Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à JK Rowling, à l'exception de certains que j'aurai inventé pour le besoin de l'histoire.

Dans certains chapitres, le rating s'élèvera à M (vous serez prévenu en début de chapitre.)

Pour les noms et prénoms, j'utilise la version française, à savoir : Drago, Rogue, Londubat, etc.


Merci aux lecteurs pour leurs reviews qui me font plaisir ^v^ Je suis contente que la fic vous plaise ! Bisous et bonne lecture ^^


Chapitre 6 : Laisses parler ton cœur

L'après-midi de la journée des essais s'était vite écoulée. Harry, qui avait passé son après-midi à essayer de travailler le sortilège de Dédoublement -toujours sans succès- avec Ron, n'avait pas revu Lucy depuis le déjeuner. Selon Hermione, elle s'était recouchée pendant l'après-midi ; elle était épuisée. Celui-ci vit qu'elle ne disait pas vraiment la vérité lorsque l'heure du dîner arriva. Lucy avait les yeux rougis, par des larmes, probablement.

-Lucy ? Dit Hermione, inquiète. Est-ce que ça va ?

-Hein ? Oh…euh…oui, ça va, marmonna cette dernière.

-Tu en es sûre ? Insista Hermione. Si ça ne va pas, on peut discuter…

-Non Hermione, ça va très bien, dit Lucy, plus sèchement cette fois.

Elle s'assit, se servit de l'agneau et des pommes de terre et mangea en silence. Harry en était sûr à présent ; quelque chose n'allait pas. Mais il n'osa rien dire, par peur de l'énerver encore plus. Lorsqu'elle eu fini, elle reparti en courant vers la tour des Gryffondor, et le jeune homme, ainsi que Ron et Hermione, auraient juré avoir entendu un sanglot. Ils s'aperçurent qu'ils n'étaient pas les seuls car Neville leur demanda :

-Qu'est-ce qui se passe ?

Ils ne répondirent que par un haussement d'épaules et Neville s'en remit à son assiette. Une fois qu'ils eurent fini, ils montèrent à leur tour dans la salle commune. Mais à leur grande surprise, ils ne virent pas Lucy. Hermione monta voir dans le dortoir des filles. Personne.

-Mais où est-elle ? Demanda cette dernière, inquiète.

-Attends, je vais regarder sur la Carte des Maraudeurs, dit Harry.

Il monta dans son dortoir et en ressorti quelques secondes plus tard, un morceau de parchemin à la main.

-Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises, fit-il.

Ron et Hermione se penchèrent au dessus de la carte et mirent à chercher Lucy.

-Elle est là ! S'écria Hermione au bout d'un long moment. Mais…je croyais que c'était Jones, son nom de famille !

-Moi aussi, murmura Ron, surpris. Maintenant, c'est…

-Black, dit Harry, la gorge serrée.

-Elle est où ? Demanda Hermione.

-Couloir de Défense contre les Forces du Mal, Dit Ron. Qu'est-ce qu'elle fait là ?

-Bonne question, dit Hermione. Peut-être a-t-elle des trucs a rattraper avec Lupin ? On y va ?

-Attendez ! Dit soudain Harry. Il y a quelqu'un d'autre.

Ils regardèrent plus attentivement la carte et virent le nom de la personne qui était dans le même couloir que Lucy.

-Oh non…fit Hermione.

-On y va ! Dit sèchement Harry, la colère montant en lui.

*HP*HP*HP*

-Fiche moi la paix ! Gémit Lucy.

-Tu ne te débarrasseras pas de moi comme ça !

-Qu'est-ce que tu veux ?

-Toi.

Lucy médita ce mot si sérieusement dit et elle s'énerva alors qu'il commençait à se rapprocher d'elle.

-J'espère que tu plaisantes ! Vociféra-t-elle cette fois en reculant de quelques pas.

-Pas du tout.

-Malefoy, je ne veux pas sortir avec toi ! Je ne t'aime pas ! Et nous sommes cousins !

Drago ouvrit des yeux ronds comme des Gallions.

