Salut mes p'tits Loups !
Voila quelques temps que je n'avait pas posté, mais je reviens avec un très long chapitre :)
Tout de suite, réponse aux Reviews qui me font toujours autant aimé écrire, et partager avec vous, MERCI :
TeZuKa j, yumi-elfeuw, Alisa-kun, minori-kun, espe29, Bayla, lilylys : Merci de votre soutiens mes p'tits loups, vous êtes tous responsable de la suite de cette fiction, je continue d'écrire grâce à vous tous, alors merci. Gros gros bisous bien baveux ^^
Ary : Salut Ary. Je te remercie de tes commentaires, ça me touche vraiment. Comme tu peux voir, non, je n'ai pas abandonné ma fic, et je ne le ferais jamais, bien qu'il m'arrive de traverser de longues périodes désertique au niveau inspiration. Je te fais des bisous et te dis à bientôt.
leosam59 : Une nouvelle ! C'est un plaisir de t'accueillir sur cette fiction dans ce cas :) Et c'est vrai que la plupart des crossover HP/Twilight se ressemble beaucoup. Pour ma part je voulais faire quelque chose de vraiment différent, et j'espère avoir réussi. Je m'excuse pour les fautes. J'ai un rythme d'écriture totalement irrégulier, je ne peut donc décemment demander à personne d'être ma bêta, et ma dyslexie est encore bien présente malgré les années d'entrainement :/ J'espère de tout coeur que cette suite te plaira. Bisous
melu49 : Merci à toi. ça n'était pas dans mes intentions de te faire pleuré, mais je dois avouer que je le prend comme un compliment, puisque ça fait parti de mes but que de transmettre des émotions avec le plus de justesse possible. Biz
Noooo Aime : Coucou ! Alors, de toute tes questions je parlerais d'abord du sujet " Alice". Je me demande moi-même ce que je vais bien pouvoir faire d'elle. J'adore ce personnage, et je ne compte pas l'évincé, mais j'ai plusieurs options en tête et je n'ai pas encore choisi. Et merci de me signaler qu'il s'agissait effectivement de ma 150eme review ;) Je pense que je ferais un petit quelque chose pour fêter le 200ème, peut-être un OS bonus ou quelque chose comme ça ! Gros bisous à bientôt.
77Hildegard : Hello :) Merci pour ton soutiens, j'espère que ce chapitre te plaira également. Poutous.
Linea49 : Salut ! Tu parles de "l'auteur" comme s'il s'agissait d'une tiers personne. Ça n'est pas une traduction, je suis l'auteur en question ;) Alors je m'excuse si je t'ai perdu dans le chapitre précédant. Je vis un peu les scène en même temps que je les écrit, alors c'est parfois un peu crus, un peu bordélique même, tout comme l'est la situation du chapitre 16. Pour ce qui concerne les lemons, il y en aura, bientôt, mais l'histoire va déjà très vite, j'ai besoin d'un moment plus calme, posé pour faire ça, donc pas dans l'immédiat ^^ Et oui, si mon histoire te demandais de l'épouser... je te conseillerais de courir, vite, directement chez un psy lol Bisous à toi.
Apokhalypso : Merci énormément, tout ce que tu me dis me touche beaucoup. Je vois que toi aussi, comme la plupart de mes lectrices, pense à Alice. Je te rassure, quoi qu'il lui arrive, ça ne sera pas négatif, et elle en ressortira peut-être plus comblé qu'aujourd'hui :) J'espère de tout mon petit coeur que ce nouveau chapitre te plaira autant. Tout plein de poutous :)
Roxie-Rix : Je te remercie, du fond du coeur. Oui, beaucoup de bouleversements dans ce chapitre, comme dans la fiction entière j'ai l'impression. Mais je pense qu'après ce chapitre là, un peu de calme sera de mise, enfin, si possible ^^ Merci encore de ton soutiens, et j'espère être encore à a hauteur de tes beaux compliments. Bisous.
Voila, encore un immense MERCI, je le dis à chaque fois, mais je le pense, alors je le redis aujourd'hui : Vous êtes mes muses, littéralement, un mot de vous et j'ai envie d'écrire encore mieux, pour vous satisfaire, même si parfois je met du temps.
Bonne lecture mes chats, on se retrouve en bas :)
Chapitre 17 :
Un silence presque cérémonial régnait dans le salon de la villa Cullen, seulement doucement troublé par les notes basses du piano. Edward avait commencé à jouer pour lui même et, voyant dans tout les esprits que la mélodie aidait tout le monde à garder un cap de pensées, il avait continué. Il avait opté pour le répertoire doucereux de Yann Tiersen, dont les mélodies, bien que controversées, n'étaient jamais sombres. Ses doigts se baladaient sans peines sur les touches d'ivoire, alors qu'il ne pouvait empêcher son regard de vagabonder dans le salon, attiré par les pensées des uns ou des autres.
Il y avait d'abord Draco, sur l'un des divans, qui ne cessait de penser à son parrain, la peur au ventre, alors que ses doigts se perdaient dans les cheveux de jais de Jacob, dont la tête était posée sur ses genoux. Le loup ne pensait pas beaucoup, dans un état de semi-inconscience, bercé par les douces caresses de son amour. Des images apparaissaient parfois, le visage en sang de Draco, la fureur de Severus ou des vagues de capes noires. Ça le faisant sursauter à chaque fois, le réveillant dès lorsqu'il sombrait du coté du sommeil. Il sifflait de douleur alors, se tenant le bras, emprisonné dans une atèle. Neville et Luna, main dans la main, se tenaient au pied du loup, partageant les peurs et la tristesse de tout les autres, en silence.
Sur le grand canapé adjacent se trouvait Ron, un bras autour des épaules de son grand frère, Georges. Leurs têtes étaient collés l'une à l'autre, et le télépathe était fasciné de voir leurs pensées la plupart du temps allant dans le même sans, comme un seul cerveau. Ils pensaient tantôt à leur mère, sur la table d'opération à l'étage supérieur, tantôt à leur père, assit près d'eux, immobile, ses mains frottant contre son pantalon avec une régularité étonnante, signe d'une grande nervosité. Quoi de plus normal, alors que plusieurs membres de sa famille, dont sa femme et son propre fils, avaient été mortellement blessés. Puis les pensées communes des deux frères dérivaient inlassablement vers Fred, Ron comparant sans relâche la relation de ses frères avec celle qu'il partageait avec Harry. Edward pensait qu'il s'agissait là d'un phénomène dut à leur sang, à leur enfance commune et surtout à l'empathie de Ron. Mais le vampire n'avait jamais vu son frère empathe partager une telle cohérence de pensée avec qui que ce soit, malgré son don. A coté d'Arthur se tenaient deux des aînés de la famille Wesley, Percy et Bill, la femme de ce dernier endormie contre l'épaule de son mari. Edward pouvait entendre le minuscule cœur battre frénétiquement au cœur même des entrailles de la femme, et il trouva ça beau, sa musique se modifiant un peu au rythme de ce muscle en construction.
Emmett se trouvait sur un fauteuil en face d'eux, Rose sur ses genoux, les bras du colosse entourant les hanches de sa femme. Rosalie fixait le petit Teddy, dans les bras de sa grand mère, assise entre Mcgonagall et Kingsley qui ruminaient toujours leur rancœur, leur pensées inquiètes tournées vers Severus.
A l'étage, Hermione était au chevet de Fred, lui prodiguant les derniers soins qu'elle saurait efficace contre le sort de lacération qu'il avait reçu. Elle pensait à son propre maléfice, qu'elle portait toujours en elle. Elle bénissait le ciel que le jumeau n'ait pas reçu le même. Celui-ci était certes virulent, mais il ne laissait aucune trace sur la victime après son passage, si toute fois elle survivait.
Edward tendit ensuite l'oreille vers une pièce plus loin sur le même étage. Carlisle, Charlie et Jasper n'étaient concentrés que sur une chose, la vie qu'ils tentaient de sauver. Il ignorait comment son frère faisait pour tenir le coup, entre les sentiments de tout le monde, l'appel du sang qui ne faisait que grandir, et les questions qui ne cessaient de parasiter son esprit, l'envahissant de doutes. Edward avait gardé une partie de son attention là bas, dans cette pièce, écoutant sans relâche le cœur de Molly Wesley qui battait, faiblement, mais qui battait toujours. Il ne voulait pas que les sorciers perdent encore un membre de leur famille, de sang ou de cœur. Ils avaient déjà tant souffert... Personne ne méritait un tel acharnement du destin, personne.
