Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à JK Rowling, à l'exception de certains que j'aurai inventé pour le besoin de l'histoire.
Dans certains chapitres, le rating s'élèvera à M
Pour les noms et prénoms, j'utilise la version française, à savoir : Drago, Rogue, Londubat, etc.
Chapitre 9 : Et ce n'est pas fini !
Dans l'infirmerie, Pomfresh était sur tous les fronts. Huit élèves à soigner pour des brûlures assez graves et magiques, ce n'était pas de tout repos. Elle avait dû faire appel à une de ses assistantes assez qualifiée pour soigner ce genre de blessures, d'autant plus que Neville avait été la priorité, étant le plus touché. Et ce qui mettait Pomfresh en pétard, c'est qu'ils aient mis autant de temps à venir se faire soigner. Ron avait été le seul à expliquer ce qui avait prit autant de temps et de ce fait, Lucy serait la dernière à être soignée. Une sorte de punition.
Mais le plus surprenant, c'est que personne ne se plaignait (ou presque pas) de la douleur occasionnée. Pas même Malefoy. Ce dernier était dans ses pensées quand Neville parla, malgré les antalgiques qui l'endormaient à moitié :
-Lucy ?
-Oui ?
-Pourquoi…avoir réagit aussi violemment ?
-Tu étais parfait dans la potion, trancha doucement Lucy. Je t'ai observé Neville. Tu étais concentré, déterminé à réussir. Crabbe n'avait pas le droit de tout gâcher. Et je n'accepte pas que Rogue t'accable de cette façon. T'insulter si gratuitement…ça me débectes, surtout de la part d'un professeur.
-Mais…le Quidditch ? Dit Dean.
-Ne vous en faites pas pour ça, vous avez toujours réussi à vous en sortir sans moi jusque là, et ce n'est l'affaire que de deux semaines.
-Et pour les retenues ? Tout le monde sait que Rogue va t'en faire baver.
-Je le sais parfaitement, Ron, soupira Lucy. Et j'assumerai ce que j'ai dit jusqu'au bout.
-Êtes vous sûre, Miss Black ? Dit une voix.
C'était Dumbledore, accompagné de McGonagall. Cette dernière avait l'air quelque peu fâchée, ce qui inquiéta tous les Gryffondors mis à part la responsable de tout ce raffut. En revanche, Malefoy et Zabini souriaient de toutes leurs dents, avides de savoir ce qui allait arriver à la nouvelle.
-Professeurs ! S'exclamèrent les Rouge et Or.
-Nous sommes venus faire votre entretien ici, dit McGonagall. Étant donné le travail que Pompom doit faire, et en sachant que vous serez soignée la dernière, ça vous aurait fait rentrer bien après le couvre feu.
Lucy hocha la tête. Les deux Directeurs prirent une chaise et s'installèrent de part et d'autre du lit de la jeune fille.
-Bien, dit Dumbledore. En attendant le Professeur Rogue qui doit attendre la fin du dernier cours, nous allons écouter votre version des faits.
Lucy expliqua alors, avec l'appui des autres Gryffondors (sauf Neville qui avait fini par s'endormir à cause des potions anti-douleurs) ce qui s'était passé de leur point de vue.
-Je suis consciente d'y être allée un peu fort, Professeur, mais je n'ai pas supporté le favoritisme flagrant dont il a fait preuve et la méchanceté qu'il a envers Neville. C'est injuste ! Pourtant, il avait réussi sa potion, et sans être aidé !
-Je vois…dit Dumbledore. Il réfléchit un moment mais alors qu'il allait parler, Malefoy ouvrit la bouche :
-Je parie que les Gryffondors auront gain de cause, encore une fois.
-Monsieur Malefoy ! Dit McGonagall. Qu'est ce qui vous fait penser que Miss Black ne serait pas punie ?
-Elle est à Gryffondor, c'est suffisant pour le savoir, dit-il d'une voix traînante.
