Chapitre 18 : Fin et Commencement

Le printemps était de retour, la nature reprenait peu à peu ses droits dans le parc de Poudlard. La neige avait disparue pour laisser place à la verdure et aux fleurs. Dommage, l'hiver était finit, annonçant prochainement la fin de l'année et le début des vacances d'été qui approchaient à grand pas.

Elle n'avait pas hâte d'y être, ne sachant toujours pas ce qu'elle allait faire durant ces vacances d'été. Où allait-elle loger ? Sirius lui avait interdit de prendre une chambre d'hôtel et trouver un appartement lui était impossible à son âge, même dans le monde sorcier. Bien entendu, il y avait la proposition de Remus ; celle de venir habiter chez lui, mais elle n'avait pas envie de s'imposer.

Elle aurait la nette impression de ne pas être à sa place.

C'était sa maison, sa famille, pas la sienne.

En plus de cela, il y avait prochainement l'examen des B.U.S.E.S, bien entendu ils avaient tous eu le droit à un entretien sur leur avenir avec leur directrice de maison. Autant dire, que cet entretient avec été affligeant. McGonagall lui avait demandé ce qu'elle souhaitait faire plus tard comme métier, à cette question, elle n'avait pas su quoi lui répondre.

C'est alors qu'elle avait tristement réalisé que dans deux ans, ils quitteraient tous Poudlard.

Deux années, deux petites années.

Que deviendraient-ils ? Que deviendrait-elle ?

Serait-elle toujours amie avec Remus et Sirius ?

Est-ce que James réussirait à sortir avec Evans ?

Serait-elle toujours amoureuse de Black ?

Cette simple idée l'horrifiait. Non pas, parce qu'elle était tombée en émoi de son ancien ennemi, mais parce qu'elle en souffrait déjà alors que cela ne faisait que deux petits mois qu'elle s'était rendue compte de son amour pour lui. Alors, elle ne s'imaginait pas tenir encore deux années, sans rien dire en restant son éternelle meilleure amie.

Oui, parce que dans la petite tête de Fauve, aux yeux de Sirius elle n'était et resterait qu'une simple amie. Pourquoi en serait-il autrement ? Après tout, elle n'était ni drôle, ni séduisante, aucune qualité particulière qui pouvait la distinguer des autres filles. Non absolument rien.

Elle était juste Fauve.

Une jeune fille ayant le nez fourré dans ces bouquins de romance.

Une jeune fille en manque d'amour, incapable de s'aimer et prendre soin d'elle.

Rien de bien attirant et de luxuriant surtout pour une personne aussi brillante et lumineuse que Sirius.

Lui qui aimait rire, taquiner, vivre et croquer la vie à pleine dent, profiter, certes pas moment ténébreux mais tellement moins qu'elle. Il allait toujours de l'avant, aimant ces amis, alors qu'elle vivait dans le passé, s'ouvrant difficilement aux autres.

C'est ainsi que Fauve voyait les choses et rien ne pourrait lui faire changer d'avis, tout du moins, pas pour l'instant. Soupirant une énième fois, elle finit par déposer sa plume sur son parchemin, assise à une table dans la salle commune de Gryffondor, non loin d'une fenêtre pour regarder le ciel bleu et limpide.

Elle observa à nouveau la liste des métiers proposés par McGonagall afin de lui faire une idée possible sur les matières qu'elle pourrait prendre l'année prochaine. Il y avait un métier qui la tentait plus que les autres, mais c'était un travail qui demandait beaucoup de sacrifices, beaucoup de secrets, beaucoup de non-dits.

Non pas qu'elle se sentait incapable de mentir à ces proches, mais le faire avec Remus et Sirius, cela lui paraissait inconcevable. D'autant plus qu'avec la guerre qui se profilait un peu plus chaque jour, être une langue de plomb au département des mystères ne devait pas être facile tous les jours. Cependant, l'idée de travailler sur des projets qui pourraient permettre des découvertes pour le futur du monde magique, l'intéressait énormément. Mordillant sa plume, elle entendit alors :

« Eh ! Regarde c'est Grey, elle est toute seule sans Lupin et Black, murmura un groupe de fille passant derrière elle.

- Peut-être qu'ils ont réalisés l'inutilité qu'elle était ? Chuchota une autre en riant.

- Je crois surtout que Black est trop occupé à explorer la bouche de Salder au détour d'un couloir, l'informa l'autre en s'attirant les regards étonnés de ces camarade. »

Les rires de ces trois filles résonnèrent aux oreilles de Fauve comme une horrible mélodie. Elle ne put s'empêcher de serrer soudainement la plume dans sa main droite, la cassant en deux.

« Oh la ferme ! s'écria Grey en colère en s'attirant les regards outrés et choqués de ces camarades. Votre vie doit être pathétique pour cancaner sur celles des autres, constata Fauve en les foudroyants des yeux sur place. N'avez-vous pas autre chose à faire ? Révisez par exemple ? proposa-t-elle à leur encontre.

