Chapitre 20 : Un baiser
Octobre 1976.
Il était tard, le repas du soir avait déjà dû commencer et ses amis devaient sans doute être partit. Ils allaient encore le moraliser comme quoi il travaillait et qu'il passait trop de temps dans les bouquins à la bibliothèque. Cependant, il n'avait pas envie d'être à la traîne dans ses cours pour l'année prochaine, qui serait décisive pour son avenir.
Un avenir, en avait-il seulement un ?
Avec son statut de Loup-garou, il savait très bien qu'il aurait des difficultés à trouver du travail. Auparavant, il n'y avait jamais pensé mais maintenant qu'il approchait de sa dernière année à Poudlard, il commençait à devenir anxieux même si ses amis tentaient par tous les moyens de le rassurer.
Remus considérait qu'il avait déjà eu beaucoup de chance en ayant pu étudier normalement à Poudlard grâce au soutien du directeur Albus Dumbledore. Cela lui avait permis de faire la connaissance de ses trois amis et de Fauve, qui à l'heure actuelle l'acceptaient avec son secret en plus d'être devenus des Animagus illégaux pour l'accompagner à chaque pleine lune, à l'insu de tous.
Néanmoins, Lupin ne pouvait s'empêcher de culpabiliser et d'avoir peur pour eux à chacune de ses transformations. Il ne voulait pas les blesser ou pire, les tuer. Malheureusement, James et Sirius étaient très têtus et quand ils avaient quelque chose dans le crâne, ils ne l'avaient pas ailleurs ! Quant à Peter, il les suivait toujours, quoi qu'ils fassent ou quoi qu'ils disent, semblant en admiration devant eux. Il espérait juste que leur amitié dure éternellement parce que sans eux, il n'était plus rien.
C'était grâce à eux, s'il prenait autant de plaisir à être ici. C'était grâce à eux s'il arrivait à mieux supporter son fardeau et les lendemains de pleine lune. Ils étaient comme des frères pour lui, même si parfois ils n'avaient pas un comportement des plus exemplaires avec Severus Rogue, surtout en juin dernier.
Il devait bien avouer qu'il était un peu laxiste avec eux, leur laissant faire un peu tout et n'importe quoi.
Peut-être qu'un jour cela se retournerait contre eux ?
Il ne lui fallut que quelques minutes pour rejoindre ses amis déjà attablés, en train de se jeter sur la nourriture comme si leur vie en dépendait. Lupin s'installa à côté de Sirius qui lui baragouina entre deux morceaux de poulets :
« Tu étais où ? Fauve n'est pas avec toi ?
- A la bibliothèque et Fauve est retournée à son dortoir, elle nous rejoindra plus tard, informa le concerné en se servant de pomme de terre.
- Tu devrais décompresser Moony, réviser ainsi c'est mauvais pour la santé, Fauve devrait en faire de même et puis dans deux mois à nous les vacances de Noël ! s'écria Sirius d'un geste victorieux sous l'approbation de James et Peter.
- Tu es irrécupérable ! souffla Lupin désespéré par l'immaturité de Black. C'est pareil pour vous deux, ajouta t-il en foudroyant du regard James et Peter. Si tu veux que Lily t'accorde un regard, il faudrait peut-être grandir et toi Peter si tu veux avoir tes ASPICS, tu ferais bien de travailler avec moi plutôt que de les suivre dans leurs escapades, conseilla Remus d'un ton réprobateur.
- Mais nos petites virées dans le château sont super importantes ! s'insurgea James en postillonnant sur Lupin. C'est grâce à elles que l'on peut compléter, tu sais quoi, murmura Potter en jetant des coups d'œil furtifs à droite et à gauche, bref une attitude totalement indiscrète.
- Vous voulez dire, importantes pour échapper à Rusard et Miss Teigne la nuit ? reprit Lupin d'un air malicieux.
- C'est possible, sous entendit Sirius en arrachant une cuisse de poulet. D'ailleurs, je trouve que cela fait longtemps que nous avons fait parler de nous à nos très chers amis Serpentard, remarqua Black en buvant du jus de citrouille.
- Oui mais pour ça, il faudrait que Servilus arrête de nous suivre, déclara Peter s'attirant les regards de ses trois amis.
- Pas faux Pet', va vraiment falloir s'occuper de ce petit avorton, trop curieux pour son propre bien ! décréta Black en tapant violemment son verre sur la table.
- Peut-être que si vous arrêtiez de le provoquer, il finirait par se lasser ? proposa Remus.
- Lui ? Se lasser ? Bien sûr que non ! Il aime trop mettre son nez crochu dans nos affaires ! s'énerva Sirius de mauvaise foi.
- Sirius n'a pas tout à fait tord, même si nous avons aussi une part de responsabilité, réagit James d'un air tout à fait sérieux.
- Hein ? fit Black en clignant des yeux. Mais qu'est-ce que tu racontes James ? En quoi serions-nous fautifs ? s'insurgea le Gryffondor en ouvrant grand ses yeux.