-Monsieur Malefoy…sachez que le Professeur Rogue et Miss Black ont tous les deux tort dans cette affaire. La punition qu'elle a reçu sera allégée d'une semaine et sera effectuée avec Hagrid. Mais elle aura tout de même l'interdiction de pratiquer le Quidditch durant sa semaine de retenue.
Lucy et ses camarades ouvrirent des yeux ronds. Par la barbe de Merlin ! Si ils s'attendaient à ça !
-Quand à Monsieur Crabbe, ajouta McGonagall, il sera puni également une semaine avec moi. Et je rends à Londubat et aux élèves blessés, les points perdus. Et tiens à ajouter cinq point chacun pour avoir supporté la douleur aussi longtemps, plus dix points à Londubat pour avoir réussi une potion jusqu'à l'intervention de Monsieur Crabbe. Quand à vous deux, je vous retire vos points injustement gagnés. Durant l'entrevue que nous aurons avec le Professeur Rogue, nous devons lui rappeler encore une fois ce qu'est l'équité. Sur ce, nous vous souhaitons un bon rétablissement.
Malefoy voulu protester mais Zabini l'en empêcha. Cette histoire semblait l'avoir fait réfléchir sur certaines valeurs que ses parents lui inculquées quand il était enfant. Ce geste interpella Ron et Lucy. Alors que Dumbledore et McGonagall sortaient, Malefoy pesta contre son ami :
-Pourquoi m'avoir dit de me taire ! On a perdu vingt points à cause d'eux !
-Oh pitié Dray ferme là ! Fit Zabini. On a rien perdu du tout, nous sommes revenus aux points que nous aurions dû avoir.
-Blaise ! Mais qu'est ce qui te prend ?
-Il me prend que je suis las de tout ça Dray, soupira le brun. Cette guéguerre de points, entre nos maisons. Cette rivalité qui fait des ravages pour des raisons stupides ! On se colle des étiquettes qui ne devraient même pas exister et à cause de ça, on s'attaque, on se blesse. Black a raison. Un jour, il suffira d'un ingrédient lancé n'importe comment et il y aura un drame Dray ! Si toi ça t'amuse d'appeler Papa au secours parce que tu as été blessé par ta propre faute et de faire accuser les autres…
-Je n'ai jamais…
-Ah oui ? Explosa Zabini en se levant. Et l'hippogriffe en troisième année ? Tu l'as insulté exprès pour faire renvoyer Hagrid ! Tu vois, c'est de ça que je te parle ! Quelque chose ne te plait pas, hop, un coup foireux et on appelle Papa Malefoy à la rescousse. Si la facilité te plait tant, alors vas-y, continue à t'amuser ! Mais ne vient pas te plaindre le jour ou tu feras une bêtise et que ton père ne pourras pas agir car il sera en prison !
Au fur et a mesure que Blaise parlait, Malefoy pâlissait. En revanche, Lucy et Ron, étant les seuls Gryffondors à être encore éveillés, (Lavande et Parvati n'ayant pas été trop brûlées, elles étaient déjà soignées et avaient pu sortir) suivaient l'échange avec attention.
-Je t'interdis de dire que Père se fera arrêter Blaise ! Ce n'est pas parce que tu t'es fait renier et jeter de chez toi que tu dois te prendre pour un adulte et me faire la leçon ! Le Seigneur des Ténèbres sera vainqueur, et les gens comme eux (il montra Lucy et Ron) on en fera de jolis petits esclaves tout juste bons à nous lécher les pieds ! Tu regretteras d'avoir ouvert ta bouche pour prendre parti de ces bâtards de Sang-mêlé !
-Monsieur Malefoy ! Comment osez vous proférer de telles…immondices ! Cria Pomfresh, choquée.
-Vous ! Je ne vous ai pas sonnée, c'est clair ? Je…
-Ta gueule Malefoy ! Éructa Ron, rouge écarlate de colère. C'est comme ça qu'on parle à son meilleur ami ? Et à l'infirmière qui t'a soigné gentiment pour que, toi, pauvre petit aristo fragile, tu ne souffres pas ? TU regretteras un jour TES paroles, sale con de bourge péteux ! Et je te signale que ton maître est un sang mêlé ! C'est ton pauvre père au sang pur qui lui lèche les pieds en ce moment même, abruti !
