Chapitre 22 : Journée de chien
Janvier 1977.
Cela faisait plus d'un mois qu'elle était devenue officiellement la petite amie de Sirius. Un mois qu'elle avait cette sensation de nager dans le bonheur. Tous les matins, après son levée, il l'attendait dans la salle commune pour l'accompagner jusqu'à la grande salle où ils prenaient leur petit déjeuner en compagnie des autres. Même Lily faisait parfois l'effort suprême de se joindre à eux, au plus grand plaisir de James qui semblait avoir compris son petit message subliminal ; celui de cesser de la harceler continuellement.
Étrangement, Fauve avait l'impression que cela portait ses fruits, puisque les disputes se faisaient moins fréquentes Lily pouvait véritablement voir James sous son vraie visage. Qui sait ? Peut-être que le prochain couple en vigueur serait Lily et James ?
Soupirant à nouveau, elle s'enroula dans les draps encore chaud, c'était le week-end et elle avouait sans honte aimer flâner dans le lit, observant la neige tomber à travers la fenêtre. A cet instant, elle se sentait sereine, juste heureuse. Elle avait tout ce dont elle avait rêvé durant des années et peu importe les souffrances endurées, cela en valait en la peine.
Sirius était un doux rêve auquel elle n'osait encore y croire.
La moitié des filles de Poudlard étaient verte de jalousie, crachant leur venin quand elles le pouvaient, mais elle en avait cure. Elle s'en moquait éperdument, il était là à ses côtés, elle avait Remus, puis désormais Lily.
Elle avait beaucoup perdu, mais parallèlement, elle avait beaucoup gagnée.
On disait que l'on ne choisissait pas sa famille mais ses amis, oui, dans son cas, cela s'appliquait. Ils étaient tout pour elle, ne pouvant plus se passer d'eux, ils étaient bien trop important dans sa vie et dans son cœur.
C'est alors que son attention fut attirée par le bruit d'un hibou frappant à sa fenêtre, étonnée et seule dans le dortoir, elle se leva pour aller lui ouvrir tandis que l'animal déposa un paquet devant elle avec une petite carte, avant de s'en aller tout aussi rapidement qu'il était arrivé.
Curieuse, elle regarda la carte portant les initiales S.B.
Le cœur battant, elle ouvrit sans tarder le paquet qui contenait une boite de chocolat avec la mention « avec tout mon amour ».
Comment ne pouvait-elle pas l'aimer avec ce genre d'attention ?
Sans traîner plus longtemps dans son dortoir, elle déposa la boite de chocolat sur sa table de chevet avant de s'en aller vers la salle de bain pour y faire un brin de toilette et s'habiller. Il ne lui fallut que quelques minutes, ressortant de la pièce, prête à sauter dans les bras de son petit ami pour le remercier, elle ne put s'empêcher d'aller en piocher un dans la boite, l'engloutissant avec gourmandise.
En plus c'était ses préférés, chocolat au lait fourré au caramel, comment avait-il pu savoir ?
Toute joyeuse, elle se dirigea vers la porte puis sortit de son dortoir, descendant vivement les escaliers quand soudain, un vertige la déstabilisa, sentant son pied déraper sur la marche sans réussir à rattraper la rampe. Elle ferma alors les yeux, attendant la chute qui ne vint pas, au lieu de cela elle put sentir deux bras la maintenir et une voix lui souffler :
« Je ne savais pas que je te faisais un tel effet dès le matin. »
La concernée reconnut aussitôt la voix de Sirius qui lui faisait face avec un sourire charmeur et si craquant. Elle rougit légèrement avant de se redresser tout en lui lançant
« J'ai juste glissé dans l'escalier, soutint-elle en faisant la moue.
- J'aime ta maladresse comme elle me permet de te sauver tel un chevalier sur son fidèle destrier, répliqua-t-il en se rapprochant d'elle au point qu'elle pouvait sentir son souffle sur ses lèvres. Est-ce que je le fais aussi bien que dans tes livres ?
- Idiot, dit-elle en le frappant sur la tête en sentant un nouveau vertige l'envahir tandis qu'elle ferma rapidement les yeux comme pour le chasser.
- Ça va Fauve ? s'enquit Sirius en la trouvant étrange et étonnamment pâle.
- Oui, ce n'est rien, assura-t-elle en ouvrant les yeux pour s'apercevoir que sa vision devenait floue. Juste un vertige, je, ça va passer, murmura-t-elle.
- Tu es certaine ? s'inquiéta à nouveau Black en posant une main sur sa joue.
- Bien entendu, certifia Grey avec un sourire rassurant.
- Eh bien les amoureux, vous n'êtes toujours pas partit pour le déjeuner, fit remarquer James accompagné de Remus et Peter.
- Ferme-là Prong ! lança Sirius en se retournant vers son meilleur ami qui ne pouvait s'empêcher de les taquiner. D'ailleurs, il serait bien que tu le fasses aussi sous la douche, sinon Evans sera prochainement au courant de tes fantasmes les plus inavouables, le nargua Black en déclenchant un rougissement sans précédent chez Potter sous le rire de Peter. »
Seulement les rires ne durèrent pas bien longtemps quand Sirius vit Remus lâcher son livre pour s'élancer vers lui, ou plus précisément vers Fauve qui perdit l'équilibre, plus blanche que jamais. Que se passait-il ? Etait-elle malade ?