-Qu'est-ce que tu racontes ?

-Malefoy, fit Lucy. Je…

-Malefoy ! Fiches lui la paix ! Hurla Harry du bout du couloir.

-Potter, grommela ce dernier.

Très vite, le trio arriva à leur hauteur. Malefoy les toisa de haut et susurra à l'oreille de Lucy :

-Toi et moi, nous devrons reprendre cette discussion…plus tard…et seuls.

La jeune fille frissonna. Le Serpentard lui fit un rictus moqueur et s'éloigna. Harry s'approcha doucement de Lucy et lui demanda si tout allait bien.

-Oui, Harry, ça va.

-Qu'est-ce que c'est que ce boucan ? fit une voix à quelques mètres de là.

-C'est Lupin ! Dit Ron.

-Oui, c'est bien moi, fit ce dernier, amusé. Bonsoir à vous quatre.

-Bonsoir, répondirent les quatre adolescent.

-Que faites vous ici ?

-Euh…, fit Harry. On a cru que Lucy avait des problèmes et on est venu l'aider.

-Ne vous en faites pas, dit Lupin, elle avait juste une entrevue avec moi.

-Oh ! Alors on ferait mieux de retourner à la salle commune, dit sagement Hermione.

Sur ce, elle et les garçons repartirent vers les dortoirs de Gryffondor. Lucy, quant à elle, rejoignit Lupin dans son bureau. Elle s'assit dans une chaise face à lui.

-Du thé ?

-Oui. Merci Professeur.

-Tu n'arrive toujours pas à t'y faire, n'est-ce pas? Dit Lupin, l'air amusé.

-Non, c'est vrai. Je ne m'y attendais tellement pas… C'est nouveau pour moi.

-Je comprends, Lucy, je comprends.

Lucy but une gorgée de son thé.

-Pourquoi m'avoir convoquée ce soir ?

-Je voulais juste te conseiller de parler avec Harry de ton père. Il ne l'a pas beaucoup connu mais au moins, il pourra t'en parler. Et ça pourra l'aider à avancer, lui aussi.

-Il n'a pas fait son deuil ?

-Hélas non. Sirius était son dernier parent, son dernier repère. Il s'y est très vite attaché et voilà qu'il disparaît brutalement. Même pour moi, cela à été très dur. C'était mon dernier vrai ami en vie.

Lucy hocha la tête et but le reste de son thé d'une traite avant de poser la tasse sur le bureau. Il était évident que Pettigrow ne faisait plus partie de ses amis après sa trahison. Si jamais elle venait à le croiser, elle ne répondait plus d'elle-même. Ce sale rat…

-Lucy. Je sais à quoi tu penses. Ce n'est pas à toi de rendre justice.

-Je sais. Mais je ne peux m'empêcher de le haïr. Cet homme n'est qu'un lâche.

Lupin posa une de ses mains sur l'épaule droite de l'adolescente.

-Oui c'en est un. Mais il doit être jugé par le Magenmagot. Pas par le besoin de vengeance.

Encore une fois, Lucy hocha la tête silencieusement.

-Tu devrais retourner à la tour de Gryffondor. Je suis sûr que Harry, Ron et Hermione t'attendent.

-Bien sûr. J'y vais, dit-elle en se levant.

-Bonne nuit, Lucy.

-Bonne nuit, Remus.

Puis elle sortit du bureau, sans voir le sourire heureux de son professeur.

*HP*HP*HP*

Deux semaines plus tard

Lucy n'avait toujours pas parlé à Harry. Elle n'y arrivait pas. D'ailleurs, ce dernier ne cessait de la surveiller avec la carte quand elle restait seule. On était samedi soir, après le dîner et il pleuvait beaucoup. Le tonnerre grondait parfois. L'entraînement du matin avait du être annulé à cause de la météo, et tout le monde était dans la salle commune, Lucy également. Elle était assise sur la fenêtre, la tête collée contre le carreau, regardant la pluie tomber. De temps à autre, elle soupirait bruyamment, ses yeux brillaient de larmes, menaçant de déborder encore et encore. Comme toujours, Harry, assit dans le canapé devant la cheminée, la couvait de ses yeux verts, se demandant ce qui la rendait si mélancolique.