Alice n'était nul part aux alentours, elle avait sûrement besoin de s'éloigner. Autant de nouvelles têtes, de nouveaux futurs qui entraient maintenant dans sa vie et dans ses visions, avait créer comme un bug dans son don, il fallait qu'elle s'éloigne pour mettre tout ça en ordre.
Bella était parti chez Charlie. Edward avait trouvé ça étrange qu'elle s'en aille dans de pareilles circonstances, mais elle lui avait dit avoir besoin de voir son père, alors le vampire n'avait pas insisté. Esmée, elle, était dans la maison des sorciers, fignolant quelques détailles insignifiant, pour s'occuper l'esprit.
Et il y avait Harry, Harry qui avait préféré s'isoler dans la cuisine, s'occupant les mains en préparant un repas pour tout le monde. Le vampire ne captait rien de ses pensées, mais cela ne l'étonnait guère. Bien que Ron, Draco et Hermione n'avaient pas pris la peine de placer leur bouclier d'occlumentie, Edward savait que même dans ces circonstances, Harry n'était pas prêt à baisser sa garde, et il respectait ça.
L'attention d'Edward fut de nouveau attiré par les pensées de Georges, et la mélodie sous ses doigts changea sans qu'il n'en ait conscience. Il ne s'en rendit compte que lorsque qu'il entendit le jumeau se demander ce qu'était cette musique, comme attiré par elle. Edward lui sourit, reconnaissant à présent l'air que ses doigts avaient entamé sans même qu'il n'y pense. Il hésita un long moment, jouant la mélodie entièrement, avant de se lancer finalement lorsqu'il entreprit de rejouer l'introduction.
Si tu n'étais pas là,
Je ne serais pas moi,
Je ne ferais qu'un pas
et je serais perdu
Entonna t-il dans un français parfait. Ça n'était d'abord qu'un murmure, presque apeuré de briser le silence. Mais sa voix sembla apaiser tout le monde, alors il continua, plus fort, gardant tout de même toute la douceur qu'il prêtait à la chanson.
Si tu n'existais plus,
toi qui étais déjà,
dès l'ultime début
blottit tout contre moi.
Georges se releva un peu, fixant ce vampire au piano. La musique lui parlait, il ne comprenait pas ces paroles étrangères mais à chaque mot, à chaque mouvement de voix, il sentait ses yeux le piquer un peu plus. Harry était sortit de la cuisine, étonné d'entendre la voix d'Edward s'élever avec tant de douceur et de justesse pour entonner cette si belle chanson. Il jeta un regard à Georges, qui semblait hypnotisé par la mélodie, puis à Ron. Tout le monde était attentif, mais le jumeau semblait plus attiré que les autres par la voix d'Edward. Harry hésita un moment puis, voulant comprendre ce que la chanson disait, il sortit sa baguette, lançant un sort muet sur Edward. Il connaissait deux sorts qui pouvaient les aider à comprendre, mais le premier consistait à traduire directement les mots prononcés d'une langue étrangère en Anglais. Et il se refusait à déformer la voix du vampire, et la merveilleuse chanson qu'il chantait, alors il opta pour la deuxième option. Et lorsqu'après une courte pause, les paroles reprirent, de grandes lettres d'or se formèrent dans les airs, traduisant le texte chanté par Edward.
Si tu n'étais plus là,
pour me dire en tes mots,
le court de mon combat,
moi je serais k-o.
J'ai tant besoin de toi,
pour savoir qui je suis,
oui dès que tu t'en vas,
je ne suis qu'une demie,
Les lettres d'or moururent lentement, en même tant que la voix du vampire. La mélodie s'arrêta une seconde, pour reprendre de plus belle. Le silence régnait sur les banquettes, Harry avait rejoint Ron, et ils purent lire la traduction ensemble lorsque la chanson repris.
T'es plus que ma famille,
t'es plus que mon ami,
chaque fois que tu sourcilles,
mon front trésaille aussi.
T'as beau m'tourner le dos,
je lis dans tes soupires,
je sais quand ton sourire,
dissimule un sanglot.
Ron jeta un regard vers son jumeau magique. Cette chanson parlait-elle d'eux ? C'était l'impression qu'il en avait, et il savait que son grand frère aussi partageait cette pensée. Il prit la main d'Harry dans la sienne, lui souriant tendrement, alors que son bras se resserrait autour de Georges. La voix d'Edward se fit un peu plus forte lorsqu'il entama le couplé suivant.
T'as pas besoin de mots,
pour tout me raconter,
t'as pas besoin d'parler,
je t'entends déjà trop.
Car tu bats la chamade,
en plein dans ma poitrine,
je grandis comme un arbre
encré à tes racines.
Si tu n'étais pas là,
je n'le serais pas non plus,
car c'est la même fois,
que l'on nous a conçus.
Cette fois c'était certain, la chanson parlait bien de jumeaux. Georges ne put retenir ses larmes plus longtemps, étouffant un sanglot pour ne pas perturber le vampire. Qu'il continu à chanter, surtout qu'il continu, à déverser ces notes magnifiques, à lui faire découvrir ce texte si beau, qui soulageait son cœur autant qu'il le lui tordait.
On vient du même amour,
et des mêmes douleurs,
et c'est peut-être pour ça,
qu'on se connaît par cœur.
Arthur agrippa la main de son fils, laissant une larme dévaler sa joue pour venir se perdre au coin du sourire tendre qu'il adressait à Georges. Ces mots étaient si vrai, ils les touchaient tous, vampires comme sorciers. Même Jacob s'était relevé pour observer celui qu'il avait longtemps considéré comme son ennemi mettre tant de cœur dans la musique qu'il accompagnait de sa voix avec une harmonie magnifique.
Dans les conversations,
on est comme un duo,
on parle sur le même ton
on a le même flot.
Les mêmes intonations,
les mêmes maladresses,
et quand on demande pardon,
on s'croirait à la messe.
Comme à la fin du même,
« Je vous salut Marie »,
en train de dire « Amen »,
au même moment précis.
T'es plus que mon écho,
tu es mon harmonie,
tu es c'que j'ai d'plus beau,
t'es plus que mon ami.
S'il manquait un morceau,
à mon pauvre squelette,
tu t'arracherais la peau,
pour me tendres tes restes.
Tu m'prêterais ton sang
comme on prête une veste,
pour me tenir au chaud,
pour qu'à tout prix je reste.
George grimaça d'une douleur sans nom, resserrant ses doigts autour de ceux de son père. C'était vrai, il donnerait sa vie pour Fred, pour le voir sourire, pour le voir vivre. Ron et Harry ressentaient la même chose bien sur, c'est pour ça qu'on appelait leur lien « jumeaux magique ». Et bien que ce même lien l'unisse à Fred, il savait qu'il l'aurait aimé de la même façon sans ça, il ne changerait rien de leur relation, pour rien au monde.
Edward continua à chanter des paroles aussi vraies que déchirantes un long moment. Puis la mélodie devint plus douce, annonçant les derniers couplés. Le vampire jeta un regard à George, lui souriant avec tendresse alors qu'il continuait à déverser ces mots si pures, si beaux.
Si tu n'étais pas là,
je ne serais pas moi,
je ne ferais qu'un pas,
et je trébucherais.
Si tu n'étais plus là,
Toi, mon si doux reflet,
que ferais-je de mes bras,
que ferais-je de tes traits?
Nos veines sont cousues,
nous n'sommes que fusion,
il n'y a pas d'issue,
c'est presque une prison.
Disant cela, le télépathe plongea ses yeux dans ceux, humides, de Harry. Il se souvenait avec un peu trop de vivacité de la conversation qu'ils avaient eut avec les jumeaux magique, où il avait appris que, lorsque l'un d'eux devras mourir, l'autre suivra. C'était une chose dure à comprendre et accepter pour une personne ne connaissant pas la force de ce lien. Et le cœur mort d'Edward se pinça de tristesse à cette pensée.
Nos âmes enchaînées,
ne tentent d'évasion,
que des histoires ratées,
que de courtes passions.
Qui n'auront jamais pu,
dénouer ces mystères,
qui tendent nos tissus,
qui tressent nos artères.
Tu t'abreuves à ma source,
et je bois à la tienne,
on est de la même pousse,
on est du même germe,
Et c'est fou comme je t'aime
La mélodie se termina sur cette phrase, et les lettres suspendues dans les airs tombèrent en poussière d'or, à l'instar du silence. Si le vampire n'avait eut aucun mal à chanter durant plusieurs minutes devant tout ces regards, il avait du mal à relever les yeux vers eux à présent. La fin de la chanson avait laissé un grand vide en lui, l'étourdissant presque, et les pensées calmes qu'il entendait n'arrivaient pas à le combler. Mais une voix parmi les autres l'attira, l'obligeant à lever les yeux.