- De quoi je…

- Oh mais oui, feignit la concernée en posant une main devant sa bouche. J'avais oublié, en plus de votre vie pathétique, il faut être dépourvu d'intelligence pour raconter de telles inepties sur Sirius ! cracha-t-elle avec virulence. La prochaine que j'entends médire sur lui, je vous jure qu'elle se prend un sortilège entre ces jolies petits yeux de vipères, siffla-t-elle dangereusement. »

Les filles se pincèrent les lèvres semblant se retenir pour ajouter quoi que se soit et valait mieux en effet se taire. Fauve était agacée, énervée.

Elle n'avait pas besoin d'entendre ça, elle savait pertinemment que Sirius était la coqueluche des filles et qu'elles pouvaient raconter n'importe quoi sur lui, juste pour rendre jalouse. Elle ne devait pas s'en préoccuper, elle le connaissait, elle savait qu'il était une personne intègre.

Oui, mais aussi un adolescent de quinze ans avec les hormones en ébullition. Quel garçon résisterait très longtemps aux charmes et aux atouts féminins mis en avant surtout à cet âge ?

Pourquoi l'idée de s'imaginer Sirius au bras d'une autre fille, devait la mettre dans tous ces états ? Elle était stupide ! Une idiote ! Elle ne valait pas mieux que toutes ces filles qu'elle pouvait détester pour ce genre de comportement.

Non, elle ne valait guère mieux. Rageusement, elle tourna le dos aux filles, plia le parchemin qu'elle glissa dans sa sacoche, ainsi que le restant de ces affaires, laissant pour seule trace de sa présence la plume cassée en deux.

Une plume, que quelques heures plus tard, les Maraudeurs retrouvèrent en s'installant à la table pour y jouer aux cartes explosives. Une plume que Remus aurait reconnu entre milles ayant l'habitude de la voir écrire avec.

Une plume qui en disait long sur l'avenir qui les attendait…

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Juin 1976.

Dans la grande salle, il y avait une bonne centaine de tables beaucoup plus petites, tournées dans la même direction. Un élève était assis à chacune d'elles, la tête penchée, occupé à écrire sur un rouleau de parchemin. On n'entendait que le grattement des plumes et de temps en temps un froissement de papier lorsque quelqu'un remuait son parchemin.

« Plus que cinq minutes ! Dit le professeur Flitwick en passant devant James. »

En attendant la fin de l'examen, James se mit à dessiner un Vif d'Or puis les lettre « L.E », avant de bailler la bouche grande ouverte. Il se passa alors la main dans les cheveux en les ébouriffant encore un peu plus, puis après avoir jeté un dernier regard au professeur Flitwick, il se tourna sur son siège, adressant un sourire à Sirius qui lui répondit en levant son pouce.

Sirius était confortablement installé sur sa chaise qu'il balançait d'avant en arrière, ses cheveux bruns tombaient sur ses yeux avec une sorte d'élégance désinvolte tandis qu'une fille assis derrière lui l'observait avec un œil plein d'espoir, bien qu'il n'eut aucun regard pour elle. Deux tables plus loin, Remus semblait absorbé dans sa copie d'examen. Les sourcils légèrement froncés, il relisait ses réponses en se grattant le menton avec le bout de sa plume.

Quant à Peter, celui-ci paraissait anxieux, se rongeait les ongles, les yeux fixés sur son parchemin, le bout de ses chaussures raclant le sol. De temps à autre, il jetait un coup d'œil à la copie de son voisin en espérant y lire quelque chose.

« Posez vos plumes s'il vous plait, couina le professeur. Cela vous concerne également, Stebbins ! Veuillez rester assis pendant que je ramasse les parchemins. Accio ! »

Une fois les parchemins ramassés, les élèves furent libérés, James raya brusquement les lettres puis se leva d'un bond, fourra sa plume et son questionnaire d'examen dans son sac qu'il balança sur son épaule en attendant que Sirius et les autres viennent le rejoindre.

« Ça t'a plu, la question dix, Moony ? Demanda Sirius tandis qu'ils arrivaient dans le hall d'entrée.

- J'ai adoré, répondit vivement Lupin. Donnez cinq signes permettant d'identifier un loup garou. Excellente question.

- Tu crois que tu as réussi à tous les trouver ? S'enquit James d'un ton faussement inquiet.

- Je pense que oui, répondit Lupin très sérieusement. »

Ils se mêlèrent à la foule qui se pressait aux portes du hall, avide de sortir dans le parc ensoleillé.

« Premier signe : il est assis sur ma chaise, reprit Moony. Deuxième signe : il porte mes vêtements. Troisième signe : il s'appelle Remus Lupin. »

Peter qui les suivait et les écoutait de près, était le seul à ne pas rire.

« Moi, j'ai mis la forme du museau, les pupilles des yeux et la queue touffue, dit-il d'un air anxieux, mais je n'ai rien trouvé d'autre…

- Tu es donc tellement bête Wormtail ? Dit James agacé. Tu fréquentes pourtant un loup-garou une fois par mois…

- Pas si fort, implora Lupin en regardant autour de lui. »

Rogue était suffisamment proche d'eux pour tout entendre, heureusement celui-ci paraissait plongé dans ses questions d'examen. Les Maraudeurs traversèrent la pelouse en direction du lac tandis que Severus les imita sans quitter son questionnaire des yeux.

