2016, RAFT, PRISON DE SÉCURITÉ MAXIMALE
Quelques heures plus tard, ils avaient eu droit à une autre visite, elle s'était relevée de sa couchette pour observer le nouvel arrivant, qui n'était pas bien différent que dans ses souvenirs. Elle esquissa un sourire en entendant Clint railler son ancien ami.
- Criminels. Criminels, Tony. Je crois que c'est le mot que vous cherchez. Un mot qu'on avait encore jamais utilisé pour moi ou pour Sam et Wanda.
- J'ai été traitée de bien pire. S'amusa-t-elle.
- Vous avez enfreint la loi. Rétorqua Tony Stark. J'y suis pour rien. Vous l'avez lue, vous l'avez enfreinte. Vous êtes majeur, vous êtes marié, vous avez des enfants. D'ailleurs je ne comprends pas que vous n'ayez pas pensé à eux avant de vous engager.
Il darda son regard sur chacun d'entre eux, marqua un bref temps d'arrêt sur Kate qui esquissa un sourire en guise de salut, elle doutait que l'homme ne se souvienne d'elle. Il fit rapidement le tour de leur cellule, les observant un par un.
- Je me souviens de vous. L'informa-t-il en s'arrêtant devant la cellule de Kate.
- Je suis du genre inoubliable. Sourit-elle.
- Je vous croyez morte.
- Je ne suis pas facile à tuer.
- Tiens, ça nous fait un point commun. D'après Ross vous n'êtes pas facile à faire taire.
- Encore un autre point que nous avons en commun.
- Vous auriez dû rester morte.
- J'ai toujours rêvé de pouvoir ressusciter et de faire un retour fracassant.
- Plutôt réussi. Vous appréciez le séjour ?
- Aussi amusant que mon séjour à Disney World. Ironisa-t-elle.
Elle entendit Clint ricaner dans le dos de Tony.
- Aucune de chance que vous disiez où est passé Steve ?
- Aucune. Confirma-t-elle en hochant la tête.
Tony hocha la tête et baissa brièvement les yeux sur ses chaussures.
- On vous traite bien ? S'enquit-il. On vous a donné à manger ? Un médicament ? Interrogea-t-il en désignant sa tête.
Kate sembla hésiter un bref instant, elle lança un regard à la cellule de Wanda, la pauvre n'avait pas esquissé le moindre geste depuis qu'ils étaient arrivés.
- Elle, elle n'est pas bien traitée. Finit-elle par rétorquer. Vous pensez que vous pourriez leur demander de lui enlever la camisole ?
- Il y a peu de chance.
- Ce n'est pas un traitement humain.
- Je suis d'accord. Approuva-t-il.
Elle le vit bidouiller quelque chose sur sa montrer avant qu'il ne relève la tête vers elle.
- On a trente secondes avant qu'ils comprennent que ça vient pas de chez eux.
Il lui projeta la photo d'un type mort avant de relever les yeux vers elle.
- C'était le psychiatre qui était censé interroger Barnes. En d'autres termes, j'ai fait une erreur.
- Ça arrive même au meilleur.
- J'ai besoin de savoir où est Steve. Il va avoir besoin d'aide.
- Je vous l'ai dit, je serai aussi muette qu'une tombe.
Conscient qu'il n'obtiendrait rien d'elle, il se détourna rapidement de sa cellule pour se diriger vers celle de Sam, qui, contrairement à elle, ne fut pas bien difficile à convaincre.
- Je vais leur demander de vous donner à manger. Assura Tony en tournant les talons.