- Peut-être n'avons-nous pas été très corrects vis-à-vis de lui ? émit Prong en suggestion.
- Tu rigoles j'espère ? s'exclama Padfoot surprit par le comportement de son ami.
- Je suis sérieux Sirius, avoua le concerné en surprenant Remus et Peter qui écoutaient attentivement. Sincèrement, j'ai bien réfléchi, avec la guerre qui approche peut-être serait-il temps de grandir, après tout cela ne change rien au fait que nous n'aimons pas Rogue, mais plutôt que de l'attaquer on pourrait juste l'ignorer ? dit le jeune Potter en passant une main dans ses cheveux plus en bataille que jamais.
- Mais, mais, bafouilla Black sidéré, mais…
- Sirius, intervint Remus en posant une main sur son bras. James a raison, il serait temps que ces rivalités cessent un peu, ajouta Lupin en croisant les yeux noisettes du concerné qui approuva les dires de Moony. L'année prochaine se sera notre dernière année à Poudlard, une fois dehors, nous serons plus à l'abri de rien alors …
- Franchement les gars je ne vous reconnais plus ! coupa Black en se levant, quelque peu agacé. Je vais me coucher, dit-il en s'en allant. »
Lupin voulut le retenir mais James lui fit « non » de la tête, ce n'était pas la peine. Sirius pouvait se montrer très buté mais au final, il finissait toujours par suivre son idée. Il valait mieux le laisser réfléchir dans son coin plutôt que de l'accabler de reproches qui ne changeraient rien à son sale caractère.
Seulement, Black était remonté, en colère et peu importe ce que pouvait dire James et Remus, il n'était pas d'accord ! Il ne comptait pas laisser cette crapule de Rogue s'en sortir à si bon compte ! Il les poursuivait constamment, cherchant à connaître leurs secrets et surtout celui de Remus pour ensuite tout colporter !
Il détestait Rogue !
Il représentait tout ce qu'il haïssait la magie noire, la valeur du sang, les Serpentard, la fourberie. Il méritait tout ce qu'ils lui faisaient subir !
Tout !
« Alors Black, tu es tout seul ! »
Le concerné se retourna vers son interlocuteur dont il avait reconnu la voix.
« Rogue, toujours à nous suivre comme la petite fouine que tu es ! proclama Sirius avec un sourire narquois tandis que son regard était plus sombre que jamais.
- Pourquoi n'es-tu pas avec ta bande de dégénérée ? fit Rogue d'un ton sarcastique. Vous préparez encore un mauvais coup, ajouta t-il à l'encontre de son ennemi juré.
- Oui, en effet, confirma Black les mains dans les poches, nous pensions justement à comment nous débarrasser de toi et de ta petite face de serpent répugnante, à quand date ton dernier shampoing Servilus ? nargua Sirius pas peu fier de lui tandis que ses doigts s'enroulèrent autour de sa baguette, près à dégainer au cas où. »
Il vit Severus sur ces gardes, regardant à droite et gauche, s'attendant à ce que James, Remus ou Peter surgissent et l'attaquent. Il avait réussit son petit effet.
« De toute manière, quoi que vous me fassiez, je finirais par trouver le secret que cache Lupin ! décréta Rogue hargneux en sortant sa propre baguette.
- Remus ne cache aucun secret, souffla Sirius tendu comme un arc.
- Ah oui ? Alors pourquoi disparaît-il tous les mois pendant trois jours ? Je ne suis pas aussi bête que les élèves de cette école ! Si certains croient qu'il va retrouver sa mère malade, ce n'est pas mon cas ! informa Severus en toisant du regard Sirius qui commençait sérieusement à s'impatienter de cet imbécile heureux. »
Cependant, il n'aurait jamais cru que Rogue puisse être aussi près du secret à Moony. Certes, il ne fallait pas être doué pour regrouper les informations, après tout, ils avaient mis moins de deux ans à découvrir le secret de leur ami, mais venant de Servilus, cela l'étonnait. Il tenait tant que ça à leur mettre des battons dans les roues. Il ne lâcherait jamais l'affaire !
Comment pourraient-ils l'ignorer alors qu'il n'en faisait pas de même ?
C'était impossible ! A moins que…
« Si tu viens le mois prochain, à la pleine lune, sous le saule cogneur, tu saurais peut-être ce qu'on trafique, sous entendit Sirius l'air de rien.
- Tu me prends pour un imbécile Black ! C'est encore un de tes pièges foireux ! rétorqua le concerné.
- Comme tu veux, c'est dommage pour toi, allez sans rancune Servilus, dit Padfoot en dégainant sa baguette. Expelliarmus ! »
Avant qu'il n'ait eu le temps de réagir, Severus se retrouva par terre tandis que Sirius avait déjà disparu de son champ de vision. De rage, le Serpentard tapa son poing sur le sol tandis qu'il tourna la tête vers la fenêtre qui dévoilait la lune.
Après tout, cela ne lui coûtait rien d'y aller ?
Cela devait sans doute être un piège, mais en étant précautionneux, peut-être arriverait-il à en découvrir plus, et qui sait à les faire renvoyer de Poudlard ?