« Merci Edward. » Entendit-il dans les pensées d'Harry.
Ce fut tout ce qu'il put entendre, mais c'était déjà bien plus que ce qu'il avait espéré jusque là. Il lui adressa un petit sourire, qu'Harry lui rendit.
Georges se leva, embrassa la joue humide de son père, puis se dirigea vers les escaliers en silence, jetant un regard de gratitude envers le télépathe avant de disparaître dans les marches. Il était resté un moment près de son jumeau, mais l'ambiance pesante dans la pièce, dans tout l'étage, où il savait que sa mère luttait également pour sa vie, était rapidement devenue trop étouffante. Ron était alors venu le chercher, comme s'il avait sentit sa détresse, et lui avait dit qu'il devait changer d'air, que Fred irait bien. Alors il était descendu au salon, et son frère avait eu raison. Voir d'autres visages que son reflet, l'avait soulagé. Mais maintenant il voulait voir Fred, il avait besoin de tenir sa mains dans la sienne, de sentir son odeur, de voir son visage. Il avait besoin de lui, simplement. Hermione le rassura une nouvelle fois quand il entra dans la pièce, lui signifiant que Fred allait bien, qu'il avait simplement besoin de repos maintenant. Puis, voyant qu'il avait besoin d'être seul, elle quitta la pièce pour rejoindre le salon.
Le roux s'installa sur le fauteuil près du lit, posant ses coudes sur le matelas pour se rapprocher de son reflet. Il resta un très long moment, ses yeux vert étudiant chaque détail du visage qu'il connaissait déjà par cœur. Il passait souvent un temps fou à ça, le regard perdu sur le visage de son frère, à chercher un détail, un grain de peau, une tache qu'il ne connaissait pas encore. C'était peine perdue évidement.
Il osa après un très long moment élever une main pour venir retracer l'arrête du nez de Fred du bout du doigt. Il avait une légère bosse là, que Georges n'avait pas. C'était très léger, si bien que même sa mère ne pouvait se servir de ce détail pour les différencier. Mais eux savaient, eux connaissaient leurs ressemblances comme leurs différences. Georges sourit, se souvenant de la manière dont son frère s'était fait cette bosse sur le nez. C'était un matin enneigé, à quelques jours de noël. Molly était partie faire ses derniers achats pour le réveillon, et Fred et Georges en avaient évidement profité pour faire n'importe quoi, Bill étant trop occupé avec Ron et Ginny pour les surveiller. C'était partie de rien, un pari stupide. Georges avait défié son frère de sauter de la fenêtre de leur chambre, au second, pour atterrir sur l'immense tas de neige qu'il avait créé par magie. Georges avait dit ça sans réfléchir, mais il aurait du savoir que son frère était capable de tout, simplement pour lui prouver qu'il avait tord. Il se souvenait encore du savon que leur avait passé Molly en rentrant les bras chargés de paquets pour découvrir son fils, le nez en sang et le poignet foulé.
Il sourit en replaçant un mèche trop longue qui tombait sur le visage de Fred.
« Le teint pâle ne te va pas Freddie, ça fait ressortir tes taches de rousseur. » Dit-il doucement en caressant la joue de son jumeau.
« Je reste quand même plus beau que toi... » Entendit-il dans sa tête, comme un murmure.
Il resta figé un instant, pas sur d'avoir entendu cette réplique de la voix douce bien que tendue roque de son frère. Fred avait toujours les yeux fermés, mais une ébauche de sourire apparu aux coins de ses lèvres. Georges se mit à rire frénétiquement, le vue troublée de larmes qu'il ne voulait plus retenir. Le soulagement libéra son cœur de ses émotions trop lourdes dans un flot incontrôlable qui réchauffa son sang.
« T'as pas honte de me piquer mes répliques ?! » Dit-il en picorant chaque partielle du visage de son frère de ses lèvres, riant toujours de soulagement.
« Doucement Georgie, Doucement... » Se défendit Fred de sa voix faible et rocailleuse.
Georges se recula alors, ne se rendant compte que maintenant que, dans le feu de l'action, il s'était presque retrouvé sur son frère. Fred arriva après un moment à ouvrir faiblement les yeux. Son regard se posa sur son frère, et ses lèvres dessinèrent cette fois un vrai sourire. Il leva une mains légèrement tremblante pour venir la poser sur la joue de son double, qui ferma les yeux instantanément, posant sa propre main sur celle de Fred.
« Hey... » Murmura Fred, souriant toujours en passant son pouce sur une larme qui tentait de dévaler la joue de son jumeau.
« Hey. » Sourit Georges à son tour, les yeux toujours fermés, reniflant sans grande élégance pour chasser de futures larmes.
Fred pensa une seconde à se relever pour s'approcher plus de son frère, mais compris vite qu'il n'était pas vraiment en état. Alors il fit voyager sa main jusqu'à la nuque de Georges, lui demandant par ce geste de venir jusqu'à lui. Georges rouvrit les yeux, observant son jumeau un long moment, sans bouger. Il avait cru le perdre, il avait eut tellement peur... c'était idiot en fait, parce qu'il ne pouvait pas souffrir de la perte de Fred. Si son jumeau avait du... s'il n'avait pas survécu, alors lui non plus, il serait mort avec lui. Alors c'était idiot d'en avoir peur, mais ça n'était pas de sa mort, de leur mort dont il avait eu peur. Non, ce qui lui faisait mal, c'était de penser que, plus jamais il n'aurait l'occasion de poser les yeux sur lui, plus jamais il ne pourrait l'observer comme il le faisait à cet instant, plus jamais il ne sentirait sa mains sur sa peau... et ça, c'était mortellement douloureux. Peu importe ce qu'il y avait au delà de la mort, leurs corps eux resteraient sur terre, et plus jamais ils ne pourraient se fondre, se confondre, comme ils l'avaient toujours fait.
Georges consentit enfin à bouger pour poser ses lèvres sur ses jumelles. Rien qu'un effleurement, à peine un baiser, mais qui les rendaient si vivant, tous les deux, qu'ils ne pouvaient pas penser à ce geste comme quelque chose de malsain, juste comme une preuve de leur amour inconditionnel. Georges posa ensuite sa tête contre le torse de Fred, fermant les yeux en se délectant de la mélodie rythmée que lui offrait son cœur. Il repensa à la chanson qu'avait interprété le vampire, et se dit que ce son se mêlerait à la perfection avec elle.
Fred laissa sa main vagabonder dans la crinière trop longue de son frère, observant la pièce dans laquelle il était allongé.
« Où est-ce qu'on est Georgie ? » Demanda t-il après un moment.
« Oh, oui c'est vrai. On est chez les Cullen, Severus nous a tous envoyé ici après que le Terrier ait été prit d'assaut. » Expliqua t-il, il n'avait pas pensé au fait que son frère ignorait tout ça jusque là.
« Tout le monde va bien ? » Demanda alors Fred, inquiet.
Georges se releva un peu pour plonger son regard dans celui de son double. Est-ce que tout le monde allait bien ? Non, non pas vraiment. Personne ne savait si Severus était encore vivant, et leur mère... leur mère était actuellement sur une table d'opération moldue, et son chirurgien attitré n'était autre qu'un vampire. Il passa une main sur le visage de son frère, ne pouvant s'empêcher de le toucher.
« Ne t'occupe pas de ça pour le moment Freddie. » Lui dit-il avec tendresse, mais Fred ne pouvait que noter l'éclat de tristesse que son frère tentait de cacher.
« Georges ! » Haussa t-il en agrippant le poignet de son jumeau pour lui faire stopper ses caresses.
Georges soupira alors, il savait qu'il avait perdu, son frère n'accepterait pas d'être épargné. Il se réinstalla sur la poitrine de Fred, et ferma les yeux. Il ne se sentait pas capable d'expliquer la situation à voix haute, alors il ouvrit son esprit, et entreprit de partager ce qu'il savait de la situation, essayant de ne pas paraître trop inquiet.