« Eh ! s'exclama Sirius en la soutenant avec l'aide de son ami pour l'amener vers un fauteuil afin qu'elle puisse s'asseoir. Qu'est-ce qui ne va pas Fauve ?
- Je ne sais pas, je, je me sens nauséeuse et ça bourdonne, ma vision devient de plus en plus floue, réussit-t-elle à prononcer en portant une main sur sa gorge avant de vomir son dernier repas sous les yeux ébahit de ses amis. Sirius, marmonna-t-elle douloureusement alors que James lança un « Récurvite » pour nettoyer le sol. Je…
- Il faut l'emmener à l'infirmerie Sirius, ce n'est pas normal, intervint Moony en coupant son amie d'un air grave.
- Oui, oui, bien sûr, je la prends et l'y emmène de suite, approuva le concerné en se tournant vers sa petite amie qui paraissait défaillir de minute en minute. »
Il ne tarda pas et la prit dans ses bras, suivit des autres, ils se dirigèrent vers le lieu médical aussi vite qu'ils le purent tandis qu'il pouvait entendre Fauve marmonner des choses incompréhensibles.
« Je suis désolée… pardon… je ne vois plus rien….je ne t'ai même pas remercié pour les chocolats…Sirius…
- Garde tes forces, on arrive, la coupa-t-il en fronçant des sourcils. »
L'un d'eux hurla le nom de l'infirmière tandis que Black déposa la jeune fille sur un lit, lui serrant la main pour lui faire sentir qu'il était là. Il pouvait voir les traits de son visage se crisper de douleur et sentir ces doigts se serrer fortement autour des siens, poussant par moment des gémissements plaintifs. Que lui arrivait-il ? Il ne comprenait pas, hier, elle paraissait bien aller quand il l'avait quitté.
« Poussez-vous tous ! s'exclama Mme Pomfresh affolée en voyant l'état de sa patiente. Que lui est-il arrivée à cette petite ?
- Je, je ne sais pas, hier elle allait bien et ce matin, elle a faillit déraper les marches de l'escalier, elle m'a dit avoir des vertiges et la vision brouillée, raconta Black perdu.
- Elle a vomit aussi, ajouta Lupin en observant Fauve se tordre de douleur.
- Merlin, souffla l'infirmière en blêmissant. Que l'un d'entre vous aille vers la cheminée et appelle le directeur et le professeur Slughorn, ordonna la sorcière en se retournant violemment pour s'en aller vers les armoires contenant différentes fioles.
- Je m'en occupe, déclara James en s'en allant à toute hâte. »
Sirius lança un regard désespéré à Lupin et Pettigrow qui semblaient mortifiés. Il reposa alors son attention sur Fauve qui ne parlait plus, les yeux fermés, les seuls sons qu'elle poussait étaient des cris d'agonie qui fit frissonner les trois garçons. Son front était couvert d'une pellicule de sueur et sa peau était pratiquement devenue transparente. Pourquoi est-ce que l'infirmière avait-elle besoin du professeur Slughorn ? Pensait-elle que Fauve faisait une overdose de potion ? Avait-elle trop abusé de la potion de sommeil sans rêves ?
Ils sursautèrent alors tous les trois en entendant le directeur et le professeur des potions, suivit de James, arriver en trombe. Les deux sorciers observèrent les trois Maraudeurs, puis Fauve avant qu'Horace ne déclare
« Quelle est la dernière chose qu'elle ait mangée ? »
Ils froncèrent tous les trois des sourcils, ne comprenant pas réellement le rapport.
« Hier soir, répondit Lupin avant que Sirius ne réagisse.
- Impossible, elle ne serait déjà plus là, certifia Dumbledore. Elle a forcément ingérée autre chose après, ce matin peut-être, au déjeuner ? soumit-il en s'approchant du lit soucieux.
- Elle a parlé de chocolats, balbutia Black abasourdit. Elle m'a remercié pour des chocolats, précisa-t-il devant le regard inquisiteur du sorcier. Mais, mais je ne lui ai jamais offert cela, je, je croyais qu'elle délirait, je…
- Horace, allait au dortoir des filles et analysait ces chocolats, il en va de la vie de Miss Grey, ajouta Dumbledore en coupant Sirius tandis que le professeur disparut aussi vite qu'il était arrivé. »
Sirius crut sentir une épée de Damoclès lui tomber sur la tête. Il ne comprenait pas. Qu'était-il en train de dire ? Fauve était en train de mourir ? Non, c'était impossible. Elle était là, avec eux, elle était jeune, en bonne santé, encore hier soir, elle riait entre ses bras, s'échangeant des baisers enflammés. Black releva la tête, déglutissant difficilement, ayant l'impression que son esprit devenait lourd, embrumé, son cœur battant à tout rompre, sa respiration devenant difficile, suffocante. Cela n'était pas imaginable, pas elle, pas maintenant !