-Harry.

Il se retourna, c'était Hermione.

-Pourquoi tu ne lui parles pas ?

-Je…c'est pas le bon moment, dit Harry, maladroit.

-Un peu de soutien lui ferait du bien. Sa mère lui écrit souvent, tu as bien vu toutes les lettres qu'elle reçoit. Mais ce n'est pas suffisant. Après toutes les épreuves que tu as traversées, tu es le seul à pouvoir comprendre ce qu'elle ressent ! Elle souffre, Harry. Elle souffre plus qu'elle ne le laisse paraître.

-Comment tu peux le savoir ? Dit Ron, qui n'avait rien dit jusque là.

-Les nymphes font partie des créatures les plus joyeuses sur terre, avec les fées et les Leprechauns. Elles rient sans cesse, même pour un rien. Et là, pour une nymphe, je la trouve bien triste…

Harry regarda à nouveau Lucy. À présent, une larme coulait sur l'une de ses joues, qu'elle s'empressa d'effacer du revers de sa main.

-D'accord, j'essaierai de lui parler, dit Harry, le cœur brisé de la voir ainsi. Mais seul à seule. Pas avec tout ce monde qui pourrait entendre ce qu'on dit.

Mais malheureusement, Harry n'eut pas l'occasion de discuter avec elle. Alors que la salle commune commençait à se vider doucement, Lucy était montée se coucher. Dégoûté, Harry l'imita presque aussitôt.

C'est alors qu'au beau milieu de la nuit, un violent coup de tonnerre éclata dans le ciel et réveilla Harry. Lorsque celui-ci se tourna sur le côté pour tenter de recouvrer le sommeil, il vit par la petite fente en dessous de la porte du dortoir que la salle commune était éclairée…Sans bruit, il se leva et alla voir qui s'y trouvait.

C'était Lucy.

Assise devant la cheminée, entourée de plusieurs mouchoirs usagés, elle pleurait. Harry s'approcha, bousculé par un brusque élan d'affection pour elle.

-Hey ? Fit-il doucement.

-Oh, Harry ! Dit-elle en essayant rapidement ses larmes.

-Ça ne va pas mieux, hein ? Dit-il.

-Euh…je…hum…en fait…

Elle s'interrompit et s'assit brutalement sur le canapé, complètement déboussolée. Harry la rejoignit, et timidement, doucement, s'empara d'une ses mains.

-Écoute, dit-il. Tu es ici depuis trois semaines, et à part le jour des essais et de ton arrivée, je t'ai rarement vu sourire. Tes yeux sont brillants de larmes chaque fois que je croise ton regard. Tu souffres.

-Pas du tout, je ne vois pas de quoi tu parles, mentit Lucy.

-Je sais ce que c'est souffrir, insista-t-il.

Il hésita et se rappelant du nom de famille de la jeune fille, il se lança, sûr que cette tristesse était en rapport avec son parrain.

-Quand il est mort, j'étais souvent grognon, je m'isolais et me renfermais sur moi-même. Et c'est ce que tu fais. Sauf que tu pleures au lieu d'engueuler les autres. Je préfère te voir sourire. Vraiment.

-Oh Harry, je…j'ai jamais osé t'en parler, parce que…je savais que sa mort t'avais fait atrocement souffrir. Il était ton dernier parent à toi…

-Il était ton père, n'est-ce pas ? Demanda-t-il maladroitement. Sirius ?

Elle hocha la tête.

-Et toi, dit-elle, il était ton parrain.

-Oui.

-Mon parrain, c'est Remus.

-Ah ? Fit Harry. Eh bien, si je m'attendais à ça !

-C'est lui qui a insisté pour que je parle de tout ça avec toi.

-Il a eu raison. Ça libère de discuter.