Résolu, il se releva et se dirigea vers son dortoir, sans savoir que sa décision risquerait de le mettre en péril, non seulement lui, mais aussi l'amitié légendaire des Maraudeurs...
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Novembre 1976.
La pleine lune était pour demain. Remus était une nouvelle fois partit à l'infirmerie.
Une nouvelle fois, Sirius et Fauve étaient là, tous les deux, seuls, assis l'un à côté de l'autre. L'un comme l'autre savait ce qui les amenait ici les cauchemars.
Ils avaient la vie dure, ne semblant pouvoir s'effacer dans leur sommeil.
Sirius cauchemardait sur le dernier été passé en la compagnie de sa mère, puis sur Eileen qui assassinait cruellement et de sang froid sa demi-sœur baignant dans une marre de sang. Son rêve finissait sur le regard accusateur de Fauve, lui reprochant de ne pas l'avoir sauvé pour au final se réveiller en sursaut et en sueur dans son lit.
Quant à Grey, depuis qu'elle avait appris de la bouche de Sirius qu'il avait fuit la maison familiale et qu'il allait désormais vivre chez les Potter, celle-ci rêvait de son ami en train de se faire torturer. Ou bien de sa mère lui recrachant toute sa haine d'avoir une telle fille. Et parfois, elle venait même à rêver qu'elle perdait tous ses amis, se retrouvant seule au monde.
L'un comme l'autre, était épuisé et venait rechercher du réconfort ainsi que de la chaleur humaine.
Sirius avait pris cette habitude de se positionner derrière Fauve, ouvrant ses jambes en deux pour qu'elle vienne s'installer entre et contre lui. Il positionnait ses mains sur les siennes tandis que son menton reposait sur le haut de son épaule droite, puis ils ne bougeaient plus.
« Sirius ? Souffla-t-elle. J'ai vu Regulus aujourd'hui…
- Oh, émit-il en se tendant quelque peu à la mention du prénom de son frère. Je suppose qu'il était en charmante compagnie, prononça le concerné d'un ton sarcastique.
- Il était avec Eileen et Evan Rosier, chuchota-t-elle en serrant fortement les mains de Sirius. »
Cette fois-ci, elle le sentit clairement se crisper. Lui cachait-il quelque chose ?
Elle avait trouvé cela étrange de voir son aîné en compagnie de Serpentard, plus jeune qu'elle.
« Est-ce qu'elle t'a vu ? S'enquit le concerné légèrement inquiet.
- Non, elle était trop absorbée à parler avec eux, confia Grey en fronçant des sourcils. Que faisait-elle avec eux ?
- Je suppose que je devrais te dire qui se ressemble s'assemble, mais je doute que cela te convienne, dit-il ironiquement. Je n'en sais pas plus que toi, mentit-il. Ne t'inquiète pas, nous sommes là, je suis là, la rassura t-il en la serrant plus fortement contre lui. »
Il était peut-être idiot de lui cacher la vérité, de la laisser dans l'ignorance, mais Black ne voulait pas lui donner du souci en plus. Il pouvait enfin la voir souffler, la voir revivre depuis qu'elle avait son propre chez soi, depuis qu'elle ne vivait plus chez sa famille.
Ils l'avaient tous retrouvé rayonnante sur le quai pour le Poudlard Express.
Elle avait encore grandit mais ce qui l'avait le plus choqué, c'était son changement physique sa poitrine, son visage, ses cheveux plus longs, ses courbes, tout cela lui donnait encore plus envie de l'embrasser et de la toucher.
Il avait pu voir les regards des autres garçons sur elle.
Il avait pu voir le désir suscité chez eux, si cela continuait, elle finirait par lui échapper. Seulement, il ne savait pas comment faire le premier pas, parce que c'était Fauve. Cela aurait été n'importe quelle fille, il ne se serait posé aucune question, mais pas elle.
Il l'aimait et souhaitait prendre soin d'elle autant que possible.
Elle était forte mais terriblement fragile et cet été ne lui avait fait que confirmer ces suppositions. S'il venait à entamer une relation avec elle, il ne devrait faire aucun faux pas, au risque de la perdre. Autant dire que de sa part, c'était délicat, il avait pour habitude de faire connerie sur connerie.
Cependant, il était loin d'être naïf, si lui marchait sur des œufs, les autres allaient s'y casser les dents avec elle. Alors, il continuait d'espérer et en attendant il profitait de ces soirées passées en sa compagnie ; sa source de bonheur.
« Tes cheveux sentent bons, murmura-t-il en l'entendant rire légèrement. Pourquoi ries-tu ?
- Tu réussis toujours à me surprendre, confia-t-elle en se pelotonnant contre lui.
- Et toi, tu ne me prends jamais au sérieux quand je te fais un compliment, remarqua Sirius quelque peu désespéré de ne lui faire aucun effet.
- C'est juste que, hésita-t-elle en se détachant de lui pour lui faire face, nous sommes amis, alors cela ne compte pas vraiment, non ? Tu n'es pas objectif, prononça-t-elle en se mordant les lèvres.