A l'étage inférieur, la même ambiance silencieuse régnait toujours, légèrement brisée par Hermione lorsqu'elle était descendu. Elle leur avait dit que Fred allait bien, et c'est avec soulagement qu'ils accueillirent la nouvelle. Comme si une grande partie de leur torpeur s'était envolée avec ça, le salon reprit un peu vie. Hermione alla s'installer près de Neville et Luna, discutant tout trois à voix basse. Harry se leva pour apporter des tasses de thé, de café et même de chocolat chaud qu'il déposa sur la table, accompagnés de quelques plateaux de nourriture. Il fit un dernier aller-retour pour apporter trois tasses de sang de lynx auxquelles il avait put ajouter quelques marshmallow grâce à sa magie. Il les apporta à Emmett et Rose, qui le remercièrent d'un sourire tendre, puis alla donner la dernière à Edward, toujours au piano. Le sorcier décida de rester là, et s'installa près du vampire qui, après avoir bu une gorgé, repris une mélodie douce, sous le regard d'Harry. Ron les observa une minute, depuis la banquette qu'il n'avait pas quitté, puis il sourit, un peu tristement, avant de se pencher sur la table basse pour saisir une tasse de thé et un cookie. Il tendit le tout à son père, qui sursauta légèrement et releva son regard, jusque là perdu dans le vide, pour le poser sur son plus jeune fils.
« Prends ça papa, ça va te faire du bien. » Lui sourit Ron, tendant toujours la tasse et le biscuit sous le nez de son père.
Arthur lui adressa un sourire tendre, mêlé de tant de tristesse que ça tordit d'autant plus le cœur de Ron, déjà mit à rude épreuve. Il prit tout de même la tasse que lui tendait son fils après un long moment, mais lui laissa le cookie.
« Merci fils. »
Et comme si ça avait été un signale, ou comme si tout les autres trouvaient là un moyen de soutenir le Patriarche Wesley, ils se levèrent les uns après les autres pour se servir en boissons chaudes et collation. Rosalie prit une tasse de thé pour la tendre à Androméda.
« Je peux m'occuper de Teddy un moment si vous voulez. » Proposa la vampire avec un sourire des plus chaleureux.
La vielle femme hésita, son regard se tournant comme un réflexe vers Minerva. Le professeur de métamorphose acquiesça d'un petit mouvement de tête en soufflant dans sa tasse, incitant Androméda à faire confiance à ces vampires qui les avaient accueilli. La grand mère de Teddy laissa alors Rosalie récupérer le petit sur ses genoux, souriant béatement en amenant le bambin vers son visage pour déposer un baiser sur sa joue ronde.
« Merci. » Lui dit la vielle femme avec sincérité.
Rosalie lui adressa un sourire avant de s'éloigner pour rejoindre son compagnon, Teddy fermement emprisonné contre son cœur. Ça faisait des heures qu'elle tenait son petit fils contre elle, Teddy avait dormi quelques minutes avant de s'éveiller dans un sursaut. Elle espérait de tout son cœur qu'il n'ait aucune séquelle de la bataille. Elle l'avait protégé comme une lionne, tentant de cacher ses yeux des images de morts qui se jouaient autour d'eux, mais elle ignorait ce que Teddy était parvenu à voir malgré ça.
« Androméda a peur que Teddy ne soit traumatisé. » Dit doucement Edward à Harry, continuant de jouer sa douce mélodie.
« L'est-il ? Tu peux lire ses pensées, est-ce qu'il va bien ? » Demanda immédiatement Harry, paniqué, prouvant ainsi à Edward que les inquiétudes d'Androméda étaient aussi les siennes.
« Je ne pense pas. Il a parfois des images d'hommes en noir qui lui passe par la tête, mais la plupart du temps il n'est encré que dans le présent. C'est très difficile de décrypter les pensées d'un enfant mais... je crois que ça lui ferait du bien d'avoir son parrain près de lui. » Sourit Edward après un moment, tournant le regard vers Teddy qui s'amusait avec Rose, mais ne pouvait s'empêcher de jeter un regard à son parrain de temps à autre.
Harry suivit le regard d'Edward, et soupira. Il avait préféré resté à distance de Teddy, d'abord parce qu'il avait peur que son inquiétude n'atteigne le petit, qu'il ne remarque que son parrain était triste. Et puis parce qu'il savait bien, que dans quelques temps Androméda repartirait, emmenant Teddy avec elle, et il ne voulait pas que Teddy en soit chagriné. Il ne voulait pas que son filleul pense qu'il resterait près de lui pour le voir disparaître de sa vie à nouveau. Il estimait lui avoir fait assez de mal comme ça. Mais Edward avait raison, ils étaient là, dans la même pièce pour le moment, alors peut-être que Teddy pensait que son parrain ne voulait pas de lui, puisqu'il était tout près et qu'il ne s'occupait même pas de lui. Harry se leva alors, posant une main sur l'épaule du vampire, comme pour le remercier, avant de s'avancer vers Emmett et Rose, et Teddy bien sur. Le visage du petit s'illumina d'un sourire lorsqu'il aperçu les bras tendus de son parrain, et y sauta avec joie. Depuis qu'ils avaient tous atterri ici, Ted n'avait pas changé d'apparence, reprenant la sienne. Il ressemblait tellement à Remus... Harry s'installa par terre, vite rejoint par Rosalie, pour s'amuser comme ils le pouvaient avec le petit.
Quelques minutes plus tard une exclamation générale rompit le calme de la pièce.
« Fred ! » Dit Arthur, à la fois heureux de voir son fils, et irrité qu'il soit debout alors qu'il se remettait d'un sortilège qui l'avait mené aux portes de la mort.
« J'ai pas réussi à le garder au lit. » Dit Georges d'un ton d'excuse, grimaçant alors qu'il soutenait son frère sur les dernières marches de l'escalier qui menait au salon.
« J'avais pas envie de rester seul là haut. » Répondit le malade.
Il s'arrêta au bas des marches, essoufflé et perdant légèrement l'équilibre. Son frère l'empêcha de tomber, son bras l'entourant toujours. Mais s'il pouvait le faire tenir debout, il n'arriverait pas à le faire avancer avec le peu de force que son idiot de frère avait récupéré. Heureusement Emmett vint à son secoure. En un clin d'œil, Fred se retrouva dans des bras froids et musclés, et porté jusqu'au canapé, près de son père.
« Wow... heu, merci heu... » Balbutia Fred, ce qui eut le don d'agacer son jumeau.
« Emmett. » Se présenta alors le vampire dans un sourire amical.
« Merci Emmett. » Répéta Fred, souriant.
Georges vint s'asseoir près de son double, lui donnant 'accidentellement' un coup de coude dans les cotes. Fred le regarda avec étonnement, ne comprenant pas ce qui lui valait ce coup sournois, mais il compris vite en voyant le regard colérique que Georges lui adressait. Il lui adressa un sourire moqueur, mais se rapprocha de lui, posant une main innocente sur sa cuisse, lui signifiant qu'il n'avait vraiment pas de quoi être jaloux. Et Georges comprit, par ce simple geste qui passait pour fraternel auprès de tout ceux qui connaissaient les jumeaux Wesley, Georges compris ce que voulait dire son frère. Il lui adressa alors un sourire en coin, détournant le regard pour laisser Fred aux interrogations de leur père et des autres, s'inquiétant de sa santé.
Il fallut encore plusieurs dizaines de minutes, dans cette ambiance d'une calme attente, avant que finalement, Jasper ne vienne les rejoindre. Ron et Arthur se levèrent alors d'un même geste, alors que tous les autres s'étaient redressés, attendant que le vampire ne parle. Jasper put voir du coin de l'œil son frère, Emmett, le remercier d'un geste de la tête, et le vampire comprit que c'était parce qu'il avait pris la peine de se débarrasser de toute trace de sang avant de les rejoindre.
« Molly va bien. » Lâcha t-il finalement.
Il entendit un long soupire de soulagement commun, observant Arthur retomber sur le canapé, ses jambes le lâchant, et Ron fermer les yeux, laissant une larme s'échapper. Il eut du mal à continuer, il avait voulus les rassurer de suite, avant de parler des détailles, mais à cet instant il n'avait plus qu'une envie, celle de prendre Ron dans ses bras. Il concentra alors son regard noir ailleurs, il devait leur expliquer la situation.
« Carlisle et Charlie s'occupent des derniers bandages. L'opération s'est bien passée, mais elle... l'hémorragie interne s'était propagé dans l'utérus, Carlisle à du le lui retirer. » Finit-il par dire, d'un ton inexplicablement désolé.
