné ne ferait qu'empirer son état, et l'instabilité de sa magie.
Carlisle était totalement surpassé, l'état du jeune homme sous lui était inquiétant, mais qu'autres autour avait également besoin de ses soins. La mère de Ron allait au plus mal, et il n'était même pas sur que, s'il les rejoignait, il serait en mesure de l'aider. Il avait lu les livres que Severus lui avait envoyé, mais il n'était pas médicomage. Il ne possédait aucune magie, et il se sentait plus qu'inutile à présent.
« Vas voir Molly Carlisle, je m'occupe de Fred. » Lui dit Hermione, toujours penché sur le corps du jumeau, sa baguette tendu u dessus de sa poitrine.
« Tu.. tu es sure ?! » Hésita t-il, refusant de retirer ses mains de la plaie largement ouverte sur le bas ventre du jeune homme.
Hermione acquiesça, fermant les yeux ne seconde, une larme s'échappant de son œil. Elle avança sa baguette jusqu'au dessus des mains de Carlisle, et d'un mouvement de tête, l'incita à se retirer. Un puissant flux de sang s'échappa alors, vite contrôlé par les psalmodies de la jeune sorcière. Le médecin se releva alors, évitant de baisser les yeux sur son fils, se tenant la poitrine, la respiration haletante, tentant en vain d'atteindre Ron d'une main tendu. Il savait que son empathe de fils souffrait le martyr à cet instant, la douleur autant physique de mental autour d'eux était si puissante qu'elle l'atteignait, lui, sans aucun don d'empathie, alors il n'osait imaginer la torture de Jasper. Mais il ne pouvait penser à ce pour le moment. Il s'avança vers les derniers arrivant, Esmée, Alice et Bella les ayant rejoins pour tenter de les aider autant que possible. D'un coup d'oeil, il vit que les blessures superficiels des autres pouvaient attendre, et se dirigea directement vers la matriarche Wesley. Il ne vit que quelques coupures sur sa peau tacheté, rien qui ne pouvait justifier son inconscience, son teint pâle voir bleuté, ni même sa peau moite de sueur. C'est quand il vit ses ongles prenant une couleur bleu, sa respiration erratique, et qu'il entendit le rythme de son cœur frénétique se faire tout à coup irrégulier, qu'il compris enfin. Il posa une main sur son ventre, ne pouvant empêcher une grimace en sentant le peau tendu à l'extrême sous ses doigts.
« C'est une hémorragie interne. Je pense que sa rate a éclatée et... ça a probablement atteint ses reins également. » Dit-il dans un souffle désolé, palpant encore l'abdomen de la femme.
« Je... elle... elle a reçu un sort de plein fouet et... » Arthur ne put continuer, son visage se tordant dans les larmes, étouffant un cri de détresse dans les cheveux en désordre de sa femme qu'il tenait toujours dans ses bras.
Carlisle posa une main sur l'épaule du père de toutes ces têtes rousse, la serrant en un geste qu'il voulait réconfortant.
« Je peux l'opérer Arthur, j'ai un cabinet ici, et le matériel nécessaire. » Lui assura le vampire.
« L'opérer... mais, vous... vous êtes un... » Plaida Arthur, levant un regard soudain effrayé sur Carlisle.
« Je pratique la chirurgie depuis des décennie Arthur, je vous assure que mon statut de Vampire n'altèrent en rien mes capacités de médecin. »
Le plus vieux des frères Wesley, Bill si Carlisle ne se trompait pas, vint poser une main légèrement tremblante sur l'épaule de son père.
« Laisse-le faire papa. » Lui dit-il d'un ton rassurant.
Arthur tourna un regard mouillé vers son premier fils, puis acquiesça. Il baissa la tête vers sa femme, déposant un long baiser sur son front, les yeux fermés aussi fort que son cœur souffrait. Puis il releva les yeux sur Carlisle, l'autorisant à lui prendre le corps de sa femme des bras. Le vampire s'en saisit avec toute la douceur dont il était capable, puis se tourna vers le regard sombre de sa femme.
« Esmée, est-ce que tu... ? » Demanda t-il en faisant un signe de tête vers la maison, trouvant inutile de terminer sa question.
Esmée secoua la tête négativement, baissant un regard désolé au sol, reniflant pour ravaler des larmes qu'elle n'était pas capable de verser. Elle savait ce que son mari lui demandait, mais elle était incapable d'accéder à sa requête. Elle avait été tellement pris par la maison des sorciers ces dernières semaines, par son envie de faire plaisir à ces gamins qu'elle aimait comme les siens, qu'elle n'avait pas pris la peine d'aller chasser. Elle ne s'attendait pas à se retrouver dans une telle situation. Tant d'humains blessés autour d'elle... tant de sang. Elle ne pouvait pas se retrouver dans une salle d'opération maintenant, c'était au dessus de ses forces. Elle avait bien trop peur de ses instinct, de ne pas se contrôler.
« Je vais t'assister papa. » Dit soudain une voix faible à ses cotés.
Carlisle aperçu son second fils du coin de l'oeil, se relever difficilement, caressant l'épaule de Ron du bout des doigts en passant derrière lui pour les rejoindre.
« Fils tu... »
« Je vais bien. » Le coupa Jasper, sur de lui. « Je veux.. je veux aider. »
Son père acquiesça alors, se détournant pour rejoindre le perron, suivit de Jasper. Une voix les arrêta alors qu'ils atteignaient les marches cependant.
« Je viens aussi, je peux vous être utile. »
Les vampires se retournèrent d'un même geste pour voir l'un des frères Wesley, boitant jusqu'à eux.