- Alors, si je te dis que je te trouve belle, tu penses que c'est normal parce que nous sommes amis ? demanda Sirius en apercevant une certaine rougeur sur ces joues.
- Eh bien oui, répondit-elle confuse en sentant son cœur manquer un battement.
- Et si j'ajoute que je te trouve désirable, crois-tu que se sont des choses que l'ont se dit entre amis ? Crois-tu que je manque d'objectivité ? Murmura-t-il en la fixant avec intensité, observant chaque expression de son visage. »
Il la vit ouvrir la bouche puis la refermer, semblant chercher quelque chose à répliquer. Et c'était le cas, elle cherchait véritablement ces mots, n'importe quoi à lui répondre. Elle n'arrivait pas à assimiler ce qu'il venait de lui confier. Ou plutôt si, elle avait compris mais elle avait l'impression que Sirius était tombée sur la tête.
Il la trouvait désirable ? Qu'avait-il mangé ce soir ? C'était une mauvaise blague ? Elle éclata alors de rire surprenant Sirius qui ne s'était pas attendu à ce genre de réaction. Devait-il s'en vexer ? C'était bien la première fois qu'il voyait une fille rire à ce genre de compliment, décidément elle était insaisissable comme du sable fin s'écoulant entre ses doigts.
Face au silence de Sirius, elle cessa de rire, reprenant son sérieux pour l'observer. Pourquoi était-il aussi posé ? Pourquoi ne riait-il pas avec elle ? Ne plaisantait-il pas ?
« Je suis sérieux Fauve, murmura t-il en ne la lâchant pas des yeux. J'aime être avec toi, te parler, m'amuser, te faire rire, mais ce que j'aimerais encore plus, là maintenant, c'est de pouvoir t'embrasser, te toucher, te….
- Non, non, tu te trompes, souffla-t-elle en se reculant légèrement effrayée.
- Je ne me trompe pas, assura-t-il en anticipant sa fuite, grâce au réflexe qu'il eut de la retenir par le poignet.
- Je suis banale, lui fit-elle remarquer, tu ne peux pas, tu…
- Si je peux et tu es tout sauf banale, réfuta calmement Sirius en la maintenant toujours. Laisse moi te faire voir, laisse moi te montrer comme je te vois, souffla t-il en se rapprochant doucement d'elle. Laisse moi te faire découvrir comme tu es désirable…»
Yeux dans les yeux. Ces lèvres n'étaient qu'à quelques centimètres des siennes, il pouvait sentir son souffle chaud et divin sur son visage. Tel un prédateur sur sa proie, il avança doucement, lascivement, à genoux vers elle.
Fauve paraissait hypnotisée, comme fascinée par ces yeux gris enflammés de désir et d'amour pour elle. Elle n'arrivait plus à réfléchir sereinement, elle n'arrivait plus à respirer correctement par sa cuisante promiscuité.
Elle devait rêver, comme en étaient-ils arriver là ? Comment ?
Tremblante, étonnant une nouvelle fois Sirius, elle déposa tendrement une main sur sa joue. Sa gorge devint terriblement sèche, ses mains moites et son cœur palpitait comme jamais auparavant. C'était la pire tentation de toute sa vie.
Non, nuance, c'était la pire tentation de toute leur vie.
A cet instant précis, l'un comme l'autre ne demandait qu'à sceller ce baiser. Sans préavis, sans attendre une seconde de plus, Sirius déposa ses lèvres contre les siennes. Une explosion de sentiments vrilla son cœur quand il la sentit répondre ardemment au baiser. Il dévora sa bouche, imprégnant dans sa mémoire la forme et le goût de ses lèvres voluptueuses. Il l'entendit alors gémir contre sa bouche, le plus beau son qu'il n'ait jamais entendu, l'excitant davantage.
Il la poussa alors contre le canapé, dos à lui, il desserra son emprise sur son poignet pour mieux laisser ses mains vagabonder sur elle. En chemise de nuit, n'ayant comme à son habitude qu'un gilet pour la couvrir, il ne lui fallut que quelques secondes plus pour le lui retirer.
Il la sentit mouvoir ses lèvres contre les siennes avec frénésie, le surprenant allégrement et l'encourageant à continuer son exploration. Il caressa de sa langue mutine le contour de ses lèvres, lui arrachant un nouveau soupir tandis qu'il sentit ces mains se déplacer pour s'enfouir vivement dans ses cheveux qu'elle malmenait.
Sans réfléchir, embrumés par l'envie qui les submergeait, elle se colla prestement contre lui. Sirius put alors sentir sa poitrine nue, sans soutien gorge contre son torse recouvert d'un t-shirt, lui arrachant un grondement typiquement masculin.
Se rendait-elle compte à quel point elle le stimulait ?
Prenait-elle conscience de l'effet qu'elle avait sur lui ?