Un soupire s'éleva à nouveau, cette fois triste, et Jasper comprit lui même pourquoi cette nouvelle le peinait. Cette femme avait porté la vie, à sept reprises, elle avait portés sept vie en elle, dans cet utérus qu'on venait de lui retirer. C'était ce qui faisait d'elle ce qu'elle était, elle était une mère, et bien qu'elle ne soit plus en age de porter un enfant, le fait qu'elle n'en soit plus capable aujourd'hui, qu'on lui ait enlevé ça, était déchirant. Mais elle allait bien, elle allait vivre, c'était tout ce qui comptait, ils en avaient tous conscience. Ron s'avança alors rapidement pour plonger dans les bras de Jasper, le serrant de toutes ses forces.
« Merci... merci. » Répéta t-il encore et encore entre deux sanglots.
Jasper plongea sa tête dans le cou de Ron, souriant à la sensation que l'odeur du roux lui provoquait. Et la seconde d'après il sentit une main ferme sur son épaule, l'éloignant de l'odeur magnifique, et de cette même sensation dont il se délectait une seconde plus tôt. Il rouvrit les yeux qu'il ignorait avoir fermer pour tomber dans les rivières d'or d'Edward, l'expression tendu, comme prêt à attaquer.
« Éloigne-toi Jasper ! » Gronda celui-ci.
Jasper fronça les sourcils, avant qu'il ne comprenne enfin ce qui était passé par la tête de son idiot de frère. Il s'éloigna alors, lâchant la taille de Ron pour lever les mains dans un signe pacifiste. Il pencha la tête sur le coté, souriant. Il venait de passer des heures avec le corps d'une femme ouvert devant lui, et son frère pensait qu'il allait planter ses crocs dans la jugulaire de Ron, comme ça, maintenant ?
« Je crois que tu as mal interprété mes pensées, Edward. » Dit-il en pensée, avant de retourner son attention vers le sorcier, souriant plus encore.
Il replaça une mèche de feu qui tombait devant les yeux interrogateur de Ron, et embrassa son front, avant de s'éloigner, laissant là un Edward totalement perdu. Il avait entendu dans les pensées de Jasper, tout l'effet que l'odeur de Ron avait sur lui, et le voyant plonger sa bouche dans son cou, il avait réagi, la peur au ventre. Mais Jasper n'avait jamais eut l'intention de se nourrir du sang du sorcier, ça n'était pas là l'effet qu'avait eut son odeur... Heureusement la scène s'était passée bien trop vite pour que les yeux non vampiriques de la pièce ne puisse comprendre quoi que ce soit, bien trop prit par le bonheur que la nouvelle avait apporté, si ça n'était Ron, qui regardait Edward avec milles questions dans les yeux. Jasper avait disparu à la cuisine, parce que, malgré tout il avait tout de même besoin de se nourrir, et les autres étaient toujours sous le coup du soulagement.
Kingsley fut le premier à évoquer un tout autre sujet, se levant pour la première fois depuis qu'ils étaient arrivés ici. Ils avaient, comme dans un accord muet, attendus de savoir que tout le monde irait bien, mais maintenant que Fred était là, et qu'ils avaient la certitude que Molly survivrait, Kingsley ne pouvait plus attendre.
« Nous devons retourner au Terrier, Severus est peut-être encore là-bas. » A peine avait-il dit ça que Minerva, Androméda, Bill, Percy, Harry, Draco et même Jacob étaient debout près de lui, prêt à le suivre.
Kingsley observa le nouveau ministre, qui baissa la tête, un peu honteux. Il ne pouvait pas quitter cette maison, pas alors que Molly était là, inconsciente, pas alors qu'il devait lui annoncé qu'elle avait été opérée de manière moldue, et qu'on lui avait retirer ce qui avait vu grandir tout ces enfants... et Ginny. L'Auror acquiesça simplement, il comprenait parfaitement, mais lui n'avait ni femme ni enfant ici, il devait rejoindre Severus, il devait l'aider.
Bill regarda sa femme, qui était restée assise, une main sur le ventre. Elle aurait été la première à vouloir se battre, à vouloir aider et se tenir près de son mari. Mais c'était avant d'apprendre que Molly avait été frappé par un sort qui lui avait fait perdre son utérus. Ça aurait put être elle, elle aurait put non seulement perdre son bébé, mais ne plus jamais pouvoir en porter d'autres... alors elle adressa un sourire tendre à son mari, lui signifiant qu'elle le laissait partir, qu'elle acceptait de rester en arrière, pour le bien de leur bébé.
Minerva se tourna elle vers Percy, qui se tenait près d'elle.
« J'aimerais que vous alliez à Poudlard, Percy. Je ne pourrais pas reprendre mes fonctions de directrice avant un moment, et je sais que vous êtes capable de me remplacer ce temps là. » Dit-elle avec ferveur.
Percy l'observa avec étonnement, puis une flamme de fierté fit briller ses yeux. Il acquiesça finalement, presque solennellement, et s'avança jusqu'à son père pour l'embrasser, plongeant sa main dans la crinière de Fred en passant. Puis il se mit en retrait pour fabriquer un portoloin qui le mènerait à l'école, là où l'attendait un rôle qu'il n'aurait jamais rêvé avoir.
« Ron ? » Murmura Harry en s'avançant vers son jumeau magique, qui était resté vers les escaliers.
Ron jeta un regard à son père, lui demandant silencieusement si ça irais. Arthur acquiesça, souriant avec fierté à son fils.
« Je viens. » Dit alors Ron en s'avançant vers Kingsley qui était occupé à transformer une assiette vide en portoloin.
Hermione, elle, était tiraillée. Elle voulait aller aider Severus, s'assurer qu'il était en vie, qu'il allait bien. Mais Bella était actuellement chez Charlie, lui apprenant qu'elle avait retrouvé sa sœur, et qu'elle partait pour tenter de comprendre son passée. Elle ne pouvait pas l'abandonner maintenant, elle ne pouvait pas s'éloigner de son plan, c'était impossible. Alors elle resta la, baissant le regard pour de pas croiser ceux de ses amis.
Neville et Luna étaient également prêt à partir. Pour les jumeaux c'était impossible, tout le monde le savait. Fred n'était pas en état de bouger, et Georges n'irait nul part sans lui. Personne ne les blâmerait pour ça.
« Est-ce que ce... les vampires peuvent ils voyager de cette façon ? » Demanda alors une voix derrière le groupe, obligeant Kingsley à se relever pour voir son interlocuteur.
Severus leur avait longuement parlé de cette famille, il leur avait dit à quel point ils étaient différent de leur espère, presque humain. Mais de là à vouloir prendre un portoloin pour aider des sorciers, c'était impensable. Il était déjà étonné qu'ils aient tous tenus le coup avec autant de sang frai dans la même pièce. Jasper s'était avancé jusqu'à Ron, posant une main dans son dos.
« Oui mais... » Répondit Kingsley, tentant de comprendre les motivations de ce vampire.
« Alors je vous accompagne . »
« On vous accompagne. » Rectifia Edward en se plaçant derrière son petit frère.
« C'est très aimable à vous mais... pourquoi ? » Ne put s'empêcher de demander Minerva.
Pendant ce temps là, Emmett avait jeté un œil à Rosalie, qui tenait toujours Teddy contre lui. La vampire avait resserré le garçon qui s'endormait dans ses bras, un bout de biscuit dans la main, et avait sourit à son compagnon. Celui-ci s'était alors levé, pour venir placer ces deux grandes pattes sur les épaule d'Harry et Ron.
« Parce que Severus à besoin d'aide. » Avait-il répondu à la vieille femme. « On a peut-être pas de baguette, mais notre force vampirique pourras sûrement vous aider. Et parce qu'il est hors de question qu'on laisse nos petits frères aller se battre seuls. » Sourit-il pour finir, en étirant sa main pour rapprocher Draco et Jacob de lui.
Le loup lui adressa un sourire en secouant légèrement la tête, amusé d'être compté comme un membre de cette famille qu'il avait autrefois haïs. Il tapota le bras du géant en signe de compréhension, puis s'éloigna un peu, détachant l'atèle qu'Edward lui avait mit quelques heures plus tôt.
« Qu'est-ce que tu fais, c'est bien trop tôt, ça ne fais que quelques heures et... » Paniqua légèrement Draco en le voyant retirer son atèle.
Jacob n'arrêta pas son geste pour autant, et envoya le bout de tissu solide sur le canapé derrière lui, avant de bouger lentement son épaule, grimaçant légèrement. Il releva la tête pour sourire à Draco, s'approchant de lui en bougeant toujours prudemment son bras.
« T'en fait pas mon ange, j'ai largement eu le temps de guérir. » Lui sourit-il, prenant son visage de ses deux mains pour y déposer un baiser.
« Le portoloin est prêt. » Annonça Kingsley après un moment.
