2016 LOCALISATION INCONNUE
Kate regarda Alexei tirer sa chaise jusqu'à la sienne et s'installer face à elle. Leurs genoux, si proches qu'ils se touchaient. Elle émit quelques sons intelligibles à cause du bâillon entre ses lèvres.
- La dernière fois qu'on s'est vu tu as beaucoup parlé. L'ignora Alexei. Le seul moyen de te faire taire c'est de te bâillonner.
Elle s'agita d'avant en arrière, tira sur le plastique dur qui enserrait ses poignets, meurtrissant sa peau mais elle resta prisonnière de ses liens, incapable de se libérer.
- J'aime bien tes cheveux. Sourit-il. Tu ressembles à maman comme ça.
L'entendre parler de sa mère la fit entrer dans une rage folle, un cri s'extirpa de ses lèvres, traversant avec force le tissu qu'elle avait dans la bouche et elle vociféra autant d'insultes qu'il lui était possible de trouver, il ne comprenait pas un traître mot de ce qu'elle disait mais il devait bien comprendre sa ligne de pensée.
- C'est ça qui causera ta perte, Rina. Ta fougue. Reprit-il. J'ai cru que cette fougue se dissiperait avec l'âge mais je me suis trompé. Elle n'a fait qu'accroître au fil du temps.
Il l'observa avec cette lueur de malice dans le regard, cette même lueur qu'elle voyait si souvent de le sien. Cette pensée lui donna envie de vomir, l'idée même que cet homme puisse être de son sang la rendait malade. Elle tira une nouvelle fois sur ses liens, arrachant un sourire à Alexei. Lentement, il se pencha vers elle et posa les coudes sur ses genoux pour s'approcher au plus près d'elle.
- Tu promets d'être sage si j'enlève le bâillon ?
Il n'attendit pas que sa sœur lui offre la moindre réponse, ses mains trouvèrent le nœud derrière la tête de Kate et le défit avec habileté. Lorsqu'elle fut libérée, il se recula, s'attendant à l'entendre proférer un chapelet d'injures mais elle resta étonnement calme.
- Même pas de bonjour ? S'enquit-il.
- Je vais te tuer, Alexei. Siffla-t-elle.
- Déjà fait. S'amusa-t-il. Et tu as échoué. La prochaine fois, tu devrais viser la tête.
- J'aurai dû me douter que viser le cœur était une erreur, tu en es dépourvu.
- Alors, tu es toujours fâchée contre moi ?
Elle pinça les lèvres, serra la mâchoire si fort que ses dents grincèrent et tira d'un coup sec sur ses liens.
- Visiblement oui. Nota-t-il. Pourtant, de nous deux, c'est moi qui devrais être en colère. Tu as quand même essayé de me tuer.
- J'aurai dû t'empoisonner et te trancher la gorge. Cracha-t-elle.
- Tu as toujours un attrait morbide pour les lames ? Tu tiens ça de papa.
- Tu vas le regretter.
- Mon seul regret c'est de ne pas avoir mis la main sur toi plus tôt. Siffla-t-il. Tu vois, après ton recrutement au SHIELD, j'ai suivi ton parcours, je sais que ton dernier retour au pays ne s'est pas exactement passé comme tu l'aurais voulu et j'ai été tellement déçu d'arriver en retard. On s'est raté de peu. Si le Captain était venu un jour plus tard, c'est moi qui t'aurais sorti de cette cellule à Omsk. Mais tu n'aurais pas apprécié la suite des évènements.
- Tu m'aurais encore torturée ? S'amusa-t-elle. Tu penses que tu aurais été capable de le faire tout seul comme un grand maintenant qu'Ivan n'est plus là pour te souffler à l'oreille comment faire ?
- Tu n'as pas envie que je te montre l'étendue de mon savoir-faire.
- J'ai toujours été la préférée d'Ivan, jusqu'à ce qu'il me démasque comme agent double évidemment.
- Tu as toujours eu une trop haute estime de toi.
- Tu sais pourquoi, Alexei ? Tu sais pourquoi j'étais sa préférée ? S'enquit-elle. Parce que moi j'ai du talent.