« Moi j'ai trouvé que c'était du gâteau cet examen, disait Sirius. Je serais surpris si je n'obtenais pas un Optimal.

- Moi aussi, dit James en mettant une main dans sa poche pour y retirer un vif d'or qui se débattait, jouant avec la petite balle dorée qu'il laissait s'envoler à une trentaine de centimètre avant de le rattraper avec une dextérité qui impressionnait Peter. »

Ils s'arrêtèrent au bord du lac, à l'ombre d'un hêtre puis se laissèrent tomber dans l'herbe. Le soleil étincelait à la surface lisse du lac et les filles, qui avaient quitté la Grande salle en même temps qu'eux, s'étaient assises sur la rive. Hilares, elles avaient enlevé leurs chaussures et leurs chaussettes, se trempant les pieds dans l'eau.

Lupin avait sorti un livre qu'il s'était mis à lire. Sirius regardait les autres élèves se presser sur la pelouse. Il affichait un air hautain et ennuyé mais avec beaucoup d'élégance. James continuait de jouer avec le Vif d'Or qu'il laissait filer de plus en plus loin, le rattrapant à la dernière seconde, au moment où il était presque parvenu à s'échapper. Wormtail le regardait bouche bée chaque fois que James réussissait à se saisir du Vif d'extrême justesse. Il étouffait une exclamation étouffée avant d'applaudir le jeune Potter qui paraissait prendre plaisir à être l'objet de son attention.

« Range ça, tu veux ! Sinon Wormtail va tellement s'exciter qu'il finira par s'oublier, déclara Sirius tandis que le concerné rosit sous le sourire de James.

- Si cela te gêne, dit-il en rangeant le Vif d'or dans sa poche.

- Je m'ennuie, ajouta Sirius. J'aimerais bien que ce soit la pleine lune.

- Espère toujours, murmura sombrement Lupin derrière son livre. Si tu t'ennuies, on a encore l'épreuve de métamorphose, tu n'as qu'à réviser, tiens ! Dit Remus en lui tendant le livre mais son ami renifla d'un air méprisant.

- Je n'ai pas besoin de ces idioties, je sais déjà tout !

- Tiens, voilà de quoi t'amuser un peu, Padfoot, dit James à voix basse, regarde qui est là… »

Sirius tourna la tête et s'immobilisa comme un chien qui vient de sentir la piste d'un lapin.

« Parfait, murmura-t-il. Servilus. »

Severus venait de se relever et rangeait le questionnaire des B.U.S.E.S dans son sac. Lorsqu'il quitta l'ombre des buissons et s'éloigna sur la pelouse, Sirius et James se levèrent à leur tour. Lupin resta assis, toujours plongé dans son livre mais ses yeux restaient immobiles et une légère ride était apparue entre ses sourcils tandis que Peter regardait successivement Sirius, James et Rogue avec une expression d'avidité.

« Ça va Servilus ? Lança James d'une voix forte.»

Rogue réagit si vite qu'il semblait s'être attendu à cette attaque. Lâchant son sac, il plongea la main dans une de ces poches, sa baguette à moitié levée lorsque James cria :

« Expelliarmus ! »

La baguette magique de Rogue fit un bond de quatre mètres dans les airs et retomba derrière lui avec un petit bruit mat. Sirius éclata de rire qui ressemblait tellement à un aboiement de chien.

« Impedimenta ! S'exclama Black en pointant sa propre baguette sur Rogue qui fut projeté à terre au moment où il plongeait pour ramasser la sienne. »

Autour d'eux, les élèves s'étaient retournés et regardaient, plusieurs d'entre eux se levèrent pour venir voir de plus près, certains étant inquiets et d'autres amusés.

Severus était allongé par terre, le souffle court, James et Sirius s'avancèrent vers lui, leurs baguettes brandies tandis que Potter lançait des regards par-dessus son épaule vers les filles assisses au bord du lac et pour cause, il avait vu Lily au loin avec Mary. Peter était désormais debout après avoir contourné Lupin pour mieux voir et contempler le spectacle avec délectation.

« Alors comment s'est passé ton examen, Servilo ? Demanda James d'un sourire narquois.

- Chaque fois que je le regardais, son nez touchait le parchemin, dit Sirius d'un air mauvais. Il va y avoir de grosses tâches de graisses sur toute sa copie, ils ne pourront pas en lire un mot, ria-t-il sous le regard assassin de Rogue qui se débattait comme s'il était attachée par des cordes invisibles.

- Attends…un peu, haleta-t-il en regardant James avec une expression de haine. Attends…un peu !

- Qu'est-ce qu'il faut attendre ? Demanda Sirius avec froideur. Qu'est-ce que tu as l'intention de nous faire, Servillo, t'essuyer le nez sur nous ?