Si cela continuait, il allait lui faire l'amour, là, sur le tapis avec une ardeur qu'elle ne lui soupçonnait sans doute pas. Il la sentit alors entrouvrir ses lèvres, profitant de l'occasion pour y enrouler sa langue autour de la sienne dans un ballet sensuel et passionné, lui arrachant des soupirs d'extases et de plaisirs.
Il voulait plus, encore plus, l'entendre gémir ainsi lui faisait perdre la tête.
Combien de fois avait-il rêvé de ce moment ?
Combien de fois avait-il jouis en aspirant à ce moment ?
Elle était là, offerte à lui.
Exalté par le baiser fougueux et brûlant, il laissa ses mains vagabonder plus précisément sur elle, glissant ses doigts sur ses jambes dénudées. Sa peau si douce et si chaude lui donnait des sueurs froides. Il remonta lentement vers le haut de ses cuisses tandis qu'il pouvait clairement sentir le bas de son pyjama devenir trop serrée au niveau de son anatomie. Sa main glissa alors sous le morceau de satin, se rapprochant dangereusement de l'intimité de Fauve qui semblait se laisser aller à luxure jusqu'à ce qu'elle sente les doigts de Sirius toucher les abords de sa culotte.
Soudainement, elle rompit le baiser, toute échevelée, elle repoussa Sirius pour se dégager de son étreinte, se relevant prestement, horrifiée par ce qu'il venait de se produire.
Qu'avait-elle fait ? Qu'avaient-ils fait ? Qu'allaient-ils faire ?
Déglutissant passablement, secouant la tête sous le regard hagard de Sirius, elle s'enfuit par l'escalier en colimaçon avant qu'il n'ait pu ajouter quoi que se soit ou bien réagir, le laissant là, seul avec ses interrogations.
Que s'était-il passé ? Qu'avait-il fait ?
Observant l'escalier par lequel Fauve s'était échappée, il frappa rageusement le canapé de son poing. En colère contre lui-même et sa témérité.
Il avait été trop vite. Il n'aurait pas dû se laisser emporter ainsi par le désir.
Il aurait dû se maîtriser, il aurait dû se dominer.
Il avait tout gâché.
Il allait devoir s'expliquer avec elle, il allait devoir lui avouer ses sentiments et lui demander ce qu'elle ressentait pour lui. Elle avait répondu à son baiser, beaucoup plus que ce à quoi il s'était attendu. Il avait donc un espoir, un espoir qu'elle accepte d'être sa petite amie, mais pour cela il allait devoir la convaincre. Demain, il irait la voir, son regard croisa alors la lune qui serait totalement pleine demain soir, ne sachant pas qu'au même moment, de son lit, Rogue pouvait l'observer, se rappelant très bien les paroles de Sirius…
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Deux jours.
Deux jours qu'ils étaient venus à s'embrasser et qu'elle l'esquivait sans aucune difficulté. Sans doute à cause de la pleine lune, ils restaient souvent au chevet de Remus la nuit venue et le lendemain. Néanmoins, quand Fauve avait été voir son ami au moment de sa sortie, elle avait pu voir une tension. Il était en colère, voir furieux, ses yeux en disaient plus longs que tous les mots réunis.
Pourquoi ?
Elle ne le savait pas et n'avait pas osé le lui demander quand celui-ci lui avait précisé de ne pas avoir le temps de rester avec elle, ayant le besoin de discuter urgemment avec Sirius. A la mention de son prénom, son sang s'était glacé et sa respiration coupée, espérant que Remus ne s'en aperçoive pas.
Pourquoi avait-il besoin de converser avec Black ?
Pourquoi semblait-il aussi contrarié ?
Et si Remus avait appris pour leur baiser ? S'il était en colère après Sirius par sa faute ? Elle l'avait alors laissé s'en aller, ne sachant plus vers qui se tourner pour discuter de ce qui la tracassait depuis deux jours. Elle ne savait plus où elle en était. Elle était perdue.
Elle n'avait jamais imaginé que Sirius puisse initier le baiser entre eux.
Elle n'avait jamais imaginé que celui-ci puisse la trouver désirable.
Elle n'avait jamais imaginé qu'il puisse la considérer plus qu'une simple amie.
Se moquait-il d'elle ? Non, absolument pas, elle ne pouvait pas en douter après le baiser échangé et son regard sur elle. Alors que devait-elle faire ? Comment devait-elle se comporter avec lui maintenant ? Il était son meilleur ami, enfin, c'est ce qu'elle avait toujours cru.
Elle qui avait essayé de faire taire ses sentiments, de les ignorer par crainte de le perdre. Voilà maintenant que son cœur battait à tout rompre en repensant au baiser échangé. Elle pouvait encore sentir ces lèvres chaudes sur les siennes, ces mains et ces doigts brûlant, parcourant avidement son corps. Un gémissement plaintif s'échappa d'entre ses lèvres à ce simple souvenir qui la mettait dans tous ses états, la honte parcourant son esprit.
Honte de s'être laissée ainsi entre ses bras.
Honte d'avoir répondu à son baiser avec autant d'ardeur.
Honte d'avoir pris peur quand il avait voulu aller plus loin et qu'elle l'avait repoussé.