Harry s'avança alors vers Rosalie, s'accroupissant pour caresser le front du bel endormi. Il déposa un baiser volage sur sa joue, avant de plonger son regard dans celui de la vampire. Il n'eut pas besoin de dire un mot, Rosalie compris.
« T'en fais pas Harry, je veille sur lui. » Lui sourit-elle, baissant les yeux de le petit ange endormi.
« Merci Rose... » Murmura celui-ci en réponse.
Harry rejoignit donc Ron, qui avait observé la scène de ses yeux tendre, et triste à la fois.
« Il part dans une minute, tenez-vous prêt. » Dit alors Kingsley en élevant la grande assiette devant lui.
Minerva et Androméda joignirent alors leurs mains à celle de l'Auror, sur la porcelaine froide. Le geste fut vite suivit par Bill, Neville, Luna, puis par Harry, Ron et Draco. Jacob fut le suivant, observant et reproduisant les gestes de son ange sans se poser plus de question. Puis ce fut au tour des trois vampires, coincés dans le cercle entre Ron et Draco. Jasper sentit une main chaude venir se perdre dans la sienne, et baissa les yeux sur Ron, qui le regardait également.
« Accrochez-vous les gars. » Entendirent-ils, et la seconde d'après, ils étaient comme aspirés par un vortex sans fin.
Leurs yeux vampiriques pouvaient voir ce que les sorciers ne verraient jamais. Ils voyageaient vraiment, dans l'espace, à travers les nuages, à une vitesse folle certes, mais ils bougeaient belle et bien. Bientôt ils furent lâchés au dessus d'un champ, et l'atterrissage ne se fit pas en douceur pour tout le monde. Des trois vampires et de Jacob, seul Jasper réussi à tenir correctement sur ses pieds, grandement aidé par la main de Ron qui le guidait, toujours dans la sienne. Il se relevèrent tous bien vite, apercevant le Terrier au loin. Ron souffla d'horreur. Une partie de celui-ci avait brûlé. Il ne restait plus aucune flamme, seulement quelques nuages de fumée noire s'élevait par-ci par-là du bois noirci. Ils se ruèrent tous alors à l'intérieur, y découvrant les corps des mangemorts qui avaient succombé à leurs sorts. C'était un réel massacre, Minerva ne se souvenait pas d'avoir vu autant de morts au sol avant que Severus ne l'envoie chez les Cullen. Mais il n'y avait aucune trace de ce dernier. Ron remarqua la morsure étrange du bois brûlé au mur, et tendit sa baguette vers celui-ci.
« Finite Incantatem. » Murmura t-il.
Ils purent alors tous admirer les murs, les meubles et les objets s'animer les uns après les autres pour reprendre leur forme et leur état d'origine. Un souffle de stupeur s'éleva alors de tout les sorciers présent.
« Un Feudeymon... » Murmura alors Luna.
« Un quoi ? » Demanda Emmett, n'y comprenant rien.
« C'est impossible, la maison aurait brûlé en quelques secondes ! » Dit alors Kingsley, observant tout autour de lui.
« Pas si quelqu'un était là pour le maîtriser. » Répondit alors Harry.
« Personne n'est assez fort pour maîtriser un Feudeymon. » Contra Androméda.
« Si... Severus l'est. Il m'a appris à le maîtriser après la bataille. » Finit Draco dans un murmure, se souvenant du jour où Harry l'avait sauvé de ces mêmes flammes, le jour de la grande bataille. « Mais il faut du temps, et de la concentration pour ça. »
« Ça veux dire qu'il est vivant ? N'est-pas ? S'il a eut le temps de contrer le Feudeymon, ça veux dire qu'il à réussi à se débarrasser de... de Malfoy. » Fini Neville dans une grimace désolé, envers Draco.
« Où est-il dans ce cas ? » Demanda Bill.
« Fouillez la maison, on trouvera peut-être un indice. » Dit alors Kingsley, se dirigeant déjà vers le salon.
Ils se mirent alors tous à chercher, mais n'eurent pas le temps de faire deux pas qu'un pop retentit dans la cuisine, suivit d'une tornade de capes noires. Tout le monde fut sur la défensive en un quart de seconde, baguette en main ou crocs sortis. Mais le calme retomba bien vite dans une vague de soulagement, comme ça n'était autre qu'un Severus essoufflé et les yeux hagards qui apparu devant eux.
« Que faites vous ici ?! » Dit-il d'un ton rude, clairement agacé, mais aussi étrangement apeuré.
« Sev ! » Cria alors Draco, se ruant vers son parrain.
Il ne put rejoindre Severus cependant, comme une main puissante venait de se poser sur son épaule. C'était Kingsley, qui le tira en arrière pour se poster devant lui. Il tendit sa baguette vers Severus, qui ne fit aucun geste pour se défendre, comprenant les doutes de l'Auror.
« La première fois que nous nous sommes rencontrés, quand tu as rejoins les membres de l'ordre, je t'ai demandé pourquoi. Pourquoi trahir ton seigneur et rejoindre l'ordre. Que m'as-tu répondus ? » Demanda alors Kingsley, s'approchant lentement de Severus, le menaçant de sa baguette tendu.
« Vaiment Kingskey ? Cette question ? Maintenant ?! » répondit alors Severus, le regard emprunt de colère.
« Réponds ! » Se contenta de dire l'Auror.
« Par justice ! » Cria alors Severus, plus énervé que jamais.
« Et... ? » Continua Kingsley.
Severus ferma les yeux une seconde. De toutes les questions qu'il pouvait poser, il avait fallu que ce soit celle-ci. Maintenant, alors qu'ils étaient tous là, alors que son filleul était là, à le regarder, à espérer qu'il réponde correctement à la question, qu'il s'agisse bien de lui. Il soupira.
« Par amour... » Lâcha t-il enfin, les yeux toujours clos. « Quand tu m'as demandé pourquoi je trahissais mon camp pour rejoindre le votre, je t'ai répondu que je le faisais par justice, et par amour. » Fini t-il dans un soupire.
Kingsley le regarda encore un instant, avant de baisser sa baguette, confirmant par ce geste qu'il s'agissait bien de Severus. Draco mit une seconde à réagir, avant de finalement aller rejoindre son père de cœur pour le serrer de ses bras. Severus referma son étreinte sur son filleul, soulagé au delà du possible de l'avoir entre ses bras, de le voir ici, vivant. Il s'éloigna ensuite d'un pas pour pouvoir regarder Draco, passant ses deux mains sur son visage, puis dans ses cheveux, comme s'il avait besoin de vérifier qu'il était bien là. Il adressa un sourire au blond, avant de lever son regard vers toutes les personnes présentes.
« Est-ce que tout le monde va bien ? » Demanda t-il soudain, ses yeux passant d'un visage à l'autre, mais Ron jurerais que c'était par le vide entre eux qu'il était attiré, par les visages absents plutôt que ceux présents.
« Vous auriez pu vous faire tuer Snape, nous envoyer là bas était vraiment stupide ! » Lui dit Kingsley d'un ton bourru et légèrement colérique.
« Est-ce que tout le monde va bien ?! » Répéta Severus en haussant le ton, ne se souciant guère des reproches de l'Auror.
« Tout le monde s'en remettra. » Affirma alors Harry, les yeux brillant de reconnaissance mêlé d'agacement envers son ancien professeur qui avait, encore, réussi à sauver tout le monde en se mettant lui même dans une situation périlleuse.
« Bien. » Dit alors Severus en laissant le corps de son filleul libre de ses bras qui l'avaient retenu contre lui jusque là.
Il fit quelques pas dans la pièce, attirant le regard et l'inquiétude de tous les autres. Il ne semblait pas physiquement blessé, si ça n'était les quelques blessures non résorbées de son dernier affrontement avec les mangemorts. Mais il était évidant qu'il allait mal, ses pas étaient lents, comme plus lourd que jamais, et Draco, avec toute la connaissance qu'il avait sur son parrain, pouvait clairement voir qu'il luttait pour ne pas grimacer à chaque mouvement. Il était grandement affaibli, comme diminué.
« Maintenant partez. » Dit-il d'un ton sans appel, ne s'occupant pas plus des paires d'yeux qui ne le lâchaient pas une seconde.
« Pardon ?! C'est une blague ? » S'indigna Minerva.
« Il est hors de question qu'on vous laisse à nouveau seul. » Ajouta Kingsley.
Severus, jusque là penché sur la table de cuisine à trafiquer Merlin savait quoi, se tourna alors rapidement, rejoignant l'Auror en quelques enjambées. Il ne put vraiment caché la grimace de douleur que le mouvement brusque lui infligea cette fois.