- Je t'aurais un jour toi, Potter, et ta bande de petits cancrelats ! Je me vengerais ! Je vous aurais tous ! Tous !

- Qu'est-ce que c'est ces grossièretés, lave toi la bouche, dit James d'un ton glacial. Recurvite ! »

Des bulles de savon roses s'échappèrent alors de sa bouche tandis que la mousse recouvrait ses lèvres, le faisant tousser et l'étouffant à moitié.

« Laissez-le TRANQUILLE ! »

James et Sirius se retournèrent quand ils entendirent et virent une des filles aux abords du lac, avancer vers eux, furibonde ! Prong ne put s'empêcher de passer une main dans ses cheveux quand il vit sa très chère Lily arriver vers eux. Ses longs cheveux roux foncés retombaient en cascade le long de ses épaules tandis que ses yeux verts en amande le foudroyaient du regard.

« Evans ! Ça va ? S'enquit James d'une voix plus grave et plus doucereuse.

- Laisse-le tranquille, répéta Lily positionné face à lui, les mains sur les hanches. Qu'est-ce qu'il t'a fait ?

- Eh bien voilà, répondit James qui sembla réfléchir à la question, le plus gênant, chez lui c'est le simple fait qu'il existe, si tu vois ce que je veux dire, conclut-il sous les rires de Sirius et Peter alors que Lily restait impassible tout comme Remus qui continuait de fixer son livre.

- Tu te crois très drôle, dit-elle d'un ton glacial, mais tu n'es qu'une abominable petite brute arrogante, Potter ! Laisse-le tranquille !

- C'est d'accord, à condition que tu acceptes de sortir avec moi, Evans, répondit précipitamment James. Allez…Sors avec moi et je ne porterai plus jamais la main sur le vieux Servilo, promit Prong avec espoir qu'elle réponde « oui ». »

Sauf que derrière lui, les effets du maléfice d'Entrave se dissipaient. Rogue rampa imperceptiblement vers sa baguette en crachant de la mousse de savon.

« Je ne sortirais jamais avec toi, même si je n'avais plus le choix qu'entre toi et le calamar géant, répondit Lily.

- Pas de chance, Prong, dit vivement Sirius qui se tourna à nouveau vers Rogue. Oh attention ! »

Mais il était trop tard, Rogue avait pointé sa baguette droit sur James. Il y eut un éclair de lumière et une entaille apparut sur la joue de James, éclaboussant sa robe de sang. James fit volte-face, un deuxième éclair de lumière plus tard, Rogue se retrouva suspendu dans le vide, les pieds en l'air. Le bas de sa robe était tombé sur sa tête révélant deux jambes maigres et un caleçon grisâtre. Des acclamations s'élevèrent de la petite foule d'élèves tandis que Sirius, James et Peter rugissaient de rire, sauf Lily qui était véritablement furieuse !

« Fais-le descendre ! Ordonna-t-elle.

- Mais certainement, abdiqua Potter en donnant un léger coup de baguette. »

Rogue retomba à terre comme un petit tas de chiffon, se dépêtrant de sa robe, il se hâta de se relever, la baguette brandie.

« Petrificus Totalus ! S'exclama à nouveau Sirius faisant basculer Rogue par terre, raide comme une planche.

- LAISSEZ LE TRANQUILLE ! Hurla Evans en sortant sa propre baguette sous l'œil méfiant de James et Sirius.

- Ah, Evans ne m'oblige pas à te jeter un sors, dit James avec gravité.

- Alors, libère-le du maléfice ! S'écria-t-elle tandis que le concerné poussa un long soupir en se tournant vers Rogue pour le libérer.

- Et voilà, dit-il tandis que Rogue se relevait tant bien que mal. Tu as de la chance qu'Evans ait été là, Servilus.

- Je n'ai pas besoin de l'aide d'une sale petite Sang-de-Bourbe comme elle ! Cracha-t-il en faisant cligner les yeux de Lily. »

Dire que Lily était abasourdit et blessée aurait été un euphémisme. Comment ? Comment avait-il pu l'insulter de la sorte ? Lui, son meilleur ami de toujours ? Elle, qui l'avait défendu envers et contre tous ? Alors c'était ainsi ? C'est ainsi qu'il la voyait désormais ? Au final, Potter et ses amis avaient raison, il était comme les autres Serpentard. Il avait fini par changer, par devenir comme eux et c'est ce qui lui fit le plus mal.

« Très bien, dit-elle froidement. Je ne m'en mêlerai plus, à l'avenir. Et si j'étais toi, je laverais mon caleçon, Servilus.

- Fais des excuses à Evans ! Rugit James d'une voix menaçante, sa baguette magique pointée sur Rogue.

- Je ne veux pas que tu l'obliges à s'excuser, répliqua Lily en se tournant vers James. Tu es aussi mauvais que lui !

- Quoi ? S'injuria James. JAMAIS je ne t'aurais traitée de….Tu-sais-quoi !