Que devait-il penser maintenant ? Elle ne voulait rien gâcher entre eux, elle ne voulait pas perdre son amitié pour une folie d'un soir. Non, elle lui était trop précieuse. En même temps, une petite voix dans sa tête lui soumettait l'idée que Sirius était peut-être amoureux d'elle ? Peut-être n'était-ce pas une folie passagère ? Peut-être que…
Fauve secoua alors fortement la tête comme pour chasser ses idées vaines, elle ne devait pas espérer plus. Cela ne servait à rien à part la torturer un peu plus que nécessaire. C'était juste une erreur d'un soir, entre deux amis très proches qui se sentaient seuls.
Oui, il n'y avait rien d'autre. Ils étaient juste des amis, rien de plus.
C'est ce qu'elle essayait de se convaincre même si elle savait que la vérité était toute autre. Elle l'aimait, oui, encore plus depuis ce baiser. Elle ne cessait de rêver de lui, des rêves peu catholiques et ces stupides bouquins à l'eau de rose qu'elle pouvait lire pour essayer de se changer les idées, n'arrangeait rien à la situation. Son esprit tordu associait les personnages à Sirius et elle, s'imaginant trente six milles choses et moments intimes qui avaient de quoi mettre tout Poudlard en ébullition.
Non, il n'y avait rien à faire, elle était fichue. Elle était coincée, pourquoi avait-il fallu qu'il l'embrasse ? Pourquoi avait-il fallu qu'elle tombe amoureuse du garçon le plus convoité dans Poudlard ? Si une des filles de cette école venait à apprendre que Sirius Black l'avait embrassé sciemment, elle ne donnait pas cher de sa peau. Soupirant une énième fois, déambulant dans le château, elle sentait que le week-end allait être très long.
Pendant ce temps là, dans le dortoir des garçons, il ne lui avait fallu que quelques instants pour retrouver Sirius après sa sortie de l'infirmerie. Remus était là, face à lui, debout, en train de faire les cent pas dans le dortoir. Sirius le regardait faire depuis plusieurs minutes, assis sur son lit, les mains jointes.
Il savait qu'il avait fait une énorme connerie.
Encore une fois il n'avait pas réfléchit, laissant son caractère impulsif prendre le dessus.
Il avait faillit faire de Remus un meurtrier et il n'avait pas pensé aux conséquences qui auraient pu en découler si Rogue était mort. Son meilleur ami aurait sans doute été arrêté pour meurtre et ensuite, ensuite il n'osait même pas s'imaginer ce qu'on aurait pu lui faire, juste parce qu'il était un loup-garou.
Moony était en colère et Sirius considérait qu'il le méritait.
Tout comme il avait accepté la leçon de morale par James et son coup de poing dans la mâchoire après qu'il ait eut sauvé Rogue des crocs de Moony. Oh bien entendu, Rogue n'en était pas resté là, l'imbécile heureux avait été voir le directeur de Poudlard en espérant lui révéler le plus grand secret de tous les temps, sauf que Dumbledore lui avait ordonné de se taire au risque de se voir prendre des mesures à son encontre. Autant dire que Dumbledore lui avait coupé l'herbe sous le pied. Cependant, si le secret de Remus était pour l'instant sauf, grâce à James et au soutien incroyable d'Albus Dumbledore, lui, n'était qu'un idiot.
Un idiot.
Encore une fois, il avait failli tout gâcher entre eux.
« Je suis désolé Remus, prononça Sirius la tête basse et les traits tirés, je t'assure que je n'ai jamais voulu te faire du mal, je souhaitais juste que Rogue nous fiche la paix, il a menacé de découvrir ton secret et…
- Tu as jugé bon de l'envoyer sous le saule cogneur pour lui épargner le plaisir de chercher plus longtemps ? ironisa Lupin en se stoppant brusquement face à Sirius.
- Ce n'est pas ça, je me suis dit qu'il aurait la plus grosse frousse de sa vie et qu'après ça, il se calmerait…
- Ah oui, pour le coup, il se serait calmé puisqu'il serait sans doute mort ou devenu lui-même un loup-garou si Prong n'était pas venu le chercher ! s'exclama Remus hors de lui en foudroyant du regard son ami. Même lui à su mettre de côté sa rancune contre Rogue en venant à son secours, alors pourquoi n'y arrives-tu pas ? Pourquoi t'obstines-tu à nous mettre dans des guêpiers inimaginables ?
- Je…Je ne sais pas, avoua Padfoot le regard voilé.
- Si, bien sûr que tu le sais, tu assimiles les Serpentard à ta famille, tu te venges d'eux comme tu aimerais te venger de la famille Black, seulement là, tu as été trop loin ! avertit Remus en plissant les yeux. Nous voulons bien t'aider Sirius mais si tu restes dans ton coin à ruminer, si tu ne te confies pas à nous, tu n'arriveras jamais à aller de l'avant et dans ce cas précis, nous avancerons sans toi, prévint Lupin plus déterminé que jamais. »
Sirius ouvrit grand les yeux devant la menace de Moony qui ne paraissait pas plaisanter. En quelque sorte, il se prit un second coup de poing et celui-ci fut particulièrement violent, se rendant compte qu'il pouvait perdre ses amis à tout instant.