« Albus, appela l'infirmière en passant le paravent. Il me faut vite un antidote, sinon je ne garantie rien, je…
- Horace va s'en occuper, il va aller au plus rapide, et…
- Mr le directeur, qu'est-ce qu'elle a ? le coupa Sirius les yeux brouillés de larmes. Que lui arrive-t-il ? demanda-t-il comme si sa vie en dépendait. »
Les yeux bleus du sorcier fixèrent sourdement Black qui ne détachait pas ses yeux gris de l'adulte. Dumbledore vrilla de son regard si insondable James, Remus et Peter qui n'arrivaient plus à réfléchir, semblant tétanisés sur place. Il soupira alors lourdement puis annonça
« Miss Grey vient d'être empoissonnée. »
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L'antidote lui avait été donnée il y a maintenant plusieurs heures et malgré cela son état semblait déplorable.
Empoissonnée.
Fauve empoissonnée.
Qu'est-ce que cela signifiait ? Qui ? Pourquoi ? Cela n'avait pas de sens.
Assis sur une chaise, les mains croisées et accoudées sur ses genoux, il essayait de garder son calme mais derrière le paravent, le hurlement strident de Fauve résonnait dans le lieu médical, leur glaçant le sang. Il releva alors la tête, se retenant de courir pour la rejoindre à son plus grand dam. Il croisa le regard ambré de Remus qui faisait les cents pas dans la pièce tandis que James était appuyé contre le mur et Peter fermait les yeux à chaque cri perçant de la jeune fille.
Cela devait être un samedi comme les autres, ils avaient même prévu d'aller à Pré-au-Lard, se promener et prendre un verre aux trois balais. Comment est-ce que cela avait pu déraper à ce point là ?
Les chocolats.
Sirius se releva alors brutalement faisant tomber sa chaise.
Eileen ou peut-être même Rosier ?
Une colère sourde envahit son cœur rongé par la fureur et le chagrin. Il allait retrouver cette petite garce et la faire avouer ! C'était-elle, il en était persuadé ! Elle avait osé utiliser son nom pour tromper Fauve ! Il avait juré de la protéger et cela avait été tout le contraire.
Il n'avait pas réussit.
Elle agonisait sur ce lit par son erreur.
Il n'aurait jamais dû lui cacher la vérité, il aurait dû lui dire qu'Eileen allait se marier avec Rosier, qu'elle devrait se méfier d'eux. Qu'elle pourrait être en danger, elle se serait alors méfier de ces chocolats. Peut-être n'en aurait-elle pas mangé avant d'être certaine que cela ne vienne de lui ?
Il fulminait contre lui-même, contre eux.
Explosant de rage, il frappa son poing dans le mur, se blessant la main. La mine sombre, le regard dément, il fit alors plusieurs pas vers la sortie de l'infirmerie, avant de voir quelqu'un se positionner devant lui pour l'empêcher de sortir.
« Fou le camp James ! Je ne suis pas d'humeur à jouer ! Cracha Black en perdant peu à peu son sang froid.
- Non, décréta le concerné d'un ton ferme, le regard déterminé. Tu n'es pas en état de sortir d'ici sans l'un de nous, ajouta James en décroisant ses bras face au regard noir de son ami.
- Qu'est-ce que tu en sais ? rétorqua Sirius agacé.
- Je sais exactement ce que tu comptes faire et où tu comptes te rendre, ce n'est pas la solution, assura le jeune Potter tandis que Remus cessa de creuser le sol en tournant, prêtant désormais attention à la conversation de ses deux amis, alors que Peter semblait de plus en plus mortifié par la situation qui dégénérait de tous les côtés.
- Qu'est-ce cela veut dire ? renchérit Lupin en s'approchant de James et Sirius. Vous savez qui à fait ça ? Sirius ? L'interpella-t-il en fixant Black qui paraissait hors de lui.
- Putain James ! Bouge de là, ou bien je te jure, menaça Padfoot la mâchoire crispée en serrant les poings. C'est à cause de moi qu'elle est ici ! Bordel Prong !
- Hors de question, je resterais ici et toi aussi, dit James d'un ton assuré. Tu n'y es absolument pour rien dans le fait que Fauve soit dans ce lit en train de souffrir !
- Bien sûr que si ! Je lui ai caché la vérité ! J'aurais dû lui dire….
- Lui dire quoi ? Quelle vérité ? S'énerva à son tour Remus en fronçant des sourcils.
- Eileen va se marier au fils Rosier, Evan Rosier dans la même année que nous, dévoila Sirius en se retournant brutalement vers Moony qui accusa le coup. »
Alors c'était là qu'avait voulu en venir Sirius, l'été dernier, en lui signalant qu'il devait se méfier de la sœur aînée de Fauve ? Il craignait pour leur amie à cause de ce mariage ? Il comprenait mieux l'inquiétude de Padfoot.
« Depuis quand ? Comment l'as-tu appris ? S'enquit Lupin en devenant blême.