« Vous êtes sur ? » Demanda Jasper, bien conscient que si ça avait été Esmée là, dans les bras de son père, il aurait été incapable de le regarder l'ouvrir pour tenter de la sauver.
« Oui. Je suis soigneur, mes patients son des dragons habituellement mais... si mes études en médicomagie et médecine occidentale peuvent aider alors.. oui, oui je suis sur. » Finit le jeune homme, Charlie, dans un murmure, le regard posé sur le visage figé d'inconscience de sa mère.
Sans plus de protestation, Carlisle emmena Molly au troisième étage, là ou se trouvait son bureau et tout le matériel médical qu'il gardait à la villa.
Dans le jardin, le reste du groupe s'était rassemblé autour de Fred. Luna avait rejoint Hermione au sol, sortant également sa baguette pour tenter de soigner les blessures du jeune homme grâce aux sorts thérapeutique qu'elle tenait de son défunt père. Néville s'était accroupit à coté de Ron et Harry, posant simplement une mains sur le genoux du roux, qui avait fini par se calmer grâce à son jumeau magique et observait sa meilleure amis s'acharner sur son frère. Bill s'était placé derrière Georges, l'entourant de ses bras, lui murmurant encore et encore que Fred allait s'en sortir, qu'il était entre de bonnes mains avec Hermione et maintenant Luna. Fleur était restée en arrière, soutenant son beau-père en larme comme elle le pouvait, avec l'aide de Percy. Bella, Alice et Esmée se tenaient toute les trois derrière ce tableau, n'osant faire un pas en avant tant elles n'appartenaient pas à cette famille, à cette douleur. Mais elles ne voulaient pas pour autant s'éloigner, voulant montrer leur soutient malgré tout. Rosalie, elle, avait trouvé une place à l'ombre au pied d'un arbre, et tentait d'oublier la scène douloureuse devant elle, s'amusant avec le petit Teddy pour le distraire, c'était là sa seule mission.
Puis un nouvel arrivant prisa ce lien silencieux que tous partageait pour tenir le choque. Mcgonagall atterri sans grande douceur dans l'herbe au milieu du jardin, le souffle court, en position d'attaque, mais apparemment pas blessée le moins du monde. Puis ce fut au tour de Kingsley, son arrivée se faisant bien plus bruyante cependant. Il tourna sur lui même, baguette tendu devant lui, hurlant sa rage, lui toujours si posé.
« Non ! Snape, espèce d'idiot ! Pourquoi tu as fait ça ?! » Hurla t-il au vent, tournant encore sur lui même, comme espérant retrouver le décor qui était autour de lui une seconde plus tôt.
Il jeta sa baguette au sol d'un geste de rage, posant ses mains sur ses hanche en faisant un nouveau tour sur lui même, comme tentant de se calmer.
« Ou est Severus ?» Demanda alors Hermione en haussant le ton, ne détournant pas son attention de Fred pour autant. « Kings, où est-il ?! » Répéta t-elle.
« Il... il les a tous envoyé ici les uns après les autres, dès qu'ils étaient seuls » Dit-il, son regard voyageant sur tout ceux qui avait été présent au Terrier quelques minutes plus tôt. « Mais Minerva et moi-même avons refusé... On était presque arrivé à bout des mangemorts quand... » Il s'arrêta, le souffle court de colère et toujours sous le coup du changement d'atmosphère. « quand il est apparu. Lucius. Il... » Il dut s'arrêter à nouveau, le regard scrutant le vide dans une grimace de rage et de douleur mêlées, comme si ce souvenir se jouait devant ses yeux.
« La seconde d'après on se retrouvait là... » Finit Minerva pour lui, s'avança pour poser une main sur l'avant bras de l'Auror.
Des souffles de tristesse et d'effroi s'échappèrent de toutes les personnes encore capable de comprendre les paroles de Kingsley. Severus les avait renvoyé ici, se retrouvant seul face à Malfoy... Il les avait sauvé, tous, il avait trouvé le moyen de les mettre à l'abri ici, mais lui... lui était seul. Seul face à la folie et la rage du nouveau Mage Noir. Et chaque seconde qui passait les éloignaient d'un possible espoir de le voir s'en sortir...
Voila... un beau bordel ce chapitre ! J'espère ne pas vous avoir perdu en route.
C'était assez compliqué de gérer tout les perso, toutes les actions en même temps, je sais pas si c'est facile à suivre.
Bon, je pense que vous connaissez maintenant mon manque de confiance légendaire, alors s'il vous plais mes loulous, si vous avez apprécié le chapitre, ou au contraire si vous ne l'avez pas trouvé à la hauteur de vos attentes, dites-le moi !
J'ai envie de connaitre votre avis, vos spéculations, vos sentiments, tout ce que vous pourrez partager avec moi me fera plaisir :)
Pour finir, je ne pense pas avoir le temps de faire un spin-off sur les aventures de Jake, Severus et Draco en Angleterre, j'y reviendrais, par un flash back ou un chapitre qui y sera dédié, mais je n'ai pas le temps d'en faire une autre fic, pour la simple et bonne raison que j'ai déjà 7 fics en cours...
A ce sujet, puisqu'en ce moment j'ai plus de temps, je tente de poster un chapitre par semaine sur chaque fic (ce qui fait un chapitre par jour pour moi... pas facile.) Donc, si j'y parviens, vous aurez un chapitre de cette fic chaque vendredi. Je vais tout faire pour respecter ces délais.
Pleins de bisous mes p'tits Loups d'amour, j'attends vos avis avec impatience !