- La ferme. Siffla-t-il.
- Tandis que toi. Reprit Kate en lui lançant un regard dédaigneux. Toi, tu n'es qu'un misérable cafard, qui s'agrippe aux autres pour obtenir une position plus élevée. Tu n'as aucun talent, tu n'en as jamais eu, même quand nous étions enfants tu n'étais pas foutu de trouver une chose dans laquelle tu excellais. Moi j'ai toujours excellé dans tout ce que j'ai entrepris. Toi, tu n'as même pas été capable de réussir ton examen de tir du premier coup.
Il fondit sur elle en un clin d'œil, sa main droite s'enroula fermement autour de sa gorge et il rapprocha son visage de celui de sa sœur, grave erreur. Elle rejeta la tête en arrière et tapa de toute ses forces son front dans le nez d'Alexei. Elle sentit le cartilage se briser lorsque sa tête entra en collision avec la sienne. Du sang gicla de son nez, aspergeant les cheveux de Kate au passage mais elle ne s'en formalisa pas. Un rire s'échappa de la gorge de la jeune femme tandis qu'elle le vit presser les deux mains contre son nez cassé.
- Putain ! S'écria-t-il noir de colère.
Il rejeta la tête en arrière et tapa du pied, comme un enfant à qui on venait d'enlever son jouet.
- Aucun talent. Chantonna-t-elle. Ne pas s'approcher trop près de l'otage, c'est l'une des premières choses que tu es censé apprendre.
- Tu m'as mis en colère. Prévint-il.
- Regarde-toi, tellement lâche que tu es obligé d'attacher ta petite sœur pour avoir le dessus sur elle. Quel homme tu fais.
Il réagit une nouvelle fois à sa provocation, il délaissa son nez, se rua vers elle à toute vitesse et elle profita de sa colère pour lever un de ses pieds et lui asséner un coup de pieds à l'intérieur de la cuisse, il bascula en arrière, fit renverser la chaise sur laquelle il s'était assis quelques minutes plus tôt, mais ne tomba pas. Elle eut juste assez de temps pour se relever brusquement, elle se pencha en avant, entrelaça ses doigts et leva les bras, autant qu'il lui était possible de le faire dans cette position, et abattit les poignets sur son bassin. Elle vit Alexei regagner en lucidité et amorça un second mouvement et ensuite un troisième, parvenant à faire céder ses liens et à libérer ses poignets.
Elle positionna ses mains en face d'elle, adoptant une position de défense et attendit qu'il passe à l'attaque. Il était plus grand qu'elle, mais elle pouvait utiliser son physique à son avantage. Elle avait fait face à des hommes bien plus corpulents que lui. Elle esquiva le premier poing qu'il lança dans sa direction, son propre poing se referma et elle visa directement son nez déjà meurtri.
- Ça tu le tiens de papa. Sourit-il à travers le flot de sang qui cascadait le long de son visage. On dirait que la traîtrise est un trait de caractère héréditaire.
- Et qui est mieux placé que toi pour en parler ? Rétorqua-t-elle.
Dans un cri de rage, il se rua sur elle, il esquissa son poing et l'attrapa directement à la taille, il la repoussa violemment vers l'arrière et lui arracha un hoquet de douleur lorsque son dos heurta le coin de la table de métal, il la plaqua sur la table et ses mains trouvèrent sa gorge avec la ferme intention de la faire taire mais Kate releva brusquement le genou et cette fois ce ne fut pas l'intérieur de la cuisse qui fut touché. Elle réitéra son geste une seconde fois et le repoussa assez fort pour qu'il tombe au sol. Elle se releva rapidement, trop rapidement, sa tête tourna, derniers effets de la drogue ingérée. Un bruit derrière la porte attira son attention, elle ramassa le morceau de tissu qui avait servi de bâillon et l'entoura autour de son poing avant de se poster contre le mur, de façon à ce qu'elle soit hors de vue lorsque l'autre homme allait pénétrer dans la pièce. À peine quelques secondes plus tard, un canon de revolver entra dans son champ de vision, elle enroula la main autour de celui-ci et le renvoya avec force au visage de l'homme qui lâcha son arme et laissa échapper un cri de douleur. Kate s'empara de son arme et lui asséna un bon coup sur la tempe le renvoyant un sol. Dans son dos, elle entendit le cliquetis d'une balle entrer dans la chambre et lorsqu'elle se retourna, elle retrouva Alexei debout, arme au poing. Elle leva la sienne, et ils s'observèrent un long moment en chien de faïence.