- Depuis l'année dernière aux dernières vacances de noël, révéla à nouveau Padfoot totalement abattu. Ma mère a apprit mon amitié avec Fauve par la bouche de la famille Rosier qui a annoncé les fiançailles et son mariage avec la famille Grey. Je voulais juste la protéger, je ne voulais pas qu'elle culpabilise pour ma blessure à la main, je voulais la laisser en paix, elle commençait à peine à reprendre son souffle, je voulais juste, juste, balbutia-t-il la voix étranglé en posant une main sur ses yeux. »
Le silence se fit à nouveau dans la pièce, Remus étant abasourdit se recula pour au final s'asseoir sur le banc contre le mur tandis que James restait posté devant la porte de l'infirmerie, observant Sirius qui perdait peu à peu pied. Peter bougea légèrement, n'osant pas troubler ce moment de calme par crainte d'empirer les choses. C'est alors que Sirius reprit soudainement son inspiration, retirant sa main qui cachait un regard plus sombre et plus dur que jamais. Un regard résolu, résigné.
« Je vais la tuer ! Je vais la tuer cette petite garce ! Je te jure Prong, c'est tout ce qu'elle mérite ! s'exclama Sirius en marchant vers son meilleur ami qui se déplaça pour s'interposer.
- Non, tu restes-ici, avec nous, avec elle, précisa Potter. Je m'en voudrais terriblement si à son réveille elle apprend ton renvoi pour avoir fait une connerie monumentale, confia Prong en se mordant les lèvres. Moi aussi, j'ai envie de la venger, moi aussi, cela me fait mal de la voir et l'entendre hurler à la mort, mais elle a besoin de toi Sirius et pas d'un petit ami qui ne cri que vengeance en la laissant seule.
- Qui te dit qu'elle va se réveiller ? répliqua furieux Sirius. Qui te dit qu'elle va vivre ? Qui te dit qu'elle sera encore en bonne santé après ça ? Qui te dit, qui…
- Elle est forte, moi, j'y crois, décréta Peter qui osa pour la première fois parler en s'attirant les regards des trois Maraudeurs. C'est vrai, non ?
- Oui, tu as raison Wormtail, approuva James en lui souriant. Je te promets qu'on lui fera payer Sirius, mais à notre façon et quand Fauve sera rétablit, pour qu'elle puisse voir sa sœur humiliée devant tous le monde, décréta Prong en posant une main sur son épaule, lui faisant relever la tête.
- J'ai, j'ai peur de la perdre Prong, et si, et si ce poison la tue, je risque de l'être à mon tour, de m'en vouloir, tu m'avais dit de la protéger et je n'ai pas réussi, se mortifia Sirius en frappant à nouveau son poing dans le mur. Je suis incapable de prendre soin de quoi que se soit, je ne suis qu'un…
- Qu'est-cela aurait changé que tu lui dises ? lança Remus en se relevant, coupant le monologue de son ami.
- Elle aurait fait attention, elle aurait pu ne pas manger ces chocolats et…
- Et Eileen aurait trouvé autre chose, une autre manière de l'attaquer, souffla Lupin en observant le lit où se trouvait sa meilleure amie. Si elle se marie réellement à Rosier, nous savons tout deux ce qu'il va se produire une fois Poudlard finit, dit Remus en croisant les yeux gris de son meilleur ami. Elle sera une femme de Mangemort, à l'extérieur, nous serons-tous exposés, même Fauve, conclut-il le visage grave.
- Moony, murmura James à l'attention de son ami qui semblait avoir vieillit de dix ans, je crois…
- Non seulement parce qu'elle a un lien de parenté avec Eileen, reprit le concerné en ignorant les paroles de Prong, mais aussi pour sortir avec un traître à son sang, pour côtoyer un loup-garou, pour être une sang-mêlé, peut-être même une bâtarde aux yeux de certains, ajoutons à cela qu'on commence à la connaître et qu'elle ne restera pas les bras croisés à regarder nous battre, elle en fera autant et que pourras-tu faire pour la protéger contre tout ça à la fois Sirius ? Te reprocheras-tu ton incapacité à la protéger à chaque fois qu'elle reviendra blessée ou meurtris ?
- Remus, tenta cette fois-ci Peter en s'apercevant aussi de la détresse de leur ami commun.
- Dans ce cas là, quitte là, maintenant, décréta Moony d'une voix glaciale. Parce que je crois que Fauve n'a jamais pensé une seule seconde que tu pouvais la mettre dans l'insécurité. Elle t'aime sombre crétin ! lui rappela durement Remus. Et ce n'est pas en sautant à la gorge de la première personne qui intentera à sa vie que tu lui rendras son amour, ce n'est pas en lui donnant du souci supplémentaire par ton impulsivité que tu l'aideras ! Quoi qu'il arrive, reste avec elle jusqu'au bout, jusqu'à la fin, parce que c'est ce qu'elle ferait pour toi, confia Lupin en soutenant son regard ambré dans celui de Sirius qui semblait s'être prit une gifle monumentale. Cesse de t'apitoyer sur ton sort, s'il doit y avoir un coupable, alors nous le sommes-tous pour avoir oublié la réalité qui nous entoure.