Ce qu'il ne voulait pas, s'il n'avait plus les Maraudeurs, sa vie serait vide de sens.
D'autant plus que s'il perdait les Maraudeurs, il perdrait aussi Fauve par la même occasion.
Elle se mettrait sans doute du côté de Remus, s'éloignant de lui.
« Pardonne-moi Moony, je sais que je ne suis qu'un petit con, imbu de ma personne, arrogant et terriblement Black par moment, mais je ferais des efforts, je cesserais d'harceler les Serpentard s'ils ne le font pas en retour et tout comme James, je mettrais ma rancune envers Rogue, de côté et…
- Tu es aussi indéniablement fidèle, loyal, courageux, intelligent, conclu Remus d'un air grave en s'attirant le regard surprit de Sirius. Padfoot, ne refait plus jamais ça, au risque de recevoir ma colère, prend soin de notre groupe et de notre amitié, pense toujours aux conséquences de tes actes, déclara le Maraudeur en s'approchant de son ami.
- Compte sur-moi, assura Sirius en se relevant. »
Pour seule réponse, Remus enlaça son meilleur ami qui lui rendit son étreinte fraternel. Sirius était rassuré, il avait réussi à garder leur amitié malgré son acte stupide. Plus jamais, plus jamais il ne recommencerait une telle idiotie.
Il avait appris et compris la leçon. Il avait des amis exceptionnels et ne souhaitait pas les perdre, pour rien au monde, surtout pour des querelles avec les Serpentard. Au nom des Maraudeurs, pour sauvegarder leur amitié, il ferait n'importe quoi.
« Je vais aller rejoindre Fauve, souffla Remus à l'attention de Sirius qui se recula quelque peu embarrassé à la mention du nom de leur amie commune. Je l'ai vu à ma sortie d'infirmerie et semblait vouloir me parler mais j'avoue que je l'ai un peu évincé, confia Lupin inquiet.
- Ah, fit seulement Sirius en passant une main dans ses cheveux de plus en plus gêné. Tu sais de quoi elle voulait te parler ? s'enquit Black curieux.
- Non, elle ne m'a rien dit mais semblait mal à l'aise, nota t-il en repensant à l'angoisse qu'il avait pu déceler en elle. Pourquoi ? Tu es au courant de quelque chose ? demanda Remus en fronçant des sourcils tandis que Sirius semblait pâle comme un linge. Qu'est-ce qui se passe ?
- J'ai fait une connerie Moony, avoua finalement Black en se laissant tomber sur son lit, d'un air désespéré.
- Plus grave que celle du saule cogneur, ce n'est pas possible, sous entendit Remus sérieux en s'attirant le regard coupable de Sirius.
- J'ai embrassé Fauve, déclara Black en croisant ses yeux ambrés. »
Remus dû se retenir de crier quoi que se soit, essayant d'enregistrer les informations communiquées par son ami. Il avait embrassé Fauve. Fauve sa meilleure amie, elle-même amoureuse de Sirius ? Diantre et tout cela dans son dos ! Les petits cachottiers !
« Tu as…Quand ? S'écria le loup-garou abasourdit.
- La veille de la pleine lune, il y a deux jours, tu étais à l'infirmerie et tu sais bien que le soir nous nous retrouvons souvent dans la salle commune, confia Sirius de plus en plus mal à l'aise sous le regard ambré de son ami qui l'écoutait calmement.
- Oui, je ne le sais que trop bien, admit Remus en croisant les bras, cela ne me dit pas comment tu es venu à l'embrasser, expliqua t-il.
- Ses cheveux sentaient bons, répondit Sirius pour au final entendre le loup garou éclater de rire sous l'air estomaqué de Padfoot qui s'était attendu à des réprimandes de Moony. Pourquoi faut-il que tu viennes à rire comme elle ? Pourquoi est-ce que vous ne me prenez pas au sérieux ? gémit le concerné.
- C'est ce qu'elle a fait ? Elle a rit ? demanda Remus en se retenant de rire à nouveau.
- Oui, on va dire cela, décréta Black en faisant la moue. Je lui ai expliqué que j'étais sérieux, que je la trouvais jolie et désirable, elle ne me croyait pas, tu connais Fauve, alors, alors je l'ai embrassé, révéla Sirius.
- Et ? insista Remus curieux de connaître la suite en haussant un sourcil interrogateur.
- Et quoi ? feignit Sirius en toute innocence.
- Tu te fous de moi Padfoot ? Tu me prends pour le dernier né de la pluie, tu es resté là les bras ballant à l'embrasser ? Dis le à d'autre mais pas à moi ! s'exclama Moony quelque peu impatient.
- Crois moi ou non, elle y a répondu, elle a répondu au baiser ! s'enthousiasma Sirius avec un grand sourire. Je n'aurais jamais cru qu'elle puisse être aussi entreprenante et, ses lèvres, ses gémissements….