- La boucle est bouclée. Ça a commencé avec un flingue et ça se terminera avec un flingue. Siffla-t-il.
- Espérons que tu tires mieux que dans mes souvenirs.
- Tu ne m'as pas laissé d'autres choix, Ekaterina.
- Toi non plus.
Elle esquissa un pas en arrière et le coup de feu partit. Elle se sentit projetée vers l'arrière, elle lâcha son arme, vacilla et une douleur lancinante la saisit. Elle attrapa le chambranle de la porte pour rester sur ses pieds et releva la tête vers Alexei. Elle le vit faire mine de s'approcher d'elle, alors elle fit la première chose qui lui vint à l'esprit, elle saisit la poignée de la porte et la tira vers elle, enfermant son frère dans la pièce. Ses doigts frôlèrent la clé restée dans la serrure et elle ferma rapidement le verrou tandis qu'Alexei tambourinait furieusement de l'autre côté. Kate s'adossa un moment contre le mur et leva la main en direction de son épaule, où une balle s'était logée et souffla bruyamment. À quelques centimètres près, c'était le cœur. Elle quitta l'appui du mur et avisa la pièce autour d'elle, une vieille usine désaffectée qui servait plus que probablement d'abris aux squatteurs du coin. Un endroit facile à quitter. Elle lança un dernier coup d'œil derrière elle en direction de la porte derrière laquelle Alexei s'époumonait, hurlant toute sa rage et reprit sa marche pour sortir du bâtiment et trouver un endroit sûr, promettant silencieusement qu'un jour elle le retrouverait. Et qu'elle s'assurerait qu'il paye pour ses actions.
2009, NEW YORK, USA
L'arrivée au pays fut chahutée, particulièrement pour Kate. Elle semblait avoir toutes les peines du monde à s'habituer à la vie en plein centre-ville. Cela faisait maintenant deux semaines qu'elle vivait dans une chambre à quelques mètres à peine des attractions touristiques de la ville et pourtant, et ce malgré l'autorisation de Barton et Romanoff, la jeune femme ne sortait pas de sa chambre. Elle refusait catégoriquement de mettre un pied dehors et les deux espions ignoraient si c'était à cause de la ville ou bien à cause de ce qu'elle avait été obligée de traverser pour en arriver là.
C'est la raison pour laquelle ils avaient décidé de se retrouver au restaurant de l'hôtel, pour discuter de son cas, pour essayer de trouver un moyen de l'aider. Ils avaient assez naïvement pensé que la ramener au pays, loin des autorités russes, suffirait. Ils se trompaient.
- Tu l'as vue ? Interrogea Natasha.
- Je l'ai appelée. Pourquoi ?
- Je suis passée la voir hier. L'informa-t-elle.
- Et ? La pressa Clint.
- Elle ne va pas bien.
- Physiquement ?
- Non, Clint, pas physiquement.
- Tu as essayé de lui parler ?
- Je comptais sur toi pour le faire. Avoua la russe.
- Je pense que c'est à toi de le faire. Tu dois la comprendre mieux que moi.
- Et moi je pense que tu es le mieux placé pour lui parler. Elle a besoin de quelqu'un comme toi.
Clint but une gorgée de sa bière, méditant sur les paroles de son acolyte.
- On la joue à pile ou face ? Proposa Clint.
- Je risque de faire pire que mieux.
- Alors si tu fais pire, c'est moi qui essaiera de rattraper le coup. Comme toujours. Plaisanta-t-il.