- Remus à raison, admit James en hochant la tête. Nous sommes tous fautif de son état actuel par notre insouciance de vivre, mais c'est aussi notre force, parce que dans les jours sombres qui s'annoncent, c'est ton amour qui l'aidera à aller de l'avant, c'est en restant unis que nous vaincrons, alors, transforme ta colère et ta tristesse en quelque chose de meilleure pour elle, juste pour Fauve, lui murmura Potter en posant ses deux mains sur les épaules de Sirius qui hocha la tête semblant plus apaiser. »
La tempête semblait enfin cesser sur le petit groupe, chacun retrouvant son calme, sa détermination et l'espoir. L'espoir de l'entendre à nouveau rire, de la voir sourire, être en colère ou bien même pleurer, parce que c'était cela vivre.
C'était douloureux et à la fois quelque chose de merveilleux.
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Il lui avait fallu pratiquement quarante huit heures pour évacuer le poison trompettes des anges. Apparemment une goutte suffisait à faire des effets dévastateurs sur le corps et l'esprit. Après les cris et les hurlements, elle avait déliré, se débattant contre des ennemis invisibles, suppliant Sirius de revenir, suppliant Remus de rester, suppliant qu'on la tue puis le silence absolu.
Sans doute le moment le plus terrifiant que Black n'avait jamais vécu dans sa courte vie. Un silence glacial, de mort. Elle avait cessé de crier, d'hurler, de supplier d'un seul coup. Il l'avait cru morte mais au final il avait pu voir sa poitrine se soulever au rythme de sa respiration sereine.
Enfin.
Deux jours, qu'il n'avait pratiquement pas dormit, restant à ces côtés, même Mme Pomfresh qui détestait que ses patients soient sollicités, pour le coup, elle ne lui avait rien dit. Elle l'avait laissé être à son chevet, au point de lui apporter de quoi manger quand elle venait à la changer et l'ausculter pour voir la progression de son rétablissement.
L'infirmière lui avait dit qu'elle ne tarderait pas à se réveiller qu'il pouvait aller se reposer, mais il ne le souhaitait pas, il voulait être là quand elle ouvrirait ses yeux. Il voulait lui montrer qu'il était là et surtout se rassurer, se convaincre réellement que tout allait revenir à la normale.
Il tenait fortement sa main dans la sienne, tout en la fixant inlassablement, intensément, priant pour qu'elle ouvre ses paupières, qu'elle bouge, le moindre signe de vie.
Juste un signe.
C'est alors qu'il crut voir un tiraillement sur son visage si blanc, puis sentir un mouvement dans sa main, un doigt qui bougeait ? Il n'en fallut pas plus pour hurler le nom de l'infirmière qu'il entendit arriver en trombe.
« Je crois qu'elle se réveille ! s'exclama Sirius en se relevant pour mieux l'observer. Fauve, Fauve tu m'entends ? L'appela-t-il désespérément. Fauve ! Réitéra-t-il avec insistance.
- Taisez-vous Mr Black ! Laissez-lui un peu de répit à cette pauvre enfant ! le somma-t-elle en touchant son front. Miss Grey, m'entendez-vous ? Miss Grey ?
- Fauve ? Fauve ? Je t'en supplie, répond si…
- Si-si-sirius, réussit-elle à dire d'une voix étonnamment rauque en toussant. »
Il vit alors l'infirmière prendre un verre et y glisser de l'eau qu'elle porta à la bouche de Fauve qui s'en abreuva doucement.
« Est-ce mieux ainsi ? demanda la sorcière en l'entendant émettre un « hum ».
A vrai dire elle ne savait pas comment définir son état, elle se sentait légère et lourde à la fois, elle avait la sensation que son corps pesait une tonne, que le moindre effort lui coûtait un effort physique considérable. Et la fois, le lit lui paraissait moelleux ayant l'impression que son esprit flottait entre deux eaux. La voix de l'infirmière lui paraissait lointaine et pourtant elle pouvait parfaitement sentir la chaleur de Sirius. Sa main enveloppant la sienne, c'était cela qu'elle avait sentit aux premiers abords, qui l'avait attiré.
Était-il toujours là ? Elle ne l'entendait plus ? Comme pour se rassurer, elle effectua une nouvelle pression autour de sa main pour toujours sentir sa présence.
« Pouvez-vous ouvrir vos yeux ? entendit-elle sur sa gauche. »
Ouvrir ses yeux ? Déjà que parler lui avait paru incommensurable, alors ouvrir les yeux allait-être le parcours du combattant. Cependant, si elle venait à ouvrir les yeux, elle pourrait voir Sirius, elle pourrait enfin revoir son visage. Combien de temps était-elle là ? Combien de temps depuis, depuis quoi d'ailleurs ? Que faisait-elle à l'infirmerie ? Que lui était-il arrivé ?
Paniquant face à toutes les questions qui s'interposaient dans son esprit, sa respiration s'accrue tandis qu'elle sentit deux mains se poser sur ses épaules tout en lui soufflant
« Calmez-vous Miss, vous êtes à l'infirmerie, Mr Black est avec moi, si vous n'arrivez pas à ouvrir les yeux ce n'est pas grave, nous essaierons plus… »
Mme Pomfresh n'eut pas le temps de finir sa phrase, qu'elle vit sa patiente papillonner des yeux, faisant plusieurs tentatives pour les ouvrir.