Katherine lança un regard noir en direction de Sam, qui haussa les épaules et lui fit de gros yeux, essayant silencieusement de la convaincre que c'était une bonne chose à faire, ce à quoi elle répondit à la négative en secouant la tête. Si Steve avait voulu rallier Tony à sa cause, Kate était persuadée qu'il aurait pu le faire, en commençant par lui expliquer ce que Barnes leur avait confié. Stark n'aurait pas été stupide au point de ne pas se rendre compte que quelque chose clochait avec ce soi-disant psychiatre, il aurait fait des recherches et aurait assez facilement retrouvé son corps. Si Steve ne l'avait pas fait, alors elle était convaincue qu'il ne l'avait pas fait pour une très bonne raison. Une raison qui lui échappait complètement. Mais elle avait confiance en Steve. Elle secoua à nouveau la tête en direction de Sam avant de faire volte-face et de retourner s'allonger.
Elle ignora combien d'heures se passèrent, mais on finit par leur apporter un plateau repas. Deux gardes pénétrèrent dans sa cellule, l'un avec son plateau, l'autre avec une matraque à la main, prêt à intervenir si elle bougeait, ne serait-ce qu'un orteil, ce à quoi elle leva les yeux au ciel en soufflant un « pitoyable » en russe. Une fois la porte de sa cellule refermée, elle se releva, attrapa son plateau, alla s'asseoir tout contre les barreaux de sa cellule, de façon à pouvoir apercevoir les autres. Dans la cellule en face de la sienne, Clint fit pareil qu'elle, bientôt suivi par Scott et Sam. En tendant un peu le cou, elle put apercevoir qu'on enlevait enfin la camisole à Wanda, mais qu'elle garderait le collier. C'était toujours mieux que rien.
- Ça va là-dedans ? S'enquit gentiment Kate en captant le regard de la brunette.
La Sokovienne secoua légèrement ses bras, endoloris par la position dans laquelle ils étaient restés pendant si longtemps et elle finit par hocher la tête.
- Compagnons de prison, bon appétit. Sourit-elle. Je sens que cet espèce de porridge sera excellent.
- Je crois que c'est de la purée. Rectifia Clint.
- Je crois avoir déjà mangé pire.
- Tu m'étonnes. Ricana-t-il.
- Je suis sûr que c'était vous. Intervint Scott au bout d'un moment.
- Je crois qu'on peut se tutoyer Scott. On est copains de cellules maintenant.
- Tu confirmes alors ?
- Qu'est-ce que je confirme ? Interrogea-t-elle d'une voix ennuyée.
- Black Dove. C'était toi, pas vrai ?
Elle mastiqua un long moment le morceau de viande un peu trop sec avant de relever la tête vers lui, contrairement à Clint, Sam et Scott semblaient particulièrement intéressés par la réponse qu'elle allait leur offrir, Wanda quant à elle semblait perdue dans son monde, et Kate ne le lui reprochait pas.
- Black Dove c'était pas une personne. Assura-t-elle. C'était un projet du SHIELD.
- Et c'était quoi ce projet ? Interrogea Sam.
- C'était mon recrutement au sein du SHIELD. Le projet Black Dove c'était ça, me débaucher du FSB pour me rallier à la bannière étoilée.
- Quoi c'est tout ? Grimaça Scott.
- Désolé de te décevoir, Scott.
Elle lança un bref regard en direction de Clint qui lui retournait un regard sombre, elle pouvait presque lire sa désapprobation. Elle détourna rapidement les yeux pour se reconcentrer sur sa nourriture.
- Comment tu t'es retrouvée au KGB ? Interrogea Sam. Tu as toujours voulu servir ton pays ou bien…
- FSB. Corrigea-t-elle. Je voulais être musicienne. Sourit-elle. Ma mère voulait que je sois danseuse, comme elle, mais moi, je voulais être violoncelliste.
Un autre sourire étira ses lèvres, un sourire presque tendre, comme à chaque fois qu'elle repensait à sa mère.
- Et ton père ? S'enquit Sam.
- Mon père travaillait dans les services secrets. C'était un homme, compliqué.
- Compliqué comment ?
- Mon père était un homme que le temps avait endurci. Il était aussi dur qu'il pouvait être tendre. J'étais sa malen'kaya kukla. (petite poupée) Sourit-elle.