- Oui, c'est bon, je crois avoir compris, le coupa Remus en grimaçant fasse aux images qui l'assaillaient.
- C'est toi-même à l'instant qui souhaitait savoir la suite, se plaignit Sirius.
- Certes, mais tu m'épargneras le loisir d'imaginer ma meilleure amie en train de…enfin bref, où est le problème ? Vous vous êtes embrassés, je suppose donc vous êtes ensembles ou cela ne devrait pas tarder ?
- Tu supposes mal, répliqua Sirius en se renfrognant, j'ai eu les mains un peu baladeuses et elle a finit par rompre le baiser avant de s'enfuir comme une voleuse. A ma défense, comment voulais-tu que je fasse ? Elle était en nuisette, à moitié nue sous ce maudit bout de tissu et…
- STOP ! cria Remus en mettant les mains devant lui comme pour se protéger des paroles de son ami. Je ne veux plus rien d'entendre d'érotique entre vous deux, je crois avoir saisit la situation.
- Bah ça tombe bien, parce que moi, je n'y comprends rien, pourquoi m'a-t-elle fuit ? Je voulais aller la voir, lui parler mais avec la pleine lune et ma prodigieuse connerie, je n'ai pas eu le temps de la coincer entre quatre yeux, dit Sirius un peu énervé.
- Eh bien, tu l'as dis toi-même au début, elle ne te prenait pas au sérieux, expliqua Remus.
- Tu, te, QUOI ? Mais je l'ai embrassé et elle y a répondue, pourquoi ne m'a-t-elle pas repoussé dès le début ? s'indigna Sirius totalement perdu.
- Peut-être parce qu'elle t'aime ? proposa Moony en regardant son meilleur ami qui ouvrit la bouche avant de la refermer. Peut-être qu'il aurait fallu que tu lui dises ce que tu ressentais pour elle et pas seulement le fait que tu la désirais, soumit le loup-garou d'un air sérieux.
- Tu veux dire qu'elle a cru que je souhaitais juste coucher avec elle ? s'étrangla Sirius horrifié.
- Eh bien, les mains baladeuses n'ont pas été en ta faveur, remarqua avec habilité Lupin. »
Sirius avait une envie folle d'être grossier à cet instant, il n'en revenait pas. Remus avait raison, tout était en sa défaveur. Fauve avait dû penser qu'il souhaitait profiter de l'instant présent. Pardi, comment allait-il faire pour la convaincre qu'il l'aimait réellement et que les mains baladeuses n'étaient qu'une conséquence de sa libido en ébullition ? En même temps qui serait assez sain d'esprit pour ne pas toucher une fille au-delà de la limite du raisonnable, habillée de cette façon ? C'était impossible, juste irrationnel ou bien un malade mental ?
« Son anniversaire est dans une semaine, souffla Remus comme idée. »
Sirius releva alors la tête face aux propos du loup-garou qui lui fit un clin d'œil. Padfoot comprit où il voulait en venir, il avait une semaine, une semaine pour lui sortir le grand jeu. Une semaine pour bien réfléchir à comment s'y prendre et quoi faire. Une semaine à tenir avant de lui déclarer son amour.
Et voilà, que de choses dans ce chapitre !
Petite scène entre les Maraudeurs et Sirius qui finit par balancer à Severus le lieu ou se transforme Remus, avez vous aimé ?
Ensuite, c'est un chapitre pas mal concentré sur Remus et sa façon de pensée, puis la grosse erreur de Sirius avec Severus. Je n'ai pas décidé d'écrire cette scène par choix, puisqu'on sait tous que James a réussi à le sauver et c'est surtout, que cette fanfic retrace surtout les souvenirs de Sirius qui rumine dans sa cellule d'Askaban. En conséquence je voulais plus me concentrer sur l'après, alors certes Remus est furieux mais finit par "Pardonner" Sirius. Je me suis un peu inspirée de leur retrouvaille dans la cabane hurlante, au final Sirius pardonne super vite à Remus d'avoir douté de lui et vis versa, je pense que l'amitié qui les unit est plus forte que tout. Du coup, j'ai voulu essayé de retranscrire cela dans cette scène.
Et puis le fameux BAISER ! Enfin, que vous attendiez tous après tant de chapitres, de haine et de rapprochement, je sais, je suis sadique avec mes personnages mais, avouez que cela n'aurait pas été crédible qu'ils s'embrassent bien avant cela ?
J'espère que la scène Sirius/Fauve vous aura plu ? Elle est plutôt légère en Lemon.
Le citron bien détaillé sera pour bien, bien plus tard, ahhahaha.
Remus qui apprend pour le baiser entre Sirius et Fauve et qui encourage son ami, que va t-il se passer dans le prochain chapitre ? Est-ce que Sirius va réussir à obtenir ce qu'il veut ? Est-ce que Fauve va enfin cesser de douter ?
Vont-ils enfin sortir ensemble ?
A vos claviers et théories.
Reviews Please ?
Lia-Sail.