Elle vouloir voir la lumière.
Elle vouloir voir Sirius.
Au prix d'un grand effort, elle réussit à maintenir ses paupières ouvertes plusieurs secondes, avant de les refermer puis les ouvrir à nouveau, observant Sirius qui était tout dépeigné, mal rasé et fatigué. Il était là, face à elle, enveloppant sa main dans les siennes, précieusement, chaleureusement, portant doucement ses lèvres sur le dessus de sa main qu'il embrassa amoureusement. Elle sentit alors quelque chose d'humide sur sa peau et ne put qu'à sa surprise voir Sirius pleurer tout en souriant.
« Tu, tu pleurs, remarqua-t-elle en sentant son cœur se serrer.
- De joie, précisa-t-il. La joie de t'avoir retrouvé, ajouta-t-il en pressant leurs mains contre son front comme dans une prière. »
Une prière réalisée. Elle était vivante. Elle était là.
Et c'était tout ce qu'il lui apportait.
James, Remus et Peter avaient eu raison de croire en elle.
Ils avaient eu raison de dire qu'elle avait besoin de lui et de rien d'autre.
Elle avait murmuré son prénom en premier lieu.
Son premier mot, sa première parole avait été pour le réclamer, lui, et personne d'autre.
Il était l'homme le plus heureux de la terre.
Elle était son trésor, et lui, deviendrait son coffre fort.
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Mars 1977.
Le printemps venait juste de s'installer, la neige avait enfin laissé place aux fleurs et à la verdure.
Deux mois.
Deux mois que Fauve avait été empoisonnée. Il lui avait fallu plus de trois semaines pour réellement se rétablir totalement. Sirius était venu la voir tous les jours à l'infirmerie, matin et soir, même la nuit grâce à la cape d'invisibilité. Elle avait la sensation qu'il se faisait encore plus protecteur avec elle depuis cet incident et surtout plus possessif.
Chaque jour passant, il l'avait couvé, il l'avait choyé, il l'avait fait rire, il l'avait fait réviser, il l'avait fait manger, il l'avait aidé à marcher, il l'avait encouragé, il l'avait soutenu comme jamais.
Il l'avait aimé.
Il lui avait montré l'importance de ses sentiments à travers chacune de ses actions, de ses gestes, de ses mots pour elle.
Juste pour elle.
C'était sans doute le plus cadeau qu'on n'avait jamais pu lui donner.
Parce qu'elle savait, elle savait à quel point il avait dû se torturer l'esprit puis s'en vouloir. A quel point il avait dû maudire sa sœur, résistant à la tentation de régler cette affaire par ses propres moyens. Il avait prit sur lui, sur son impulsivité. Il avait prit soin d'elle, jusqu'au bout, jusqu'à ce qu'elle puisse lui sauter enfin dans les bras par elle-même, heureuse de pouvoir enfin marcher librement et revenir à une vie normale.
Il avait fait tout cela, pour elle.
Maintenant, elle savait, elle ne douterait jamais de lui.
Jamais.
Il l'aimait plus que n'importe qui d'autre. Il serait toujours là, à ses côtés.
Elle en ferait de même.
Et pourtant, malgré tout ce bonheur, cet amour, une ombre planait au dessus de sa tête Eileen
Elle avait voulu la tuer, horriblement, lâchement et elle avait presque réussit.
Le directeur et le professeur Slughorn l'avaient interrogé sur ces fameux chocolats. Dumbledore lui avait demandé si elle avait une idée sur l'expéditeur de cette boite, lui expliquant que ce poison était très difficile à confectionner et que la personne avait dû l'acheter dans un endroit plus que douteux ; sans doute l'allée des embrumes. Elle n'avait pas dénoncé sa sœur. Elle n'avait rien dit. De toute manière, quelle preuve avait-elle ? Aucune.
C'était sa parole contre la sienne.
Comme toujours.
Comme lorsqu'ils étaient enfants, ses parents prenant la défense d'Eileen, constamment.
Sirius avait beau eu lui exposer qu'elle allait se marier à un Mangemort, qu'une fois à l'extérieur du château, qu'elle allait peut-être devenir une cible privilégiée de son aîné, cela ne changeait rien il était hors de question qu'à son tour elle tombe dans la haine et la vengeance.
Qu'est-ce que cela lui apporterait ? Rien de bon.
Elle voulait la tuer ? Se débarrasser d'elle ?
Grand bien lui fasse, elle ne se laisserait pas faire. Elle savait se battre et n'hésiterait pas à user de sa baguette contre elle. Observant sa sœur en train de déjeuner à la table des Serdaigle, dès qu'elle croisa ses yeux bleus, l'aîné lui lança un regard à faire pâlir n'importe qui et à faire froid dans le dos. Il ne faisait aucun doute qu'elle était furieuse de son échec cuisant.