Tout en maudissant silencieusement Clint Barton d'avoir autant de chance, Natasha attendit patiemment que les portes de l'ascenseur menant au couloir au bout duquel se trouvait la chambre d'Ekaterina. Dans sa main, elle tenait ses nouveaux papiers d'identité, Clint n'avait pas réussi à lui obtenir la nationalité américaine mais c'était déjà mieux que rien et Natasha espérait que ça suffise pour lui mettre un peu de baume au cœur.
Elle frappa deux coups à la porte de la chambre avant que celle-ci ne s'ouvre, révélant la jeune femme qui s'effaça pour la laisser entrer. Sans un mot, les deux russes évoluèrent dans la chambre, Kate s'assit au pied de son lit, attendant les nouvelles du jour.
- J'ai vu Clint. Lui annonça Natasha. Il m'a demandé de te donner ça. Sourit-elle en lui tendant ses papiers.
Lorsqu'elle tendit le bras pour s'en emparer, Natasha remarqua à quel point son poignet était frêle, derniers vestiges de ses jours passés prisonnières des autorités.
- Katherine Callender. Lut-elle à voix basse.
- Ça te plait ? S'enquit la russe.
- J'imagine que ça aurait pu être pire.
- Tu aurais pu garder ton identité, tu sais.
- Pourquoi faire ?
La rouquine fronça les sourcils et croisa les bras sur sa poitrine, observant avec attention sa compatriote. Contrairement à ce qu'elle aurait pu penser, son arrivée au pays ne l'avait pas aidée à reprendre du poil de la bête. Elle lui paraissait toujours aussi maigre et fatiguée. Elle paraissait tellement épuisée.
- Mets des chaussures. Ordonna Natasha. Je t'emmène faire une balade.
Ekaterina lui retourna un regard méfiant et sembla hésiter avant de s'exécuter. Elle enfila rapidement une paire de tennis et un épais gilet en laine beige dans lequel elle semblait perdue tellement il était large.
Tout en marchant dans la rue, Natasha la vit se mettre à regarder autour d'elle, s'assurant que personne ne la suivait et elle comprenait son geste. Elle aussi elle avait passé un petit temps à regarder par-dessus son épaule. Il lui faudrait du temps pour comprendre qu'elle était en sécurité maintenant.
- Tu sais, on a fait le nécessaire. Intervint Natasha. Avec Clint, on a tout fait pour te faire passer pour morte. Ils ont déjà retrouvé ce qu'ils pensent être ton corps et ils t'ont déclarée morte à l'heure qu'il est.
- Combien de temps ça va fonctionner ?
- Quelques temps. Assura-t-elle. Assez pour que tu te construises une nouvelle identité ici.
- Tu dis ça comme si c'était facile.
- Ce n'est pas aussi compliqué que ce qu'on croit.
- Je ne suis pas sûre d'être prête.
- Ça viendra.
Ekaterina hocha la tête et fourra ses mains dans ses poches. L'hiver à New York n'était en rien comparable à celui de Moscou, mais le froid la fit tout de même frissonner. Elle avait toujours froid maintenant.
- Agent Romanoff... Commença-t-elle.
- Natasha. Corrigea la rouquine.
- Natasha. Répéta-t-elle. Quand je suis partie, j'ai emmené des effets personnels avec moi, des objets auxquels je tiens et j'aimerais m'assurer que ces objets soient en sécurité.
- Tu veux qu'on aille t'ouvrir un coffre ? Proposa-t-elle.
- Ce serait possible ?
- Évidemment. On s'en occupera demain.
- Merci.
La rousse esquissa un faible sourire et se reconcentra sur la route, prenant garde à esquiver les gens qui marchaient en contre sens, chose que sa compatriote ne sembla pas faire puisqu'elle l'entendit maugréer lorsque l'épaule d'un homme entra en collision avec le sien. La brunette lui lança un regard noir qu'il ignora superbement et grimaça. À peine remise de cette bousculade qu'une autre personne la bouscula. Elle râla ouvertement, maugréant quelques mots en russe.
- C'est New York. Intervint Natasha.
- Est-ce que ce serait si compliqué de se décaler ?