- Alors le KGB c'est une question d'héritage ? Voulut savoir Scott.
- En quelque sorte.
Son visage se ferma brusquement, sa mâchoire tressauta et puis sa moue boudeuse disparu aussi vite qu'elle était apparue. Elle claqua dans les mains, faisant sursauter les deux hommes tandis que Clint continuait de l'observer.
- Et si vous nous racontiez comment vous vous êtes rencontrés tous les deux ? Demanda-t-elle à Sam et Scott.
- C'est une drôle d'histoire. Sourit Scott.
- J'adore les histoires drôles.
2014, WASHINGTON D.C, USA
Il ne restait à Kate qu'une semaine de suspension et ensuite elle pourrait reprendre les missions, elle hésitait entre l'euphorie de retourner à la vie active et la crainte de devoir remettre les pieds au Triskel, surtout après avoir découvert la part obscure des missions sur lesquelles elle avait été envoyée. Mais elle avait donné les informations au directeur et si Fury n'y avait rien trouvé de suspect, alors elle n'avait d'autre choix que de lui faire confiance.
Elle avait profité de tout ce temps libre pour faire du sport, beaucoup de sport. Elle pouvait affirmer qu'elle était dans la forme de sa vie, elle avait même battu son record de temps de course deux jours plus tôt. Elle avait trouvé comme seul moyen pour évacuer son agacement le sport et ça lui avait réussi, elle était aujourd'hui plus affutée qu'elle ne l'avait jamais été,
Elle n'avait pas revu Steve depuis leur dispute au Triskel, mais Natasha lui avait dit qu'il allait bien et qu'il s'était même fait un nouvel ami. Elle lui avait également affirmé que les choses finiraient par se tasser et qu'il se déciderait à revenir vers elle. Elle en doutait encore. Mais quelques coups frappés à sa porte ce soir-là lui redonnèrent espoir. Elle lâcha le livre qu'elle était en train de lire et se dirigea un peu plus rapidement qu'elle ne l'aurait fait en temps normal vers sa porte. Elle enleva la petite chainette, avant d'enlever le verrou et avant qu'elle ne puisse esquisser le moindre mouvement, sa porte s'ouvrit brusquement, la repoussant violemment contre le mur. Elle hoqueta de surprise mais n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche qu'une main puissante se saisit avec force de sa gorge avant de la plaquer à nouveau violemment contre le mur. Elle vit trois autres hommes entrer dans son appartement et refermer la porte derrière eux.
Ses yeux s'exorbitèrent d'horreur lorsqu'elle reconnut chacun d'entre eux. Elle avait travaillé avec eux, c'était tous des agents du SHIELD. Elle les vit sortir leurs armes et ce fut un signal suffisant pour qu'elle sorte de sa torpeur. Elle posa l'une de ses mains sur les mains de l'agent qui la tenait par la gorge, passa son bras libre entre ses deux bras et se laissa tomber de tout son poids sur l'intérieur de son coude, il fut brusquement déstabilisé et elle en profita pour lui donner un méchant coup de coude directement dans le menton, sa tête se projeta en arrière et du plat de la main elle lui asséna un rapide coup de paume dans la gorge, immédiatement il se mit à toussoter et fit un pas en arrière, lui offrant suffisamment d'espace pour attraper le vase sur la console et l'envoyer la tête du second agent qui ne parvint pas à l'éviter, elle s'attaqua alors de front au troisième, elle se rua sur lui, attrapa sa main dans l'une des siennes tandis que son autre paume allait s'écraser sur l'oreille de l'homme, toujours en tenant sa main dans la sienne, elle le tira vers elle et lui donna un coup de genou à l'intérieur de la cuisse avant de réitérer son geste mais cette fois en visant ses parties génitales, l'homme hoqueta de douleur et se plia en deux. Avant qu'elle ne puisse se retourner, le quatrième agent la saisit par les cheveux et la tira brusquement en arrière, elle recula alors sa jambe, posa sa main sur son épaule et frappa de la fourche de la main la base de sa gorge. Le souffle coupé, il fit quelques pas en arrière, Kate tira de la ceinture de l'agent une petite lame, elle s'approcha de front, évita son coup de poing et planta la lame dans la gorge de son agresseur. Toujours munie de sa lame, elle se retourna avec dextérité et esquiva la matraque de celui sur qui elle avait lancé son vase.