- Tu te mets les cheveux en bataille parce que tu crois que ça fait bien d'avoir toujours l'air de descendre de son balai, tu te pavanes avec ce stupide vif d'or, tu jettes des maléfices à tous ceux que tu n'aimes pas simplement parce que tu sais le faire…ça m'étonne que ton balais arrive encore à décoller avec une tête aussi enflée. Tu me fais VOMIR ! Décréta la rouquine en tournant les talons, s'éloignant à grands pas.

- Evans ! Cria James ! EVANS ! Tenta-t-il à nouveau mais en vain, elle ne se retourna pas. Qu'est-ce qui lui prend ? Dit James en essayant sans succès de faire comme s'il s'agissait d'une question très secondaire à laquelle il n'attachait pas d'importance.

- Si je lis entre les lignes, je dirais qu'elle te trouve un peu prétentieux, répondit Sirius avec un petit sourire en coin.

- Ah c'est ça ? Très bien, marmonna James dès à présent en colère. Très bien… »

Il y eut un autre éclair de lumière et Rogue se retrouva à nouveau suspendu les pieds en l'air.

« Qui veut me voir enlever le caleçon de Servilo ! Déclara le jeune Potter un sourire mauvais sur ses lèvres.

- Je t'avouerais que j'aimerais m'éviter des visions d'horreurs et des cauchemars dans les jours à venir, même si cela aurait pu être très drôle, confia Sirius en rangeant sa baguette.

- L'examen de métamorphose ne va pas tarder James, prévint Remus en se décidant enfin à sortir le nez de son livre. Allez, viens, cesse tes enfantillages, ajouta Lupin en rangeant ses affaires.

- Vous n'êtes pas drôle les mecs, soupira Potter. Il semble que cela soit ta journée de chance aujourd'hui Servilus, dans notre grandeur d'âme nous allons épargner la vue désagréable de tes parties les plus intimes, dit James en relâchant le concerné de son sortilège. »

Severus retomba lourdement au sol, relevant la tête vers son pire ennemi de toujours, il le haïssait lui et sa bande. Il l'avait lâchement humilié devant tout le monde, devant Lily, sa meilleure amie. Par sa faute, il l'avait blessé en prononçant les mots fatidiques. Il se vengerait. Oh que oui, il allait découvrir ce que Lupin traficotait tous les mois, ce que ces idiots de Gryffondor cachaient comme secret et il irait le dire aux professeurs, puis au directeur. Ils se feraient tous renvoyés et il aurait gagné !

Il les observa longuement en train de partir vers le château, serrant fortement l'herbe entre ses poings avant de ramasser sa baguette. Un jour, il deviendrait fort, un jour quand ils se retrouveraient à l'extérieur de Poudlard, il leurs ferait payer

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C'était le soir, devant la tapisserie de la salle commune de Gryffondor, Lily se tenait là, face à Severus. Il paraissait mal à l'aise, ne sachant quoi dire face à la rouquine qui tapait du pied sur le sol tout en ayant les bras croisés, l'air agacé, le regardant froidement. Il l'avait mérité, il le savait, il n'aurait jamais dû lui parler ainsi, seulement c'était partit tout seul. Il n'aimait pas quand elle prenait sa défense, quand elle venait le secourir face à Potter.

Il se sentait encore plus faible, inférieur, inutile. Comment pouvait-il prétendre la protéger si c'était elle qui venait tout le temps à son secours ? Pour quoi passait-il à ses yeux ? Pourquoi le prendrait-on ? Comment Avery et Mulciber pourraient-ils l'introduire auprès du seigneur des ténèbres s'ils apprenaient qu'une sorcière née moldu, l'avait encore défendue ?

Son amitié avec Lily devenait compliquée et dangereuse, néanmoins, il ne pouvait pas se passer d'elle. Il avait besoin de savoir qu'elle tenait encore à lui.

« Mary m'a dit que tu étais ici, souhaitant me voir, je suis là, prononça-t-elle durement. Que veux-tu me dire de plus par rapport à l'incident de l'autre jour ?

- Je ne voulais pas, je, c'est juste que cela m'a…

- Échappé ? compléta-t-elle en le foudroyant de ses yeux verts amandes qu'il aimait tant.

- Je, oui, admit-il en déglutissant avec peine.

- Ce sont les autres qui avaient raison, formula Evans dès à présent attristée. Cela fait des années que je te protège, que je te défends et toi, voilà comment tu m'en remercie, en me traitant comme les autres Serpentard, comme Avery et Mulciber, comme les Mangemort !

- Bien sûr que non, et…

- Cela suffit Severus ! Décréta-t-elle en colère par ses mensonges. Tu injuries bien les autres sorciers de naissance moldu, en quoi serais-je différente ?

- Nous sommes amis ! Rétorqua-t-il en sentant l'angoisse monter en lui.

- Je le croyais aussi, asséna-t-elle sèchement. Nous ne sommes pas amis, nous l'étions, trancha-t-elle tandis que Severus sentit un poids sur sa poitrine, l'empêchant de respirer convenablement.