« Et il est hors de question que je laisse ces gamins courir plus de risque. » Lui cracha t-il presque, à quelques centimètres du visage mâte de Kingsley. « Il sera là dans un instant, et je ne veux pas... je refuse qu'ils soient là pour voir ça. » Ajouta t-il en montrant les jeunes sorciers, qui avaient été ses élèves quelques temps pus tôt, du doigt.
« Ils sont tous adultes Severus, et ils ont choisis d'être ici ! » Renchéri l'Auror en élevant quelque peu la voix.
« Je refuse qu'il fasse encore du mal à l'un d'entre eux. Il ne me prendra pas mon fils ! » Hurla t-il alors.
Le silence tomba comme une montage sur eux, alors que des larmes emplissaient les yeux onyx de Severus, parfait reflet de ce qui s'opérait également dans les yeux orages de Draco. Ils comprirent tous alors, ils comprirent tout ce que représentait Lucius, ils comprirent que Snape connaissait parfaitement les menaces que présentait cet homme, qu'elles étaient sérieuses, et qu'il en avait peur. Lui, le grand Severus Snape, maître de la maîtrise elle-même, avait peur.
« Sev... » Murmura Draco, plus que touché par les paroles de son parrain. Parce que c'était lui, son fils, c'était lui, et c'était bien la première fois que Severus lui donnait cette appellation à voix haute. Il fit un pas en avant pour le rejoindre mais...
« Ton Fils ?! » Tout se figea alors une seconde, à cette voix glaciale, cette voix rieuse et démente... sa voix.
Puis la vie se remis en marche, animé par une vague d'adrénaline commune, poussée par la peur et la panique. Jacob fut le premier à réagir, agrippant le poignet de Draco pour le tirer en arrière, ne se souciant guère du craquement sinistre qu'avait fait son épaule à ce mouvement. Kingsley et Severus, qui se faisaient face dans la colère une seconde plus tôt, se retrouvèrent au premier rang, épaule contre épaule, baguettes aux poings, tel un rempart. Les trois vampires avaient rapidement trouvé leur place devant les jeunes sorciers, qui, formant une ligne presque infranchissables, avaient également sorti leurs baguettes. Androméda et Minerva entouraient le petit groupe, chacune d'un coté, éloigné de quelques mètres des autres, la concentration parfaitement centré sur l'intrus qui venait de faire irruption au Terrier. Ron eu un léger haut le cœur, en voyant ce visage, ce monstre, ici, dans sa maison, celle qui les avaient tous vu grandir. Jasper recula alors d'un tout petit pas, son épaule se fondant contre le torse du roux, et Ron se sentit un peu mieux. Draco était tremblant, entre le corps de Jacob et celui d'Emmett, qui le protégeaient presque entièrement à la vue du monde. Il avait sorti sa baguette, mais n'avait pas la force de lever le bras pour la pointer sur... lui, il n'avait même pas la force de le regarder.
« Ton fils ? » Répéta t-il, penchant la tête sur le coté, ses yeux plissés fixés sur Severus. « Tu m'as pris beaucoup de choses au cour de ses années Sev, mais je ne pensais pas qu'un jour tu réussirais à m'enlever mon enfant. » Dit-il, les yeux brillant, et durant une seconde, un seule petite seconde, il réussi presque à paraître être la victime de l'histoire.
Puis son regard s'éleva au delà de celui, meurtrier, de Snape. Il scruta la bande de visages plus ou moins connu, jusqu'à tomber sur celui qu'il cherchait vraiment. Des cheveux blond en bataille, un visage baissé, partiellement caché par deux colosses.
« Aaah... Draco, mon ange... viens voir papa. » Dit-il en écartant les bras, faisant un pas en avant, un immense sourire aux lèvres.
Severus s'avança alors, lui bloquant le passage, le regard et la baguette plein d'avertissements. Des grognements s'élevèrent de plusieurs personnes dans la masse, étonnant Malfoy père qui leva un sourcil, mais n'en sembla pas vraiment effrayé. Lucius baissa finalement les bras, à l'instant où Draco trouvait enfin le courage de lever les yeux. Leur regards, bien trop similaires, s'accrochèrent un long moment dans un silence pesant, une aura presque malsaine s'échappant de la scène. Le regard de Lucius changea alors, devenant noir de colère et de folie.
« Tu me déçois beaucoup mon garçon. T'allier à ces... ces fouines, ces traîtres à leur sang, ces... ces monstres. » Cracha t-il, plein de haine.
« Je ne vois qu'un seul monstre dans cette pièce, père . » Répondit rapidement Draco, retrouvant tout son courage.
Lucius ouvrit la bouche dans un signe d'indignation profond, puis tout son corps se tendit, comme s'il était près à sauter à la gorge de son fils. Snape fit un nouveau pas en avant, sa baguette plus tendu que jamais.
« Fais bien attention Draco. C'est ta dernière chance de rejoindre le droit chemin. » L'avertit son père.
« J'ai rejoins le droit chemin depuis bien longtemps, lorsque tu as accepté que Severus s'occupe de mon éducation... Lorsque j'ai enfin compris ce que c'était d'avoir un père. » Ajouta t-il après une seconde d'hésitation.
Il voulait lui faire mal, lui faire vraiment mal, et il savait que ça, ça marcherait. Pas parce qu'il serait blesser dans son rôle de père, mais bien dans son amour propre. Que son propre fils, un sang pure élevé selon ses valeurs, choisissent de le renier au dépend d'un sang-mêlé, d'un traître à son sang, à son rang... ça, ça lui ferait mal.
« Sale... » Cracha t-il, avant de changer, encore une fois, subitement d'humeur. Il était décidément, vraiment cinglé. « Ça n'est pas Severus qui t'a offert un foyer décent, ça n'est pas Severus qui t'as appris les vrais valeurs, ça n'est pas lui qui t'as permis de rejoindre les rangs sur seigneur des ténèbres. Ça n'est pas Severus qui venait dans ta chambre pour te consoler, quand tu te retrouvais misérablement dans un lit humide après un cauchemar pathétique. » Dit-il d'un ton tellement froid et moqueur que la plupart des personnes présentes en eurent des frissons.
Draco tremblait de tout son corps, de toute son âme. Ses yeux étaient brouillés de larmes, mais son regard restait droit, et il s'y reflétait une colère qui ressemblait bien trop à celle que son père arborait, avec cet éclat de folie en moins bien sur. Il avait voulus confronter son père, depuis tout ce temps, alors c'était ce qu'il allait faire, bien que ça lui fasse un mal fou de ne serait-ce que regarder ce visage trop semblable au sien. Il prit la main de Jacob dans la sienne, parce qu'il savait que ce qu'il allait dire ensuite, allait être très dure à supporter pour lui.
« Tu as raison papa... » Dit-il dans un souffle, le regard au sol, avant de le relever sur son père. Et Lucius dut refréner une forte envie de reculer face à la puissance des sentiments dans les yeux de Draco. « Ça n'était pas Severus... ça n'était pas de lui dont je rêvais chaque nuit, la peur au ventre de le voir me rejoindre dans ma chambre... dans mon lit... chaque putain de nuit ! » Hurla t-il avant que sa voix ne se brise, trop pleine de sanglots retenus.
Une onde de choque frappa la pièce, alors que la compréhension se faisait lentement dans tous les esprits. Avait-il vraiment dit... insinuait-il que... mon Dieu, non...
Plusieurs choses se passèrent simultanément après ça. Jacob poussa un grognement qui déchira le cœur et les oreilles de ceux qui se tenaient près de lui. Il se mit à trembler si violemment Qu'Edward du faire reculer tout le monde, de peur qu'il ne se transforme en plein milieu du salon du Terrier. Mais Draco resta près de lui, sa main agrippant celle du loup de toutes ses forces tremblantes.
« Je suis désolé, je suis désolé. Jake pardonne-moi. » Murmura Draco près de lui, ne retenant plus ses larmes.
Jacob poussa un nouveau grognement, celui-ci bien plus inhumain. Son ange... son amour, il... il avait osé le... le toucher, le salir. Il se sentait devenir fou de rage, et les paroles de Draco n'aidait pas. Il voulait lui hurler dessus d'arrêter, surtout qu'il arrête de s'excuser. Ça n'était pas... pas sa faute... il ne fallait pas... Jacob perdait totalement le contrôle de ses pensées et de son corps.