La cadette tourna alors légèrement la tête pour éviter Eileen qui se replongea dans son petit déjeuner tandis que Fauve croisa les yeux bleus de Dumbledore qui paraissait captiver par la contemplation de quelque chose ou quelqu'un ?
La Gryffondor suivit alors son regard et ses yeux retombèrent aussitôt sur Eileen qui semblait aller mal, s'arrêtant de manger son déjeuner, se levant soudainement sous les yeux de ses camarades qui virent peu à peu son visage et son corps se couvrir de furoncles purulents, ses cheveux devinrent graisseux et lorsqu'elle voulut émettre un son, sa bouche se remplit de savon, créant par moment des bulles. Les rires commencèrent à envahir la salle, certains la pointant du doigt, d'autres grimaçant face aux furoncles disgracieux tandis que son aîné chercha alors à vouloir fuir, ses jambes se bloquèrent sur place et au sol, ne pouvant pas faire le moindre geste, restant exposée aux moqueries et aux regards de tous.
« Les furoncles c'est de James et moi, entendit-elle murmurer à son oreille en la faisant retourner face à Sirius qui souriait à pleine dent.
- Les jambes, c'est moi, précisa à son tour Remus en prenant place sur le banc, radieux.
- Le savon, j'avoue que c'est mon idée, émit Lily en rougissant tandis qu'elle s'installa à son tour.
- Et les cheveux, c'est la mienne, ajouta Peter fier de lui.
- Nous y avons tous mis notre cœur et du temps dans cette blague, déclara Sirius en se sentant heureux de voir et d'entendre les rires de chacun. C'est notre vengeance façon Maraudeurs, et je t'avoue c'est celle où j'ai pris le plus de plaisir à mettre en place, ajouta Black en s'installant à côté de Fauve, plongeant son regard dans le sien. »
La concernée se retourna pour regarder Eileen où l'on pouvait lire sur son visage toute la colère d'être ainsi humiliée. Elle pouvait comprendre parfaitement le ressentit de sa sœur pour l'avoir vécu à de nombreuses reprises, mais elle ne la plaindrait pas, ne la prendrait pas en pitié ou en sympathie, parce qu'elle ne méritait rien de cela. Juste son ignorance et son rire.
Sirius ne l'avait jamais entendu rire autant depuis qu'il avait eu le mérite de la connaître. La voir ainsi, après tant de peine et de labeur, lui faisait chaud au cœur. Il était heureux d'avoir pu lui rendre justice à leur façon la meilleure.
Unis dans l'adversité, ils s'étaient tous rapprochés, même Lily semblait plus disposée à se joindre à eux, les étonnant quand elle s'était proposée pour les aider. La rouquine avait littéralement explosé en apprenant les circonstances de l'empoissonnement de sa nouvelle amie.
Sirius reporta ses yeux gris sur Fauve qui continuait de rire, et à cet instant, il prit en compte le bonheur de l'avoir à ses côtés vivante, pleine de joie de vivre et rien que pour lui.
Désormais, rien ne pourrait entacher leur bonheur.
Eileen allait partir de Poudlard, lui passerait ses vacances chez James et ses parents, Fauve libre de sa famille, ils allaient enfin pouvoir vivre sereinement et pouvoir penser au futur qui les attendait.
Un futur qu'il voulait passer avec elle pour rattraper tous le temps perdu.
Qu'importe la guerre, qu'importe ce qui les attendait à l'extérieur une fois Poudlard finit, ensemble, ils affronteraient tout, pour le meilleur et pour le pire…
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Eté 1993.
J'avais enfin réussi, après des semaines, des mois, des années, j'étais à nouveau dehors.
Je n'étais pas réellement libre de pouvoir me montrer avec les affiches placardées partout dans Londres et les alentours, mais c'était déjà mieux que rien, sous ma forme Animagus, on ne pouvait pas me reconnaître. Après tout, les seuls à connaitre mon secret étaient désormais Remus, Fauve et Peter.
Peter ce sale rat.
Rien que d'y penser, j'avais une envie folle de le retrouver et d'avoir ce plaisir de lui tordre moins même le cou. Il avait vendu ses propres amis, juste pour sauver la sienne !
Il avait vendu James et Lily qui seraient morts pour lui.
Il avait trahit ma confiance et notre amitié !
Je me sentais juste coupable, quelque part, ils étaient morts par ma faute. J'aurais dû être leur gardien secret et ce jusqu'au bout. J'aurais dû l'être, comme j'aurais dû faire confiance à Remus et ignorer les paroles vicieuses de Peter qui m'avait soumis l'idée qu'il était un loup-garou et qu'il avait peut-être rejoint les rangs de Voldemort.
Si stupide !
Seulement, Fauve avait disparu de ma vie depuis quelques mois, je me sentais perdu et puis affolé par le fait que James, Lily et Harry disparaissent eux aussi de ma vie, alors, j'avais eu l'idée de ce magnifique coup de bluff.
Peter était la personne idéale, qui aurait pu croire qu'on lui aurait confié la vie des Potter ?
Normalement, personne.