-Oui. Dis, est-ce que mon père était l'homme merveilleux que ma mère m'a toujours décrit ? Gentil, amusant, protecteur…?

-Bien sûr, murmura Harry avec un sourire.

Lucy sourit à son tour.

-Et crois-moi, ajouta le Gryffondor, tu lui ressembles beaucoup. C'est ce qui m'a frappé en premier lorsque je t'ai vue pour la première fois.

-Tout le monde me le dit, que je lui ressemble beaucoup, soupira Lucy. Et j'en suis fière.

Elle fit un autre sourire, qui montrait non pas une tristesse, mais une grande joie à l'évocation de ce qu'elle ressentait vis-à-vis de son père. Harry, ému par cette déclaration, sourit à son tour.

-Il y a de quoi, dit-il. C'est aussi ce que je ressens lorsqu'on me dit que je ressemble à mon père.

-Ce qui nous fait un point commun en plus de la passion qu'on a pour le Quidditch.

-Oui.

-La nouvelle génération des Maraudeurs, plaisanta Lucy.

Harry fut surpris de voir qu'elle connaissait le surnom que son père et ses amis se donnaient lors de leur scolarité à Poudlard.

-Nous sommes sans doute moins perturbateurs qu'eux, dit ce dernier.

-Hum, ça je ne sais pas. Ma mère m'a toujours en riant que j'étais pire que lui quand je le voulais.

-Vraiment ?

-Oui, rit Lucy.

Un moment de silence vint perturber cette ambiance chaleureuse.

-Est-ce que tu as des photos de tes parents ? Demanda timidement Lucy.

-Oui. Si tu veux, je te les montrerai un de ses quatre.

-Oh, ça serait gentil. Merci.

-Pas de problème. Et toi ?

-Oui.

Lucy se pinça les lèvres, désirant dire quelque chose mais elle n'osait pas. Harry le vit et l'encouragea à parler.

-Je….tu sais, je ne voudrais pas avoir l'air de m'incruster abusivement dans ta vie mais j'aimerais que l'on soit amis. Je…enfin…j'ai l'impression qu'on aurait dû être toujours ensemble, si la situation n'était pas telle qu'elle l'est maintenant…

Harry fut surpris de voir de l'hésitation dans sa demande. N'importe quelle fille aurait saisit l'occasion pour se rapprocher de lui, mais pas elle. Sans doute le voit-elle en tant que Harry ?

-Ça me ferait vraiment plaisir, dit-il alors.

Lucy lui décocha un sourire qui lui offrit un tourbillon d'hirondelles dans l'estomac. Il se reprit et dit :

-Mais en attendant, je crois qu'on devrait aller se coucher, il est tard, et si McGonagall se pointe, on va se faire tuer.

-Oui, tu as raison.

Ils se levèrent et Lucy jeta tous ses mouchoirs usagés dans le feu qui brûlait dans la cheminée. Harry allait remonter dans les dortoirs mais Lucy le retint :

-Harry, attends.

Il s'arrêta au pied de l'escalier en colimaçon qui menait à son dortoir et Lucy s'approcha de lui.

-Merci. Ça m'a fait du bien de parler avec toi.

-Tout le plaisir est pour moi, dit Harry. Maintenant, quand ça ne va pas, fait moi plaisir, viens m'en parler. C'est ce que Sirius souhaiterait, je pense.

Harry arrivait à lui parler plus facilement désormais. Ils avaient passé un grand cap, tous les deux.

-Tu as sans doute raison. D'où il est, il doit être heureux de nous voir aussi proches.

Harry répondit par un sourire. Mais il pensa en même temps :

« Si nous étions plus proches encore, il serait encore plus heureux »

-Bon, et bien, bonne nuit, Harry.

Elle l'embrassa légèrement sur la joue et commença à monter les escaliers lorsque :

-Lucy ?

-Oui ?

-Bonne nuit à toi aussi.

Lucy lui sourit et monta se coucher. Le cœur léger et heureux, Harry retourna se coucher à son tour, un grand sourire au lèvres.