- Lily, supplia-t-il en tendant une main vers elle, désespéré. Je, je…

- Tu quoi ? Tu t'excuses ? Tu souhaiterais revenir en arrière ? C'est trop tard, ne reviens jamais ici, tout est terminé Severus, va rejoindre Avery et Mulciber, devient un fidèle Mangemort de Tu-Sais-Qui et oublie moi, oublie nous, déclara Lily en se retournant pour accéder au passage menant à la salle commune des Gryffondor.

- Lily ! Ecoute-moi ! Ecoute ce que j'ai… »

Pour seule réponse, seul le claquement du portrait lui répondit et le silence. Non, il ne voulait pas s'excuser, non, tout ce qu'il voulait lui dire c'était un « je t'aime », mais les mots n'avaient pas voulu sortir de sa bouche.

Pourquoi ? Pourquoi ?

Il serra fortement les poings, frappant le mur face à lui puis laissa glisser les larmes de colère sur son visage émacié. Puisqu'il en était ainsi, il s'en irait de sa vie, l'observant au loin.

Il avait tout perdu, oui, tout perdu.

Dans la salle commune, Lily était assise dans un des fauteuils, non loin de la cheminée, réfléchissant à la conversation qu'elle venait d'avoir avec son ancien meilleur ami. Avait-elle bien fait ? Peut-être aurait-elle dû rester jusqu'au bout ? Ecouter ces propos ?

Non, elle ne devait pas regretter, c'était lui qui avait prononcé ces odieuses paroles à son encontre. Elle n'avait pas à culpabiliser pour quelque chose dont elle n'était pas coupable. C'était à lui d'apprendre à ravaler sa fierté et de se laisser aider.

Si seulement, il pouvait cesser de fréquenter les mauvaises personnes, si seulement il ne se laissait pas influencer. Pourquoi ? Pourquoi ressentait-il le besoin d'être avec eux ? De faire comme eux ? Elle ne comprenait plus Severus.

Certes, ils avaient grandis et inévitablement, ils avaient changé, pris des routes différentes l'un de l'autre mais avait-il oublié tout ce qu'ils avaient vécu ensemble avant leur arrivée à Poudlard ?

Parfois, elle en avait l'impression.

Soupirant pour la énième fois, tout en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle releva la tête et aperçut Fauve non loin d'elle, assise en tailleur dans son fauteuil, en train de lire un livre.

Elle, au moins, ne changeait pas. Elle restait la même tout au long de ces années passées.

D'ailleurs, Lily était surprise de ne pas la voir en compagnie de Remus, sans doute était-il avec les autres. Au même moment, Grey releva alors la tête, se sentant observée, elle rencontra les yeux verts amandes de sa camarade de chambre.

« Quelque chose ne va pas ? S'enquit Fauve en fronçant des sourcils, loin du ton agressif qu'Evans pouvait lui connaître.

- Non, tout va bien, répondit surprise Lily en sentant la sincérité dans sa phrase.

- Rogue est venue pour s'excuser, constata Grey. Remus m'a raconté pour la dernière fois, ajoute-t-elle à son encontre en apercevant son air interrogateur.

- Oh, murmura la rouquine d'un air sombre. Oui, il est venu s'excuser mais, je ne peux pas lui pardonner, avoua Lily en sentant sa gorge devenir sèche.

- Je comprends, souffla Fauve pensive, certaines choses sont impossible à pardonner.

- Pourtant, tu as réussi à donner ton pardon à Black et Potter, répliqua Evans. Pourquoi ?

- Quand on les connait, qu'on apprend à les côtoyer, ils sont loin d'être méchant, ils prennent soin de leurs proches et leurs sont fidèles, répondit naturellement la Gryffondor. Quoi que tu puisses penser, même si James te le montre mal, il t'aime, sincèrement, appuya Fauve en la fixant droit dans les yeux.

- Et toi ? Qui t'aime le plus de Remus et Sirius ? Se renseigna Lily en voyant Fauve rougir à vue d'œil.

- Remus est mon meilleur ami, se justifia-t-elle.

- Et Sirius ? Demanda Evans le regard malicieux.

- Sirius aussi, mentit la jeune fille en refermant son livre.

- Black est possessif, dit Lily en observant toujours le comportement de Fauve.

- Il l'est aussi avec Remus, James et Peter, rétorqua-t-elle en serrant ses doigts autour de la couverture de son livre.

- Oui bien entendu, mais ce sont des garçons, toi, tu es une fille, précisa-t-elle.

- Je, je ne crois pas… »

Fauve ne put finir sa phrase en apercevant le portrait de la salle commune de Gryffondor s'ouvrir sur les Maraudeurs dont leurs bras étaient remplit de victuailles en tout genre. Ils avancèrent vers elles, James ne put s'empêcher de sourire à la vue de Lily tandis que Sirius, Remus et Peter déposèrent leurs butins sur la table basse, heureux qu'ils n'y aient plus personne dans la salle à cette heure de la soirée.

« Où avez-vous eu tout ça ? S'horrifia Lily.