- À New York ? Probablement un peu trop. Sourit-elle.
Un grognement agacé s'échappa de la gorge d'Ekaterina au bout de la quatrième personne qui la percuta sans même s'en rendre compte. Natasha laissa échapper un petit rire amusé tout en la voyant lancer un regard noir à la personne en question.
- Le prochain qui fait ça, il risque de le regretter. Siffla-t-elle entre ses dents.
- Tu t'y feras. Assura Natasha en souriant.
Elle marmonna une réponse intelligible tout en continuant de suivre Natasha à travers les rues de New York. Tout autour d'elles était animé, les rues bondées de personnes, toutes plus pressées les unes que les autres. Les immeubles si hauts qu'ils semblaient toucher le ciel, les fenêtres scintillant sous le soleil de l'après-midi.
- Où est-ce qu'on va ? Interrogea Ekaterina.
- Tu verras bien. On y est presque.
Face à elle, elle vit approcher un homme à toute vitesse, le téléphone collé à l'oreille, braillant férocement à travers le combiné. Il se dirigeait droit vers elle. Elle carra fermement les épaules et lorsqu'il arriva à sa hauteur, cogna franchement son épaule contre celui de l'homme. Son téléphone portable s'écrasa sur le sol et il lui lança un regard noir qui s'effaça bien vite sous l'expression assassine de la russe. Le rouge lui monta aux joues et il détourna les yeux pour ramasser son téléphone. Ses yeux trouvèrent ceux de Natasha, qui brillaient d'une lueur amusée, un sourire étirant ses lèvres pleines, bientôt imitée par Ekaterina.
- C'est New York. Il s'y habituera. Rétorqua la brunette.
Les deux jeunes femmes marchèrent jusqu'au bout de la rue avant de s'arrêter. Un large espace vert s'étendait face à elle. Ekaterina lança un regard à Natasha qui l'invita du menton à traverser la rue pour pénétrer dans le parc. C'était un véritable havre de paix, là, perdu au beau milieu d'une ville si agitée. Il y avait des gens qui faisaient leur jogging, d'autres qui marchaient en famille, et d'autres encore qui promenaient leurs chiens. Tout semblait tellement plus calme.
- Central Park. Sourit Natasha.
Un sourire étira les lèvres de la brunette, et Natacha sentit une pointe de fierté naître dans sa poitrine. Elles s'arrêtèrent un passage pour piétons et la brune en profita pour détailler le parc qui s'offrait à elle, à quelques mètres juste de l'autre côté de la rue. L'hiver avait dépourvu les arbres de leur verdure, entre les troncs elle distingua clairement un lac. Lorsque le feu devint vert, les piétons se ruèrent vers l'avant, imités par Natasha et Ekaterina. Elles marchèrent un long moment sans parler, jusqu'à ce que la rousse ne lui propose de s'arrêter à un kioske pour acheter du chocolat chaud.
- Alors, comment tu t'acclimates ? Interrogea Natasha.
- Je ne suis pas sûre d'aimer la ville.
- Tu vivais à Moscou.
- C'était différent de New York. Ici tout va tellement vite, tout est toujours tellement agité.
- Ce n'est que pour un certain temps. Lui assura Natasha.
Ekaterina but une gorgée de son chocolat chaud, le regard un brin perdu et Natasha comprit que son esprit était troublé par un tas de questions concernant son avenir.
- Qu'est-ce qui va m'arriver après ? Interrogea-t-elle. Qu'est-ce que le SHIELD fera de moi ?
- Tu seras évaluée sur tes compétences et ils décideront d'où est ta place.
- C'est-à-dire ?
- Tes futurs assignations dépendront de tes aptitudes.
- Donc je retournerai sur le terrain, comme à Moscou ?
- Non, ce sera différent. Assura Natasha. Et si tu n'as pas envie de retourner sur le terrain, tu peux nous le dire. À Clint et moi. Tout est possible, tu sais. Si tu préfères un travail de bureau, alors tu n'as qu'à le dire. D'accord ?
- D'accord. Sourit-elle. Merci Natasha.