Plus en avant dans la pièce, Kingsley n'avait pas su retenir Severus – pas qu'il en ait vraiment eu l'envie – et ce dernier s'était jeté sur Lucius, lui plantant sa baguette sur la gorge.
« Enfoiré ! Comment as-tu put ?! Un enfant, tu as osé... ça n'était qu'un enfant ! » Sa voix n'était qu'un murmure froid, contrastant avec la force de ses paroles et la rage de ses yeux.
Et Lucius se contenta de... sourire. Il connaissait pourtant bien Severus, il savait que, peu importait leur... condition, Snape n'hésiterait pas une seconde à le tuer dans l'état ou il était, alors pourquoi... ? C'est alors que Severus compris, c'est alors qu'il le vit. Ce fut d'abord le fait que, malgré la situation, Lucius n'avait pas sortit sa baguette, chose qu'il n'avait pas remarqué jusqu'à maintenant. Puis il le vit. Cette chose qui changeait tout, cette chose qui, malgré leur position à son avantage, le nommait perdant d'office. La peau de Lucius... elle était pâle, plus que d'habitude et... elle brillait.
Severus fit un bond en arrière, et le sourire de l'autre s'agrandit encore.
« Reculez ! Que tout le monde recule ! » Dit-il d'un ton ferme, agrippant le bras de Kingsley au passage pour l'emporter dans sa retraite.
« Severus, qu'est-ce que... ? » Demanda Minerva, suivant tout de même l'ordre malgré l'incompréhension.
« De la poussière de licorne... il en est recouvert. » Murmura Severus alors qu'il rejoignait le groupe, restant tout de même devant.
Un souffle d'effroi s'échappa alors de tous les sorciers de la pièce, et Lucius eut un rire gras.
« Et oui, ça a ses avantages d'être le nouveau mage noir. » S'amusa t-il à dire, avec une fierté écœurante.
« Qu'est-ce que ça veut dire ? » Demanda alors Edward, se penchant pour murmurer à l'oreille d'Harry.
Le sorcier releva des yeux légèrement apeurés, et presque désolé vers le vampire.
« Ça veut dire que notre magie est inutile contre lui... » Répondit-il aussi bassement.
Les trois vampires qui avaient entendu la réponse, remarquèrent alors que tous les sorciers avaient baissés leurs baguettes avec une mine déconfite, excepté Severus, qui menaçait toujours Lucius de la sienne.
« Baisse-moi cette baguette Sev, tu ne voudrais pas être responsable de la mort de tes chers protégés, n'est-ce pas ?! » Dit-il avec un sourire presque jouissif sur son visage, se sentant clairement en position de force.
Severus grogna, mais du se résoudre à obéir. Il ne pouvait faire autrement. Lucius attacha ses mains dans son dos, observant chaque visage avec un air de victoire proprement indignant, et commença à faire quelques pas théâtraux dans la pièce.
« Maintenant parlons un peu de ce qui va suivre. Je vais peut-être en épargner quelques uns d'entre vous, parce qu'une victoire n'en est une que s'il reste quelques perdants, pour pleurer. » Dit-il avec ce même regard plein de fierté et de folie. Puis il arrêta de marcher en long et en large, et fixa son regard sur Harry. « Évidemment notre sauveur de fera pas partie de cette catégorie. Tu sera la première vie que je me ferais un plaisir de prendre aujourd'hui, mon cher Harry. »
Edward grogna à ces paroles, posant une main sur l'épaule d'Harry pour l'emmener derrière lui, se plaçant en position défensive. Lucius eu au moins la décence d'arrêter de rire au comportement clairement menaçant de cet étrange inconnu. Mais il ne se démonta pas pour autant.
« Et il va sans dire que toi, mon très cher fils, tu me suivra bien gentiment, uh ?! » Dit-il en haussant des sourcils menaçant vers Draco.
C'est alors que les nerfs et la retenue de Jacob lâcha. Il était tout bonnement hors de question de ce fou, ce monstre emmène son amour où que ce soit, son loup le refusait. Il n'eut le temps que de faire un pas sur le coté avant de se transformer, cognant la table et renversant quelques bibelots au passage. Heureusement il ne blessa personne. Il se mit immédiatement en position d'attaque, et sembla prêt à sauter sur Lucius.
« Jake, non ! » Hurla Draco, se ruant dans la direction du loup géant.
Sa voix retint le loup in-extremis. Draco plongea une main dans la crinière tremblante de nervosité, et leva les yeux sur son père. Celui-ci avait les yeux écarquillé sous la surprise, fixant le loup géant qui venait de se matérialisé devant lui. Ses yeux, tintés de peur sembla t-il, passèrent de l'animal à son fils, plusieurs fois, avant de chercher quelqu'un d'autre dans la pièce.
« Tu l'as trouvé... la pièce manquante... la dernière, tu l'as trouvé ?! » Dit-il, comme absorbé par l'étonnement, et étrangement, la peur.
Personne ne compris ce dont il parlait, enfin, presque personne. Severus se redressa, comme animé par la peur de Lucius, comme s'il s'agissait là d'une issue de secoure. Il se tint droit et fier quand il lui répondit.
« C'est lui qui m'a trouvé... qui nous a trouvé. » Rectifia t-il en jetant un regard à Draco, qui caressait avec une infinie tendresse le collier de poil autour de la grosse tête du loup, comme pour l'apaiser.
« Et bien... je crois que ce problème sera également réglé dans peu de temps, n'est-ce pas ? » Sourit-il à Severus, lui adressant un clin d'œil complice qui jurait vraiment avec la situation actuelle.
C'est alors que, comme s'ils avaient partagés un plan d'action, Emmett, Jasper et Edward s'avancèrent d'un même pas. Il se retrouvèrent vite en première ligne, entourant Severus, le protégeant, le dépassant presque. Ils n'avaient aucune idée de ce que cette « poussière de licorne » pouvait bien faire sur les sorciers, ou sur eux-même, mais une chose était sur, ils ne laisseraient pas ce fou s'en prendre à la moindre personne présente dans cette pièce, sans se battre d'abord. Jacob du comprendre également les intentions des vampires, puisqu'il s'avança à son tour en grognant, laissant la main de Draco glisser lentement sur son corps jusqu'à le quitter. Personne ne les en empêcha, ce qui conforta les quatre hommes dans l'idée que, peut-être, ça pouvait marcher. C'était du moins leur seule option, si la magie des sorciers devenait inutile.
Lucius étudia la situation avec minutie, son visage ne montrant plus aucune trace de joie déplacée. Ça n'est que maintenant qu'il remarqua que, ces trois hommes en position défensive en face de lui n'étaient autre que des vampires. Trois vampires et un métamorphe assez impressionnant... c'était ça que son fils avait choisi pour famille, à sa place ? Vraiment ?! Il tenta de bouger, probablement pour sortir sa baguette, mais le grognement commun des quatre personnes devant lui l'en dissuada. Il était coincé, il avait voulus jouer, et s'était brûlé. Il n'avait pas envisagé se retrouver face à d'autres races magique que des sorciers, il avait cru... il avait cru que ce serait facile. Mais la facilité n'avait rien d'amusant, pensa t-il dans un sourire fou qu'il ne tenta pas de retenir.
« On se reverra. » Dit-il au moment ou Jacob prenait un élan pour se jeter sur lui, seulement pour atterrir avec fracas contre un pan de mur vide.
Lucius avait disparu.
Voila pour ce (long) chapitre 17.
Alors, j'ai plusieurs choses à dire.
D'abord ce petit interlude musical en début de chapitre... je sais pas, ça peut paraitre bizarre de lire ça, mais cette chanson ( Jumelle de la merveilleuse Lynda Lemay) à une signification bien particulière pour moi, et comme Georges dans ce chapitre, elle me soulage autant qu'elle me tord le coeur. Bref, j'ai vraiment envie de savoir ce que vous avez pensé de ce passage. Et allez écouter cette chanson, elle en vaut vraiment la peine.
Ce chapitre peut-être résumer par "tout est bien qui fini bien" ou, plus crument " on est vraiment au monde des bisounourses là" . C'est vrai qu'on ne pleur aucune perte (pour l'instant ^^) et tout ça, mais vous verrez rapidement que tout n'est pas si rose. J'espère ne pas trop vous avoir ennuyer avec tant de "bonnes nouvelles" cependant ^^.
Ensuite, je sais que vous attendez tous que l'histoire des couples avance, mais je fait passer le fil de l'histoire avant. Mais je vous promet que vous serez bientôt comblés :)
Voila, j'attends avec impatience votre avis,
poutous poutous mes loulous d'amour.