- Aux cuisines, bien entendu, répondit Potter en lui faisant un sourire charmeur, fier de l'impressionner.

- Ce n'est pas à toi que je parle Potter ! Lâcha Lily en foudroyant le garçon du regard qui devint maussade. Remus, tu es préfet, lui rappela-t-elle, comment peux-tu les autoriser à faire ce genre d'escapades ?

- Je ne vois pas en quoi c'est mal, dit-il avec un petit sourire en coin. »

La concernée ouvrit la bouche, puis la referma, outrée, elle chercha de l'aide du côté de Fauve mais elle la vit se faire embêter par Sirius. Elle décida alors de partir, se sentant de trop, puis retourna à son dortoir, ne pouvant s'empêcher de jeter un dernier coup d'œil au petit groupe d'amis qui respirait la bonne humeur et la joie de vivre. Pendant ce temps-là, Grey était debout, essayant d'attraper son livre, en vain, lui rappelant la scène de l'été passée.

« Sirius, ne refait pas l'enfant, donne-moi mon livre, supplia-t-elle.

- Non, non, répondit-il en souriant, qu'est-ce que tu lis cette fois ? Encore un roman d'amour ?

- Non, ne lit pas ! S'exclama Grey en sautillant sur place.

- Pourquoi ça ? Ne me dit pas que cette fois-ci, il y a plus qu'un simple baiser de détaillé ? La taquina Black en commençant à feuilleter le bouquin tandis qu'il la vit rougir.

- Je, je, je ne suis pas comme ça, bafouilla-t-elle rouge comme une pivoine. Espèce de pervers, souffla-t-elle en se mordant les lèvres.

- Oui, mais tu l'aimes bien ce pervers, murmura-t-il à son oreille. Tu sais que les livres ne te complaisent que dans des rêves, la réalité est cent fois mieux, soumit-il en la détaillant. »

Fauve l'observa longuement, puis se pencha vers lui, très, très près de ses lèvres, surprenant Sirius qui sentit son cœur palpiter comme jamais, elle n'allait tout de même pas l'embrasser, là ? Ici maintenant ? Devant les autres ? Retenant son souffle, relâchant son attention, Fauve réussit à se saisir à nouveau de son livre avant lui chuchoter dans le creux de l'oreille :

« J'ai gagné, ce n'est pas beau de vouloir me pervertir Mr Black, bien essayé quand même, le nargua-t-elle en se reculant victorieuse. »

James et Peter éclatèrent de rire tandis que Remus roula des yeux, amusé par le comportement de Fauve et Sirius. Quand allaient-ils cesser de se tourner autour ?

« Pourquoi avoir ramené autant de friandises et de gâteaux ? Demanda Fauve à l'attention des Maraudeurs, sortant la jeune Lupin de ses pensées.

- Eh bien, nous avons quelque chose à fêter, commença James en observant Sirius.

- Ah oui ? Quoi donc ? S'enquit Grey curieuse.

- Cela à avoir avec toi, révéla Remus très sérieux.

- Moi ? Dit-elle étonnée.

- Oui, dans deux semaines c'est la fin de l'année, déclara Peter comme une évidence, alors que Fauve hocha de la tête.

- Dans deux semaines, nous partons de Poudlard pour rentrer chez nous, prononça Black en la regardant pour lui faire comprendre où ils voulaient en venir et en apercevant son visage se fermer, il sut qu'elle avait saisi ces propos. J'ai, j'ai un cadeau pour toi, révéla-t-il en sortant une enveloppe de sa poche arrière de pantalon pour lui tendre. Je l'ai reçue cette après-midi, elle est pour toi, ouvre, dit-il avec douceur et appréhension. »

L'enveloppe en main, elle pouvait parfaitement sentir un objet à l'intérieur. Sans plus attendre, elle l'ouvrit pour y sortir une clé. Une clé ? Que pouvait-elle ouvrir ? Pourquoi lui avoir offert cela ? Elle se tourna vers chacun des Maraudeurs qui souriaient comme jamais devant son air ébahit.

« C'est la clé de ton chez toi, l'informa Sirius en s'avançant vers Fauve. De ton appartement, précise-t-il en voyant qu'elle ne semblait pas réaliser.

- Comment ? Comment est-ce possible ? Je ne peux pas, je suis trop jeune, je…

- Je voulais chercher un logement durant les vacances de Noël, mais comme tu le sais, cela ne s'est pas passé comme je l'avais imaginé, expliqua Black d'un ton sombre en repensant aux sévices de sa mère. Je n'ai pu trouver aucun appartement à louer, j'ai alors parlé de ta situation à James, dans l'espoir que ses parents puissent appuyer mes recherches, mais ils ont eu une meilleure solution, raconta Sirius en observant James qui rejoignit ces deux amis.