Pendant le discours de Ron et voyant que la situation lui échappait complètement, Pomfresh ordonna à son assistante de surveiller pendant qu'elle allait chercher de l'aide.
-Weasley, je serais toi, je la fermerais si tu ne veux pas de représailles…
-Des représailles hein ? Fit une nouvelle voix. On n'est bon qu'à attaquer dans le dos Malefoy, jamais en face !
-Harry ! Firent Lucy et Ron.
-On venait aux nouvelles, dit Hermione, ça a sonné au moment ou Rogue voulait nous faire nettoyer.
-Vous tombez bien, ça commençait à chauffer, fit Dean qui s'était réveillé à cause des disputes.
-On a vu ça, dit Harry en regardant avec haine Malefoy qui s'était tut sous l'affluence des Gryffondor.
Zabini, presque entièrement guéri et n'ayant pas reçu d'antalgique, décida de se rapprocher de la maison « ennemie », blessé par les paroles de celui qu'il considérait comme son meilleur ami il y a encore quelques minutes. Quand il a vu arriver les Gryffondor pour prendre des nouvelles de leurs amis, il avait reçu comme un coup de poignard en plein cœur. Jamais Malefoy n'aurait daigné faire ça. Il se rendit compte qu'en rentrant au dortoir, il serait certainement seul désormais. Malefoy était le Prince, les autres ses sujets. Il allait devoir surveiller ses arrières. Lucy et Hermione se concertèrent du regard et d'un accord tacite mais muet, décidèrent qu'elles parleraient avec lui.
Pomfresh arriva à ce moment là avec Dumbledore et Rogue, cette fois-ci. Ce dernier lança un regard mauvais à Lucy, ce qui lui fit comprendre qu'il s'était fait souffler dans les bronches par le Directeur. En revanche, ce dernier ordonna à Malefoy d'aller dans son bureau. N'ayant pas été beaucoup brûlé et n'ayant pas non plus reçu d'antalgique, il ne pourra pas échapper à cette entrevue.
Pendant ce temps, Lucy et Ron étaient enfin soignés par Pomfresh et son assistante. Lucy, qui était proche de Neville quand elle a reçu la potion, devra, comme Dean (qui s'était rendormi) et Neville lui-même (qui ne s'était même pas réveillé), rester à l'infirmerie pour la nuit. Ron, quant à lui, pourra rentrer à son dortoir, Lavande et Parvati étant sorties aussitôt soignées, pendant l'entrevue de McGonagall, Dumbledore et Lucy.
Hermione promis alors à Lucy de préparer et de prendre son sac de cours pour le lendemain matin. Celle-ci la remercia chaleureusement avant de sentir le sommeil commencer à l'envahir. Pomfresh évacua alors les visiteurs pour que les blessés restés à l'infirmerie puissent se reposer, Dumbledore compris. Celui-ci, maintenant au courant de la situation de Zabini expliquée par Rogue, convoqua ce dernier dans le bureau de McGonagall, pour qu'elle puisse lui venir en aide en attendant qu'il règle la discussion avec Malefoy et le Directeur de Serpentard lui-même.
Harry, sur le chemin du dortoir et accompagné de ses deux amis, était désolé de ne pas avoir eu le temps de parler avec Lucy de toute cette histoire. Mais il sourit en écoutant ce que lui racontait Ron : la dispute avec Malefoy, la révolte de Zabini et surtout la punition allégée de Lucy. Le rouquin sourit aussi et ajouta :
-Avoir la fille de Sirius avec nous va faire changer beaucoup de choses, je le sens.
Harry ricana et rétorqua :
-Oh que oui ! Il y a des chances !
-Et dire que ce n'est que le début de l'année, soupira Hermione en souriant néanmoins.
Ils se regardèrent tous les trois et en riant de bon cœur, ils étaient d'accord sur une chose :
-Ça promet !