Je grognais une nouvelle fois sous ma forme animale à laquelle je commençais sérieusement à m'habituer. Je marchais depuis plusieurs heures, plusieurs jours ? Difficile à dire, je n'avais plus trop la notion du temps, toujours est-il que je savais parfaitement où pouvait se trouver Harry. La seule maison qui aurait pu l'accueillir, sa dernière famille ; la sœur de Lily.
Je voulais juste le voir.
Les derniers souvenirs de lui remontaient à quand il n'était qu'un bébé.
Il avait dû changer, grandir, peut-être ressemblait-il à James ?
C'est alors que sans m'y attendre, galopant dans les ruelles, j'entendis un bruit, quelqu'un qui trainait ou qui faisait rouler une valise sur le bitume ? Il était tard, la nuit était tombée depuis plusieurs heures, j'étais trempé et je n'avais qu'une seule hâte, trouver un endroit où m'abriter puis manger.
Seulement, j'étais un Maraudeur et la curiosité l'emporta sur la raison, comme toujours.
C'est alors que je vis un jeune homme, en train de traîner une grosse valise derrière lui. Un jeune homme qui avait les cheveux en bataille comme James. J'eus la sensation de revenir des années en arrière. Il était plutôt de taille moyenne, il portait des lunettes, plutôt maigre, il portait des vêtements moldus.
Je ne cessais de l'observer, essayant de scruter le moindre détail, quand celui-ci s'arrêta soudainement pile en face de moi, cherchant par la suite quelque chose dans sa valise, plus précisément sa baguette.
« Lumos ! Entendis-je. »
Aucun doute permis, c'était lui !
Mon filleul.
Le bébé de James et Lily.
Harry.
Aussitôt qu'il m'aperçut, il prit peur en reculant, tombant par la suite dans le caniveau tandis que sa baguette émit un jet de lumière qui fit appelle au MAGICOBUS.
Il était temps pour moi de partir avant de me faire repérer et qu'il regarde à nouveau l'endroit où j'étais posté. Je lançais un dernier regard à l'enfant dont j'avais retiré la présence de ses parents par ma propre idiotie et confiance.
Il était en vie et paraissait en bonne santé, même si je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter sur le fait qu'il soit dehors à cette heure de la nuit. Que s'était-il passé ?
Je secouais la tête, essayant de faire dissiper l'angoisse qui me tenaillait et de me raisonner.
Je ne pouvais rien pour lui, pas maintenant, pas encore, je devais d'abord retrouver Peter puis dévoiler la vérité au monde pour faire admettre mon innocence.
Ensuite, ensuite alors je pourrais prétendre à reprendre le rôle que m'avaient attribué James et Lily. Je retrouverais Moony et qui sait, peut-être arriverais-je enfin à savoir ce que Fauve était devenue ?
Je devais y croire, juste un peu.
Reprenant ma route, cette fois-ci, vers Poudlard, je galopais jour et nuit, ne m'arrêtant que pour dormir et manger. Je retrouverais le rat et mon ami le loup et cela quoi qu'il m'en coûte…
Voilà, ce nouveau chapitre clôture leur sixième année avec pour dernière partie, l'évasion de Sirius et sa première rencontre avec Harry, j'avoue adorer reprendre et écrire ces passages selon le Point de Vue de Black. Qu'en avez vous pensé ?
Après ce chapitre, il reste deux chapitres qui racontera leur septième année et un chapitre de transition qui fonctionnera à la manière d'une pensine, des tas de souvenirs collectés et disséminés tel un puzzle...
Je sais que je suis vraiment sadique avec mes personnages, mais comme me l'a fait remarqué une lectrice qui je pense se reconnaîtra, j'aime faire souffrir mes OC avant qu'elle n'aille vers la lumière.
Du coup, Eileen qui a fait une tentative échouée d'empoisonnement vis à vis de Fauve, alors me direz vous, elle a été vachement loin, la petite garce. Oui c'est vrai, mais...Il y a un secret derrière tous cela, que vous découvrirez dans le chapitre 24. Disons que la sœur aînée de Fauve, est quelque peu manipulée...A vous de réfléchir et de faire vos théories...
Ensuite, tout cela avait pour but de montrer la psychologie de Sirius qui perd totalement les pédales face à la possible perte de Fauve...Cela à son utilité pour plus tard...Tout comme il perd pied avec la mort de James/Lily et Peter qui l'a honteusement manipulé et trahit...Bref, ce passage était super important pour la suite des événements, pour l'après Poudlard..
Heureusement James est là pour l'empêcher et Remus est aussi présent pour lui remonter les bretelles, et ça aussi, cela à son importance pour plus tard (chapitre 25).
J'espère que le moment où la soeur de Fauve est humiliée vous aura ravit, moi, cela m'a fait plaisir, c'et tout ce dont elle méritait. Dîtes vous, hourra, son apprentissage à Poudlard est finit, donc, vous allez être tranquille avec elle, pour un moment.
Voilà, si vous avez des questions au sujet de l'histoire pour réaliser mon dernier et ultime chapitre, n'hésitez pas ! J'y répondrais à cet instant !
Des reviews ?
Lia-Sail.
