En Mars, j'ai été assez productif-ve (vis à vis de ce challenge en tous cas),
je vous présente pour ce mois, non pas un mais bien deux drabbles sur le thème "brume" (drabble 4) !

Dans cet OS, qui était donc ma première idée... J'ai voulu faire de l'aesthetic à l'écrit. Je sais pas trop comment décrire ça, mais ouais. Le brouillard, ça m'a inspiré l'esthétique sombre et théâtrale des films noir (bien que techniquement, je n'en aie vu aucun, je me contente d'en exploiter les codes), et j'ai voulu écrire quelque chose qui traduisait cette ambiance particulière.

Il ne se passe pas grand chose, ça reste assez vague et tout, mais si ça peut vous aider, je l'ai imaginé narré par ma fan-fusion Korozu (de Momo et Tokoyami )... Mais bon vous n'avez sûrement aucune idée de qui c'est donc c'est pas grave ; et éventuellement son partenaire pouvait être Inspecteur!Deku, d'un UA que j'ai pas encore eu le temps d'exploiter où Deku reste sans alter et du coup se dirige vers une carrière du genre enquêteur/agent secret je sais pas encore trop.

Et bref, il travaille souvent avec des héros (qui le gênent plus qu'autre chose), et c'est une sorte de harem, c'est super drôle et tout.
Bon c'est pas du tout l'ambiance générale de l'OS, mais vu que ce (court) texte est vachement poussé dans l'exagération, ben ça pourrait marcher, et moi ça m'a amusé de l'imaginer comme ça alors voilà.


Informations :

Ship : /

Personnages : (Non nommés) Korozu, Izuku Midoriya (Inspecteur!Deku), ?

Univers : Future AU ; "Inspecteur Deku"

Instructions :

Thème : "Brume"

Liste à placer : Vapeur, émanations, nuage, climat, pollution

Longueur recommandée : 700 mots (x) (j'en ai 470)

Autres : Narration à la première personne du pluriel "Nous"

Bonne lecture !

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Brume

Le brouillard s'allonge doucement dans les rues déjà d'ordinaire grises et sombres. Des crimes qu'il dissimule en toute impunité, il est le complice idéal : muet et inarrêtable ; nous n'en sommes que trop conscients. La journée a été longue pour nous tous, mais pour d'autres elle ne fait que commencer, c'est au crépuscule que s'agite et se réveille l'organisme tentaculaire qui a pris le contrôle de la ville où nous avons grandi, dans l'innocence ingénue qui caractérisa notre douce jeunesse, hélas révolue. Nous courrons sans cesse dans la brume opaque, peut-être causée par la pollution de l'air décrépi qui nous intoxique des poisons dont nous le gavons, peut être simplement par le climat dégénéré de la zone poisseuse dont l'état reflète les fréquentations suspectes ; pourtant notre enquête piétine et s'embourbe dans la merde qui l'entoure.

C'est au tournant de cette allée, dans une ruelle étroite en cul-de-sac dont l'ampoule autrefois jaune de l'unique lampadaire a été éclaté par un pavé il y a quelques mois, que nous avons rendez-vous. Le pavé est toujours là, il a rebondi sur le mur repeint à la va-vite il y a quelques années et l'a marqué. Le trou qu'il a laissé dans la ruelle quand on l'en a délogé n'a pas été rebouché depuis, et l'un de nous risquerait de s'y prendre les pieds. Ce serait dommage d'abimer de si belles chaussures, mais heureusement elles sont solides. Une figure nous attendait tapie dans l'ombre, entièrement immobile si ce n'est pour la cigarette fumante qui pend à ses lèvres. C'est notre rendez-vous. Nous devons rester sur nos gardes, il s'agit d'une histoire de meurtres, et autour de nous la merde est remplie de suspects. Pas d'innocents, aucun coupable.

Après une dernière bouffée, la figure jette son mégot contre le pavé avant de l'écraser sous sa semelle. Nous ne nous rendons compte qu'une fois que le bout fûmant de la cigarette est complètement éteint de l'obscurité dans laquelle nous sommes plongés. Cachée derrière un immeuble aux vitres brisées, la lune éclaire faiblement le ciel qui nous permet de distinguer vaguement les formes mouvantes dans la ruelle. Quelque chose file contre le mur, ici, par terre. C'était probablement un rat, notre rendez-vous ne l'a pas remarqué et s'avance lentement vers nous. I sa ceinture un revolver qui scintille très faiblement, rien de dangereux, maintenant que nous l'avons vu. Nous savons mieux que nous laisser surprendre par des gadgets tape-à-l'oeil de ce genre. Lui aussi, il le sait ; il n'a pas l'air aussi futé qu'il l'est.

...


Pour ma défense, je vous avais prévenu que ce serait court !
En fait je suis vite arrivé-e à court d'inspiration, et comme je n'avais pas de direction j'ai préféré couper là et passer à autre chose :')

J'espère que ça vous a tout de même plu, et à bientôt !