- Ce vase m'a coûté une fortune. Siffla-t-elle.
Il balança sa matraque dans sa direction, cette fois, elle fut assez rapide pour lui saisir le poignet de sa main libre et laissa sa lame entailler l'intérieur du bras de l'agent, il lâcha la matraque qu'elle récupéra avant qu'elle ne touche le sol et lui asséna un violent coup sur la tête avant de poignarder son flanc, non protégé par son gilet par balles.
Son avantage ne dura cependant pas plus longtemps, les deux agents restants eurent enfin l'idée de s'allier contre elle, la matraque du plus petit l'atteignit en pleines côtes, lui arrachant un hoquet de douleur tandis que le plus costaud de rua à pleine vitesse sur elle, l'obligeant à lâcher ses armes, son dos heurta violemment le parquet et l'homme s'assit sur son ventre avant d'enrouler ses doigts autour de sa gorge, le second sorti son revolver et le pointa directement au niveau de son visage. La pression autour de sa gorge s'accentua, l'air commençait à manquer au fur et à mesure que sa trachée était écrasée, ses yeux se brouillèrent de larmes alors elle fit la seule chose susceptible de la sauver : elle cessa de bouger et ferma progressivement les paupières.
L'homme maintint la pression pendant quelques secondes supplémentaires avant de retirer ses mains de sa gorge. Il resta assit sur elle quelques secondes de plus et elle dut se faire violence pour ne pas prendre une profonde inspiration. Finalement, il se releva et elle entendit les deux hommes s'éloigner.
- Cette salope a tué Bobby et John. Railla le plus costaud.
Kate tourna la tête sur le côté et rouvrir les yeux, elle entrouvrit les lèvres et inspira silencieusement.
- Rumlow nous avait prévenu qu'elle se laisserait pas faire. Rétorqua l'autre.
- Pourquoi c'était à nous de le faire et pas au Soldat ?
- Ils ont pas jugé que c'était assez compliqué pour l'envoyer, lui.
- Elle a bien failli nous avoir.
- Appelle le boss, dis-lui que le problème est réglé.
Les deux hommes lui tournait le dos. Le costaud avait déjà son téléphone collé à l'oreille tandis que l'autre vérifiait le pouls de Bobby ou John.
- Monsieur ? La colombe est tombée.
L'appel ne dura pas plus longtemps. Il fourra son portable dans sa poche et rejoignit son acolyte. Elle profita de ce moment pour se remettre sur ses pieds, tel un chat elle fit glisser ses pieds sur le sol jusqu'au cadavre de celui à qui elle avait percé la carotide, elle sortit son arme de son fourreau. Le cliquetis de la sécurité les fit se retourner tous les deux, ils n'eurent cependant pas le temps d'esquisser le moindre mouvement. Deux coups de feu furent tirés, deux balles pour deux têtes.
Elle rangea l'arme dans la ceinture de son jeans et posa une main sur ses côtes douloureuses, elle prit un moment pour souffler et puis se dirigea vers le plus costaud, elle le retourna sur le dos et observa son visage un bref instant, ses traits ne lui étaient pas inconnus, mais elle était incapables de se souvenir de son prénom.
- Tu m'excuseras, mais j'ai aucune idée de comment tu peux t'appeler. Marmona-t-elle en se penchant sur lui.