- Cette clé, c'est ma famille qui te l'offre de bon cœur, nous avons quelques appartements et maison dans le village Godric Hollow, mes parents t'auraient accueilli les bras ouverts mais nous te connaissons, et tu l'aurais refusé, expliqua Prong avec beaucoup de sérieux. Alors, à la place, nous te faisons location d'un de nos appartements, tu peux t'y installer dès la fin de cette année scolaire, le loyer sera modeste, l'appartement n'est pas bien grand mais tu pourras t'y sentir comme chez toi

- Je ne peux pas, je ne peux pas, murmura-t-elle la gorge serrée.

- Bien sûr que si, décréta James en prenant ces mains pour le lui refermer sur la clé qu'elle détenait. Nous te saurons en sécurité, c'est un village de sorcier, tu pourras y sortir en tranquillité, ma famille habite là-bas depuis des générations, l'informa-t-il.

- Prong à raison, attesta Sirius en posant ces mains sur les siennes, je te l'ai déjà dit, tu ne peux pas te rendre dans un hôtel, seule, c'est dangereux. Remus et moi-même nous ne serions inquiétés, moi, je me sens rassuré de te savoir là-bas, confia-t-il d'un ton grave et mature.

- Moi, aussi, ajouta Lupin en s'approchant d'elle. Accepte cette clé, nous pourrons venir te voir tous les jours, considère cette clé comme un nouveau commencement.

- Ils ont raison, assura Peter en l'encourageant aussi. »

Dès à présent, les larmes roulaient sur ces joues, des larmes de bonheur, des larmes de joie, des larmes de soulagement. Elle avait ruminé durant des semaines et des mois, à savoir comment elle allait faire durant les vacances d'été ? Elle ne s'était pas attendue à ce que Sirius, Remus, James et Peter lui fassent une telle surprise.

Un cadeau magnifique.

Ils étaient incroyables. Tous.

Elle se sentit alors enlacée par les quatre à la fois, et pour la première fois depuis longtemps, elle avait l'impression de revivre, enfin.

•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•

Fudge venait de passer devant ma cellule, un journal à la main.

J'avais réussi à ce qu'il me le donne, espérant avoir des informations sur l'actualité du monde magique, ainsi que l'année et le jour. Quel ne fut pas ma surprise en apercevant cette photo de la famille Weasley, revoyant Arthur et Molly avec tous ces enfants.

Quel ne fut pas mon étonnement de voir un rat dans la main de ce garçon.

Un rat dont la patte était mutilée.

Un rat qui me renvoya des années en arrière, plus précisément ; douze ans.

Douze ans que je suis enfermé.

Douze ans de ma vie perdue à cause de cette ordure.

Douze ans qu'Harry vivait sans ses parents.

Douze ans que je n'avais pas revu Remus, mon dernier ami.

Douze années que je n'avais pas revu Fauve.

Je referme mon poing sur ce journal, rêvant que Peter soit entre cette main, rêvant de pouvoir l'étrangler et le tuer.

Je réalise alors que ce jeune garçon est du même âge qu'Harry, cela signifie que cette pourriture vit à Poudlard et côtoie mon filleul.

Impossible !

Je vais le tuer ! Je vais le tuer ! Je vais le tuer !

Je vais le tuer ! Je vais le tuer ! Je vais le tuer !

Je vais le tuer ! Je vais le tuer ! Je vais le tuer !

Le tuer.


Et voilà pour la fin de ce nouveau chapitre, plutôt riche en écriture pour le côté Maraudeurs. Comme vous avez pu le voir j'ai repris la scène que Harry voit dans la pensine à Rogue. Alors bien sûr, je l'ai pas repris mot pour mot, des passages ont été ajouté, comme les pensées de Lily, la fin de la scène qu'on ne connait pas dans les livres, enfin bref, j'ai laissé mon imagination me guider...

Pour le reste, Fauve qui commence à se poser des questions sur son avenir, passage très important, car c'est ce qui va vous permettre d'imaginer, peut-être même comprendre ce qu'il va se produire après leur sortie à Poudlard et surtout la disparition soudaine de Fauve. Après tout, vous avez toujours eu le point de vue Sirius, lui pense qu'elle a fuit le monde magique, parce qu'il a fait un faux pas avec elle, mais Sirius est juste désespéré, pensez y, son point de vue n'ait pas le meilleur du monde...

J'attends avec impatience vos théories, car à vrai dire, le métier de Fauve est la clé de toute cette fanfiction et je peux vous dire au moment où j'ai réalisé ce que j'allais devoir écrire, pour clôturer cette histoire, j'en ai pleuré.

D'ailleurs celle-ci à enfin son appartement grâce au soutien de James et sa famille, un nouveau départ pour elle, et vous allez pouvoir le sentir dans les prochaines chapitres, où elle va s'affirmer, de plus en plus.

Un des derniers point de vue de Sirius enfermé à Askaban, ça y est, il a vu Peter dans les mains de Ron via le journal de Fudge. Son obsession est désormais faite, il va penser à cela jour et nuit jusqu'à son évasion...

Nous nous rapprochons de la fin de la première partie qui sera jusqu'à la fin de leur septième année, ensuite nous ferons un bond, treize ans plus tard, avec l'évasion de Sirius...

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