Elle se mit à tapoter frénétiquement ses poches jusqu'à trouver son téléphone portable, elle en fit rapidement le tour, mais mis à part une application de rencontre et quelques sms échangés avec des collègues, elle n'y trouva rien d'intéressant. Elle fouilla ensuite l'historique de ses appels, le dernier numéro composé ne lui disait rien, c'était un numéro des bureaux du SHIELD. Elle appuya dessus pour le rappeler et colla le portable à son oreille. Une tonalité, une seconde, une troisième. Et puis une voix s'éleva de l'autre de la ligne.
- Pourquoi rappelez-vous ?
Elle décolla le portable de son oreille et raccrocha avant de se diriger vers la fenêtre de son salon, elle l'ouvrit et jeta l'appareil qui alla s'écraser quatre étages plus bas. Elle avait parfaitement reconnu cette voix, la même voix qui s'était élevée dans son oreillette trois semaines plus tôt. Alexander Pierce. L'ordre de son exécution venait directement de lui. Elle venait directement du SHIELD. Son contact russe avait eu raison lorsqu'il l'avait informé que quelque chose de louche se tramait et elle avait eu raison de trouver la mort de ce même contact étrange. On l'avait fait taire parce qu'il avait mis le doigt sur quelque chose de compromettant. On avait voulu la faire taire parce qu'elle avait commencé à poser trop de questions et à s'intéresser de trop prêt à certaines informations qui ne la regardaient pas.
Elle fila ensuite dans la salle de bain, elle ouvrit à la hâte le robinet de lavabo, attendant que l'eau chaude n'arrive et pendant ce temps elle observa les dégâts. Sa pommette commençait déjà à changer de couleur, sa lèvre était fendue et de jolis hématomes se formaient sur sa gorge. Elle retira à la hâte son haut et tâtonna son flanc douloureux, la douleur était supportable, elle doutait que quoi ce soit ne soit cassé. Elle attrapa un linge qu'elle humidifia rapidement et le fit courir sur sa peau. Ses mains, éclaboussées du sang de ses agresseurs teintèrent l'eau d'une couleur rosâtre et elle se mit à les frotter presque frénétiquement jusqu'à ce qu'elles ne retrouvent leur rose d'origine.
Elle éteignit l'eau et s'observa à nouveau dans le miroir, au moins maintenant elle était propre. Elle attrapa un élastique et attacha ses mèches brunes en un chignon haut. Elle retira ensuite son jeans et ses chaussettes et quitta la petite salle de bain pour sa chambre. Elle tira de sa penderie une paire de jeans noirs, un petit débardeur kaki et un sweatshirt noir qu'elle enfila rapidement. Elle sortit ensuite un imposant sac du fond de la penderie et embarqua quelques vêtements pratiques. Elle s'accroupit à côté de son lit et se pencha pour trouver la boite à chaussures qu'elle y cachait, elle en sortit une liasse de billets qu'elle fourra dans le sac avant de se relever et de se diriger vers sa commande. Elle sortit du premier tiroir des sous-vêtements qu'elle jeta rapidement dans le sac avant d'ouvrir le second tiroir, il contenait la boite à bijoux de sa mère, le seul objet qu'elle n'était pas prête à laisser derrière elle, ainsi qu'un Beretta noir et un couteau cranté.
Elle enfila ensuite à la hâte une paire de chaussettes et une paire de chaussures et non sans avoir jeté un dernier regard à son appartement, elle claqua la porte derrière elle, sachant qu'elle n'y reviendrait plus jamais.
Elle se mit à marcher sans but précis, tout en jetant des coups d'œil régulier dans son dos, pour s'assurer qu'on ne la suivait pas et ce n'est que lorsqu'elle eut fait trois fois le tour du pâté de maison sans rien remarquer qu'elle se décida à prendre le chemin de l'immeuble de Steve. Ce n'était qu'une escale avant qu'elle ne disparaisse, mais il fallait qu'elle le mette au courant. Il fallait qu'il sache que quelque chose ne tournait pas rond.
